‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 21 sur 542 · ARBUTHNOT · texte numérisé non relu

ARBUTHNOT

vains, inauguré en Perse, sous la domination arabe, contient, sans aucun doute, les anciens éléments arabes contre lesquels luttait déjà Alfarabi. La caractéristique de ce système est la division de l'octave en 17 parties (tiers de ton) ; si nous partons de Y ut, comme son 1, nous aurons — d'après le monocorde d'Abdolkadir — : 2 ré \>, 3 mi V?, 4 ré, 5 mi V, 6 fa t?, 7 mi, 8 fa, 9 sol t?, 10 la V?, 11 sol, 12 la t?, 13 si \>\>, 14 la, 15 si V, 16 ut ]?, 17 ré \?, 18 ut ; c.-à-d., en laissant de côté les différences absolument inappréciables et en remplaçant certaines notes par leurs enharmoniques : ut, ut $, ré, ré, ré jî, mi, mi, fa, fa £>, soLsol, sol§, la, la,

Sl V, si, ut, ut. Ce n'est point le hasard, sans doute, qui produit dans ce système une si grande abondance de tierces majeures, quasi parfaites : ut mi, ré fa $, mi sol $, fa la, sol si, la ut $,

si ? ré, si ré § (cf. Messel). Si nous considérons la base solide et pratique de ce système, nous admettrons sans peine que les douze tonalités principales (Makamat), établies par les théoriciens, ne sont que des théorèmes ; la musique pratique, en effet, ne construit pas des gammes, mais des mélodies Voici les gammes de ces 12 tonalités (en prenant comme base le schéma ci-dessus) : Uschak = ut, ré,mi,fa,sol, la, si (?, ut ; Newa = ut, ré, mi {?, fa, sol, la t?, si l?, ut; Buselik = ut, ré\?, mify, fa, sol J?, la \?,si\/, ut: Rast = ut, ré, mi^ fa, sol, la, si?, ut ; Irak — ut, ré, mi, fa, sol, sol §, la, si, ut; Iszfahan == ut, ré, 'mi, fa, soi, la ?, ut ; Zirefkend = ut, ré, mi?, fa, fa$, soljjf, la, s% ut ; Biisûrg rs=z ut, ré, mi, fa,fa§, sol, la, si^ut; Sengule = ut, ré, mi, fa, fa§, la, si V, ut ; Rehawi = ut, ré 1?, mi, fa, sol V,

la?, si1?, ut; Husseini^u^rét7, mx?-, fa, sol?, la, ?, si |7, ut( = Buselik); Hidschas = ut, ré |?, mi J7, sol |7, la \/, si ?, ut. — Au cours du xive s. déjà, les Perses apprirent à connaître le système occidental de sept sons principaux et cinq sons intermédiaires, système qui s'introduisit rSurtout dans la pratique, tandis que, jusqu'à nos jours même, les théoriciens conservèrent leur théorie du « messel » (v. ce mot).

L'instrument par excellence des A était, selon Alfarabi, le luth (v. ce mot). Les A. l'avaient, au dire d'écrivains arabes eux-mêmes, emprunté à la Perse, avant la période de l'islamisme ; les P., à leur tour, l'avaient sans doute adopté à l'époque de leur domination en Egypte (525 à 323 av. J.-C.), v. Egypte. Letom- 'jourah était un dérivé du luth, avec un manche plus long, une table de résonance plus perte et seulement trois cordes accordées à unisson. Les écrivains perses du xive s. parnt encore d'instr. à cordes analogues à la cilare de nos jours : le kanoun (dont l'origine emonle apparemment au canon, au monoorde grec), le tchenk et le nushet, ainsi que des str. à archet : le kemantsche et le rebab (rueb), que l'on considère généralement comme !S ancêtres de nos instr. à archet modernes.

