ANNIBALE
valions du xvnme (chant solo avec basse chiffrée).
Anet, Baptiste, y. Baptiste.
Anfossi, Pasquale, compositeur d'opéras qui eut son heure de célébrité, né à Taggia près Naples le 25 avr. 1727, m. à Borne en févr. 1797 ; Élève de Piccini, écrivit son premier opéra, Cajo Mario, pour Venise (1769), établit sa réputation par Liincognita perseguitata donnée à Rome, en 1773, et fut dès lors d'autant plus fêté qu'on désirait, en portant ses œuvres aux nues, rabaisser celles de son maître Piccini. A. écrivit en tout (de 1769 à 1796) 54 opéras. Il n'eût pas grand succès à Paris (1780) ; après avoir dirigé pendant deux années (1781-1783) l'opéra italien de Londres, il fit représenter ses œuvres à Prague, Dresde et Berlin, puis rentra en Italie. Nommé maître de chapelle de St-Jean-de- Latran, en 1791, il se voua, pendant les dernières années de sa vie, principalement à la musique religieuse (4 oratorios, des Messes. des psaumes, etc.).
Angelet, Charles-François, né à Gand le 18 nov. 1797, m. le 20 déc. 1832; élève du Conservatoire de Paris, devint, grâce aux leçons de Zimmermann, un excellent pianiste et étudia la composition avec Fétis, après s'être fixé à Bruxelles comme maître de musique. Il fut nommé pianiste de la cour, en 1829. Ses œuvres sont, pour la plupart, écrites pour le piano (fantaisies, variations, etc.); on a cependant aussi de lui un trio, et une symphonie qui fut couronnée.
Angelica (Vox a., voix d'ange), jeu d'orgue généralement de 4 et, de même que la vox humana (8 ), construit de manières très diverses ; c'est le plus souvent un jeu à anche libre et à court pavillon.
Angeloni, Lltgi, né à Frosinone (Etats de l'Eglise) en 1758, m. à Londres en 1842; fit partie, en 1799, du comité de proclamation de la république romaine et dut se réfugier à Paris, mais, compromis dans l'affaire de la conjuration Ceracchi et Topino-Lebrun (1801), if subit dans cette ville une peine de dix mois de prison. En 1823, A., convaincu d'accointances avec 1rs Carbonari, fut expulsé de Paris et se rendit V Londres. Il est, entre autres, l'auteur d'un ouvrage musical important : Sopra la vita, le opère ed il saper e di Guido d'Arezzo (1811).
Angerer, Gottfried, né à Waldsee (Wurtem- >erg), avait primitivement l'intention de se
ouer à la carrière pédagogiqne, mais fréquenta 'nsuite le Conservatoire de Stuttgart puis celui lu D'Hoch, (J. Baff, J. Stockhausen, etc.) à M'ancfort-s/M. Après avoir terminé ses études, il iirigea à Francfort, Mannheim et Zurich di-
erses sociétés chorales de premier ordre et emporta des succès considérables dans les fêtes
e chant de Fribourg en Brisgau (1886), de ïarlsruhe, etc. A. est actuellement fixé à Zurich
ù il dirige deux importantes sociétés chorales
hommes (« Harmonie », « Mânnerchor Enge »),
t professe le chant à l'école de musique de la
ille. On connaît de lui spécialement des bal-
des chorales pour voix d'hommes : Ber letzte
Skalde, Des Geigers Heimkehr, Konig Sigilrds Brautfahrt, Die Vâtergruft, mais aussi une légende pour voix de femmes (Sonnenblick), un morceau, SchiUleben, pour chœur d'enfants, etc.
Anglaise (« danse anglaise »), nom primitif de la danse appelée aujourd'hui française (v. ce mot). Une quantité d'autres danses, usitées en Angleterre, ont aussi reçu le nom d'anglaises (Ballads, Hornpipes, etc.).
