‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 198 sur 542 · HAYDN · texte numérisé non relu

HAYDN

plus en plus, le b.-alto, est connu sous le nom de cor, anglais; son étendue est la suivante : ♦l c'est-à-dire une quinte au -deszq sous du hautbois. Le cor anglais est traité comme un instrument transpositeur et noté ^ (comme le cor en fa) à la quinte

aiguë de la sonorité réelle, par conséquent : £ Le corps de l'instrument est re- E plié sur lui-même, à cause de sa Longueur; aux xvne et xvme s., alors qu'il était très répandu sous le nom d'oboe da caccia,\e cor anglais avait la forme d'un croissant, comme le « cornetto » et était recouvert de cuir. — Une autre forme du h., le hautbois d'amour (oboe oVamore) est tout à fait tombé en désuétude; il était accordé une tierce mineure au-dessous du h. ordinaire, autrement dit en la majeur, mais se distinguait deïoboebassa (grand hautbois) uniquement par la forme sphérique de son pavillon, dont l'orifice étroit a pour résultat d'étouffer le son. Les facteurs d'instruments ont reconstitué le hautbois d'amour, en vue des exécutions d'œuvres anciennes. lSoboe piccola n'était autre chose que le h. ordinaire. Les virtuoses les plus connus, sur le h., passés ou présents, sont : Sallantin, Lebrun, J.-Ch. Fischer, Garnier, Barth, <;. Vogt, Sellner, Barret, Thurner, Lavigne, Gillet, Guidé, etc.; parmi les méthodes il convienl de citer celles deSeller, Barret, Garnier «éd. ail. par Wieprecht), puis les quarante-huit études (op. 31) de Ferling, les concertos de Rietz(op. 33), d'Ed. Stein (op. 10), de Klughardt (op. 18), etc. La plupart des hautboïstes cités plus haut ont du reste fourni leur contingent d'éludés, de morceaux divers, de concertos, etc. pour leur instrument.

Hautin, (Haultin), Pierre, le plus ancien fondeur de caractères musicaux en France, m. ;i Paris en 1580, à un âge avancé. Il frappa en l"»-2ô ses premiers poinçons (pour Attaignant) destinés à l'impression simple (cf. Oeglin).

Hawes, William, né à Londres en 1785, m. le 18 fé\ r. 1846 ; devint en 1814 maître de chœur à l'église St-Paul, en 1817 maître des enfants de chœur de « Chapel Royal », et plus tard directeur «le l'Opéra anglais du « Lyceum », où il monta les premières représentations, à Londres, de: Freischiïtz (1834), Cosi fan lutte (1828), Vampyr (1839). Il écrivit lui-même des opéras-comiques anglais et publia des glees, • 1rs madrigaux, ainsi qu'une nouvelle édition de The Triwmphs of Oriana, de Morley, etc.

Hawkins, John, né â Londres le 30 mars 1719, ni. 1«' '21 mai 1789 : il étudia le droit et devint avocat, mais, ayant acquis une situation indépendante à la suite d'un mariage riche, il s'adonna à des études sur l'histoire de la musique qu'il résuma en sa célèbre General history of the science and pracUce of music (1776; 5 vol., avec 58 portraits de musiciens). Cet ouvrage, fruit d'un travail de seize années, fut d'abord relégué au second plan par celui de Burney, bien que celui-ci se tut servi pour les volumes QàlVdi la General history of music » de

l'ouvrage de H. (le vol. I parut en même temps que l'ouvrage complet de H.); mais il fut réédité en 1875. H. n'était pas musicien, bien qu'on le compte parmi les fondateurs de la « Madrigal Society » (1741) ; aussi dut-il en réalité confier la partie vraiment musicale de son travail à des musiciens de profession : à Boyce, par exemple, le choix des nombreux morceaux de musique intercalés, à Cooke la transcription des anciennes notations, etc. Le mérite personnel de H. réside surtout dans la compilation consciencieuse et raisonnée de citations, qui donnent à son ouvrage la valeur d'une riche collection de matériaux pour l'histoire de la musique. En outre, il faut rappeler une monographie du même auteur sur Corelli (dans le « Universal Magazine of knowledge and pleasure », avr. 1777). En 1772, H. avait été anobli (Sir).

Haydn,l. Franz-Joseph, né à Rohrau s/Leitha, dans la nuit qui précède le 1er avr. 1732, m. à Vienne le 31 mai 1809; le deuxième des douze enfants d'un charron peu fortuné, qui était lui-même bon musicien, il montra de très bonne heure des dispositions extraordinaires pour la musique, et fut initié par un cousin, l'instituteur Frankh à Hainburg, homme très sévère, d'abord au chant, puis au jeu de divers instruments. En 1740, Reutter, maître de chapelle de l'église St-Etienne et compositeur de la cour, découvrit le jeune garçon, qui était alors doué d'une jolie voix de soprano, et il l'emmena avec lui à Vienne comme enfant de chœur à l'église St-Etienne ; c'est là que H. reçut, à côté de l'enseignement du chant, du piano et du violon, une bonne instruction primaire, mais, fait curieux, il n'eut aucune leçon de théorie musicale. Lhie ou deux fois seulement, Reutter le fit venir auprès de lui et lui expliqua plusieurs choses intéressantes. Mais le petit homme n'en composait pas moins déjà avec entrain et s'essayait à des devoirs difficiles. En 1745, son frère Michael (v. plus loin) vint aussi à Vienne comme enfant de chœur, et Joseph reçut la mission de lui enseigner les éléments de la musique ; Michael le remplaça complètement comme soprano-solo, et, comme sa voix commençait à muer, H. fut simplement renvoyé à la première occasion. Quelques leçons particulières procurèrent au jeune homme, à peine âgé de dix-huit ans, les moyens de se louer une petite mansarde, et il se remit avec un zèle toujours croissant à l'étude de la composition. Il remplit quelque temps, chez Porpora, le poste d'accompagnateur, y fut traité tout à fait comme un domestique, mais reçut quelques leçons de composition et fut mis, par Porpora, en relations avec Wagenseil, Gluck et Dittersdorf. C'est à cette époque que ses compositions, en premier lieu des sonates manus-j critespour piano, commencèrent à se répandre. La première idée de composer des quatuors pourinstr. à archet lui fut donnée par K.-J. dej Fùrnberg qui donnait de petites auditions musicales, dans son domaine de Weinzierl. H.[ écrivit son premier quatuor (simaj.) en 1750. Lel

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