Cependant, deux faits semblent contredire cette assertion : la construction primitive de ces instruments restée la même jusqu'à aujourd'hui (la table de résonance du kemantsche consiste en une peau de poisson tendue sur une moitié de noix de coco, celle du rebab, en une sorte de caisse quadrangulaire, se rétrécissant vers le haut), puis cette circonstance frappante que la fidula (Fiedel, viola, vielle), est déjà connue des écrivains occidentaux du ixe s., que les plus anciennes reproductions nous la montrent déjà sous une forme très développée, tandis que les Orientaux ne mentionnent aucun instr. de ce genre avant le xive s. — Les instr. à vent étaient de deux sortes principales : Ney (flûte à bec) et arganum (organum? sorte de cornemuse). Le nombre des noms d'instr. arabesperses, employés par les différents auteurs, est immense ; mais, comme il est facile de le prouver, plusieurs de ces noms désignent un seul et même instrument. Cf. Kiesewetter, Die Musik der A. und P., p. 90 et s.

Araja, Frangesco, compositeur d'opéras, italien, né à Naples en 1700, m. à Bologne vers 1770 ; fit représenter son premier ouvrage : Bérénice, à Florence (1730), acquit rapidement une grande renommée et accompagna, en 1735, une troupe d'opéra à St-Pétersbourg, où il écrivit, avec succès, un assez grand nombre d'opéras italiens et russes. L'un d'eux, Céphale et Procris (1755), est le premier opéra écrit sur un texte russe. A. revint en Italie en 1759, et le projet qu'il formait d'un nouveau voyage (170]) en Russie, échoua à la suite de l'assassinat de Pierre III. On connaît, du même auteur, un oratorio de Noël.

Aranda. 1. Matthieu de, musicien portugais, professeur de musique à l'université de Coïmbre (1544), écrivit un Tratads de canto llano y contrapuncto per Matheo de A., maestro de la capilla de la Se de Lixboa, etc. (1533). — 2. Del Sessa d'A., compositeur italien du xive s., cité par M. Prsetorius, qui semble en faire grand cas. Un volume de madrigaux à 4 voix, de sa composition, parut en 1571, chez Gardano, à Venise.

Arauxo (Araujo),FRANCisco-CoRRÊAde,moine espagnol, de l'ordre des Dominicains, m. le 13 janv. 1663, comme ôvêque de Ségovie. Il est l'auteur de Tientos y discursos musicos y facultad organica (1626), et Casos morales de la musica (manuscrit).

Arbeau, Thoinot, pseudonyme de Jean Tabourot, officiai à Langres, vers la fin du xvr3 s.: publia une Orchésographie, etc. (1589 et 1596), curiosité littéraire dans laquelle la danse, l'art de jouer de la ilûte, du tambour, etc. sont enseignés, sous la forme de dialogues, et au moyen d'une sorte de tablature. Cf. Chorégraphie.

Arbitrio (ital.), a suo a., c.-à-d. d'après son bon plaisir, syn. de ad libitum.

Arbuthnot, John, médecin anglais, attaché au service delà reine Anne (1709), m. le 27févr. 1735; prit ouvertement parti pour H;endel, lors des disputes qui s'élevèrent entre le maître el

ARC — AREXSKY

les membres de sa troupe d'opéra, et publia d'intéressants détails sur diverses personnalités, dans ses Mïscellaneous icorks.

Arc, abrév. pour arco, arcato.

Arcadelt, Jakob (s'écrit aussi : Jachet Arkadelt, Archadet, Éarcadelt, Ar cadet), compositeur néerlandais remarquable, né vers 1514, se rendit à Rome, où il devint maître de chant au parvisium de la chapelle pontificale (1539), puis chantre de cette chapelle (1540) et plus tard abbé Chamberlain (1544). A. suivit le duc de Guise, en 1555, à Paris, où nous le trouvons avec le titre de Musicus regius (1557). Parmi ses œuvres, conservées en assez grand nombre, nous citerons en premier lieu 6 livres de madrigaux à 5 voix (1538-1556), — un genre dans lequel A. excella tout particulièrement, — un volume de Messes de 3 à 7 voix (1557) : les maisons les plus réputées d'alors s'étaient chargées de l'édition de ses oeuvres : les Gardano, Scoto, à Venise, les Le Roy et Ballard, à Paris. En outre, les anthologies musicales contiennent un grand nombre de motets, de chansons, etc.

