‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 206 sur 542 · HEUGEL · texte numérisé non relu

HEUGEL

alla auprès de Xottebohm à Vienne, et en 1881 auprès de Wùllner, Nicodé et Blassmann, à Dresde. Il devint en 1882 directeur de la « Singakademie » de Liegnitz et, en 1884, second directeur de la « Singakademie » de Berlin. Il succéda enfin en 1890, à Raphaël Masskowski comme directeur de musique de la ville et directeur du Conservatoire de Coblentz. H. a un talent de compositeur (ouvertures, œuvres de musique de chambre, etc.) qui promet beaucoup.

Heugel, Jacques-Léopold, né à La Rochelle en 1815, m. à Paris, le 12 nov. 1883, fondateur et chef de la maison d'édition « H. et fils », éditeur et rédacteur du journal musical Le Ménestrel (fondé en 1834). C'est chez lui qu'ont paru les célèbres Méthodes du Conservatoire, pour toutes les branches de l'enseignement, par Cherubini, Baillot, Mengozzi, Grescentini, Catel, Dourlen, ainsi que de plus récentes par Garcia, Duprez, Mme Cinti-Moreau, Niedermeyer, Stamaty, Marmontel, etc. — Son fils, Henri, lui a succédé et participe activement à la rédaction du Ménestrel, sous le pseudonyme H. Moreno.

Heures canoniales, nom que l'on donne à l'ensemble des offices liturgiques d'un jour, offices pendant lesquels se chantent divers psaumes, cantiques, hymnes déterminés. Les h. c. sont au nombre de sept: nocturne, matines, tierce, sexle, none, vêpres, compiles.

Hexacorde, échelle de six sons. Les Grecs iv. grecque) divisaient leur système en tétracordes (fragments de quatre sons); ce système de tétracordes lit du reste de nombreuses apparitions jusque fort avant dans le moyen âge (y. Hlcbald) et se maintint même après que Gui d'Arezzo (v. ce nom) eut pris l'h. comme base de toute la théorie delà solmisation (v. ce mot et mlances). La théorie moderne ne connaît que des échelles diatoniques de sept sons {heptacordes , improprement dits octocordes, puisque le huitième son de la gamme est identique au premier). La conception de l'identité des sons placés à distance d'octave est du reste ancienne , car Virgile parle déjà des « septem discrimina vocum ».

Hey, Julius, maître de chant que Richard Wagner plaçait au-dessus de tous les autres, né à Irmelshausen (Basse-Franconie)le 29 avr. 1882, Le jeune garçon, doublement doué, fut destiné à la carrière de peintre, il suivit les cours de l'Académie de Munich et fit preuve comme paysagiste d'une certaine personnalité; cependant il se voua ensuite à la musique, étudia l'harmonie et le contrepoint sous la direction de Franz Lachner et le chant sous fil-- '!•' Fried. Schmitt, qui attachait une importance toute spéciale à l'élude de rémission. Par l'ii il.- ni ié. lia ire du roi Louis II, H. fit la connaissance de Wagner; il s'enflamma pour l«s idées du grand innovateur et choisit comme but spécial de ses efforts: la réforme de l'enseignement du chant dans le sens national allemand. C'est à cette tâche qu'il a consacré sa vie, el dans cet esprit qu'il professa déjà

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