‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 202 sur 542 · HELMHOLTZ · texte numérisé non relu

HELMHOLTZ

termann (et dans ses Bilder und Bûsten). Hellmesberger, 1. Georg (père), excellent professeur de violon, né à Vienne le 24 avr. 1800, m. à Nenwaldegg, près Vienne, le 16 août 1873 ; fit sa première éducation musicale comme soprano à la Chapelle de la cour impériale, puis entra, en 1820, au « Conservatoire des amis de la musique » (Boehm). En 1821, il y était nommé maître suppléant, puis en 1825 titulaire de la classe de violon ; enfin, en 1833, il reçut le titre de « professeur » (il a été le maître de H. Ernst, M. Hauser, J. Joachim, L. Auer, et de ses fils Georg et Joseph). H. fut nommé, en 1829, chef d'orchestre de l'Opéra de la cour ; il devint, en 1830, membre à la chapelle de la cour et fut pensionné en 1867. Il a publié un quatuor pour instr. à archet, deux concertos pour violon, et quelques variations et morceaux de concert pour violon (avec piano, quatuor ou orchestre). — 2. Georg (fils), né à Vienne le 27 janvier 1830, m. comme concertmeister à Hanovre le 12 nov. 1852; il a donné deux opéras: Die Biirgschaft et Die beiden Koniginnen, à Hanovre, et laissé de nombreux manuscrits. — 3. Joseph (père), frère du précédent, né à Vienne le 3 nov. 1829, m. à Vienne le 24 oct. 1893; fut nommé, en 1851, directeur artistique de la « Société des amis de la musique », c'est-à-dire chef d'orchestre des concerts et directeur du Conservatoire entretenu par cette société, mais, lorsqu'en 1859 ces fonctions furent séparées, H. conserva seulement la direction du Conservatoire, tandis que Herbeck prit celle des concerts. H. remplissait, en outre, depuis 1851, les fonctions de professeur de violon au Conservatoire (jusqu'en 1877). En 1860, il fut encore appelé au poste de concertmeister de l'orchestre de l'Opéra de la Cour, puis devint, en 1863, violon-solo de la Chapelle de la cour (pour les exécutions de musique d'église), et finalement, en 1877, maître de chapelle de la cour. Le quatuor qui portait son nom et qu'il conduisait depuis 1849, jouissait d'un excellent renom. H. était membre du jury pour les instruments de musique, à l'Exposition de Paris, en 1855. Il avait fait valoir ses droits à la retraite, peu de temps seulement avant sa mort. — 4. Joseph, fils du précédent, né à Vienne le 9 avr. 1855 ; membre, depuis 1870, du quatuor de son père (2e violon), fut nommé, en 1878, violon-solo de la chapelle de la cour et de celle de l'Opéra, ainsi que professeur de violon au Conservatoire. Il devint plus tard chef d'orchestre pour l'opéra-comique, passa au « Karltheater », puis, en 1884, fut nommé directeur de la musique de ballet et premier concertmeister de l'Opéra de la cour, et enfin, en 1886, chef d'orchestre à l'Opéra de la cour. On a exécuté de lui, de 1880 à 1890, à Vienne, Munich et Hambourg, six opérettes {{Kapitdn Ahlstrom, Der Graf von Gleicïten, Der schone Kurfïirst, Rikiki, Das Orakel et Der bleiche Gast), ainsi qu'un ballet: Fata Morc/ana. — 5. Ferdinand, frère du précédent, né à Vienne le 24 janv. 1863; nommé en 1879 violoncelliste à la chapelle de la cour, a fait partie, depuis 1883, du quatuor de son père.

Il est, depuis 1885, professeur au Conservatoire, et, depuis 1886, violoncelle-solo à l'Opéra de la cour. — Une fille de Georg H. junior, Rosa, a débuté en 1883, comme cantatrice, à l'Opéra de la cour, à Vienne.

