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HUBERT

HUCBALD

(1858), Lustige Kumpane et Des Koenigs Kuss (1875). — 4. Joseph, compositeur original, né à Sigmaringen le 17 avr. 1837, m. à Stuttgart le 23 avr. 1886, fut d'abord élève de L. Ganz (violon) et de Marx (théorie), au Conservatoire Stern à Berlin, puis plus lard d'Edouard Singer et de Peter Cornélius, à Weimar, où Liszt eut sur lui une grande influence. Il fut ensuite un certain temps membre de la chapelle du prince de Hechingen, à Lôwenberg, puis devint, en 1864, concertmeister de l'orchestre Euterpe, à Leipzig, et, en 1865, membre de la chapelle royale, à Stuttgart. Ses relations personnelles avec Peter Lohmann, à Leipzig, éveillèrent alors en lui les idées à la réalisation desquelles il travailla dès lors constamment, dans le domaine de la forme musicale ; il réprouvait les formes stéréotypées, toutes faites (dites « architecturales ») et voulait que l'œuvre musicale se développât librement, en rapport avec le poème ou l'idée qui lui servait de base (forme dite « psychologique »). H. a publié deux opéras : Die Rose von Libanon et Irène (d'après des'textes de P. Lohmann) ; quatre symphonies en une partie ; des mélodies vocales et instrumentales, etc. Il dédaigne l'indication de l'armure des tonalités, ce qui donne à ses œuvres l'apparence d'être toujours écrites en ut maj. ou la min. — 5. Hans, né à Schœnewerd, près Olten (Suisse), le 28 juin 1852; fréquenta, de 1870 à 1874, le Conservatoire de Leipzig (Richter, Reinecke, Wenzel), puis fut ensuite, pendant deux ans, maître de musique à Wesserling et maître à l'Ecole de musique de Thann (Alsace). Plus tard, il fut appelé comme premier professeur de piano, à l'Ecole de musique de Bâle, dont il est devenu directeur en 1896. L'Université de Bàle avait nommé H., en 1892, DT phil. hon. c. Le talent sain et robuste de H. n'est pas sans analogie avec celui de Schumann et celui de Brahms; cependant l'influence de Wagner et de Liszt ne saurait être niée dans la plupart de ses œuvres, et sa propre personnalité se manifeste par un rythme nerveux et un puissant élan poétique. H. s'est essayé presque dans tous les domaines : morceaux pour piano, sonates et suites à deux et à quatre mains, fugues, lieder, chœurs; Pandora pour soli, chœur et orchestre, op. 66; Aussbhnung pour chœur d'hommes et orchestre ,• sonates de violon op. 18, 42, 67 ; suite pour piano et violon op. 82 ; trios op. 30 et 65 ; fantaisie-trio op. 84 ; suite pour piano et violoncelle op. 89; sonate de violoncelle op. 33; concerto pour piano (ut min. op. 36); concerto pour violon op. 40; des ouvertures ; Lutspielouverture op. 50; Tellsymphonie op. 63 ; Sommer nàchle, sérénade, op. 87 ; Carnaval pour orchestre ; fugues et préludes pour piano à quatre mains (un nouveau « Clavecin bien tempéré »), des quatuors pour instr. à archet, etc., enfin deux opéras : Weltfrùhling (Bâle, 1894) et Kudrun (Bâle, 29 janv. 1896), puis la musique d'un Festspiel représenté à Bâle également. — 6. Eugen (Jenô Hubay), violoniste remarquable, né à Budapest le 14 sept. 1858, fils et élève de KarlHuber (y. plus

haut 3.) et plus tard (1871) élève de Joachin, à Berlin ; donna des concerts en 1876 d'abord en Hongrie, puis, recommandé par Liszt, se produisit en 1878 à Paris, chez Pasdeloup. Le grand succès qu'il remporta lui permit d'entrer en relations amicales avec les musiciens parisiens les plus en vue, surtout Yieuxtemps. En 1882, il accepta le poste de premier professeur de violon au Conservatoire de Bruxelles, mais changea, en 1886, cette place contre une place analogue au Conservatoire de Pesth, où il succédait ainsi à son père. Comme compositeur, H. s'est aussi fait déjà un nom (plus de cinquante œuvres, parmi lesquelles un concerto pour violon [Concerto dramatique, op. 21], Sonate romantique pour piano et violon, sept Scènes de la Czarda [op. 9, 13, 18, 32-34, 41] pour piano et violon, ainsi que d'autres morceaux de violon, puis des lieder, une symphonie et plusieurs opéras : Alienor [1891], Le luthier de Crémone et Le vagabond du village).

