HEROLD
quelques manuscrits des xie et xn s., dont la notation en neumes est surmontée des signes de La notation de 1 1.
Hermès, Eddard, compositeur de chœurs d'hommes, né à Memel le 17 janv. 1818, a composé des lieder et des chœurs pour voix d'hommes,' il esl négociant à Kœnigsberg, en Prusse.
Hermesdorff, Michael, né à Trêves le 4 mars 1833, m. dans la même ville le 17 janv. 1885, fut ordonné prêtre en 1859 et remplit les fonctions d'organiste du dôme de sa ville natale. II. s'est acquis des titres de gloire, par ses recherches consciencieuses et remontant aux sources, sur l'ancien chant grégorien • pour se procurer les ressources nécessaires à la publication de ses travaux, il créa une société chorale A côté des suppléments mensuels du journal Caecûia de H. et Bockler (à Aix-la- Ghapelle), il commença la publication du GraducUe ad usum romanum cantus S. Grcgorii (Leipzig 187G-1882, 10 livraisons), mais il ne vécut pas assez longtemps pour en voir l'achè- \< ment. Il a publié également les graduels, antiphonaires et préfaces pour le service du diocèse de Trêves, un Kyriale et Harmonia cantus choralis (à quatre voix), puis une traduction allemande du Micrologies, de Gui d'Arezzo et, enfin, trois Messes de sa propre composition; il s'est aussi occupé de la 2me édition de l'anthologie de compositions remarquables pour l'église (4 vol ), de Stephan Lùck.
Hermstedt, Johann-Simon, né à Langensalza !<• 29 déc. 1778, m. comme maître de chapelle de la cour à Sondershausen, le 10 août 1846; excellent clarinettiste, il joua d'abord dans les corps de musique militaire de Langensalza, Dresde et Sondershausen. Spohr a écrit pour lui un concerto de clarinette ; lui-même composa quelques pièces pour clarinette (concertos, variations) et pour musique militaire.
Hernandez, Pablo, né à Saragosse le 25 janv. 1834, était déjà à l'âge de quatorze ans organiste de l'église des Egides, dans sa ville natale. Il étudia ensuite encore au Conservatoire de Madrid, sous la direction d'Eslava, et Mit engagé comme maître dans cet établissement. II. a écrit une méthode d'orgue, six fugues pour orgue, une Messe à 3 voix avec orchestre, ainsi qu'un Miserere et un Ave, un Te deum avec orgue, des lamentations, des motets, une symphonie, une ouverture, etc.; il lit ■ ii outre représenter quelques « zarzuelas » (opérettes espagnoles).
Hernando, Bàfàel-José-Maria, né à Madrid le 31 mai !*•>>, élève du Conservatoire de cette ville, alla en 1843 à Paris, dans le but de s'y perfectionner. Il put l'aire exécuter par la société st. -Cécile un Stabat mater, tandis qu'il chercha en vain à l'aire passer un opéra an Théâtre lyrique. Revenu à Madrid, il se fit rapidement connaître et, de 1848 à ix.">3, donna quelques - zarzuelas ». {Las sacordotisas del sol. Palo dé ciego, Colegicdex y soldados, El dm >></>-. />< rhildo }/ comparsa, Esceaas de Chamberi et Bon Simplicio Bobadilla, les deux
derniers avec Barbieri, Oudrid et Gaztambide qui le supplantèrent bientôt). Ce fut lui qui donna la première impulsion pour l'exploitation de ce genre de compositions, auxquelles le Théâtre des Variétés fut abandonné ; H. fut nommé directeur et compositeur de ce dernier. En 1852, H. devint secrétaire du Conservatoire, et, quelques années plus tard, premier professeur d'harmonie. Il a, en outre, fondé une société de secours pour les musiciens. Comme compositeur, il s'est aussi fait connaître par des hymnes, des cantates, une grande Messe votive (exécutée en 1867), etc. H. compte parmi les plus notables représentants actuels de la musique, en Espagne.