Hellwig, K.-Fi-.-Ludwig, né à Kunersdorf, près Wriezen, le 23 juil. 1773, m. à Berlin le 24 nov. 1838; élève de Gûrrlich, G. -A. Schneider et Zelter, à Berlin, devint en 1793 membre, et en 1803 second directeur de la « Singakademie », organiste du dôme, et maître de chant dans plusieurs écoles municipales. Il a composé des opéras : Die Bergknappen et Don Sylvio, des chœurs pour voix d'hommes (pour la « Liedertafel », fondée en 1809 par Zelter), de la musique d'église, etc,

Helm, Theodor, né à Vienne le 9 avr. 1843, fils d'un professeur de médecine, étudia le droit et entra d'abord au service de l'Etat, mais se voua en 1867 à la critique musicale, et a collaboré dès lors à divers journaux musicaux (Tonhalle 1868, Musikalisches Wochenblatt depuis 1870). Il est, depuis 1876, rédacteur du Musik-, Theater- und Litteraturj ournal, critique musical du Wiener Fremdenblatt (1867), du Pester Lloyd (depuis 1868), de la Deutsche Zeitung (depuis 1885), et, depuis 1874, maître d'histoire de la musique et d'esthétique à l'Ecole de musique Horak. H. est l'un des meilleurs critiques de Vienne. Parmi ses travaux, il faut noter surtout : Beethoven s Streichquartette, Versuch einer technischen Analyse im Zusammenhang mit ihrem geistigen Gehalt (1885; a paru auparavant [1873] dans le « Musikal. Wochenblatt »).

Helmholtz, Hermann-Ludwig-Ferdinand, né à Potsdam le 31 août 1821, m. à Charlottenbourg, près Berlin, le 8 sept. 1894: étudia la médecine, à Berlin, puis devint successivement assistant à la Charité (1842), médecin militaire à Potsdam (1843), maître d'anatomie à l'Ecole des beaux-arts et assistant au musée anatomique (1848,), professeur de physiologie à Koenigsberg (1849), professeur d'anatomie et de physiologie à Bonn (1855), professeur de physiologie àHeidelberg (1858), et finalement professeur de physique à Berlin (1871). Quelques années avant sa mort, couvert de gloire et d'honneurs, il s'était retiré à Charlottenbourg où il continuait à se livrer à ses recherches favorites. Ce savant de premier ordre, auquel les sciences physiques sont redevables de tant de travaux ingénieux et fouillés ( Ueber die Erhaltung der Kraft, 1847; Beschreibung eines Augenspiegels, 1851; Handbuch der physiotogischen Optïk, 1859-1866, etc.), a ouvert, des voies toutes nouvelles dans le domaine de l'acoustique et de la physiologie de l'ouïe; ses recherches, aussi minutieuses que vastes, l'ont amené à tenter, le premier, la démonstration absolument scientifique des lois musicales. La théorie musicale entra dès lors dans une ère nouvelle : le système de simple dialectique, introduit par Hauptmann (1853), fut remplacé par un système strictement scientifique, présenté et en grande partie développé déjà par H., dans son

HEMIOLIA — HENNES

ouxT&geiLeJirevon den Tonempfindwngen als physiologische Grwndlage der Musik (18G3, 4e éd. 1877; éd. française par Guéroult, sous le titre: Théorie physiologique de la musique, fondée sur l'étude des sensations auditives, 1868; épuisé). Le Bystème de Rameau (1722) était déjà basé sur L'expérience que la consonance majeur»- s'explique par le fait que chaque son, produit par la voix ou par un instrument quelconque, se compose d'une série de sons partiels simples: H. tira les conséquences de cette observation et la précisa, en ce sens que la parenté des sons repose uniquement sur l'existence de ces sons partiels et que tel assemblage de sons successifs ou simultanés n'est normal, compréhensible, que par suite de l'identité partielle de ces sons. H. emploie une grande partie de son ouvrage à consigner le résultat de ses recherches sur les différents timbres des instruments de musique et sur les troubles qui surviennent dans la résonnance simultanée des sons (sons résultants, battements); l'étude générale du système musical de l'antiquité, de celui des Arabes, etc., l'examen des indications qui nous sont parvenues sur les rapports des sons dans les différentes échelles, et l'essai d'une justification scientifique des lois qui régissent la marche des voix d'un ensemble musical sont autant de sujets du plus haut intérêt, traités dans ce même ouvrage. Toutefois, quels que soient ses mérites et son énorme valeur historique, la Théorie physiologique, etc., n'est point un code infaillible de la science musicale. A. von Oettingen {Harmoniesystem in dualer Entwickhmg, 1866), et H.Lotze {Geschichte der Aesthelih in Deutsddand, 1868) ont reconnu d'une façon très nette les défauts du système de H.; la consonance mineure n'y trouve, en effet, de même que la dissonance, qu'une explication négative. Oettingen a recours au système de Hauptmann (opposition du majeur et du mineur), pour expliquer la consonance mioeure, mais il lui donne une base scientifique; quanl à la dissonance, il en trouve l'explication dans la dualité d'interprétation harmonique des sons. I/auteur de ce dictionnaire, H. Riemann, s'est associé, dans ses écrits théoriques, à ces critiques du système de H. et a créé une méthode (renseignement de l'harmonie, entièremenl nouvelle.