Hubert, Nigolai- Albertovitgh, né le 7 mars 1840, m. le 26 sept. 1888; fut professeur de théorie au Conservatoire de Moscou, et, après la mort de R. Rubinstein (1881), directeur de cette institution. H. s'est révélé écrivain spirituel, dans les feuilletons musicaux du journal : Nouvelles moscovites (Wedomosti).

Huberti, Gustave-Léon, né à Bruxelles le 14 avr. 1843, élève du Conservatoire, sous la direction de Fétis, remporta en 1865 le prix de Rome et voyagea ainsi en Allemagne, en Italie, etc. Il devint, à son retour (1874), directeur de l'Académie de musique de Mons; mais il se retira de ce poste en 1877 et vécut en qualité de chef d'orchestre et de maître particulier à An- A^ers et Bruxelles, jusqu'au jour où il fut appelé, en 1886, au poste de professeur d'harmonie pratique au Conservatoire royal de Bruxelles. Il dirige en outre, depuis 1893, l'Ecole de musique de St-Josse-ten-Noode, et, grâce à la création d'un cours permanent de chant d'ensemble, est parvenu à créer un chœur mixte nombreux et aguerri. H. a écrit des oratorios profanes : Een laatste Zonnestraal (1874), Verlichting (1884), des œuvres chorales: La mort de Guillaume d'Orange, Blœmardinne, deux oratorios pour voix d'enfants, des ballades, des hymnes, une symphonie, une suite d'orchestre, un concerto pour piano, une vingtaine de mélodies, etc., etc. Il a, de plus, écrit une Histoire de la musique religieuse des Italiens et des Néerlandais et collabore à diverses revues par des articles de critique et d'esthétique fort intéressants.

Hucbald (Hugbaldus, Ubaldus, Ughubaldus), moine du couvent de St-Amand, près Tournay, né vers 840, ordonné prêtre en 880, m. à St- Amand le 25 juin ou le 21 oct. 930, ou encore le 20 juin 932; élève de son oncle Milo, qui dirigeait l'école de chant de Tournay, il fut ensuite, pendant quelque temps, directeur d'une école de chant à Nevers, et succéda plus tard à son oncle. Gerbert a reproduit, dans les « Scriptores, I », les traités suivants, sous le nom de H. : De harmonica institutione Mu-

HUEITER HULLAH

sica enchiriadîs (ou Enchiridion musicae, ou

Liber enchiriadîs); des fragments, sous le titre Alia musica ; enfin Commcmoralio brevisdetonis et psalmis modulandis. On trouve d'intéressantes variantes dans la publication Musica enchiriadîs, d'après d'autres manuscrits, par Goussemaker (Scriptores, H). Goussemaker a publié en outre une monographie détaillée sur K. (1811). Les recherches du Dr Hans Muller {Hucbalds echteund unech/e Schriften iiber Musik, 1884) ne permettenl d'attribuer à II. lui-même, de tous ces ouvrages, que Y Harmonica institutio (intitulé aussi Liber de musica), mais on peut admettre que La Musica enchiriadis est d'un autre moine, homonyme de H., vivant environ un Biècle plus tard. Ce serait par conséquent à torl que les historiens auraient mêlé le moine de St-Amand à l'histoire des débuis de lamusique polyphonique (v. organum) ou même à celle de la notation dite du « dasia ». Cette notation, dont La valeur a été longtemps débattue, a été interprétée par Spitta d'une façon très satisfaisante (cf. « Vierteljahresschrift f. M.-W. » 1889, p. 143-482, et 1890, p. 293-309): elle était basée sur les signes