Hérold, Louis- Joseph-Ferdinand, né à Paris le 28 janv. 1791, m. le 19 janv. 1833, fils de Franz-Joseph H., né à Seltz, en Alsace, le
10 mars 1755, m. à Paris, le 1er sept. 1802, élève de Ph.-E. Bach, maître de piano estimé, ainsi que compositeur de sonates); il fut d'abord élève de son père, puis du Pensionnat Hix où Fétis (alors encore élève du Conservatoire) fonctionnait comme maître suppléant. Admis en 1806 dans la classe de piano d'Adam, au Conservatoire, plus tard dans celle de Catel et, en 1811, dans la classe de composition de Méhul, il obtint au bout d'un an et demi déjà le prix de Borne. A l'expiration des trois années de séjour à Borne, H. se rendit à Naples où son premier opéra remporta un joli succès {La Gioventù di Enrico Quinto ; 1815). Peu après son retour à Paris, Boïeldieu le prit comme collaborateur pour une pièce de circonstance : Charles de France; le succès en fut bon, et cette même année encore (1816) l'Opéra-Comique représentait le premier grand ouvrage de H. : Les Rosières, dont la réussite fut complète. L'opéra-comique suivant : La Clochette, maintint le bon renom de l'auteur. Malheureusement, H. eut, dans la suite, beaucoup de mal à se procurer de bons livrets et se vit forcé, pour ne pas rester inactif, d'écrire de petites pièces, des fantaisies pour piano, etc., et finalement de prendre des textes mauvais ou déjà mis en musique par ses précurseurs. C'est ainsi que parurent: Le premier venu (1818), Les Troqueurs (1819), L'Amour platonique (1819, retiré), L'Auteur mort et vivant (1820), dont aucun ne réussit, lors même que de jolis morceaux de musique les préservèrent d'un véritable fiasco. Quelque peu découragé, H. prit, en 1820, la place d'accompagnateur à l'Opéra italien et ses occupations ne lui laissèrent guère le temps d'écrire que des œuvrettes sans importance (pour piano: caprices, rondos, etc.).
11 fut, en 1821, envoyé en Italie pour y engager de nouveaux chanteurs, puis, après trois années de silence, tenta de nouveau le sort avec un opéra-comique : Le Midetier (1823). La même année l'Opéra donna de lui : L'Astltënie et un ouvrage de circonstance : Vendôme en Espagne (en collaboration avec Auber) ; ces opéras, de même que les ouvrages suivants, en un acte (1824) : Le Roi René (pièce de circonstance), et Le Lapin blanc (tous deux à
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l'Opéra-Comique) , n'arrivèrent à remporter qu'un médiocre succès. H. s'y était peu avantageusement rapproché de la manière de Rossini. Entre temps (1824), il avait échangé son poste d'accompagnateur à l'Opéra italien contre celui de chef des chœurs ; en 1827 il abandonna cette dernière place et devint répétiteur à l'Opéra. Ses fonctions ne lui permettaient pas de produire autant que son talent en eut été capable ; cependant il eut encore la main heureuse, en 1826, avec l'opéra-comique : Marie, qui est beaucoup au-dessus de ses anciennes partitions et qui est resté du reste l'une de ses meilleures œuvres. Gomme répétiteur de l'Opéra, H. écrivit quelques ballets: Astolphe et Joconde, La Somnambule (1827); Lydie, La Fille mal gardée, La Belle au Bois dormant (1828), ainsi que pour l'Odéon, la musique pour le drame Missolonghi. Après deux essais encore malheureux : L Illusion (1829) et Emmeline (1830), ainsi que Y Auberge d'Aurey (1830) écrite de moitié avec Garafa, vint enfin l'œuvre qui aie plus contribué à la célébrité du nom de H. et qui a conservé jusqu'aujourd'hui, surtout en Allemagne, une grande force d'attraction sur le public : Zampa (Opéra-Gomique, 1831). Si l'on excepte la Marquise de Brinvilliers (un produit de fabrique de pas moins de 9 collaborateurs: Hérold, Auber, Batton, Berton, Blangini, Boïeldieu, Garafa, Gherubini et Paër) et certaine petite pièce en un acte : La Médecine sans Médecin, H. n'a plus écrit après « Zampa » qu'une œuvre, considérée en France comme le couronnement de la carrière de l'auteur : Le Pré aux Clercs (Opéra-Gomique, 1832, joué en 1871 pour la 1000e fois). La santé de H. et ail déjà depuis longtemps chancelante, mais son ambition ne lui avait pas laissé le temps de chercher, sous un ciel plus clément, un soulagement à la maladie de poitrine à laquelle il devait succomber, dans sa villa des Thermes, près Paris. Un opéra posthume, inachevé : Ludovic, fut terminé par Halévy et représenté en 1834. M.-B. Jouvin a écrit une courte biographie de H. (1868).
