ANDRE
iné professeur à l'Athénée et pianiste de la duchesse de Kent, quitta cependant l'Angleterre en 1825 déjà, fit une tournée de concerts en Belgique et s'établit enfin à Boulogne. Compositeur d'une fécondité extraordinaire, il avait, à peine âgé de 30 ans, déjà fourni 225 œuvres ; citons entre autres : des sonates, un concerto, un grand nombre de variations, études, fugues, fantaisies à 4 mains, etc. pour piano, plusieurs concertos de violon, des scènes pour chant et orchestre, des ouvertures, etc. Le cadet — 3. Louis, né le 3 juin 1803, m. à Bruges en 1836 ; se fixa, après de longues tournées sur le continent, également à Londres, où il devint pianiste du comte de Sussex, vécut ensuite pendant quelque temps à Boulogne et à Tours, se vouant à l'enseignement, puis rentra dans sa ville natale. Loin d'être aussi fécond compositeur que son frère, A. s'essaya cependant dans presque tous les genres musicaux.
Andamento (ital. = promenade), sert à désigner, dans la fugue, les intermèdes libres (mais composés en général de motifs du sujet ou du contre-sujet) qui séparent les différents développements. On emploie aussi : divertimento.
Andante (ital.), l'une des plus anciennes indications de mouvement, signifie en italien « marchant » (c.-à-d. d'un mouvement modéré, assez lent), et il faut bien se garder de l'interpréter comme synonyme de « lent », ce qui fausserait entièrement le sens des expressions suivantes : piu a. ou un poco a. veut dire « plus vite », et non « plus lentement » comme le croient beaucoup de musiciens (et de compositeurs, malheureusement!) ; rneno a. = moins «marchant», c.-à-d. plus lentement. Le diminutif andantino indique un mouvement plus lent qu'a., mais fut fréquemment employé, à tort, dans le sens contraire, au siècle passé déjà. Il est vrai que le plus souvent, le mot andantino se rapporte au peu d'étendue du morceau (cf. Adagietto). On entend, de nos jours, par un A., de même que par un Adagio, la partie lente d'une symphonie, d'une sonate ou d'une autre œuvre analogue.
Andantino, v. Andante.
Ander, Aloys, célèbre chanteur d'opéra (ténor lyrique), né à Liebititz en Bohême, le 13 fév. 1817, m. aux bains de Wartenberg le 11 déc. 1864 ; très estimé à l'Opéra impérial de Vienne, il fit partie de la troupe depuis 1845, jusqu'au moment où apparurent les signes précurseurs de l'aliénation mentale qui devait assombrir les dernières années de sa vie.
Anders, Gottfried-Engelbert, né à Bonn en 1795, m. à Paris le 22 sept. 1866 ; fut pendant longtemps archiviste et conservateur de la section musicale de la Bibliothèque Ste-Geneviève, à Paris. Il écrivit des monographies sur Paganini (1831) et sur Beethoven (1839).
Anderson, Lucv (née Philpot), pianiste anglaise, née en déc. 1790, m. le 24 déc. 1878 ; avait épousé en 1820 le violoniste G.-Fr. Anderson.
Anding, Johann-Michael, né à Queienfeld, près Meiningen, le 25 août 1810, fréquenta le séminaire pédagogique de Hildburghausen et, après avoir occupé différents postes d'institu-
teur dans d'autres villes, fut nommé, en 1843, maître de musique au séminaire de Hildburghausen, où il mourut, le 9 août 1879. Des recueils de chants pour les écoles, des chœurs, des morceaux d'orgue, ainsi qu'un recueil de chorals à 4 parties (1868) et un Handbûchlein fur Orgeispieler (Sme éd. 1872) furent tous gravés.
