ARABES ET PERSES
Seule la mesure composée à doux temps
( s, j, etc. ) offre parfois quelque difficulté,
lorsqu'on rencontre au lieu de la notation correcte (nb. a), une notation inexacte (b. par ex.). De tonte façon, nous aurons comme résolution nb. c. Par contre, la phrase :
ne se résout généralement pas comme a., mais comme b., quoique ici encore on puisse admettre l'inexactitude de la notation.
>. L'a. brève se distingue de la première
(dans la notation du xixe s. du JS
ii h tins) par le fait que la note, gé- zzzlzfiz. néralement une croche, est barrée : b~ j l I )ans la musique ancienne, l'a. brève ne diffère de la longue que par la valeur qui lui est attribuée dans la notation. Malheureusement l'écriture musicale de la plupart des compositeurs manque à tel point d'exactitude, que fréquemment le choix entre les deux sortes d'à. est laissé au bon goût de l'exécutant, guidé par l'examen attentif de l'ensemble de la phrase. Mais l'a. brève en elle-même offre un autre problème : sa valeur doit-elle être retranchée de la note principale (devant laquelle elle est placée) ou de la précédente"? Chacune de ces manières a eu, a même encore ses défenseurs tout comme ses détracteurs, cependant les meilleurs maîtres ont toujours demandé l'exécution de l'a., brève ou longue, sur le temps, sa valeur étant prise sur celle de la note principale; Ph.-E. Bach (1753) déjà blâme l'autre et la taxe d'exécution d'amateur. On aura donc :
non pas :
mais
L'a. doit avoir la même intensité de son que la aote principale. Cl, par contre, Petite note. Lorsque plusieurs notes sont placées en manière d'à., comme c'est le cas dans le flatté (a) - I dans la double a. (b), toutes doivent avoir la même intensité que la note principale, par ex. :
mm
!>.• même, lorsque l'a. est placée devant l'une îles noies d'un accord :
s'exécute: ™^
Appun, Georo-August-Ignaz, né à-Hanau le 1er sept. 1816, m. en cette ville le 14 janv. 1885; élève d'A. André et Schnyder von Wartensee (théorie), de Suppus et Al. Schmitt (piano), de Rinck (orgue) et de Mangold (violoncelle). A. possédait une culture musicale des plus variées, jouait de presque tous les instruments, et déploya, jusqu'en 1860 environ, une grande activité, comme maître de théorie, de chant et d'instruments divers, à Hanau et à Francfort s/M. Il se voua ensuite, exclusivement, à des travaux d'acoustique scientifique et à la construction de certains appareils de son invention, tel, l'harmonium à échelle de 36 à 53 degrés (accord mathématique, cf. Son) etc. ; il entra ainsi en relations suivies avec les célébrités de la science :Helmholtz, von Œttingen, Engel, etc., et se fit une réputation fort honorable.
Aprile, Giuseppe, célèbre contralto et professeur de chant, né à Bisceglia le 29 oct. 1788,. m. à Martina en 1814; fut fêté pendant plusieurs années (à partir de 1763) sur différentes scènes d'opéra (Stuttgart, Milan, Florence, Naples) et vécut ensuite à Naples, où il se voua l'enseignement. A. fut élève d'Avos et maître de Gimarosa et de Manuel Garcia fils. On a cherché à faire d'A. deux personnages distincts, parce qu'en 1804 un ténor de ce nom remportait de grands triomphes à la Pergola de Florence, mais cette supposition paraît jusqu'î présent peu fondée. La méthode de chant (avec solfèges) d'A. parut, en premier lieu, à Londres, chez Broderip : The Italian method of singing. with 36 solf'egges.
Aptommas. nom de deux frères, excellents harpistes, virtuoses et compositeurs pour leui instrument. L'un est né en 1826, l'autre, en 1829 à Bridgend ; tous deux vivent à Londres, oi ils enseignent la harpe.
Arabes et Perses. La musique des A. et de P. a fait l'objet d'une étude monographiqu (1842) de R.-G. Kiesewetter. Les recherches d celui-ci prouvent que la culture musicale de A. était presque nulle avant l'islamisme, mai que, par contre, une période d'art florissant s'ouvrit à la suite de la conquête de la Pers (vne s.), l'antique culture persane reprenant r; cine, en quelque sorte, chez les conquérants, plus ancien écrivain musical est Chalil (m. 776 après J.-C), qui composa un ouvrage si les rythmes (métrique) et un sur les sons. P. xe s., Alfarabi (v. ce mot) chercha à acclhnatJ dans son pays les théories grecques, mais sail succès. Ce n'est guère qu'au xive s. qu'apparai sent les premiers écrivains de la Perse, ak>| que délivré de l'empire des Turcomans (xi« xtvc> s.), ce pays passa aux Mongols, sous domination desquels (Tamerlan) les arts et îl sciences prirent un nouveau développemef Le fondateur de la nouvelle école est, il vrai, un Arabe, du nom de Ssafïieddin, d<| l'œuvre principale : Schereffy'e est écrite en lîj .une arabe. Mais on peut citer ensuite : Mil moud Scliirali (m. en 1315), Mahmoud el Am (m. en 1349), et Abdolkadir Ben Isa (en lan{| perse). — Le système musical de tous ces é-j
ARAJA