‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 196 sur 542 · HAUPTMANN · texte numérisé non relu

HAUPTMANN

directeur de 1" « Institut royal de musique d'église », dans lequel il avait déjà fonctionné quelques années comme maître de théorie et d'orgue; il reçut en même temps le titre de professeur et devint, de par ses fonctions mêmes, membre de la section de musique du Sénat de l'Académie. H. n'a fait paraître de lui que des lieder et un recueil de chorals (1869) ; mais il a publié une série de morceaux d'orgue d'auteurs différents, destinés à l'enseignement, et les œu- \ ns posthumes de Thiele.

Hauptmann, Moritz, l'un des plus remarquables théoriciens modernes, né à Dresde le 1'. oct 1792, m. à Leipzig le 3 janv. 1868- fils de l'inspecteur général des édifices publics, H., à Dresde, et destiné lui aussi d'abord à la carrière d'architecte, il n'en reçut pas moins de bonne heure une solide instruction musicale auprès de Scholz (violon), de Grosse (piano et harmonie) et de Murlacchi (composition). Comme son talent paraissait de plus en plus évident, son père lui permit de se vouer à la musique. En 1811, il se rendit à Gotha, chez Spohr, sous la direction duquel il étudia avec ardeur le violon et la composition ; l'année suivante déjà, il put entrer, comme violoniste, dans la chapelle de la cour à Dresde, fit à plusieurs reprises des tournées de concerts et accepta en 1815 la place de maître de musique dans la maison d'un prince russe, Repnin, qu'il suivit à S.iint-Pétersbourg, à Moscou, puis à Poltawa. Au boni de cinq ans qu'il employa à des études approfondies de théorie, il revint à Dresde, puis entra, sous la direction de son ancien maître Spohr, dans la chapelle de la cour à Gassel, en 1822. C'est de là que sa célébrité, comme théoricien et comme compositeur, s'étendit peu à peu, et qu'il fut appelé en 1842, sur la recommandation de Spohr et de Mendelssohn, comme successeur de Weinlig, au poste d'honneur de cantor de l'Ecole St-Thomas, à Leipzig. L'année suivante vint s'ajouter à ce poste celui de maître de théorie, au Conservatoire qui venait d'être fondé, t'n grand nombre de musiciens devenus célèbres lui doivenl leur éducation théorique. Les compositions de Hauptmann se distinguent par la justesse extraordinaire de leurs proportions, par la pureté de leur structure harmonique et mélodique el par l'adaptation parfaite au caractère vocal. Il faut noter tout d'abord des motets que n'ignore aucun chœur d'église allemand, puis deux Messes, des chœurs pour voix mixtes, des canons à trois voix pour soprani, enfin des duos el Boli de chant qui appartiennent pour La pluparl à la deuxième période de son activité créatrice (Gretchm vor dem Bilde der Mater dolorosa); dans ses jeunes années, il avàil écrit des sonates de violon (op. 5, 6, 23), des duos de violons, quatuors pour instruments ■' archet, etc., ainsi qu'un opéra : Mathilde (< lassel, 1836). Gependanl L'importance capitale de H. réside dans ses ouvrages théoriques. Il a présenté son système, sous une tonne philosophique parfaite, dans DieNatur der Harmonik und der Metrih (1853,' \!e éd. 1878); ses autres écrits ne «ont que des compléments ou des ap-

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