Arcadiens (Société arcadienne, Accademia degli Arcadi), association d'artistes (poètes et musiciens) fondée à Rome, en 1690. Les membres de l'association portent, chacun, le nom d'an berger grec.

Arcais, Frangesgo, marquis d', né à Gagliari le 15 déc. 1830, (Sardaigne), m. à Castel-Gandolfole 15 août 1890, près Rome; fut pendant de longues années chroniqueur musical de YOpint'one, écrivait fort bien, mais représentait malheureusement des tendances quelque peu arriérées : il avait en horreur, non seulement Wagner, mais tout ce qui dépassait les limites de l'opéra italien du bon vieux temps. Luimême s'essaya dans la composition, mais ses opéras n'eurent aucun succès. Il se fixa en dernier lieu à Rome, où il avait suivi YOpinione, dont le siège fut successivement à Turin, Florence et Rome.

Archadet, v. Arcadelt.

Archambeau, Jean-Miches, d', compositeur belgej né Le 3 mars 1823, à Hervé ; était, à l'âge de 15 ans déjà, maître de musique à l'école de sa ville natale, fut nommé plus tard organiste à lvtit-Rechain. A. a écrit des Messes, des litanies, des motels, des romances et des morceaux de salon.

Archer, Frederick, excellent organiste anglais, né à Oxford le 16 juin 1838; étudia la musique à Londres et à Leipzig, l'ut d'abord directeur de musique, puis, à partir de 1881. organiste à Brooklyn (New-York). Il a publié des écrits sur L'orgue, des compositions pour son Instrument, el rédigé, en outre, un journal de musique: The Key-Note.

Archet (ital. arco, ail. Bogen, angl. /iddlcstick), accessoire Lmportanl servant à mettre en vibration Les cordes <\rs instruments dits à cordes frottées. L'a- se compose d'une baguette en bois très dur (bois du Brésil, bois de Fernambouc) sur laquelle est tendue une mèche de crins de cheval; la tension (le celte dernière, ii\ée d'une part à la pointe, de l'autre au talon,

peut être réglée au moyen d'un bouton et d'une vis à pression déplaçant la hausse. Les indications a punto d'arco (avec la pointe) et « avec le talon » sollicitent : la première un jeu particulièrement léger, la seconde au contraire un jeu rude, fortement accentué. Les diverses manières de se servir de l'a. sont connues sous le nom de coups d'archet (v. ce mot).

Archi... et Arci..., employé comme préfixe, avec le nom des divers instruments anciens,, servait à désigner un modèle spécial de l'instrument, soit à cause de sa grandeur, soit à cause de son étendue : par ex. arcicembalo, l'instrument à six claviers, construit par Vincentino, au xvie s. (cet instrument avait une touche spéciale et une corde spéciale, pour chacun des sons des trois modes antiques — diatonique, chromatique, enharmonique — ) ; archiluth (arciliuto, Erzlaute); cf. Luth et Théorre ; arciviola di lira, syn. de lirone, accordo, lira da gamba, — la plus grande sorte de lyre (violes pourvues d'un grand nombre de cordes).

Archytas, homme d'Etat et philosophe grec (pythagoricien), de 400 à 365 env. av. J.-C, à Tarente ; remarquable mathématicien, le premier, sans doute, dont les divisions de tétracordes donnent pour la tierce le rapport 5 : 4 (qui nous a été transmis par Ptolémée). Il n'a été conservé que des fragments de ses œuvres.

Arco (ital.), archet; coWarco (abr. : c. arc.)+ arcato, c.-à-d. « avec l'archet», terme indiquant, après un passage en pizzicati, le moment où. l'instrumentiste doit de nouveau se servir de l'archet.

