‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 169 sur 542 · C. en fut m. miné inspecteur, en même temps · texte numérisé non relu

C. en fut m. miné inspecteur, en même temps

que Cherubini el Lesueur, et devint, la même année, membre de l'Académie qui venail de se fonder. De 1799 à L804, puis > seconde fois,

de 1809 à 1815, il fut membre de la commission d'examen des ouvrages envoyés à l'Opéra. A partir de 1815, G. vécut retiré à Passy, près de Paris. Gomme compositeur, G. occupe un rang élevé. Ses symphonies (au nombre de vingt-six, plus trois pour instr. à vent seulement) ne trouvèrent d'abord que peu d'écho, mais en 1777 déjà, l'une d'elles dut être, dans un « Concert spirituel » , jouée tout entière da capo;par contre, ses quatuors pour instr. à archet plurent tout de suite et furent à diverses reprises réimprimés à l'étranger. Son Requiem (1760), qui contient des effets instrumentaux imposants, fit une grande impression. G. écrivit encore une Symphonie concertante pour onze instruments, des sérénades, ouvertures, trios pour instr. à archet, duos pour deux violons, quatuors pour flûte et instr. à archet, plusieurs Messes avec orchestre, deux ledeum, des motets, plusieurs oratorios (Saill, La nativité, L'Arche d'alliance), des chœurs pour YAthalie de Racine et l'Electre de Rochefort, puis toute une série d'opéras qui le firent ranger parmi les compositeurs français les plus remarquables, dans le domaine de la musique scénique : Le faux lord (1764), un petit ouvrage sans importance, lui servit de début, puis Les pêcheurs (1766) remportèrent un succès complet ; vinrent ensuite, à l'Opéra-Gomique : Le double déguisement'(1161), Toinonet Toinette (1767), Rosine (1786) et Les sabots et le cerisier (1803) ,- à l'Opéra : Sabinus (1774), Alexis et Baphne (1775), Philèmon et Baucis (1775), Hylas et Sylvie (1776), La fête du village (1778), Thésée (1782), Les visitandines (avec Trial), La reprise de Toidon (1796) ; à l'Opéra de Bruxelles, enfin : Berthe (1775). En outre, il faut noter : Le Périgourdin (donné dans un cercle privé) et Nitocris (qui ne fut pas représenté). G. était partisan enthousiaste de la république et il a composé une quantité de chants, hymnes, etc., pour les fêtes patriotiques du temps de la Révolution. Citons dans le nombre, en premier lieu, le Chant du 14 juillet (pour l'anniversaire de la prise de la Bastille), puis des hymnes ; A la divinité, A l'Etre suprême, A la nature, A la liberté, A l'humanité, A l'égalité ; un chant révolutionnaire : Le Serment républicain ; une Marche religieuse ; une Marche victorieuse ; un arrangement pour orchestre de la « Marseillaise » ; les chœurs pour Y Apothéose de Rousseau; des pièces scéniques de circonstance : Offrande à la Patrie (1792) el Le Camp de Grand-Pré (1793). G. fut, pour ainsi dire, le compositeur otïiciel de la République. Cf. Grègo\r, Notice sur G. (1878) et Hédouin, G., sa vie et ses œuvres (1X52).

Gottschald, v. Elterlein.

Gottschalg, Alexander-Wilhelm, né à Mechelrode, près Weimar, le 14 févr. 1827; reçut son instruction musicale de G. Tœpfer, à Weimar, comme élève du séminaire d'instituteurs. Il eut aussi des leçons de Liszt, mais devint, en 1847, régent à Tiefurt, près Weimar, et ne succéda qu'en 1870 à Tœpfer, comme maître de musique au séminaire (jusqu'en 1881) et comme organiste

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