HASSELT-BARTH — HAUPT
à Venise où il mourut. H. a écrit, outre une centaine d'opéras, dix oratorios, cinq Te Deum avec orchestre, un grand nombre de Messes, un Requiem (pour Auguste-le-Fort), puis des fragments de Messes, des Magnificat, des Miserere (celui qu'il a écrit en 1728, pour deux soprani et deux alti avec instruments à archet, est l'une de ses plus belles œuvres), des litanies, des motets, des psaumes, des cantates, des sonates pour piano (dont quelques-unes ont été rééditées par Pauer et par Mùller), des concertos pour flûte, pour piano, etc. (La bibliothèque de Dresde conserve de lui 9 Messes, 22 motets, 11 oratorios, 42 opéras, 6 sonates pour piano, etc.). Cf. sa biographie dans les Mus. Charakterhopfe (1), de Riehl. — 8. Faustina, née Bordoni, née à Venise d'une famille noble, en 1693, fit son éducation auprès de Gasparini, débuta en 1716 avec un succès phénoménal et fut bientôt l'une des plus célèbres cantatrices d'Italie. Engagée en 1724, avec 15000 florins de gage, à Vienne, elle fut bientôt accaparée par Haendel pour Londres (2000 livres sterl.) où elle rivalisa aisément, de 1726 à 1728, avec la Cuzzoni. Mais cette rivalité ne fut pas sans amener quelques difficultés, que les deux cantatrices réglèrent en en venant aux mains, jusqu'à ce que le sang coulât (v. Arbuthnot). Rentrée à Venise, elle y fit la connaissance de J.-A. Hasse qui était alors très fêté ; elle l'épousa et fut engagée en même temps que lui à la cour de Dresde (1731, resp. 1734, v. plus haut). Admirée, choyée comme artiste de tout premier rang, F. chanta jusqu'en 1751, puis se retira de la scène en conservant son traitement entier. En 1763, elle fut cependant congédiée, ainsi que son mari, sans pension, sur quoi tous deux se rendirent à Vienne. L'année de sa mort est inconnue. Cf. A. Niggli, Faustina Bordoni-R. (1880). — 4. Gustav, né à Peitz (Brandebourg), le 4 sept. 1834, élève du Conservatoire de Leipzig, puis plus tard de Kiel et de F. Kroll, à Berlin; il vit en cette ville, comme maître de musique, et s'est fait connaître avantageusement par des lieder.
Hasselt - Barth , Anna - Maria - Wilhelmine (née van Hasselt), cantatrice renommée (soprano), née à Amsterdam le 15 juil. 1813, fit son éducation à Francfort s/M., à Carlsruhe chez Jos. Fischer, puis à Florence chez Romani, en 1829. Elle débuta à Trieste, en 1831, chanta d'abord sur différentes scènes italiennes, puis ' fut de 1833 à 1838 à Munich et enfin à Vienne, au « Kârntnerthortheater », jusqu'au jour où elle se retira.
Hassler, v. Hasler.
Hasslinger-Hassingen, v. Hager.
Hastreiter, Hélène, cantatrice scénique américaine fort estimée, née à Louisville (Kentucky) le 14 nov. 1858 ; élève de Lamperti, à Milan, et mariée depuis quelques années à un médecin italien, Dr Burgunzio.
Hatton, John-Liptrot, né à Liverpool le 20 oct. 1809, m. à Margate, près de Londres, le 20 sept. 1886; établi à Londres depuis 1832, devint en 1842 chef d'orchestre au « Drurylane-
theatre » où il représenta, la même année, sa première opérette : La reine de la Tamise; en 1844, il donnait à Vienne un opéra : Pascal Bruno. En 1848, H. parcourut l'Amérique, puis il fut, de 1853 à 1858, directeur de musique du « Princesstheatre » et écrivit l'a musique d'une quantité de drames. Il a donné d'autres œuvres encore : Rose ou Love's ravison (opéra, représenté en 1864, au Covent Garden); Robin Hood (cantate, festival de musique, à Bradford, en 1856) ; Hezekiah (drame biblique, Crystal-Palace, 1877); ainsi que beaucoup de lieder, en partie sous le pseudonyme de Czapek.
Hauck, Minnie, née à New-York le 16 nov. 1852, excellente cantatrice d'opéra (soprano), débuta en 1868 à New-York et à Londres, puis fut engagée en 1869, pour trois ans, à l'Opéra de la cour, à Vienne. Depuis lors, elle s'est fait un nom sur les principales scènes de Berlin (où elle fut engagée deux ans), Paris, Bruxelles, Moscou, Saint-Pétersbourg, etc. Son répertoire était mélangé, mais appartenait cependant davantage au genre lyrique. Après avoir épousé, il y a un certain nombre d'années, le diplomate bien connu von Hessen-Wartegg, elle accomplit en sa compagnie de nombreuses et parfois lointaines (Japon, etc.) tournées de concerts.
Hauer, Karl-Heinrich-Ernst, né à Halberstadt le 28 oct. 1828, m. à Berlin le 16 mars 1892, fils d'un cantor, suivit le gymnase à Halberstadt jusqu'en 1844, puis fut deux ans élève privé de Marx, à Berlin, et les trois années suivantes élève de l'Académie royale (Rungenhagen, Bach, Grell), où il remporta une distinction dans les classes de composition. En 1856, il devint maître de chant au gymnase Saint- André, et en 1866 organiste de l'église St-Marc, à Berlin. H. a composé beaucoup de lieder, des quatuors pour voix d'hommes et voix mixtes, des chants religieux, des motets, un Ave Maria à six voix « a cappella », un Pater noster pour chœur et soli, un hymne à Luther, etc. ; son dernier travail d'élève, un psaume à huit voix, avec orchestre (1853), lui valut une médaille d'argent.
Hauff, Johann-Christian, né à Francfort s/M. le 8 sept. 1811, m. dans la même ville le 30 avr. 1891 ; distingué théoricien musical, l'un des fondateurs de l'Ecole de musique de Francfort, a composé des œuvres d'orchestre et de musique de chambre, et publié une Théorie der Tonsetzkunst (1863 à 1869; 3 vol. en cinq parties).
Hauffe, Luise, v. Breitkopf et Haertel.
Haupt, KARL-AuGusT,néàKunern, en Silésie, le 25 août 1810, m. à Berlin le 4 juil. 1891 ; fut, de 1827 à 1830, élève de A.-VV. Bach, B. Klein et S. Dehn, à Berlin, puis devint successivement organiste de diverses églises de Berlin, et, à partir de 1849, de 1' « Eglise paroissiale ». Il acquit la renommée d'un des grands maîtres de l'orgue, en Allemagne, en sorte qu'en 1854 on lui confia, ainsi qu'à Donaldson, Ouseley et Willis, l'élaboration de la disposition des grandes orgues du Crystal-Palace, à Londres. En 1869, H. succéda à A.-W. Bach comme