André 1. Johann, fondateur de la célèbre maison d'édition musicale, à Offenbach, né à Offenbach le 28 mars 1741, m. le 18 juin 1799 ; était primitivement destiné à succéder à son père, dans la direction d'une fabrique de soieries, mais ne put résister à son goût prononcé pour la musique et, fortement doué du reste, il embrassa la carrière artistique. De bonne heure il s'essaya à la composition et fit représenter, vers 1760, à Francfort s/M., un opéra comique: Der Tœpfer (texte d'A. lui-même), et le « Singspiel » Erwin und Elmire (Gœthe), qui tous deux eurent un certain succès. En 1777, A. accepta les fonctions de chef d'orchestre au théâtre Dœbbelin, à Berlin, et s'adonna avec zèle à la composition pendant les sept années qui suivirent (un grand nombre de « Singspiele », des entr 'actes, un ballet, des lieder, etc.). Enfin, il rentrait, en 1784, à Offenbach, où il avait déjà établi auparavant, à côté de la fabrique de soieries, un atelier de gravure musicale. Cet atelier, de plus en plus agrandi. se transforma bientôt en une importante maison d'édition. Parmi les œuvres d'A., la plus connue est le Rheinweinlied (Glaudius) : les opéras sont tombés dans l'oubli. — 2. Johann-Anton, troisième fils du précédent, né à Offenbach le 6 oct. 1775, m. le 6 avr. 1842 ; fit d'excellentes études musicales à Mannheim, de 1793 à 1796, sous la direction de Vollweiler, les continua à Iéna, fit de longs voyages et reprit ensuite, à la mort de son père, la maison d'édition. La même année, déjà, A. se rendait à Vienne pour acheter à la veuve de Mozart les manuscrits laissés par le maître; ainsi, d'un seul coup, la maison A. devenait l'une des plus importantes du monde. La technique de l'impression musicale reçut une vigoureuse impulsion, grâce à l'usage de la lithographie, que Franz Gleissner introduisit en grand. Mais, comme compositeur (entre autres, 2 opéras) autant que comme théoricien, Anton A. fut plus remarquable encore que son père. Un Lehrbuch der Tonselzhunst (1832-1843), resté inachevé, est l'œuvre la plus importante de l'auteur ; les deux volumes parus traitent de l'harmonie, du contrepoint, du canon et de la fugue (nouvelle édition récente, revue par H. Henkel). Quatre des fils d'A. se sont voués à la musique : — 3. Karl-August, né le 15 juin 1806, m. le 15 févr. 1887, propriétaire de la succursale de Francfort et d'une fabrique de pianos (écrivit : Der Klavierbau und seine Gescïtichte, 1855). — 4. Julius, né à Francfort-s/M. •le 4 juin 1808, m. le 17 avr. 1880; excellent organiste et pianiste, élève d'Aloys Schmitt (luimême élève d'Anton A.), publia des morceaux d'orgue bien écrits. — 5. Johann-August, né le 2 mars 1817, m. le 29 oct. 1887, propriétaire île la maison d'édition à Offenbach, pour la direc-
AXDREOLI — ANERIO
tion de laquelle il s'associa son fils Karl (néon 1853), qui, à son tour, prit la succession.— c>. Jean-Baptiste, né à Francfort s/M.le7mars 1823, m. le 9 déc. 1882, pianiste, élève d'Aloys Schmitt, Tauberl (pian..). Kessler e1 Dehn (théorie), chef d'orchestre du duc de Bernbourg, vécut nombre d'années à Berlin ; il a publié plusieurs œuvres pour piano e1 pour chant.
Andreoli. 1. Gidseppe, né à Milan leTjuil. 1757, m. dans la même ville le 20 déc. 1832; excellent contrebassiste de l'orchestre de la Scala, professeur de son instrument au Conservatoire de Milan, fui en outre un bon harpiste.— 2. Gu- (.i.n.i. mo, né Le 22 avr.1835, m. à Nice le 13 mars L860; élève du Conservatoire de Milan, pianiste renommé, dont on prisait fort le jeu net et expressif, remporta de grands succès en Angleterre où il parut dans différents concerts (Cristal Palace, etc.), de 1856 à 1859. Son frère — :; Carlo, né à Mirandola le 8 janv. 1840, (son p.'ic Evangelista A., né en 1810, m. le 15 juin 1875, était organiste et maître de musique en cette ville); excellent pianiste, comme son frère, il enseigna son instrument, à partir de 1875, au ( îonservatoire de Milan don! il avait été l'élève. Les concerts qu'il donna à Londres, à l'âge de 18 ans déjà, eurent un grand retentissement.
Andreozzi, Gaetano, né àNaples en 1763, m. à Paris le 21 déc. 1826; compositeur d'opéras des plus féconds, écrivit 27 opéras pour les théâtres d'Italie, d'autres pour St-Pétersbourg et Madrid, ainsi que 3 oratorios. A. séjourna successivement dans les diverses villes où il remportait des succès, finit cependant par s'établir àNaples où il se voua à l'enseignement; mais, devenu pauvre à la fin de sa carrière, il dut se résoudre à aller à Paris, pour y implorer la protection delà duchesse de Berry, son ancienne élève. — Sa femme, Anna A., née à Florence en 1772, avait été engagée1, de 1801 à 1802, comme prima- (lonna à Dresde, mais elle mourut le 2 juin 1802, an cours d'une excursion de Pillnitz à Dresde.
