‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 170 sur 542 · GOTTSCHALK — GOUNOD · texte numérisé non relu

GOTTSCHALK — GOUNOD

de la cour. En 1875, G. fut, en outre, nommé professeur d'histoire de la musique à l'Ecole grand -ducale de musique et d'orchestre ; il fut, à partir de 1872, rédacteur musical du Pddagogisches Jahresbericht de Dittes, et prit, en outre, en 1885, la rédaction du journal musical Chorgesang. G. a publié : Repertorium fur die Orgel (répertoire de morceaux pour orgue, en collaboration avec Liszt) et Kleines Handlexicon der Tonkunsl (1867).

Gottschalk, Louis-Moreau, pianiste américain, né à la Nouvelle-Orléans le 8 mai 1829, m. à Rio-de-Janeiro le 18 déc. 1869 ; élève de Stamaty, à Paris, commença sa carrière de virtuose en 1845, à Paris, parcourut d'abord la France, la Suisse et l'Espagne, puis retourna en 1853 en Amérique, donnant des concerts surtout dans l'Amérique du Nord. En 1865, il se rendit à San-Francisco et de là dans l'Amérique du Sud, joua en 1869 à Rio-de-Janeiro où il tomba malade et mourut. G. ne jouait guère que ses propres compositions, que l'on peut classer dans la littérature de salon (morceaux de genre, surtout dans le style national espagnol, brillant et quelquefois d'un sentimentalisme exagéré).

Goudimel, Claude, né à Besançon en 1505, fondateur de l'école de Rome, arriva, vers 1535 environ, à Rome, où Palestrina G., Animuccia, G. -M. Nanini et d'autres ont été ses élèves ; mais il relourna plus tard à Paris où il fut pendant quelque temps, en 1555, l'associé de l'imprimeur de musique Du Chemin. On n'a pu réussir à prouver que G. ait quitté Rome parce qu'il sympathisait avec la Réforme; sa conversion ultérieure au protestantisme est même très discutée. Il est un fait, c'est qu'il a mis toute la traduction des psaumes de Marot et de Bèze [en tant qu'ils n'étaient pas pourvus de mélodies propres; peut-être même en a-t-il doté lui-même quelques-uns de mélodies], en musique à quatre voix, note contre note (!) et que , dans la nuit du 28/29 août 1572, il fut tué. à Lyon comme huguenot (présumé ou véritable) et jeté dans le Rhône. Le style de Goudimel a beaucoup d'analogie avec celui de Palestrina; il a écrit toujours en harmonies pleines, sans artifices canoniques, mais toujours en imitations et d'une correction parfaite. Il est curieux que les imprimeurs italiens (Gardano, Scoto, etc.) de son temps n'aient rien fait paraître d'un maître aussi célèbre à Rome. Ses œuvres probablement les plus anciennes (Messes et motets de cinq à douze voix) reposent, manuscrites, dans les archives du Vatican et dans l'oratoire de « Santa Maria in Vallicella » ; les œuvres imprimées ont paru, sans exception, en France et dans les Pays-Bas. Ce sont : quelques motets dans le vol. iv des motets (1554) de T. Susato; puis les éditions séparées de : Q. Horatii Flacci.. odœ... ad rhythmos musïcos redactœ (1555) , Chansons spirituelles de Marc Antoine de Muret (à quatre voix, 1555) ; Magnificat ex octo modis (à cinq voix, 1557); Missœ très a Claudio G.... item missœ très a Claudio de Sermisy, Joanne Maillard, Claudio G. (1558) ; Les Psaumes de David mis en musique... en forme de

motets (1562, à seize voix) ; Les psaumes mis en rime français par Clément Marot et Théodore de Bèze (1565) ; La fleur des chansons des deux plus excellents musiciens de notre temps, à savoir de Orlande de Lassus et de D. Claude G. (1574) et quelques chansons dans les volumes vi et vin de la collection de chansons de Le Roy et Ballard (1556 et 1557).

Goudok, instr. à archet, russe, sorte de violon avec une seule corde et deux bourdons ; il en résulte que le son du g. rappelle celui de la vielle.