liant hs quatre finals (finales): ré, m?, fa, sol, des modes ecclésiastiques, et exprimait, au moyen de leurs transformations, les quintes supérieures ou inférieures de ces sons fondamentaux. On fera bien, tant que l'auteur de la Musica enchiriadis (traité dans lequel se trouve La définition de l'organum et l'emploi de la notation du « dasia ») n'est pas connu d'une façon certaine, de le désigner sous le nom de Psi.i do-Hocbald (ou encore H. le jeune). Mais il reste par contre à H. le mérite d'une autre invention, consistant dans l'emploi d'un système de lignes horizontales, parallèles et superposées, entre lesquelles il place les sylla-

iu texte à chanter; ce système indique d'une manière liés claire les mouvements ascendants ou descendants de la mélodie, mouvements dont L'amplitude (intervalles) est déterminée au moyen de lettres, placées au début de chaque interligne ( s = semitonium ; t = tonus):

ita

li/

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Hueffer, Francis, né à Munster en L843, m. a Londres Le L9janv. 1889; étudia à Londres, Paris, Bi rlin el Leipzig, les Langues modernes et l:i musique, puis B'établil en L869 à Londres comme musicographe; il est, depuis 1878, critique musical du Times. En 1869, H. avait pris

à Gœttingue son grade de Dr phil'., en présentant une édition critique des œuvres du troubadour Gillem de Cabestanh; suivirent, en 1874: RicJtard Wagner and the Music of the Future (enthousiaste pour Wagner), et en 1878 : The troubadours. H. a aussi rassemblé en volumes ses articles du Times ; il a traduit en anglais la correspondance de Wagner et Liszt, etc., et fourni à Mackensie le libretto de Colomba et celui du Troubadour , à Cowen celui de Sleeping Beauty.

Hugo de Reutlingen, surnommé Speclizhart, né en 1285 ou 1286, m. en 1359 ou. 1360. Un traité de lui parut en 1488 à Strasbourg, cbez Prijss, avec commentaires : Flores musice omnis cantus Gregoriani (éd. ail. en 1868, par Cari Beck, dans les publications du « Litterarisclier Verein », à Stuttgart; cf. « Monatshefte fur Musik-Gesch.», II, 57, et une rectification de la nouvelle édition, ibid. II, 110).

Hullah, John-Pyke, né à Worcester le 27 juin 1812, m. à Londres le 21 févr. 1884 ; élève, en 1829, de W. Horsley, entra en 1832 à la « Royal Academy of music », comme élève de Crivèlli, pour le cbant. Il lit représenter, de 1836 à 1838, trois opérettes (The village coquette, The Barber s of Bassora et Ihe outpost): étudia en

1840, à Paris, la méthode de Wilhem pour l'enseignement du chant populaire, et fonda en

1841, à « Exeter Hall», à Londres, une école de chant à l'usage des régents, d'après le système Wilhem (v. Wilhem). Cette entreprise rencontra bientôt de vives sympathies et prit de grandes proportions; on construisit même en 1847 une salle de concerts spécialement destinée aux concerts donnés par ses élèves : « Martins Hall », inaugurée en 1850, détruite dix ans plus tard par un incendie. De 1840 à 1860, les classes d'enseignement de H. furent fréquentées par 25,000 personnes au moins. H. fut engagé en 1844 comme maître de chant au « King's Collège », poste dont il se retira en 1874, tandis qu'il conservait des fonctions analogues au « Queen's Collège » et au « Bedford Collège ». De 1870 à 1873, il dirigea les concerts de l'Académie, comme il le faisait depuis 1841 déjà, pour ceux des enfants des écoles métropolitaines, au « Cristall Palace ». 11 fut nommé, en 1872, inspecteur de l'enseignement musical dans les écoles populaires. L'université d'Edimbourg lui conféra le grade de Br jur. en 1876; il était aussi membre des académies de Florence (philharmonique), et de Piome (Santa Cecilia). En 1858, H. avait en outre succédé à son maître, Horsley, comme organiste du «Charter House ». Comme compositeur, H. n'a laissé que des chants dont un certain nombre sont devenus populaires ; par contre, il a rédigé de nombreux recueils de compositions vocales, entre autres: The }>salter (psaumes à 4 voix, 1843), Thcbook of praise hi/mnal (1868)', The ichole book of psalms with tunes, Part music (2e éd. : Vocal music), Vocal scores, Sacred music (1867), The singer's library, Sea songs. Il a l'ail paraître en outre une adaptation anglaise de la méthode d'enseignement du chant de

HULLER — HUMMEL

Wilhem et écrit une série d'ouvrages théoriques et historiques : A grammar of music, A yrammar of harmony, A grammar of courtier point, The history of modem music (1862), The third, or transition period of musical history (1865), The cultivation of the speaking voice, Music in the house (1877), ainsi que des articles pour diverses revues.