Andrevi, Francesco, l'un des plus remarquables compositeurs espagnols,né à Sanabuya près Lerida (Catalogne) le 16 nov. 1786, de parents italiens, m. à Barcelone le 23 nov. 1853; était prêtre et remplit successivement les fonctions de maître de chapelle dans différentes cathédrales (Barcelone, Valence, Séville, etc.), puis fut nommé directeur de la chapelle royale. Pendanl la guerre des carlistes. A. se réfugia à Bordeaux où il trouva aussi une situation. \ écul a Paris, de ix'iô à L849, puis rentra à Barcelone et y resta jusqu'à sa mort, en qualité de maître
de chapelle de l'église de Notre-Dame. Il faut citer parmi ses œuvres principales : un oratorio « Le jugement dernier -, un requiem pour Ferdinand VII et un Stabat mater. Lu ouvrage théorique du même auteur, sur l'harmonie et la composition, parut en français, à Paris, en 18'i8.
Andrien, v. Adrien.
Andries, Ji \\. m'' â Gand le 25 avr. 1?.)8. m. en cette ville le 21 janv. 1872; professeur «les
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loire de ( ianil i 1835), Buccéda, en 1851, à Mengal,
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en même temps (jusqu'en 1855) les fonctions de violon-solo de l'orchestre du théâtre; il fut nommé en 1856 directeur honoraire du Conservatoire. A. a publié quelques travaux historiques : Aperçu historique de tous les instruments de musique, actuellement en usage; Précis de l'histoire de la musique depuis les temps les plus reculés, etc. (1862); Instruments à vent : la flûte (1866); Remarques sur les cloches et les carillons (1868).
Andte, c.-à-d. Andante.
Andtino, c.-à-d. Andantino.
Anémocorde (c.-à-d. un instr. à cordes pneumatique), ingénieuse invention du facteur de pianos J.-J. Schnell, de Paris (1784); l'instrument consistait en une sorte de piano, dont les cordes étaient mises en vibration au moyen de l'air fourni par des soufflets. Schnell avait pour but la réalisation de l'effet de la harpe éolienne et son emploi dans la musique artistique. Cf. AlU/eirteineMusikalische Zeitung,lldS,p.2Q et Gazette musicale, 1836, p. 113. — L'idée fut reprise plus tard par Kalkbrenner et par Henri Herz ; celui-ci appelait l'instrument qu'il construisit, en 1851, piano èolien.
Anerio. 1. Felice, l'un des plus remarquables compositeurs romains de l'époque de Palestrina, né à Rome en 1560, m. en cette ville en 1630; élève de G.-M. Nanini, succéda à Palestrina, le 3 avr. 1594, comme compositeur de la chapelle pontificale (la place de maître de chapelle échut à Ruggiero Giovanelli). Plusieurs œuvres d'A. furent attribuées , pendant longtemps, à Palestrina {Adoramus te, Christe et un Stabat mater A trois chœurs). Un certain nombre de compositions furent imprimées, de 1585 à 1622; plusieurs livres de madrigaux à 5-6 voix, deux livres d'hymnes, de cantiques et de motets, des chansons et des madrigaux à 3-4 voix, des Concerti spirituali à 4 voix, des litanies à 4-8 voix, enfin des motets parus séparément dans les recueils de l'époque. Une quantité considérable de manuscrits sont conservés dans les diverses bibliothèques de Rome. — 2. Giovanni- Francesco, peut-être un frère du précédent, était né, d'après les quelques rares données fournies par les titres ou dédicaces de ses œu# vies, à Rome vers 1567; de 1575 à 1579, enfant de chœur de l'église de St-Pierre, sous Pales-. trina; appelé vers 1609 à la cour de Sigismondj T1I de Pologne: en 1610, maître de chapelle de la cathédrale de Vérone; en 1611, second maître de chœur au collège des jésuites de St-Ignace; de 1613 à 1620, maître de chapelle de Ste-Marw • les Monts, à Rome: en 1616, (à l'âge de 49 ans consacré prêtre. La première œuvre d'A., lis livre de madrigaux à 5 voix, parut en 1599 i Venise: les oMivres parues après 1620 ne son pas publiées par l'auteur lui-même, en sorti que celui-ci est sans doute mort en cette année A. lit de la Missa Papae Marcellià 6 voix, d Palestrina. une réduction à 4 voix qui fut publié un nombre incalculable de fois. Ses propn > compositions (madrigaux, motets, litanies, chai sons, psaumes, etc.) suivent les traditions dj wi""' s., tout en adoptant une partie des inntj