Gounod, Charles-François, né à Paris le 17 juin 1818, m. dans la même ville le 17 oct. 1893, indiscutablement l'uu des meilleurs compositeurs français, apprit les premières notions musicales de sa mère, une pianiste accomplie. Il étudia le contrepoint au Conservatoire, de 1836 à 1838, sous la direction de Halévy, et fit des exercices pratiques de composition avec Paër et Lesueur. En 1837, il obtint le second, en 1839 le premier grand Prix de Rome, et il étudia, pendant le séjour de trois ans qu'il fit à Rome, le style de Palestrina ,• en 1841, il faisait exécuter dans l'église de St-Louis des Français une Messe à trois voix avec orchestre, et en 1842, à Vienne, un Requiem. A son retour à Paris, G. prit le poste d'organiste et de maître de chapelle à l'église de la « Mission extérieure » , suivit des cours de théologie, fut admis comme externe au séminaire des prêtres et fut sur le point d'entrer dans les ordres. Cependant un changement s'opéra à cette époque dans ses vues musicales; il venait seulement d'entendre, en Allemagne, les œuvres de Schumann et se mit à les étudier ainsi que celles de Berlioz; son propre talent poétique fut en quelque sorte éveillé par eux, et, de l'église, il se tourna vers le théâtre. Toutefois, ce devait être une œuvre religieuse qui attirerait tout d'abord sur lui l'attention générale: dans un concert de Hullah, à Londres (janvier 1851), des fragments de la Messe solennelle de G. eurent un grand retentissement auprès des critiques et du public. La même année, G. débuta comme compositeur scénique à l'Opéra, avec Sapho qui n'eut du reste, par le fait de l'insuffisance des connaissances dramatiques du jeune auteur, qu'un médiocre succès; le remaniement qu'il en fit ne réussit guère mieux (en 1884). Le même sort était réservé àl'ouvrage suivant: La nonne sanglante (1854), puis un peu après encore aux chœurs qu'il écrivit pour l' Ulysse de Ponsard, et dans lesquels il cherchait à imiter l'antique. Cependant, malgré son peu de succès, il sentait ses forces s'accroître et reconnut de plus en plus nettement sa vocation de compositeur dramatique. Entre temps il avait été nommé, en 1852, directeur de 1' « Orphéon», la grande association- des sociétés chorales d'hommes et des écoles de chant de Paris, poste qu'il occupa pendant huit années ; il écrivit alors, pour les orphéonistes, deux Messes et divers chœurs, et s'essaya dans le domaine de la musique instrumentale avec deux symphonies ; mais sa principale activité

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demeura concentrée sur l'opéra. Le médecin malgré lui, donné à l'Opéra-Comique en 1858,