Arditi, 1. Michèle, marquis d', né à Persicca (Naples) le 29 sept. 1745, m. le 23 avr. 1838 ; savant archéologue et compositeur, directeur du Musée Bourbon (1807), inspecteur général desfouilles dans le royaume de Naples (1817): écrivit un opéra : Olimpiade, ainsi que nombre de cantates, d'airs et d'œuvres instrumentales- — 2. Luigi, né à Grescentino (Verceil) le 23: juil. 1822, élève du Conservatoire de Milan, violoniste ; fut chef d'orchestre à Verceil, Milan Turin, puis à la Havane, à New-York, Constantinople et, enfin, à Londres, où il dirigea pen dant plusieurs années l'opéra italien, et où i vécut dès lors, se vouant à l'enseignement et à la composition. A. s'est fait connaître principalement par une série de danses chantées, dontl Il bacio, entre autres, fit littéralement le tour dnj monde. Il écrivit aussi 3 opéras et quelquesœuvres de musique instrumentale (fantaisies pour piano, Scherzo pour deux vicions, etc.).

Arensky, Antoine, né à Novgorod le 30 juil 1861, fit preuve, dès son enfance, de disposi lions toutes spéciales pour la musique, et écrij \ il. à l'âge de neuf ans déjà, un quatuor instru mental; deux ans après, son père qui était mé decin à Novgorod, l'envoya à St-Pétersbourj où il suivit les cours d'un gymnase classique puis entra au Conservatoire ( Johansen, Rimskjl Korsakow). Après avoir obtenu, en 1882, l| médaille d'or, il se fit remarquer bientôt pî une symphonie et un concerto de piano, et fl

ARETINES — ARMINGAUD

nommé professeur de contrepoint au Conser- Èatoire de Moscou (1883). A citer en outre, parmi ses œuvres, deux opéras : Un songe sur le Volga et Raphaël, ei une certaine quantité de musique de chambre (trio avec piano, en ré min., etc.).

Arétines. Syllabes a. Nom donné parfois aux syllabes {ut, ré, mi, fa, sol, la) adoptées par Guy d'Arezzo pour la solmisation. Cf. Solmisation.

Argine, Gostantino dall', né à Parme le 12 mai 1842, m. à Milan le 1er mars 1877 ; était, en Italie, un compositeur de ballets estimé, et fit exécuter aussi plusieurs opéras.

Aribon (Aribo scholasticus) , vers 1078, écrivit un précieux ouvrage de théorie musicale, De musica, sorte de commentaire des œuvres de Guy d'Arezzo. Reproduit par Gerbert, Script. IL Aria (ital.), air, « lied », mélodie.

Arienzo, Nigola d', né à Naples le 24 déc. 1842, élève de V. Fioravanti, G. Moretti et Sav. Mercadante ; fit représenter à Naples, à l'âge de 19 ans, son premier opéra : La fidanzata del perucchiere, suivi, jusqu'en 1887, de huit autres, parmi lesquels La Figlia del Diavolo (1879), mal accueilli par la critique, qui le trouva trop réaliste et d'une originalité excessive. Il écrivit, en outre, plusieurs ouvertures et publia, en 1879, un ouvrage théorique : « L'introduction du système des tétracordes dans la musique moderne », dans lequel il défend le principe de l'accord mathématique des sons, contre celui de l'accord tempéré ; il cherche à établir à côté de nos deux modes, majeur et mineur, un troisième mode avec la seconde mineure. Cf. Mineur.

Ariette, c.-à-d. petit air (v. ce mot). Arion, chanteur de l'antiquité grecque, dont la légende se plut à agrémenter la vie de faits merveilleux ; vécut vers l'an 600 av. J.-G. Arioso (ital.), courte phrase mélodique surveant dans le cours ou à la fin d'un récitatif, /a. diffère de l'air, par le fait qu'il n'a point de tructure thématique : on pourrait dire que 'est l'ébauche d'un air, un moment lyrique de ourte durée.

