HERING — HERMANN CONTRACT
phie, avec un portrait et le catalogue de ses œuvres.
Hering, 1. Karl-Gottlieb, né à Schandau, en Saxe, le 25 oct. 1765, m. comme maître secondaire et professeur de musique à l'Ecole municipale de Zittau, le 3 janv. 1853, a écrit : Praktisches Handbuch zur Erlernung des Klavierspielens (1796); Neue praktùche Klavierschule fur Kinder (1805); Neue sehr erleichterte Generalbassschule fur junge Musiker (1805); Neue, praktische Singschule fur Kinder (1807 à 1809. 4 livraisons); Praktische Yiolinschule (1810) ; Praktische Praeludienschule (1810) ; Kunst, das Pedal fertig zu spielen (1816); Gesanglehre fiir Volksschulen (1820); puis plusieurs livres de chorals, des morceaux instructifs pour piano (variations, exercices), etc. Il avait fondé en 1830 un Musihalisches Jugendblatt fiir Gesang, Klavier und Flôte, dont son fils a continué plus tard la publication. — 2. Karl-Eduard, né à Oschatz le 13 mai 1809, m. comme organiste et maître de musique au séminaire de Bautzen, le 25 nov. 1879; élève de Weinlig, a composé des oratorios : Der Erloser (exécuté plusieurs fois), Die Heilige Nacht, David, Salomo, Christi Leid und Herrlichkeit, une Messe (exécutée à Prague), et d'autres grandes œuvres (2 opéras) dont aucune n'a été gravée. Il n'a paru que des morceaux pour piano, des lieder, des chœurs, un traité d'harmonie (1861), et un recueil de chorals à l'usage des écoles. — 3. Karl-Friedrich-August, né à Berlin le 2 sept. 1819, m. à Bourg, près de Magdebourg, le 2 févr. 1889; élève de H. Ries et de Rungenhagen à Berlin, de Lipinski à Dresde, et de Tomatschek à Prague, fut peu de temps violoniste à la chapelle royale à Berlin, fonda en cette ville un Institut de musique (1851-1867) et reçut le titre de « directeur royal de musique ». H. a publié quelques chœurs, ainsi qu'une méthode élémentaire de violon, un Methodischer Leitfaden fiir Violinlehrer (1857) et Ueber R. Kreutzers Etuden (1858).
Heritte-Viardot, Louise-Pauline-Marie, née à Paris le 14 déc. 1841, fille de Louis Viardot et de Pauline Garcia, mariée en 1862 au consul général Heritte, fut d'abord maîtresse de chant au Conservatoire de St-Pétersbourg, puis, pendant quatre ans, au Conservatoire du Dr Hoch, à Francfort s/M. Elle vit à présent à Berlin, comme maîtresse de chant et comme compositeur (opéra : Lindoro [Weimar, 1879], des cantates, deux quatuors avec piano, des exercices de chant, etc.).
Hermann, 1. Matthias, contrapontiste néerlandais, originaire, probablement, de Warkenz ou Warkoing, en Flandre (d'où les noms Verrecoiensis, Verrecorensis), fut, de 1538 à 1555, maître de chapelle du dôme de Milan (ne pas le confondre avec Mathieu Le Maistre [v. ce nom]). Il est l'auteur d'une scène de bataille: La bataille de Pavie (Batlaglia Taliana [Ita- ■liana]) qui a été imprimée dans plusieurs anthologies (Guter, seltsamer und kunstreicher Gesang, etc., de Petrejus, 1544: La Batlaglia
Taliana... con alcune villotte, etc., de Gardane, 1549; etc.), de quelques motets détachés et d'un livre de Cantuum 5 voc, quos motetta vocant (1555). Cf. Monatshefte fur Musikgeschichte, 1871 et 1872. — 2. Johann-David, maître de piano de la reine Marie-Antoinette de France, vers 1785, de nationalité allemande, a publié 6 concertos pour piano, 15 sonates, des pots pourris, etc. — 3. Johann-Gottfried-Jacob, né à Leipzig le 31 déc. 1848, professeur d'éloquence et de poésie. Philologue très réputé, il s'occupa spécialement d'hellénisme. Ses écrits sur la métrique sont fort considérés : De metris poetarum Graecorum et Romanorum (1796); Handbuch der Metrik (1798): Elemenla doctrinae metricae (1816) ; Epitome doctrinaé metricae (1816 et 1844) et De metris Pindari (1817). — 4. Friedrich, violoniste, né à Francfort s /M. le 1" févr. 1828; fut, de 1843 à 1846, élève du Conservatoire de Leipzig, entra déjà en 1846 comme premier violon à l'orchestre du « Gewandhaus » et du théâtre, et devint en 1847 maître au Conservatoire. En 1878, H. abandonnait le premier de ces postes pour concentrer toute son activité soit sur le professorat, soit sur la composition et la transcription. En 1883, H. reçut du roi de Saxe le titre de « professeur ». Son activité comme maître a été extraordinaire et ses éditions d'œuvres classiques pour instruments à archet (la plupart dans l'éd. Peters) sont réputées. Comme compositeur il a, entre autres, publié quelques morceaux très réussis pour violon (trios pour 3 violons, etc.).
Hermann Gontract (Hermannus Contractus, Hermann, comte de Behringen, nommé H. C. ou Hermann der Lahme, parce qu'il était paralysé depuis son enfance), né à Sulgau, en Souabe, le 18 juil. 1013, élevé à St-Gall, fut moine du couvent de Reichenau et mourut le 24 sept. 1054. dans le domaine de la famille Alleshausen, près de Biberach. H. a écrit une chronique de valeur (depuis la fondation de Rome jusqu'à 1054; reproduite dans les Monumenta, de Pertz, vol. Y), qui contient aussi des renseignements précieux pour l'histoire de la musique. On a en outre de lui plusieurs petits traités sur la musique, reproduits par Gerbert (Script. 11). H. occupe une certaine place dans l'histoire de la notation musicale, car il imagina une notation unique en son genre. Le seul avantage qu'elle eût sur la notation neumatique consistait dans l'indication de l'intervalle qui séparait chacun des sons du son suivant. Les signes dont H. faisait usage sont: e — unisson (aecpAat) s — demi-ton (semitonium), t = ton (tonus), ts = tierce mineure (tonus cum semilonio; dans quelques manuscrits, ce signe est remplacé par un /allongé = semiditonus), tt— tierce majeure (ditonus, aussi indiqué par £), d = quarte (diatessaron), A = quinte (diapente), et les combinaisons suivantes : A 5- A t} A d. Un point, placé au-dessus ou à côté du signe, indiquait de plus que l'intervalle était descendant; l'absence de point signifiait intervalle ascendant; ainsi À ou A. = quinte descendante. Il existe à la Bibliothèque de Munich