(puis, en Angleterre, sous le titre: The mock doctor) prouva que G. n'était pas fait pour ['opéra-comique. Et ce ae fat qu'en 1859 que le compositeur parvint à frapper un coup décisif, avec Bon Faust (Théâtre lyrique, 19 mars); il était là danssa sphère et l'union des éléments fantastiqueel lyrique pur trouva en lui un excellent interprête. Le « Faust » de G. n'est point, comme on le prétend souvent à tort, une défiguration, encore moins une caricature de celui de Gœthe; l'habilité du musicien consiste préciséiiinil dans le fait qu'il n'emprunta à ce dernier que des scènes « musicables », des scènes qui, il est vrai, épisodiques dans le drame, devinrent le noyau même de l'opéra. Les scènes populaires et la scène du jardin sont de véritables petits bijoux. Quant au style de G., il est avant tout d'une clarté absolue et toute française, mais il rappelle aussi parfois Weber et Wagner. Il est regrettable que l'on y rencontre de temps à autre des inégalités choquantes, se traduisant surtout par des incursions dans le domaine de la « chanson » sentimentale ou comique. Le « Faust » est resté le chef-d'œuvre de G. ; il a porté son nom au loin, chez tous les peuples civilisés, et fut le premier opéra français qui d'une scène parisienne secondaire parvint à l'Opéra. Mais il ne faut pas oublier qu'il fui retravaillé dans ce but et que le «parlé» de la version primitive fut plus tard mis en musique ; c'est cette dernière version qui, seule, est connue actuellement. Les œuvres suivantes sont restées en dessous de ce que l'on attendait, avec curiosité, après « Faust » : Philèmon et Baucis (Opéra, 1860); La reine de Saba (Opéra, 1862 : version anglaise : Irène, à Londres); Mireille (Théâtre lyrique, 1864) ; La colombe (< tpéra-Comique, 1866 ; donné auparavanl à Baden-Baden, et à Londres sous le titre Pet dove). Enfin Roméo elJuliette (Théâtre lyrique, 1867) fut de nouveau une heureuse inspiration, placée parles uns au-dessus, par les autres au-dessous de « Faust ». Le sujet en étail de nouveau très sympathique â G.; dans la facture, l'auteur s'est davantage rapproché de Wagner, en plaçant le centre de gravité de Ba musique dans l'orchestre et en faisant un usage abondanl de dissonances résultant de retards. Plus lard. G. écrivit de nouveau des opéras de moindre valeur : Cinq-Mars (Opéra- Comique, 1877) et Polyeucte (Opéra, 1878), ainsi que «1rs entr'actes et des chœurs pour leux reines de Legouvé et la musique d'un mélodrame: Jeanne d'Arc, de Barbier. Son dernier opéra, Le tribut de Zamora (1881), n'a guère répondu non plus aux espérances qu'on avait fondées butG. La guerre de 1870 avait chassé <;. de Paris; il s'était rendu à Londres «■t y avait fondé ane société mixte de chant (Gounod's Choir), avec laquelle il organisa de grands concerts et lit exécuter, pour l'ouverture de l'Exposition universelle de L871, sa cantate funèbre Gallia (d'après <\r* paroles des lamentations de Jérémie; une sorte de pendant au

« Chant de triomphe » de Brahms), il faut encore citer parmi ses œuvres : deux Messes, Angeli custodes et Messe solennelle de Ste- Cécile (1882) ; une Messe à Jeanne d'Arc (1887); une quatrième Messe solennelle (1888); deux Tedeum; Les sept paroles du Christ; un Pater noster, un Ave verum, et un 0 salutaris ; Jésus au lac de libériade ; un Stabat mater avec orchestre ; les oratorios : lobie, The rédemption (anglais, 1882) et Mors et vita (1885); une symphonie : La reine des apôtres ; Marche romaine ; Chant de guerre aragonais (1882) ; Marche funèbre d'une marionnette ; les cantates : A la frontière (1870, à l'Opéra), Le vin des Gaulois et la danse de l'èpée ; plusieurs œuvrettres vocales de moindre importance ; des lieder en français et en anglais ; la Méditation très connue sur le premier prélude du « Clavecin bien tempéré », de Bach (pour soprano solo, violon, piano et harmonium); des morceaux à deux et quatre mains pour piano seul (douze morceaux, Berceuse, etc.) et une Méthode de cor à pistons. A noter enfin, un recueil d'œuvres posthumes d'une nullité musicale absolue. G. était membre de l'Institut de France (Académie) et commandeur de la Légion d'honneur. G. a aussi écrit dans diverses revues, publié un essai sur le Don Juan, de Mozart et (posthume) les Mémoires d'un artiste (autobiographie, etc.). Cf. entr'aulres l'excellente étude de René de Récy (« Revue Bleue », 1887) et Paul Voss, Ch. G., ein Lebensbild (1895).

