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HAUSE

plications du premier, ce sont : Erlâuterungen zu J.-S. Bachs Kunst der Fuge (Peters), Ueber die Beantwortung des Fugenthemas (dans les « Wiener Rezensionem » ) et d'autres essais, dans des revues spéciales. En 1868, 0. Paul a publié un travail posthume du même auteur : Die Lehre von der Harmonik, et le fils de H. un certain nombre d'articles, réunis sous le titre : Opuscula (1874). Une partie de la correspondance de H. a également paru : Briefe an Franz Hauser (publié par A. Schône; 1871, 2 vol.) et Briefe an Ludicig Spohr u. a. (publié par F. Hiller; 1876). La base du système théorique de Hauptmann réside tout entière dans l'opposition absolue des deux consonances majeure et mineure. Trois siècles auparavant déjà, Zarlino (1558) avait émis l'idée que la consonance mineure n'est autre chose que l'image renversée de la consonance majeure, et peutêtre même cette idée lui avait-elle été transmise par quelque théoricien antérieur; H. la reprit entièrement, mais recula devant les conséquences qui, seules, pouvaient la faire fructifier : la dénomination de l'accord mineur d'après la note la plus élevée (mi par ex., dans la, ut, mi). Aucun élève personnel de H. ne risqua non plus ce pas décisif, peut-être par un excès de piété pour la mémoire du maître, dont il n'aurait fait cependant que continuer et améliorer le système. Ce progrès ne fut fait dans la théorie que par A. von Oettingen (Harmoniesystem in dualer Entwickelung , 1866), dans la pratique par l'auteur de ce dictionnaire (v. Riemann 8.) qui inventa de toutes pièces un nouveau chiffrage et une nouvelle terminologie.

Hauptmanual (ail.), positif (v. ce mot).

Hauptner, Thuiskon, né à Rerlin en 1825, m. dans la même ville le 9 févr. 1889; élève de la classe de composition dej' Académie royale, fut ensuite un certain temps chef d'orchestre de théâtre, et écrivit alors beaucoup de vaudevilles, d'opérettes, de farces, etc. Il s'occupa de 1854 à 1858, à Paris, de l'étude de l'enseignement du chant, puis revint à Rerlin où il publia une Deutsche Gesangschide (1861); en 1863, H. fut nommé maître de chant à l'Ecole de musique de Râle et fut enfin, pendant nombre d'années, maître de chant et directeur de la « Singakademie », à Potsdam.

Hauschka, Vinzenz, né à Mies, en Rohème, le 21 janv. 1766, m. à Vienne en 1840, comme conseiller de l'administration des biens de la famille impériale et royale; fut un excellent violoncelliste et barytoniste, et fit à diverses reprises des tournées de concerts. Quelques-unes seulement de ses nombreuses compositions (pour violoncelle, baryton, etc.) ont été publiées: neuf sonates pour violoncelle avec basse et un cahier de canons pour chant, à trois voix.

Hause, Wenzel, professeur de contrebasse au Conservatoire de Prague, a publié à Dresde, en 1828, une excellente Méthode de contrebasse (parue aussi à Mayence en 1829, en français et en allemand) et, comme suite à cet ouvrage, une série de cahiers d'excellents exercices pour contrebasse.

HAUSEGGER — HAUTBOIS

Hausegger, Friedrich von, né à Vienne, le 26 avr. 1837 ; fit ses études de musique dans sa ville natale, chez Salzmann et Otto Dessoff, tout en travaillant le droit. Il était avocat de la cour et du tribunal, à Graz, lorsqu'il se présenta à l'Université de cette ville, comme privat-docent pour l'histoire et la théorie de la musique. Son ouvrage Musik als Ausdruck (Vienne, 1885) compte parmi les travaux les plus remarquables, dans le domaine de l'esthétique musicale. Il a écrit en outre : Richard Wagner und Schopenhauer ; Vont Jenseits des Kunstlers (1893), et collabore à divers périodiques musicaux.