Huiler, v. Hiller, 1.

Hûllmandel, Nikolaus-Joseph, né à Strasbourg en 1751, m. à Londres en 1823, neveu du •célèbre corniste Rodolphe, et élève dePhil.-Em. Bach, à Hambourg; excellent pianiste (et virtuose sur l'harmonica- [v. ce mot]), il alla en 1775 à Milan, en 1776 à Paris où il vécut dix ans comme professeur de piano, très en vogue {il transplanta en France la manière de jouer allemande et y prépara le goût pour la musique de piano allemande). H. épousa une riche héritière, mais perdit par la révolution toute -sa fortune, car il était allé à Londres (1790), et ses biens furent confisqués; il en recouvra, sous Napoléon, une partie. H. a publié, à partir de 1780: 12 trios avec piano (op. 1-2; les chiffres des op. d'après les éditions de Paris); 14 sonates de violon et piano (op. 3, 4, 5, 8, 10, 11); puis 6 sonates (op. 6); un divertissement ■(op. 7) et deux airs variés (op 9) pour piano seul. Toutes ces œuvres comptent parmi les meilleures de l'époque.

Hùllweck, Ferdinand, né à Dessau le 8 oct. 1824, m. à Blasewitz, près Dresde, le 24 juil. 1887; élève de Fr. Schneider, fut nommé à Dresde, en 1844, second concertmeister de la •chapelle royale. H. était un excellent violoniste, autant comme virtuose que dans la musique ■de chambre; il fut aussi maître au Conservatoire de Dresde (il avait pris sa retraite en 1886). Il a publié quelques œuvres instructives pour violon.

Hùlskamp, Henry (en réalité Gustav-Heinrich), originaire de Westphalie, fonda en 1850 à Troy (Etats-Unis d'Amérique, New- York) une fabrique de pianos, qui eut bientôt une grande réputation. Ses pianos à queue, symétriques, remportèrent des médailles en 1857 à New-York, <et en 1862 à Londres. En 1866, H. transféra sa fabrique à New- York.

Humbert, Georges, auteur de l'édition francise de ce dictionnaire, né à Ste-Croix (canton •de Vaud) le 10 août 1870 ; fit ses humanités à Genève, tout en apprenant les éléments de l'art musical, et poursuivit avec succès ses études musicales dans les conservatoires de Leipzig, Bruxelles (Huberti, de Greef) et Berlin (Wold. Bargiel, etc.). De retour à Genève, H. fut nommé professeur d'histoire de la musique au Conservatoire; il obtint peu après le poste d'organiste et de maître de chapelle de l'église Notre-Dame (1892-1896), et dirigea plusieurs sociétés chorales. Enfin, en 1893, la « Société de l'orchestre » de Lausanne lui confia la direction de ses concerts symphoniques. La même année (15 déc.) H. fondait, avec Adolphe Henn, la Gazette musicale de la Suisse romande, organe )i-mensuel qu'il rédigea jusque vers la fin de

1896; il a fait, en outre, des conférences sur des sujets d'histoire musicale, collaboré à divers journaux et revues, et entrepris, tout en poursuivant sa carrière de chef d'orchestre, la publication, en français, du Dictionnaire de musique de Hugo Riemann.

Humfrey, (Humphry, Humphrys), Pelham, né à Londres en 1647, m. dans la même ville le 14 juil. 1674; enfant de chœur de « Ghapel Royal» en 1660, sous la direction de H. Gooke, il fut envoyé en 1664, avec une bourse du gouvernement, en France et en Italie. Il étudia surtout auprès de Lully, à Paris, el devint, en 1666 (1667), membre (gentleman) de «Ghapel Royal», puis succéda en 1672 à Gooke, comme « M aster of children » et compositeur de l'orchestre privé du roi («Violins to His Majesty », d'après le modèle des « 24 violons du Roy » de Louis XIV). H. fut un des plus remarquables compositeurs anglais du xvne s. ; on trouve des anthems de lui dans Cathedral music de Boyce, d'autres compositions d'église dans Harmonia sacra (1714), enfin des chants profanes dans Ayres, songs and dialogues (1676-84) et dans Musica anliqua de J.-S. Smith.