Herrmann, Gottfried, né à Sondershausen, le 15 mai 1808, m. à Lubeck le 6 juin 1878 ; élève de Spohr, à Gassel, puis violoniste à Hanovre où il devint aussi, par ses relations avec Aloys Schmitt, un excellent pianiste. Il vécut ensuite à Francfort s/M., où il organisa un quatuor avec son frère (violoncelliste, plus tard musicien de la chambre à Sondershausen), devint en 1831, organiste de l'église Ste-Marie, à Lubeck, en 1844 maître de chapelle de la cour à Sondershausen, en 1852 directeur de musique de la ville à Lubeck et de plus, momentanément, chef d'orchestre du Théâtre municipal de Lubeck et du « Bach-Verein » de Hambourg. Il a composé plusieurs opéras représentés à Lubeck, ainsi que des œuvres pour orchestre, de la musique de chambre, des lieder, etc. — La fille de son frère Karl (violoniste, m. à Stuttgart le 12 nov. 1894), Klara H., élève du Conservatoire de Leipzig, puis de son oncle, vit à Lubeck où elle est estimée comme pianiste.
Herschel, Friedrich- Wilhelm, célèbre astronome et inventeur du télescope qui porte son nom, né à Hanovre le 15 nov. 1738, m. à Slough, près Windsor, le 23 août 1822. Il fut d'abord musicien et arriva, comme musicien dans la garde hanovrienne, en 1757, à Durham (Angleterre); il devint plus tard organiste à Halifax et, en 1766, à la « chapelle octogone » à Bath où il commença à faire des études d'astronomie approfondies et abandonna bientôt tout à fait la musique. H. a écrit une symphonie et deux concertos militaires (gravés en 1768).
Hertel, 1. Johann-Ghistian, né à Oettingen en .1699, m. à Strelitz en oct. 1754, concertmeister de la cour ducale (avait auparavant rempli un poste analogue à Eisenach); virtuose excellent et fort admiré, sur la gambe, élève de Hess à Darmstadt, il a écrit un grand nombre d'oeuvres d'orchestre et de musique de chambre qui sont cependant restées manuscrites, à l'exception de six sonates pour violon avec basse. —2. Johann- Wilhelm, fils du précédent, né à Eisenach le 9 oct. 1727, m. le 14 juin 1789; en 1757 concertmeister et plus tard maître de chapelle de la cour, à Strelitz, devint en 1770 secrétaire de la princesse Ulrike et conseiller aulique à Schwerin. Il a composé huit oratorios sur différents moments de la vie du Ghrist (naissance, Jésus dans les fers, Jésus devant le tribunal, etc.), et publié : 12 symphonies à huit parties, 6 sonates et un concerto de piano, des lieder et une Sammlung musikalischer Schriften, grosstenteils aus den Werken der Italiener und Franzosen , etc. (1757-1758, 2 parties). — 3. Peter-Ludwig, né à Berlin le 21 avr. 1817, élève de Greulich, J. Schneider et Marx, compositeur de la cour et directeur de ballet à l'Opéra royal de Berlin, fut pensionné en 1893. Il a écrit une quantité de ballets très connus en Allemagne (la plupart sur des scenarii de P. Taglioni) : Satanella (1852), Flick und Flock, Sardanapal, Ellinor, Fantaska, Die Jahreszeiten (1889), etc.
Herther, F., pseudonyme du D1 méd. Hermann Gunther (f rère du Dr Otto Giinther), né à Leipzig le 18 févr. 1845, m. dans la même ville le 13 févr. 1871 ,• auteur de l'opéra Der Abt von St-Gallen (1863).
Hertzb erg, Rudolf von, né àBerlin le6janv. 1818, m. dans la même ville le 22 nov. 1893 ; élève de L. Berger et de S. Dehn, devint en 1847 maître de chant et, de 1861 à 1889, directeur du chœur du dôme. Il avait reçu, en 1858, le titre de « directeur royal de musique », et plus tard celui de « professeur ».
Herunterstrich (ail.), tiré, coup d'archet indiqué par le signe p^.
Hervé (Florimond Ronger, dit H.), né à Houdain, près Arras, le 30 juin 1825, m. à Paris le 4 nov. 1892, le père de l'opérette française, commença sa carrière comme organiste de diverses églises de Paris. Il se présenta pour la première fois en 1848, avec son inséparable compagnon Kelm, comme chanteur, au Théâtre national, dans une sorte d'intermède de sa propre composition : Don Quichotte et Sancho