Ariosti, Attilio, né à Bologne en 1660, comositeur d'opéras, autrefois fort en vogue, dé- >uta à Venise, en 1686, avec l'opéra Dafne; 'tait d'abord partisan déclaré de la manière de AiWi, mais imita plus tard celle d'Alessandro carlatti. En 1698, A. était maître de chapelle e la cour à Berlin ; il se rendit en 1716 à Lon- Ires et y remporta, avec Buononcini, de nomreux triomphes, jusqu'au jour où la gloire de aendel, alors dans tout son éclat, fit pâlir la ur. En 1728, A. publia, par souscription, un olume de cantates, afin d'améliorer quelque eu sa situation financière, puis il rentra à Bogne, sa ville natale.

Aristide Quintilien, musicographe grec duier i ne s. après J.-G.; son ouvrage : « De la muque », a été reproduit par Meibom (Antiquœ usicœ auctores septem, 1652).

Ariston, instrument de musique automatique,

à anches et à soufflet. Le mécanisme consiste en une série de petits leviers mis en mouvement par une feuille mobile de carton perforé, et permettant à l'air de faire vibrer au moment voulu une anche déterminée. Une manivelle sert généralement à faire tourner le carton perforé, en même temps qu'elle actionne le soufflet. Aristote, 1. philosophe grec, élève de Platon, vécut de 384 à 322 av. J.-G.; ses écrits ne contiennent que peu de chose sur la musique, mais les renseignements qu'ils donnent sont de la plus grande importance pour ce qui concerne l'essence même de la musique grecque. Il faut citer particulièrement le chapitre II des Problemata, écrit en forme de dialogue et ne traitant que de musique ; puis quelques chapitres de la Politique et un ou deux passages de la Poétique. — 2. Pseudonyme d'un auteur ayant écrit sur la musique proportionnelle, au xne ou xtii» s. ; serait, d'après divers indices, identique à l'auteur du traité faussement attribué à Bédé le Vénérable (vne s.) et publié parmi les œuvres de ce dernier.

Aristoxène, élève d'Aristote, le plus ancien et le plus important musicographe grec (si l'on fait abstraction des quelques aperçus de Platon et d'Aristote), né en 354 env. av. J.-G. Seuls, parmi ses œuvres, Les éléments harmoniques, nous sont parvenus en entier, tandis qu'il n'a été conservé que des fragments des Eléments rythmiques. Les deux œuvres ont été publiées en grec et en allemand, avec commentaire critique par M. Marquard (1868). M. Gh. Ruelle a donné, en 1871, une Etude sur Aristoxène, et une traduction des « Eléments harmoniques ».

Armbrust, Karl-F., excellent organiste-virtuose, né à Hambourg le 30 mars 1849, élève du Conservatoire de Stuttgart et particulièrement de Faisst, dont il épousa la fille, en 1874 ; succéda à son père, Georg A., en 1869 déjà, comme organiste de St-Pierre et directeur du « Bach-Verein », à Hambourg. Il est, en outre, professeur d'orgue et de piano au conservatoire de cette ville et critique musical.

Armbruster, Karl, chef d'orchestre et pianiste, né à Andernach-s /Rhin le 13 juil. 1846, élève de Hompesch, à Cologne, se fit connaître de bonne heure comme pianiste et se fixa à Londres en 1863. Admirateur enthousiaste de Wagner, il sut se créer rapidement une position très en vue, parmi les partisans du progrès musical. Il conduisit, en 1872, les représentations de Tristan à « Goventgarden », fut nommé chef d'orchestre du Théâtre Royal, puis de « Haymarket » (1881), et prit part, comme second chef, aux représentations wagnériennes organisées à Londres, en 1882 et 1884, sous la direction de Hans Richter. A. est actuellement chef d'orchestre au « Drury-Lane ».

Armer la clef, c.-à-d. placer entre la clef et l'indication de la mesure, les dièses ou les bémols que comporte l'armure (v. ce mot).

Armingaud, Jules, excellent violoniste, né à Bayonne le 3 mai 1820, s'était formé dans sa ville natale et voulut, en 1839, achever ses études musicales au Conservatoire de Paris, mais lut

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