Gouvy, Louis-Théodore, né à Gaffontaine, près Saarbrucken, le 21 juil. 1822, suivit les classes du gymnase de Metz, puis alla, en 1840, à Paris pour y étudier le droit, qu'il abandonna du reste bientôt, afin de se vouer entièrement à la musique. Il fit ses études de contrepoint chez Elwart et celles de piano chez un élève de Herz, mais ne fréquenta pas les cours du Conservatoire . Ses moyens lui permettant de se rendre compte de la vie musicale allemande eu Allemagne même, il y passa l'année 1843; il s'y lia avec K. Eckert et entreprit, en sa compagnie, un voyage d'études en Italie. De retour à Paris, il fit exécuter, dans un concert organisé par lui, ses premières grandes œuvres, la symphonie en fa majeur, deux ouvertures, etc.; le succès fut notable. Cette première symphonie a été suivie de cinq autres, plus une Sinfonietta en ré maj., deux ouvertures de concert, des lieder, des chœurs, des scènes de concert (Le dernier chant d'Ossian, pour baryton et orchestre), ainsi qu'un grand nombre d'œuvres de musique de chambre (un quintette avec , piano ; cinq trios ; une sonate de violon et une | de violoncelle; des morceaux de violoncelle; cinq quatuors et un quintette pour instr. à archet ; une sérénade pour cinq instr. à archet; I un sextuor pour flûte et quintette d'archets; uni octetto pour flûte, hautbois, deux clarinettes,! deux cors et deux bassons [op. 71] ; des sonates | de piano ; vingt sérénades [en une partie] ; desl variations, des morceaux de genre, etc. à deuxl et à quatre mains). Mais les œuvres princi-l pales de G. sont de la musique vocale: Mssfll

GRAAN — GRAMMANN

brevis (soli, chœur et orchestre) ; Messe de Requiem ; Stabat mater ; Golgotha, (cantate) ; Asléga ( scène lyrico - dramatique ) ; Electra (scène dramatique pour solo, chœur et orchestre; Duisbourg, 1888); Iphigénie en lauride (scène dramatique pour solo, chœur et orchestre, op. 76) ; Oedipe à Colonne (id. op. 75) ; et le Réveil du printemps (chœur d'hommes, soprano solo et orchestre, op. 73). Un opéra, le Cid, fut accepté à Dresde en 1863, mais ne fut pas monté. L'influence de Mendelssohn sur G. est indéniable ; sa musique est mélodique, facile à saisir et plutôt doucereuse. G. vit, sans poste fixe, tantôt à Paris, tantôt à Leipzig, voyageant du reste beaucoup.

Graan, Jean de, né à Amsterdam, le 9 sept. 1852, m. à La Haye le 8 janv. 1874, élève de Joachim, violoniste doué d'un grand talent, malheureusement mort très jeune. Cf. Kneppelhout, Een berœmde Knaap.

Graben-Hoffmann, (Hoffmann dit G. -H.), Gustav, né à Bnin, près Posen, le 7 mars 1820, destiné à la carrière pédagogique, entra d'abord au séminaire d'instituteurs de Bromberg, et fut quelque temps instituteur à Posen ; mais, en 1843, il alla à Berlin et y lit des études de chant et de pédagogie du chant. Il vécut alors à Potsdam d'abord, comme maître de chant, puis travailla encore à Leipzig, sous la direction de Hauptmann , et, en 1858, alla demeurer à Dresde. En 1858, il élut domicile à Schwerein, mais vécut, à partir de 1869, à Berlin, très estimé comme maître de chant. Outre un grand nombre de lieder (parmi lesquels « 500.000 Teufel » est devenu populaire), de duos, de chœurs et quelques morceaux pour piano, G. a écrit : Die Pflegeder Singstimme, elc, (1865); Das Studium des Gesangs (1872); Praktische Méthode als Grundlage fur den Kunstgesang, etc. (1874); des solfèges, etc.

Grâces, (angl.), c.-à-d. ornements (ail. Verzierungen).

Graduale (lat. Responsorium graduale ou gradale) — 1. Le chant en répons qui suit la lecture de l'épître et de l'évangile, nommé G. parce que le prêtre qui l'entonnait se tenait debout sur les marches (in gradibus) de l'ambon (v. ce mot). Le G. est d'origine romaine, mais ancien, car il occupait déjà dans l'« antiphonaire grégorien » un rôle principal. A l'origine, le G. se composait de tout un psaume qui était chanté par le « prsecentor » auquel l'assemblée répondait ensuite. Cependant le pape Gélase Ier déjà (m. en 496) introduisit, à la place du psaume, le Versus selecti; les G. de l'antiphonaire grégorien se composent de deux vers dont le premier était répété après le second. Plus tard cette répétition aussi disparut. — 2. Employé de nos jours soit comme syn. d'antiphonaire (v. ce mot), soit pour désigner une partie de ce vaste recueil.

