HEINZE — HELLER
Heinze, 1. Gubtàv-Adolf, né à Leipzig le 1er oct 1820 (son père était clarinettiste à l'orchestre du Gewandhaus), fut engagé déjà en 1835 dans cet orchestre (clarinette), et fit de grandes tournées de concerts, comme virtuose. Il accepta en L844 le poste de second chef d'orchestre au théâtre municipal de Breslau, et y fit représenter ses opéras: Lorelei (1846), et Die Ruinen von Tharandt (1847), dont sa femme
I h muette H.-Berg (née à Dresde en 1812, m. à Nuiderberg, près Amsterdam, en juil. 1892), avait écrit les poèmes. Il répondit, en 1850, à un engagement comme chef d'orchestre de l'Opéra allemand, à Amsterdam, et prit dans celte ville, en 1853, la direction de « l'Euterpe », en 1857 celle des « Vincentius-Concerte », et en 1868, celle de la société de chant religieux « Excelsior». Parmi ses compositions qui jouissent d'une certaine notoriété, il faut encore citer des oratorios: Auferstehung, Sankta Cœcilia,Der Feenschleier, Vincentius von Paula; trois Messes, trois ouvertures, de nombreuses cantates, des hymnes, des lieder et des chœurs pour voix d'hommes. -— 2. Sarah, née Magnus, née à Stockolm en 1839, excellente pianiste, élève de Kullak, Al. Dreyschock et Liszt, vécut à Dresde, plus tard à Hambourg, et séjourne, depuis 1890, de nouveau à Dresde.
Heise, Peter-Arnold, né à Copenhague le
I I févr. 1830, m. dans la même ville le 16 sept. 1879; fut de 185-2 à 1853 élève du Conservatoire de Leipzig, de 1858 à 1865 maître de musique à Soroe, puis vécut de nouveau à Copenhague. H. était un compositeur vocal remarquable; il a écrit surtout des lieder, puis une ballade : La Belle au bois dormant, et fit représenter avec succès deux opéras : La fille du pacha 1 1869), et Roi et maréchal (1878).
Heiser, Wilhelm, compositeur populaire de lieder, né à Berlin le 15 avr. 1816, était d'abord chanteur scénique, puis vécut à Stralsund, à Berlin, et à Rostoek, remplit de 1853 à 1866 les fonctions de maître de musique au régiment de fusiliers de la garde, et s'est depuis lors de nouveau entièrement consacré à l'enseignement du chant.
Hélicon, 1. L'une des montagnes de Béoiie, consacrée aux Muscs (d'où le terme de « Muses de l'Hélicon »). — ->. Chez les Grecs, instr. à cordes quadrangulaire, tendu de neuf cordes, mais (pu cependant, comme le monocorde, ne servait qu'aux démonstrations accoustiques et n'était pas employé dans la musique pratique. — 3. Nouvel instrument de cuivre, introduit spécialement dans la musique militaire, de très grandes dimensions (tuba-contrebasse). Son tuyau, de perce très large, revêt une forme circulaire qui permet de porter l'instrument autour du corps, reposai sur une épaule. Il est accordé en /". //" ?, ut et si !?.
Heller, Stephen, né à Budapest le 13 mai 1818; nmrt ;'. Paris Le LSjanv. L888 (selon d'autres, Qéle 15 mai 1814, m. le 15janv. 1888; les nombreux 1-'! de la première version sont en effet suspects!); donna de bonne heure des preuves de capacités musicales extraordinai-
res, en sorte que son père l'amena en 1824 à Vienne, auprès de Anton Halm qui était fort apprécié comme maître de piano. En 1827, le jeune H. était assez avancé pour pouvoir plusieurs fois donner des concerts, comme pianiste, à Vienne. Deux ans plus tard, il entreprit avec son père une grande tournée de concerts à travers l'Allemagne et jusqu'à Hambourg ; mais il tomba malade au retour, à la fin de 1830, à Augsbourg. Il fut du reste si bien accueilli dans cette ville, par quelques familles amies des arts, qu'il prolongea son séjour au-delà de toute attente; il ne quitta Augsbourg qu'en 1848, dans la force de l'âge, et après avoir beaucoup travaillé à son perfectionnement. A partir de cette époque, H. vécut à Paris où il entra bientôt en relations amicales avec les grands pianistes de l'époque (Chopin, Liszt), avec Berlioz, etc. ; il acquit aussi rapidement une grande réputation soit comme soliste, soit comme professeur. Ses compositions, par contre, ne réussirent que lentement à se faire jour, bien que Schumann, alors que H. était encore à Augsbourg, eût déjà pris fait et cause pour elles, dans sa « Neue Zeitschrift fur Musik ». Les œuvres de Heller (plus de 150 op., toutes sans exception pour le piano) prennent, dans la littérature moderne du piano, une place à part et très importante. Sauf quelques compositions faciles et instructives, ou d'autres, musique de salon écrite sur commande dans les premiers temps du séjour de H. à Paris, cette centaine de morceaux détachés sont autant de poèmes empreints de pure et sincère poésie. H. ne saurait atteindre ni l'intensité d'expression passionnée, ni l'audace de facture d'un Schumann, mais, par contre, il s'élève au-dessus de Mendelssohn par la distinction, l'originalité et la caractéristique des idées; il diffère, en outre, de Chopin par une plus grande clarté harmonique et une plus grande netteté de structure rythmique. Sa qualité propre est le naturel, plein de fraîcheur et de santé; comme un poète véritable, il s'enivre de la senteur des bois et de la solitude des champs. Le supplément à la « Biographie universelle », de Fétis, donne un catalogue presque complet des œuvres de H. ; la plupart de ces compositions n'ont que quelques pages (parfois une ou deux seulement), et portent des titres caractéristiques tels que : Dans la forêt (op. 86, 128 et 136), Nuits blanches (op. 82), Promenades d'un solitaire (op. 78 et 89, [en ail. Spaziergànge eines Einsamen] et op. 80 [en ail. Wanderstunden], Voyage autour de ma chambre (op. 140), Esquisses d'un solitaire (op. 152), etc.; en outre, plusieurs tarentelles (op. 53, 61, 85. 137), d'excellentes étu-| des (surtout les op. 125, 47, 46, 45, 90, 16 [rangées ici par ordre .de difficulté progressive]), des préludes (op. 81, 119 et 150), quatre sona-l tes pour piano, trois sonatines, des scherzos,] caprices, ballades, romances sans paroles, variations, valses, tyroliennes, mazurkas, e H. Barbedette a écrit une esquisse biographique de Heller (1876); cf. aussi l'art, de L. Hartmann, dans les « Monatshefte» (1859) de Wes-
HELLMESBERGER