Hemiolia ou hemiola (proportio hemiolia), nom que l'on donnait, dans la musique proportionnelle, aux groupes plus ou moins longs de notes noires, intercalés danslanotation à signes évidéa (notes Manches) telle qu'elle était répandue partout depuis Le xvp s. (cf. proportionnelle si color). La note noire vaut les deux tiers de La QOte Manche de même l'orme,

d'où soi m .le h. (,|„ grec jÎmm'x*oç = 2:3;

\&Lsesquialter)\ dans certains cas spéciaux, elle pouvait aussi valoir Les trois quarts de la note blanche. Lorsqu'il va mesure parfaite (mensura }>erfecta), l'h. donne Lieu à des syncopes ;

• \.. dans la prolatio major Q :

Lorsqu'il y a mesure imparfaite (mensura imperfecta), il en résulte des triolets; ex., dans la prolatio minor Q :

i i. i . = (<tJ)Ff

Le cas suivant nous fournit un exemple de notes noires valant les trois quarts de la note blanche. O :

Hemitonium, nom grec du demi-ton (lat. semitonium).

Henkel, 1. Mighael, né à Fulda le 18 juin 1780, m. le 4 mars 1851, comme cantor de la ville, musicien de la cour épiscopale et maître de musique au gymnase; il a composé de la musique d'église, des morceaux pour orgue et pour piano, et. publié plusieurs livres de chorals et de chants d'écoles, etc. Ses deux fils : — 2. Georg-Andreas, né à Fulda le 4 févr. 1805, m. dans la même ville le 5 avr. 1871, comme maître de musique au séminaire et Dr phil. ; il a, de même, composé beaucoup de musique d'église, des ouvertures, des marches, etc. — 3. Heinrich, né à Fulda le 16 févr. 1822, élève de Antoine' André et de Ferd. Kessler pour la théorie, etc., excellent pianiste, vit depuis 1849 comme maître de musique à Francfort s/M. Il fut l'un des fondateurs de « l'Ecole francfortoise de musique » (et alterna avec d'autres professeurs pour la direction). H. a publié, outre des morceaux de piano (surtout pour l'enseignement) et des lieder, une méthode élémentaire de piano, une Vorschule des Klavierspiels (études techniques), et des morceaux instructifs pour un ou plusieurs violons. On a aussi de lui une biographie d'Aloys Schmitt, une nouvelle édition abrégée du Lehrbuch der Tonsetzkunst de A. André (1875), et des Mitteilungen aus der mus. Vergangenheit Fuldas. En 1883, H. reçut le titre de directeur royal de musique. Son fils Karl, élève de l'Académie royale de Berlin, vit à Londres, où il est très estimé comme maître de violon (exercices pour le violon).

Hennen, trois frères : 1. Arnold, pianiste, né à Heerlen (Limbourg) en 1820, élève du Conservatoire de Liège, vécut longtemps à Londres, et habite maintenant Anvers. — 2. Frederik, violoniste, né à Heerlen, le 25 janv. 1830, élève de Prume, à Liège; occupa de 1850 à 1871, à Londres, différents postes de violonsolo. Il vit actuellement dans sa ville natale (a composé des morceaux pour violon). — 3. Mathias, pianiste, a aussi fait ses études à Liège. Il est, depuis 1860, maître au Conservatoire d'Anvers (a composé des trios, qua/uors, etc.). Un fils de Frederik H., Charles, né à Londres le 3 déc. 1861, est également violoniste et vit à Anvers.

Hennés, Aloys, né à Aix-la-Chapelle le 8 sept. 1827, m. à Berlin le 8 juin 1889; fut employé de poste, de 1844 à 1852, suivit ensuite

HENNIG — HENTSGHEL

quelque temps, à l'Ecole rhénane de musique, à Cologne, les leçons de Hiller et de Reinecke, et vécut depuis lors, comme maître de piano, à Kreuznach, Alzey, Mayence, Wiesbaden, et depuis 1872 à Berlin où il devint, en 1881, maître au Conservatoire X. Scharwenka. H. s'est fait connaître par ses Klavierunterrichtsbriefe, un ouvrage dans lequel il se révèle aussi compositeur habile de morceaux pour l'enseignement. — Sa fille, Thérèse H., née le 21 déc. 1861, s'est produite déjà de bonne heure et pendant longtemps comme enfant prodige, fut depuis 1873 élève de Kullak, et se présenta avec succès à Londres, en 1877 et 1878.

