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HEINEFETTER

HEINTZ

Glogau en 1878, et ?. Liegnitz en 1884. Il est maintenant maître au Conservatoire Stern, à Berlin (H. a écrit des oeuvres d'orchestre et de piano, de jolis lieder, etc.).

Heinefetter, Sabine, célèbre cantatrice scénique, née à Mayence le 19 août 1809, m. dans la maison de santé d'Illenau le 18 févr. 1872 : elle fut « découverte », alors qu'elle était petite harpiste d'une troupe ambulante, débuta en 1825 à Francfort s/M., puis chanta à Cassel sous la direction de Spohr. Plus tard elle étudia chez Tadolini, à Paris, ainsi qu'en Italie la méthode de chant italienne, et, après de brillantes représentations à Paris (Opéra italien), Berlin etc., fut engagée à Dresde en 1835; mais elle reprit déjà l'année suivante ses voyages. En 1842, H. se retira de la scène et épousa en 1853 un M. Marquet, à Marseille. Ce ne fut que peu de temps avant sa mort que se déclara sa maladie mentale. Sa sœur Klara (de son nom de femme: Stôkel), née le 17 févr. 1816, elle aussi cantatrice excellente, mourut également dans une maison de santé (à Vienne, le 23 févr. 1857.) — Une troisième sœur, Kathinka, née en 1820, m. le 20 déc. 1858, se produisit aussi comme cantatrice, à Paris et à Bruxelles, avec succès.

Heinemeyer, Ernest- Wilhelm, né à Hanovre le 25 févr. 1827, m. à Vienne le 12 févr. 1869; fils du flûtiste Christian H. très avantageusement connu (né à Celle en 1796, m. à Hanovre, comme musicien de la chambre royale, le 6 déc. 1872), fut engagé comme flûtiste en 1845, à côté de son père, dans la chapelle de la cour, puis en 1847 comme premier flûtiste de la chapelle impériale à St-Pétersbourg. En 1859, H. fit valoir ses droits à la retraite et retourna vivre à Hanovre; mais la haine qu'il avait contre la Prusse lui fit élire domicile, après 1886, à Vienne. H. a écrit des concertos, des soli, etc. pour flûte, qui sont fort estimés des instrumentistes.

Heinichen, Johann-David, né à Krôssuln, près de Weissenfels, le 17 avr. 1683, m. à Dresde le 16 juil. 1729; fit son éducation musicale, en même temps que son instruction secondaire, à l'école St-Thomas, à Leipzig, sous la direction de Schelle et de Kuhnau, mais il étudia aussi le droit et remplit quelque temps, à "Weissenfels, les fonctions d'avocat. H. abandonna bientôt son étude pour rentrer à Leipzig, débuta en cette ville comme compositeur d'opéras et publia une méthode de basse chiffrée (Neu erfundene und grilndliche Anweisung, etc., 1711; 2e éd. sous le titre Der Generalbass in der Komposition, oder Neu erfundene, etc. 1728). L'ouvrage fit parler de lui, et un conseiller de Zeitz, Buchta, s'offrit à prendre gratuitement H. avec lui en Italie, afin qu'il put y étudier encore le genre scénique. Il vécut en Italie, de 1713 à 1718, séjournant surtout à Venise où il fit jouer plusieurs opéras (il avait été, entre temps, engagé à la cour de Cœthen, et avait voyagé avec le prince en Italie). Il accepta, en 1718, un engagement comme maître de chapelle de la cour d'Auguste-le-Fort, de Saxe et Polo-

gne, et vécut depuis lors et jusqu'à sa mort, à Dresde. Cependant, il n'eut à diriger l'Opéra que pendant peu de temps, car il se brouilla en 1720 avec Senesino, et le roi dut dissoudre la troupe, en sorte qu'il ne resta à H. que les fonctions de directeur de musique d'église. Ce ne fut qu'en 1734 que l'Opéra se rouvrit (v. Hasse, 2). H. était un excellent contrapontiste. La collection royale de musique, à Dresde, renferme de lui 7 Messes, 2 Requiem, 6 sérénades, 57 cantates, 11 concertos et 3 opéras.

Heinrich, Joh.-Georg, né à Steinsdorf, près Hainau (Silésie), le 15 déc. 1807, m. à Sorau le 20 janv. 1882, fut organiste à Schwiebus et à Sorau, et devint directeur royal de musique en 1876. Il a écrit une Orgellehre (1861) et Der Orgerlbau-Revisor.

Heinrichs, 1. Johann-Christian, né à Hambourg en 1760, vécut de nombreuses années à St-Pétersbourg, où il publia : Entstehung, Fortgang und jetzige Beschaffenheit der russischen Jagdmusik (1796). — 2. Anton-Philipp, (Père H.), né à Schônbùchel, en Bohême, le 11 mai 1781, m. à New-York le 3 mai 1861, a composé de nombreuses œuvres instrumentales, qui ont en partie paru à Londres et à Boston.

Heinroth, Joh.-August-Gunther, né à Nordhausen le 19 juin 1780 (son père était organiste), succéda en 1818 à Forkel, comme directeur de musique de l'Université de Gœttingue et mourut en cette ville le 2 juin 1846. H. s'efforça de supplanter la musique chiffrée, telle qu'elle avait été adoptée dans les écoles populaires, par une véritable notation simplifiée ; cet essai lui réussit complètement, à Hanovre. En outre, il a rendu des services, pour la réforme du chant d'église israëlite (avec Jacobson). H. donna de la vie au mouvement musical de Gœttingue, par la fondation de Concerts académiques. Comme compositeur, il n'a produit que peu de chose (169 mélodies de chorals arrangées à quatre voix [1829], 6 lieder à trois voix, et 6 chœurs à quatre voix d'hommes. Ses écrits sont : Gesangunterrichlsmethode fur hôhere und niedere Schulen (1821-1823; 3 parties); Volksnoten oder vereinf'achte Tonschrift, etc. (1828) ; Kurze Anleitung das Klavierspiel zu lehren (1828); Musikalisches Hilfsbuch fur Prediger, Kantoren und Organisten (1833) ; ainsi que des articles dans la « Caecilia » de G. Weber, le « Universallexikon » de Schilling, etc.

Heintz, Albert, né à Eberswalde le 21 mars 1822, connu par ses études sur le développement des motifs dans les drames de Wagner et par des paraphrases à deux et à quatre mains sur des thèmes de Wagner. Ses études ont été réunies en volumes sous les titres suivants : Wegweiser durch die Motivenwelt der Musik zu R. Wagner' s Buhnenf estspiel, Der Ring des Niebelungen; R. Wagner' s Biihnenweihf estspiel, Parsif'at, etc. H. est organiste de l'église St-Pierre, à Berlin, et professeur au Conservatoire Klindworth-Scharwenka. 11 est un des collaborateurs assidus de « l'Allg. Musikzeituno- » de Lessmann.

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