Hauser, 1. Franz, né à Krasowitz, près de Prague, le 12 janv. 1794, m. à Fribourg en Br. le 14 août 1870; élève de Tomaczek, fut pendant de longues années un chanteur scénique (basse chantante) fort apprécié, à Prague (1817), Cassel, Dresde, Vienne (1828), Londres (1832, avec Mme Schrôder-Devrient, etc.), Berlin (1835) et Breslau (1836). En 1837, il renonça à la scène et s'établit, après un long voyage en Italie, comme maître de chant à Vienne; en 1846, il fut appelé à Munich comme directeur du conservatoire que l'on allait y fonder, dirigea celui-ci jusqu'en 1864, en y remplissant en même temps les fonctions de maître de chant et en formant de nombreux élèves. En 1865, lors de la transformation du Conservatoire de Munich (qui prit le nom d' « Ecole de musique de Munich »), H. fut pensionné, et se retira alors à Karlsruhe d'abord, puis à Fribourg en Br. où il vécut depuis 1867. H. a exposé ses expériences dans l'enseignement du chant, dans une excellente Gesanglehre fur Lehrende und Lernende (1866). Il fut un enthousiaste de J.-S. Bach et possédait une collection de ses œuvres d'une rare richesse, contenant beaucoup d'autographes; c'était, du reste, un homme d'une instruction peu commune et il était en corresdance avec un grand nombre d'hommes éminents (v. Hauptmann). — 2. Miska (Michel), né à Pressbourg en 1822, m. à Vienne le 8 déc. .887 ; élève de K. Kreutzer, de Mayseder et de Sechter, à Vienne, lit dès 1840 un grand nombre de lointaines tournées de concerts, comme viooniste, et parcourut non seulement tous les Days d'Europe, mais aussi les deux Amériques, 'Australie, la Turquie, etc. Il remporta de grands triomphes, grâce à sa brillante technique et à son talent de virtuose. Ses compositions n'ont pas de valeur ; les récits, sous forme de lettres, de ses grands voyages en Amérique, parus d'abord dans la « Ostdeutsche Post» (Vienne), furent rassemblés plus tard Dar lui en un volume : Wanderbuch eines œsterreicliischen Virtuosen (1858-1859 ; 2 vol.). Haussmann, 1. Valentin, nom de cinq musiciens en descendance directe, dont cependant aucun n'a fourni une carrière extraordinaire : 'aîné, né à Nuremberg, en 1484, était lié d'aminé avec Luther et Jean Walther (compositeur de chorals) ; son fils, organiste à Gerbstâdt, a composé des motets, des « canzonette » et des lanses (préludes, pavanes, etc.). Le fils de

celui-ci, organiste à Lôbejùn, était le père et le grand-père de deux autres H., que l'on croit avoir été les plus remarquables et dont l'un devint directeur de musique de la cour princière de Ccethen et fut momentanément organiste du dôme de Alsleben (1680), tandis que l'autre, Valentin-Bartholotyleus, né en 1678, fut organiste des cathédrales de Mersebourg et de Halle et mourut organiste et bourgmestre à Lauchstâdt. Les deux derniers doivent, d'après Gerber et Mattheson, avoir aussi écrit des traités théoriques. — 2. Rorert, excellent violoncelliste, né à Rottleberode, dans le Harz, le 13 août 1852; fut jusqu'en 1869, pendant qu'il était au gymnase de Brunswick, élève de Théodore Muller (violoncelliste de l'ancien quatuor Muller), puis travailla de 1869 à 1871 à l'Académie royale de Berlin, et enfin auprès de Piatti, à Londres. De 1872 à 1876, H. fut violoncelliste du Quatuor Hochberg, à Dresde ; il est depuis lors professeur à l'Académie royale de musique, à Berlin et, depuis 1879, membre du Quatuor Joachim.

Hausse, partie du talon de l'archet sur laquelle sont fixés les crins.

Haut, liaut-dessus, soprano élevé ; hautetaille, ténor élevé ; haute-contre, contralto.

Hautbois (ail., ital., angl., etc. : Oboe), autrement dit instr. à vent en bois « aigu », par opposition au basson, instr. à vent enbois « grave»; ce mot ayant passé du français dans toutes les autres langues (l'orthographe seule en étant changée), on en a conclu que l'instrument luimême était d'origine française. Sous sa forme actuelle, le h. date d'environ deux siècles, si l'on fait abstraction, cela va sans dire, des perfectionnements apportés à la mensuration et de l'augmentation du nombre des clefs. Après avoir eu deux clefs seulement, le h. en fut pourvu de quatre par Gerhard Hoffmann, bourgmestre de Rastenbourg, en 1727 pour la première fois ; aujourd'hui, divers systèmes existant concurremment, le h. a de neuf à quatorze clefs. Le h. est évidemment issu de l'antique chalumeau (v. ce mot, 1), de même que le basson est issu de la bombarde; tous ces instruments font partie de la même famille, celle des instr. à anche double. L'étendue du h. est actuellement (I) :

mais il est préférable de ne pas dépasser à l'orchestre les limites indiquées sous II, car le si\? grave manque à beaucoup d'instruments et les sons les plus aigus sont d'une émission difficile. V. aussi, au mot « basson », ce qui a été dit sur l'influence de l'anche dansl'émission. La sonorité du h. est un peu nasillarde, mais bien plus mordante que celle de la clarinette ; elle a dans le chant lié un caractère de naïveté, de pureté tel qu'on l'a adoptée généralement, dans la musique scénique ou descriptive, pour éveiller l'idée de virginité. La musique d'église préfère, de nos jours encore, le h. à la clarinette. Un dérivé du h., très répandu actuellement, ou, pour mieux dire, dont la vogue renaît de

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