Hennig, 1. Karl, né à Berlin le 23 avr. 1819, m. dans la même ville le 18 avr. 1873, était organiste de l'église Ste-Sophie. 11 a composé des cantates (Die Sternennacht), des psaumes, des lieder, beaucoup de quatuors pour voix d'hommes (Froschkantate), etc. Il reçut, en 1863, le titre de « directeur royal de musique ». — 2. Karl-Rafael, fils du précédent, né le 4 janv. 1845, étudia le droit, mais se tourna ensuite vers la musique (élève de Richter, à Leipzig, et de Kiel, à Berlin). En 1868, il accepta une place de maître à l'Institut de musique Wandelt, à Berlin; il fut, de 1869 à 1875, organiste de l'église St-Paul, à Posen, et y fonda, en 1873, le « Hennigscher Gesangverein » qui a pris un heureux développement. De 1877 à 1890, H. fut maître de musique au séminaire d'institutrices, prit en 1888 la direction de la société de chant des instituteurs, et fonda en 1890 un orchestre philharmonique. Il reçut, en 1883, le titre de directeur royal de musique, et, en 1892, celui de professeur. H.t a écrit : Methodik des Schulgesangunterrichts; une analyse détaillée de la 9e symphonie et de la « Missa solemnis » de Beethoven; Deutsche Gesangschule ; Die Gesangsregister auf %>]iysiologischer Grund-. lage, et a composé une cantate (psaume cxxx), une sonate de piano, des lieder, ainsi que des chœurs pour voix d'hommes et pour voix de femmes.

Hennius, v. Haym.

Henrion, Paul, né à Paris le 20 juil. 1819, compositeur français de romances populaires, a publié plus d'un millier de romances et de chansonnettes. Ses opérettes : Une rencontre dans le Danube (1854), Une envie de clarinette (1871), et La chanteuse par amour (1877) n'ont eu qu'un maigre succès. A. Pougin appelle Franz Abt le H. des Allemands.

Henschel, Georg, né à Breslau le 18 févr. 1850, excellent chanteur de concert (baryton) et compositeur de goût; élève de Goetze (chant) fct de Richter (théorie), au Conservatoire de Leipzig (1867-70), continua ses études chez A. Schulze (chant) et Kiel (composition), à Berlin. Il ftt, de 1881 à 1884, directeur des Concerts symriioniques de Boston, et s'établit en 1865 à Londres, où il dirigea d'abord les « London Symph<my Concerts » (jusqu'en 1886). De 1886 à 1888, l fut maître de chant au « Royal Collège of Misic ». Parmi ses compositions, nous signaleront : une suite canonique pour orches-

tre à cordes; une Sérénade tzigane pour orchestre; le psaume cxxx pour choeur, soli et orchestre; une quantité de lieder (du « Trompette de Sâckingen », etc.); des chœurs, etc. — Sa femme, Lilian, née dans l'Etat d'Ohio (Amérique) en janv. 1860, élève de son oncle, Charles Hayden, de Mme Viardot et enfin de G. Henschel. Elle épousa ce dernier en 1881 et l'accompagne depuis lors dans ses tournées de concerts, où elle a su se créer la réputation d'une excellente cantatrice de lieder (soprano).

Hensel, Fanny-Cœcilia, née à Hambourg, le 14 nov. 1805, sœur de Félix Mendelssohn, m. le 14 mai 1847, avait épousé en 1829 le peintre H. C'était une excellente pianiste et un compositeur non sans talent (romances sans paroles, lieder [cinq nos d'op.], un trio); elle vivait dans une communion incessante de pensée avec son frère, aussi sa mort subite ébranla-t-elle la santé de celui-ci au point qu'il suivit, à peine six mois après, sa sœur dans la tombe.