Anglebert, Jean-Henri d', musicien delà cour de Louis XIV, publia, en 1689, un volume de Pièces de clavecin, contenant entre autres 22 variations sur les « Folies d'Espagne » dont Corelli se servit aussi comme thème, en 1700. A. est un des meilleurs, parmi les anciens maîtres du piano ; on trouve, dans la préface de l'œuvre sus-nommée, de précieuses indications pour l'exécution des ornements ( tremblement simple et appuyé, cadence, doublé, pincé, chute, port de voix, coulé, arpège).
Angoscioso (ital.), angoissé, anxieux.
Anima (ital.), âme ; con a., animato, animando = avec vie, avec chaleur, avec feu.
Animuccia, Giovanni, né vers la fin du xve ou au commencement du xvie s., m. à Borne en 1570 ou dans les premiers mois de 1571 ; véritable devancier de Palestrina, non seulement dans ses fonctions (A. précéda immédiatement Palestrina, comme maître de chapelle de St- Pierre), mais encore dans son style car, de même que Palestrina, il chercha à obtenir la clarté des successions harmoniques, tout en faisant usage de tous les raffinements du contrepoint. Cependant le nom d'A. est plus fréquemment mêlé à d'autres faits historiques, à la création de l'oratorio (v. ce mot) ; les Laudi qu'il composa pour 1' « oratorio » de Neri, n'ont toutefois rien de commun avec cette forme musicale, ce sont plutôt de simples chants de louanges, sortes d'hymnes. A. fut nommé, en 1555, maître de chapelle du Vatican. Un assez grand nombre de compositions d'A. furent gravées, on connaît de lui : un livre de Messes (1567), deux livres de magnificats, un Credo à 4 voix, ainsi que plusieurs volumes de motets, psaumes, madrigaux spirituels, hymnes, etc. — Son frère Paolo, également contrapontiste de grand mérite, fut, de 1550 à 1552, maître de chapelle de St-Jean-de-Latran et mourut en 1563. On ne connaît cependant que quelques-unes de ses œuvres, conservées dans les anthologies musicales.
Ankerts, d', v. Dankers.
Anna Amalia, v. Amalia 1.
Annibale, contrapontiste du xvie s., né à Padoue (d'où son surnom Patavinus ou Padovano), fut nommé, en 1552, organiste du second orgue de St-Marc, à Venise ; son successeur, A. Gabrieli, entra en fonctions en 1556. Les œuvres d'A., conservées jusqu'à ce jour, sont : un livre de motets à 6 voix et un à 5 voix (1567), un livre de madrigaux à 5 voix (1583), un livre de motets à 4 voix (1592), ainsi que deux Messes et quelques madrigaux épars dans des anthologies (1566 et 1575). Les dates de sa. naissance et de sa mort sont inconnues.
ANSCHUTZ — ANTIQUUS
Anschùtz. 1. Joh.-Andreas, né à Coblence le 19 mars 1772, petit-fils et élève d'A., organiste et maître de chapelledela cour du prince-électeur, à Trêves: étudia le droit à Mayence et mourut à Coblence, en 1858. A. fonda à Coblence, en 1808. une société de musique avec école de musique instrumentale et vocale, subventionnée par l'Etat, c'était un excellent pianiste, et les quelques œuvres qu'il a publiées sont assez réussies.— 2. Karl, fils du précédent, excellent chef d'orchestre, né à Coblence en 1815, m. à New- York en déc. 1870: élève deFr. Schneider, succéda, en 1844, à son père, comme directeur de l'Institut de musique, fondé par ce dernier. Parti peu (Tannées après pour l'Angleterre (1848), puis pour l'Amérique (1857), il devint chef d'orchestre à New-York, sous la direction Ullmann, et entreprit enfin lui-même, en 1864, une saison d'opéra allemand, dans la même ville. A. semble n'avoir composé que de petites œuvres pour piano.
Anselme de Parme ( Anselmius-Georgius Parmensis), savant du xve s., dont la culture fut d'une étendue et d'une diversité extraordinaires; auteur d'un traité musical: De harmonia dialogi, qu'on avait cru perdu, mais qui fut retrouvé, en 1824, à "Milan.
Antegnati, facteur d'orgues, organiste et compositeur, à Brescia, né vers 1550, m. vers 1620. A. a publié des Messes, des motets, des psaumes, des chansons, ainsi que plusieurs œuvres instrumentales [Cansonida sonar).