Graedener, 1. Karl-G.-P., né à Bostock le 14 janv. L812, m. à Hambourg le 10 juin 1883, compositeur et théoricien, fit ses études gymnasiales à Altona et à Lubeck, et entra à l'Université de Halle puis à celle de Gœttingue ;

mais il se voua ensuite entièrement à la musique. Il fut d'abord violoncelliste à Helsingfors et se fit entendre soit comme soliste, soit dans des séances de musique de chambre ; puis il remplit pendant dix ans les fonctions de directeur de musique, à l'Université de Kiel, où il dirigea diverses sociétés et où il fonda, en 1851, une « Académie de chant » à la tête de laquelle il resta une dizaine d'années. De 1862 à 1865, maître de chant et de théorie au Conservatoire de Vienne, et à partir de 1863, maître de chapelle de la Société chorale évangélique, il vécut depuis 1865 à Hambourg, comme maître au Conservatoire. En tant que compositeur G. n'est pas sans importance et fait preuve d'une certaine originalité ; il frappe moins cependant par la richesse mélodique qu'il n'intéresse par son harmonie distinguée et la parfaite conduite des voix ; ses morceaux de piano peuvent être rangés parmi les meilleurs qu'ait produits l'école schumanienne . Outre beaucoup de lieder, duos, chœurs, etc., il a publié : un concerto de piano, deux quintettes avec piano, deux trios, une sonate, des variations, Fliegende Bldtter (op. 5, 27, 31), Fliegende Blàttchen (op. 24, 33, 43), Phantastische Studien, Trâumereien (op. 52) pour piano ; trois sonates de violon et une de violoncelle; trois quatuors, un trio, et un octette pour instr. à archet ; une romance pour violon et orchestre, deux symphonies, une ouverture (Fiesco), etc. Il a aussi publié un ingénieux Traité d'harmonie (1877 ; un extrait en a été fait par Max Zoder), des Gesammelte Aufsàtze ûber Kunst, vorzugsweise Musik (1872), etc. Son fils — 2. Hermann, né à Kiel le 8 mai 1844, élève de son père et du Conservatoire de Vienne, devint en 1862 organiste à Gumpendort, en 1864 membre de l'orchestre de la cour de Vienne (violon), et en 1873 maître d'harmonie à l'Ecole de piano Horak. Depuis quelques années G. a passé au « Conservatoire des amis de la musique » ; il a dirigé les concerts de l'Exposition de musique, à Vienne (1895). G. est également un compositeur zélé et bien doué (Capriccio et Sinfonietta pour orchestre, octette pour instr. à archet, quintette avec piano, trio, morceaux divers pour trio et pour piano et violon, sonate pour deux pianos, morceaux de piano, lieder, etc.).

Graefinger, v. Grefinger.

Graew, v. Bagfart.

Grammann, Karl, né à Lubeck le 3 juin 1844, m. à Dresde le 30 janv. 1897, entra en 1867 au Conservatoire de Leipzig, vécut de 1871 à 1884 à Vienne, et depuis 1885 à Dresde, tout à fait adonné à la composition, pour laquelle il montra des dispositions remarquables. G. s'est fait connaître par trois opéras : Melusine (Wiesbaden, 1875; récemment retravaillé),- Thusnelda und der Triumphzug des Germanicus (Dresde, 1881), Das Andreasfest (Dresde, 1882) ; deux symphonies (IIe : Aventiure) ; une cantate funèbre pour chœur, soli et orchestre ; une scène dramatique : Die Hexe (alto, chœur et orchestre), ainsi que plusieurs œuvres, de musique de chambre. Il a terminé un qua-

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