Henselt, Adolf (von), né à Schwabach (Bavière) le 12 mai 1814, m à Warmbrunn, en Silésie, le 10 oct. 1889 ; pianiste éminent, fit sa première éducation musicale à Munich, auprès de Mme v. Fladt, étudia ensuite, avec une bourse du roi, un certain temps (1831) sous la direction de Hummel, à Weimar, et deux ans sous celle de Sechter (théorie),, à Vienne où il resta encore les années suivantes. Gardant une certaine indépendance vis-à-vis de ses maîtres, H. se créa un jeu personnel, analogue à celui de Liszt, mais basé davantage sur un legato rigoureux; il attribuait surtout une grande importance à la faculté d'extension de la main et inventait pour son propre usage les exercices d'extension les plus raffinés. Il entreprit sa première tournée de concerts en 1836, à Berlin, se maria en 1837 à Breslau et se fixa définitivement, l'année suivante, à St-Pétersbourg où il avait remporté des succès si éclatants qu'il avait été nommé virtuose de la chambre de l'impératrice et maître de musique des jeunes princes. Plus tard, il fut encore nommé inspecteur de l'enseignement musical dans les Institutions de jeunes filles de l'empire; l'empereur l'anoblit en lui conférant l'ordre de Wladimir. Dans le nombre de ses compositions, il faut citer particulièrement : un concerto (fa min.) pour piano et des études de concerts de valeur (op. 2 et op. 13 [n° II] La Gondola ; Poème d'amour, op. 3; Fruhlingslied, op. 15; Impromptu, op. 17; Ballade, op. 31), comparables aux romances sans paroles de Mendelssohn, mais plus richement figurées et plus sonores ; il a écrit en outre un certain nombre de morceaux délicatement travaillés pour piano, des paraphrases de concert (39 œuvres numérotées et 15 sans numéro d'ordre), un trio, une partie de second piano pour un choix d'études de J.-B. Cramer. H. a rédigé aussi avec beaucoup de talent, une édition des œuvres de piano de Weber (avec variantes), etc. Cf. La Mara, Mus. Studienkopfe, III et Klassisches und Romantisches a. d. Tonwelt, puis G. v. Amyntor: Lenz und Rauhreif.

Hentschel, 1. Ernst-Julius, né à Langen-

ll'iH

HERBARÏ — HERBEGK

waldau le 26 juil. 1804, m. comme maître de musique au séminaire de Weissenfels le 4 août 187."): l'un des fondateurs et rédacteur du journal musical Euterpe, éditeur de livres de chant d'école et d'un recueil de chorals. — 2. Franz, né â Berlin le 6 nov. 1814, élève de Grell et A.-W. Bach, chef d'orchestre de théâtre à Erfurt, Allenbourg et Berlin («Liebhabertheater »),a composé un opéra : Die Hexenreise, des marches, <l«s concertos pour instruments à vent, etc. Il vit à Berlin, comme maître de musique. — 3. Theodor, né à Schirgiswalde (Haute-Lusace saxonne) le 28 mars 1830, m. à Hambourg le 19 déc. 1892, tit ses études à Dresde (Reissiger, Ciccarelli) el à Prague (Conservatoire)., devint chef d'orchestre de théâtre à Leipzig, puis à Brème (18U0-1890), et enfin à Hambourg. Il a composé plusieurs opéras : Matrose und Scinger (Leipzig, 1857), Der Konigspage (1874), Die Braut von Lusignan (Melusine, 1875), Lancelot (1878) et Des Kœnigs Schwert (1890); une Messe pour double chœur, des lieder, etc.

