GRAN
trième opéra, Neutrcder Boden, pas encore représenté.
Gran, grande (ital.), grand : grandes za, noblesse,grandeur.
Grand chœur, dans l'orgue, comme « grand jeu », La réunioD de tous les jeux.
Grand jeu, est le nom donné, dans l'harmonium, au registre qui ouvre tous les jeux à la
fois, Y. GRAND CHŒUR.
Grand orgue, clavier principal de l'orgue.
Grandezza, (ital.), grandeur, gravité.
Grandi, Ajlessandro de, célèhre compositeur italien de musique d'église, de l'école vénitienne, élève particulier de Giovanni Gabrieli. Il devint en 1617 chantre de la chapelle de Saint-Marc, ;ï Venise, en 1620 vice-maître de chapelle dans cette même église, et en 1627 maître de chapelle de« Santa Maria Maggiore», i Bergame, où il mourut de la peste, en 1630. On a de lui : Madrigali concertati (3° éd. en 161!)); des psaumes de vêpres, des litanies, un TeDenm et un lantumergo (1607; six vol. de motets de 2 à 8 voix (1619-40); Messe concertate 8 voc, Missa e salmi a 2, 3 e 4 voci con basso e rcpieni, Salmi brevi a 8 voci (1623) ; Celesti fiori (d'une à quatre voix), trois vol. de Motclli a 1-4 voci con 2violini, des Motetti a 1 e2 voci j>er cantare e sonare net chitarrone (1681 ) : Misse e salmi concertati a 3 voci (1630); Motetti concertati a 2, 3 e 4 voci (1632, posfchume).
Grandioso (ital.), sublime, grandiose.
Grand val, de, y. I'œiset.
Granjon, Robert, célèbre fondeur de caractères français et imprimeur de musique, à Avignon (1532), plus tard à Rome (1582!).
Graphaeus, 11ii:konymus. célèbre fondeur de caractères de Nuremberg et imprimeur de mu- Bique (depuis 1533), m. le 7 mai 1556, s'appelait eu réalité Rescb (selon d'autres André.*:); mais il prit, à cause de son métier, le nom de Formbchnbtder, qu'il hellénisa plus tard en G.
Gratiani, y. Gra/.iani.
Graumann, ]\I athii.de, v. Marchksi, 3.
Graun, 1. Karl-Heinrich, né à Wahrenbrùck (Pion ince saxonne) le 7 mai 1701, m. à Berlin le s aoûl 1759, sui\it, de 1713 à 1720, les cours de L'Ecole de la Croix, à Dresde, et fut bientôt engagé comme soprano dans la « Ratskapelle ». Pendanl la période de mue de sa voix, il étudia avec ardeur la composition, sous la direction du maître de chapelle J.-K Schmidt, et parfit son éducation surtout eu suivant les représentations de 1 « >péra de l iresde. Après que sa voix se fut transformée ru on agréable ténor, il fut engagé comme chanteur d'opéra â Brunswick, mais il se révéla bientôl Lui-même compositeur dramatique «'t tut comme second maître de chapelle. Frédéric-le-Grand, alors prince royal en-
<-oiv. lit su connaissance ;'t lîrunswick et le de-
manda an dm- pour s;i propre chapelle, a Rheinsberg (1735), où G. dut momentanément abandonner lu composition scénique, mais écrivit par contre un grand nombre de cantates sur dea textes du prince-artiste. Lorsque son protecteur monta sur le trône, G. fut nommé maître
GRAUPNER
de chapelle et chargé de monter à Berlin un Opéra pour lequel il devait engager les chanteurs en Italie; G. lui-même etHasse fournirent longtemps, presque seuls, les ouvrages pour l'Opéra de Berlin. Bien que sa carrière soit si étroitement liée avec les choses de théâtre, G. n'atteint sa réelle valeur, pour nous qui le jugeons à distance, que dans les œuvres écrites pour l'église. Avant tout, il faut citer un oratorio de la Passion : Der Tod Jesu (1755) qui aujourd'hui encore, en suite d'une fondation,, est exécuté une fois l'an à Berlin; puis encore : son Te Beum (1756), pour l'anniversaire de la bataille de Prague; deux cantates de la Passion; beaucoup d'autres cantates et motets; la musique pour les funérailles du duc Auguste-Guillaume de Brunswick (1738) el pour le roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse (1740). G. a écrit pour le prince héritier, plus tard pour le roi, quelques concertos pour flûte qui n'ont pas été gravés; au reste, ses compositions instrumentales (concertos de piano, un concerto pour flûte, violon, gambe et violoncelle [pour la famille royale], trios, fugues pour orgue, etc.) sont d'un intérêt médiocre et sont restées manuscrites.. Suivent les titres des opéras, qu'il écrivit pour Brunswick : Polydor (1726), Sancio und Sinilde (1727), Iphigenie in Aulis, Scipio Africanus. Timareta (en italien, 1733), Pharao (avec dés airs italiens) , Lo specchio délia fedeltà (Potsdam, 1733); pour Berlin (en italien) : Rodelinda (1741), Cleopatra (1742), Artaserse (1743), Catone in Utica (1744), Alessandro neW lndie, Lucio Papirio (1745), Adriano in Siria, Demofbonte (1746), Cajo Fabrizio (1747), Le j'este galante, Galatea (pastorale, en collaboration avec Frédéric II, Quanz et Nichelmann), Cinna (1748), Europa galante, Ifigenia in Aulide (1749, v. plus haut), Angelica e Medoro, Coriolano (1750), Fetonte Milridate (1751), Armida, Britannico (1752), Orfeo, Il giudizio di Paride, Silla (1753, texte de Frédéric II), Semiramide (1754), Montezuma (1755), Ezio (1755), I f'ratelli nemici (1756), Merope (1756). — 2. Johann-Gottlieb, frère du précédent, né à Wahrenbrùck en 1698, violoniste, membre de la chapelle de Dresde jusqu'en 1726, puis concertmeister à Mersebourg où Friedemann Bach fut son élève; m. comme concertmeister à Berlin, le 27 oct. 1771. G. semble avoir en quelque sorte complété Charles-Henri G., car il se fit connaître surtout par ses compositions instrumentales (40 symphonies, 20 concertos de violon. 24 quatuors et des trios pour instr. à archet, etc.). Graupner, Ghristoph, né à Kirchberg (Erzgebirge de Saxe) en janv. 1683, m. à Darmstadt le 10 mai 1760; élève de Kuhnau, à Leipzig, à l'école St-Thomas, devint en 1706 accompagnateur à l'Opéra de Hambourg, sous la direction de Keiser, en 1709, second, puis premier maître de chapelle de la cour de Darmstadt, et fut aveugle les dernières années de sa vie. Parmi ses œuvres, il faut citer des opéras écrits pour Hambourg: Dido (1707), Die lustige Hochzeit (1708, avec Keiser), Herhules und Theseus (1708), Antiochus und Stratonice, Bélier ophon,