Anthem, forme musicale exclusivement anglaise, tenant à la fois de la cantate d'église et du motet. Le mot a. doit venir de anti-hymne ou antienne, la forme devrait donc être celle d'un chant alterné ; cependant, même les plus anciennes œuvres du genre (Tye, Tallis, Byrd, Gibbons) ne portent aucune trace de cette forme. L'a. fut introduit vers 1559 en Angleterre, comme partie essentielle du service divin; les compositions de Purcell, puis de Jhendel, donnèrent à cette forme une importance considérable. On distingue entre full anthems et verse anthems ; les premiers consistent spécialement en chœurs, les autres en solos, duos, etc. (verse, c.-à-d. morceau solo ) ; il y a parfois, dans l'une comme dans l'autre espèce, accompagnement d'orchestre. Les textes sont des psaumes ou des versets bibliques.
Anthropoglos*sa (grec), syn. de Yox liumana (jeu d'orgue).
Anthropophonique (grec), science de la nature de la voix humaine.
Anticipation, nom que l'on donne, dans la théorie d'harmonie, à une sorte d'indication de l'harmonie à venir, produite par l'entrée anticipée d'un ou plusieurs sons de l'accord du temps fort suivant. Ces sons forment généralement dissonance avec l'harmonie pendant la durée de laquelle ils entrent ; ils ne sont, du reste, nullement conçus comme faisant partie de celle-ci, mais comme a. de l'accord suivant; par ex. :
L'a. à la lettre I». esl presque stéréotype pour la cadence parfaite, surtout dans la littérature ancienne : elle peut, sans que le sens en soit modifié, s'étendre â toutes les notes de l'accord (c).
Antienne (lat. antiphona, angl. antiphon , cf. aussi Anthem), nom donné primitivement au chant alterné de deux chœurs (demi-chœurs), l'un des plus anciens modes de chant du rituel catholique. Les a. furent, selon le témoignage d'Aurélien de Etéomé (ixe s.), empruntées à l'Eglise d'Orient et transplantées en Italie par St-Ambroise; d'autre part, St-Chrysostome esl censé les avoir introduites dans l'Eglise grecque elle-même. Dr nos jours, l'a. n'esl plus qu'une sorte de prélude au psaume dont elle détermine la tonalité et le caractère.
Antier, Marie, célèbre cantatrice dramatique, née à Lyon vers I687,m.à Paris le8 <léc. 1747; élève de Marthe La Rochois, elle débuta, en 1712, à l'Opéra <>ù elle se lit un grand renom par ses interprétations des œuvres de Lulli et par la création d'un certain nombre de rôles ilrs derniers opéras dé Campra et de Rameau.
Antiphonaire. servit à désigner d'abord l'ensemble des antiennes de l'Eglise catholique, puis, d'une manière générale, le recueil de tous
les chants de l'office liturgique (antiennes, rèl pons, offertoires et communions, alléluias! hymnes, heures, etc.), classés suivant l'ordr<| des fêtes de l'année ecclésiastique.
Antiphonel, appareil inventé en 1849 par 11 facteur d'instruments Debain. Appliqué à l'on gue ou à l'harmonium, l'a. permettait, a moyen de cylindres piqués d'avance et d'un manivelle, d'accompagner une mélodie de plaiij chant quelconque.
Antiphonie (grec antiphon), était, chez anciens Grecs (Aristote déjà), le nom donné) l'intervalle d'octave, le seul dont il fût fa| usage harmoniquement. Cf. Paraphonie.
Antiquis, Johannes de, maître de chapelle <[ Si-Nicolas, à Bari (Naples), dans la second moitié du xvies.; publia une anthologie dl compositeurs de Bari : ViUanelle alla Napo\ tana (1574), contenant aussi quelques-unes ses propres œuvres, et une collectionde chai sons (1584). La même année, paraissait un i lume de madrigaux de sa composition.
Antiquus, Andréas (deMondona), imprime] de musique, à Home, peut-être identique à ^J dreas DE Antiquis, dont Petrucci publia «pies frottoles (1504-1508); édita un recueil