Herbart, Johann-Friedrich, célèbre philosophe, né à Oldenbourg le 4 mai 1776, m. professeur à l'Université de Goettingue, le 14 août 1841. Il fit de la musique l'objet de spéculations philosophiques d'autant plus étendues qu'il croyait retrouver, dans les rapports des sons, certaines lois générales de la philosophie. Malheureusement, H. ne se plaça pas au point de vue physico-physiologique, seul admis de nos jours pour l'interprétation des phénomènes fondamentaux de l'audition musicale; de fausses prémisses, il ne put tirer autre chose que de fausses conclusions. Tous les écrits de ce philosophe, et tout particulièrement les Psychologische Bemerkungen zur Tonlehre (1811), n'en sont pas moins du plus haut intérêt pour tout musicien cultivé, mais ils n'ont eu, en fin de compte, qu'une influence indirecte sur le progrès de nos connaissances des lois qui régissent la création musicale. F.-W. Drobisch (v. ce nom) marcha d'abord sur les traces de H., mais il linii par admettre en principe que les lois de l'art dépendent de celles de la science. Herbeck, Johann, né à Vienne le 25 déc. 1831, m. dans la même ville le 28 oct. 1877 ; fils d'un pauvre tailleur, il entra, après avoir terminé l'école primaire au gymnase du cloître « Heiligenkreuz • (Basse-Autriche), où il trouva de l'occupation comme soprano-solo. Il reçut en même temps et à deux reprises, pendant les vacances d'été, des leçons de composition de Louis Botter, à Vienne, auquel Hellmesberger l'avail recommandé; pour le reste, il était absolument autodidacte. En 1847, H. retourna à Vienne, lit les classes supérieures du Gymnase • et entra en 1849 â l'Université, subvenant à son entretien par le produit de leçons de musique. En 1852, il fut nommé « Regens cliori » à l'église des Piaristes el acheva son droit; cependant il perdit sa place déjà l'année suivante, et ce ne fui qu'en 1856 qu'il obtint celle de chef de chef de chœur du i Wiener Mannergesangverein », dont il était membre. L'excellente renommée de cette société est pour une grande part

l'œuvre de H., qui lui-même se fit connaître fort avantageusement, entre autres en tirant de l'oubli .les œuvres chorales pour voix d'hommes, de Schubert. En 1858,1a «Société des amis de la musique » lui confia la formation d'une société chorale mixte, et le nomma maître de chant choral au Conservatoire ; il abandonna ce dernier poste en 1859, lorsqu'il eut été nommé directeur artistique (directeur des « Gesellschaftskonzerte ») de la société (cf. Hellmesberger). H. donna aux « Gesellschaftskonzerte » un intérêt particulier, soit par l'exécution des œuvres classiques et modernes les plus remarquables (aussi Berlioz et Liszt), soit par l'introduction aux programmes d'oeuvres chorales de dimensions restreintes. Les marques d'approbation ne lui manquèrent pas; il fut nommé, en 18G6, après avoir déjà fonctionné comme second maître de chapelle supplémentaire pendant trois ans, premier maître de chapelle de la cour (Directeur des exécutions religieuses de la chapelle de la cour), en remplacement de Randhartinger qui venait d'être pensionné, et sans qu'on tienne compte des droits de privauté de Preyer. Il abandonna alors la place de directeur du « Mànnergesangverein », mais resta directeur honoraire (pour les grandes solennités). En 1869, on lui confia enfin le poste de premier chef d'orchestre à l'Opéra de la cour, en suite de quoi il renonça aussi à la direction des « Gesellschaftskonzerte ». A la fin de 1870, l'empereur lui confia la direction de l'Opéra de la cour qui, grâce à son- initiative, enrichit son répertoire d'un grand nombre de nouveautés («Mignon», «Die Meistersinger », «Feramors», « Aida », « La reine de Saba », « Der Widerspenstigen Zâhmung », puis de Schumann : « Genovefa » et « Manfred », etc.). Mais des intrigues le lassèrent bientôt de ce poste difficile; il donna sa démission en 1875, et, deux ans avant sa mort, rentra à la « Société des amis de la musique» qui le reçut de nouveau à bras ouverts, comme directeur. La recette d'une exécution du « Requiem » de Mozart, organisée en mémoire de H. fut consacrée à un fonds pour l'érection d'un monument H. à Vienne. A Pôrtschach, au bord du lac de Wôrth, le «Mànnergesangverein » de Klagenfurt lui en a érigé un. Ce sont ses chœurs, ceux pour voix d'hommes surtout (Volkslieder aus Kârnten, lm Wald [avec quatuors de cors], Wanderlust et Maienzeit), qui ont répandu le nom de H. en pays allemand. Quelques chœurs aussi sont pourvus d'un accompagnement d'orchestre (Landsknecht, Waldszene) ; d'autres pour voix mixtes (Lieder und Reigen). H. a écrit quelques œuvres pour l'église, cependant il n'a paru qu'une grande Messe, après sa mort, et auparavant une Messe pour chœur d'hommes. Ses symphonies n'ont pas été non plus publiées, saaf la quatrième (avec orgue), en réduction pour piano. Parmi les œuvres éditées, nous ne noterons que le quatuor pour instr. à archet (m 2), des Sgmphonische Variât ionen, et Tanzmoment pour orchestre. Son fils, Ludwig IL, t publié en 1885 : Joh. Herbeck, ein LebendsHld, biogra-

Page 1