ANTISTROPHE
APPOGGIATURE
Messes des grands maîtres (Josquin, Brumel, Pipelare, etc.) : Liber XV missarum (1516).
Antistrophe, v. Strophe.
Anton, Konrad-Gottlob, professeur de langues orientales à Wiltemberg, depuis 1775, m. le 3 juil. 1814 ; publia plusieurs essais sur la métrique des Hébreux et essaya de déchiffrer les accents de leur langue, en les prenant pour des signes musicaux (il trouvait même la polyphonie ! ) ; ses écrits n'ont de valeur, pour l'histoire de la musique, qu'à titre de curiosités.
Antony, Franz-Joseph, né à Munster (Westphalie) le 1er févr. 1790, m. en cette ville, en 1837; fut directeur du chœur de la cathédrale, à Munster (1819), puis succéda à son père, en 1832, comme organiste de -la "c^tliedrale. Outre un certain nombre de compositions religieuses, A. a publié deux œuvres de îittérature musicale : Archâologisch - liturgisches Cresangbuch des Gregorianischen KircJiengesangs (1829) et Geschichtliche Darstellung der Entstehung und Vervollkommnung der Orgel (1832).
Apel, Joh.-August, né à Leipzig en 1771, m. en cette ville, le 9 août 1816 ; prit, en 1795, le grade de Dr jur. et devint plus tard membre du Conseil de la ville. Il a publié deux écrits intéressants sur la rythmique, en manière de réponse aux Elementa doctrinœ metricœ, de Gottfried Hermann, et consistant en une série d'articles, dans YAllg. musihaliscJie Zeitung (1807 et 1808), et en un ouvrage assez considérable : Metrih (1814-1816, 2 vol.).
Apell, Joh.-David von, né à Cassel le 23 févr. 1754, m. en 1833, dans la même ville, où il était conseiller secret de la cour et intendant du théâtre. A., membre des Académies de Stockholm, de Bologne ( Filarmonici ) et de Rome (Arcadiens), fut un compositeur des plus féconds et publia, en même temps que de la musique d'église (une Messe, dédiée à Pie VII, lai valut l'éperon d'or, etc.), des opéras, des cantates et de la musique instrumentale. Il publia aussi, en 1806, une Galerie der vorzvglichsten Tonhùnstler und merkwurdigen Musihdilettanten in Kassel vom Anfang des XVI. Jahrhunderts bis auf gegenioàrtige Zeiten.
Aphonie (grec), extinction de la voix, état maladif du larynx, qu'il ne faut point confondre avec Yalalie (mutisme) et dont les causes peuvent être multiples (inflammation, abcès, (paralysie, etc.). L'a. ne prive pas de l'articulation, mais seulement du son, elle permet donc de chuchoter.
Apollon, dans la mythologie grecque, le dieu :lu soleil, qui éveille les bruits de la nature, rè- ?le la marche des planètes, l'harmonie des sphères, qui est, par conséquent, le dieu de la >oésie et de la musique, dont les Muses forment a suite (Musagète). On célébrait, à Delphes, ous les quatre ans, en l'honneur d'A., les jeux njtliicns, dans lesquels les concours musicaux •ccupaient la toute première place.
Apollonicon, instrument construit par Flight |t Robson, à Londres, de 1812 à 1816, et déponté en 1840 ; c'était, à la fois, un orchestrion aonstre et un orgue à cinq claviers.
Apotome correspondait, chez les anciens Grecs, à l'intervalle que nous nommons aujourd'hui « demi-ton chromatique » ; le demiton diatonique s'appelait Limma (la -si fi = limma, si fi - si = a.). Mais, tandis que de nos jours, d'après les calculs de l'acoustique, le demi-ton diatonique (15 : 16) est plus grand que le chromatique (24 : 25, resp. 128 : 135)., c'était, chez les anciens, exactement le contraire; on regardait, en effet, le limma comme le reste de la quarte (3: 4) moins deux tons entiers (chacun 8:9), ce qui donnait pour résultat 3 /8y 243 ., ~ '■ \~ôr ) "ôrT7' 1 a- etait le reste du ton
(8:9) auquel on avait retranché le limma /243\
^. Cf. Son.
c.-à-d. avec
Appassionato (ital.), passionné, mouvement et très expressif.
Appel, Karl, né à Dessau le 14 mars 1812, où il vit encore ; s'est fait connaître par des quatuors, surtout humoristiques, pour voix d'hommes.
Appoggiature (ital. appoggiatura, ail. Vorschlag), nom que l'on donne à certains ornements de la mélodie, ou plus spécialement du chant (Cf. Port de voix et Accent 2), ou encore de l'harmonie (Cf. Retard). L'a. de la mélodie est caractérisée par le fait qu'elle est secondaire, non essentielle (ce qu'indiquent les petites notes que l'on emploie pour sa notation) et qu'elle ne compte pas dans la mesure. Il y a deux sortes d'à. : la longue et la brève. 1. L'a. longue n'est autre chose que l'expression d'un rapport harmonique au moyen de la notation (Cambiata, Nota cambiata, note de change) ; l'a. est au point de vue harmonique un retard, de telle sorte que ce nom pourrait aisément se substituer à celui d'à. longue. On avait anciennement recours à la petite note pour la notation du retard, afin de faire ressortir plus clai rement l'harmonie réelle; cet usage est, de nos jours, entièrement aboli. Gomme l'a. ne comptait pas dans la mesure, la valeur de la note devant laquelle avait lieu le retard était déterminée par le total de la durée de cette note et du retard ; quant à l'a., elle était notée avec la valeur correspondant exactement à sa durée réelle. L'exécution est des plus simples, lorsque sur les deux notes on donne à la petite sa valeur écrite, à celle qui suit la différence des deux valeurs :
Notation
Exécution
-s—r-w- r^T-pE-y-; :^EZr mr jj
■fr-f -m -r—fr-f
Notation :
NB. a.
Exécution :
NB. c.
non pas :
APPUN