Hummel, 1. Johann - Nepomuk, né à Pressbourg le 24 nov. 1778, m. à Weimar le 17 oct. 1837 ; fils du chef de musique à l'Institut militaire de Wartberg, Joseph H. qui, après la suppression de cet établissement, devint maître de chapelle du théâtre Schikaneder, à Vienne. C'est de cette manière que H. fit la connaissance de Mozart, qui s'intéressa à lui et lui donna pendant deux ans des leçons. De 1788 à 1793, il faisait déjà des tournées de concerts, accompagné de son père, jusqu'en Danemark et en Angleterre ; puis il se remit à des études sérieuses sous la direction d'Albreclïtsberger et de Salieri. Après avoir rempli, à titre provisoire, de 1804 à 1811, le poste de maître de chapelle du prince Esterhazy, devenu vacant à cause du grand âge de Haydn, il vécut quelques années sans place, à Vienne, comme maître de musique et compositeur. En 1816, H. fut appelé à Stuttgart, comme maître de chapelle de la cour, mais échangea ce poste, en 1819, contre un poste analogue à Weimar. De Weimar il alla, entre autres en 1822, avec la suite de la grande-duchesse Marie-Paulowna, à St-Pétersbourg où il reçut un accueil extraordinairement flatteur. Il donna à plusieurs reprises, grâce aux congés qui lui étaient largement octroyés, des concerts à l'étranger, en Angleterre et ailleurs, jusqu'à ce que, dans les dernières années de sa vie, il devint maladif et se vit obligé de faire des cures prolongées dans diverses villes d'eaux. Le style des compositions de H. est l'image fidèle de sa manière de jouer ; le manque de passion et de sentiments intenses y est dissimulé autant que possible sous les guirlandes de passages à effet. L'influence de son maître, Mozart, sur sa manière d'écrire est indiscutable; mais son invention mélodique est loin d'atteindre la variété et la noblesse de celle de Mozart, et les passages composés de simples formules techniques occupent dans ses œuvres une place trop prépon-

HUMPEUDIXCIv

déroute, défaut dont il faudrait peut-être attribuer La cause à la facilité du jeu des pianos de Vienne. Parmi les compositions de H., nous noterons d'abord celles qui sont encore répandues: l«s ii m 1 1 l (la min.), iv (si min.) et \i\la 7 maj.) de ses sept concertos ; le septuor en ré min., op. 74 (pour piano, flûte, hautbois, cor, alto, violoncelle et contrebasse) ; les sonates en fa dièse min. op. 81, la 7 maj. op. 92 (à quatre mains), et ré maj. op. 106; les rondos op. 125 (Rondo villageois), 55 (La bella capricci os a), 11 (mi ? maj.) et 109 (si min.), ainsi que les bagatelles op. 107. Le nombre total de ses œuvres est de 124, dont : 5 sonates à deux, trois et quatre mains ; 8 sonates de violon ; 6 trios ; beaucoup de rondos; des caprices; des fantaisies (op. 18, 49); des variaLions (op. 8, 9, 10, 21, 40, 57) ; des études ; etc.; une Symphonie concertante, pour piano et violon ; une fantaisie pour piano et orchestre (Obérons Zauberhorn) ; un Septuor militaire (avec trompette, op. 114,) ; un quintette avec piano (op. 87) ; une sérénade pour piano, guitare, clarinette et basson ; 3 quatuors pour instr. à archet; une ouverture (ut maj.) ; 3 Messes à quatre voix, orchestre et orgue; un graduel et un offertoire; enfin 4 opéras (Mat/tilde von Guise, 1810), 5 ballets et pantomimes et quelques cantates. Le grand ouvrage pédagogique de H. : Anweisung zum Pianofortespiel (1828) est l'une des premières méthodes rationnelles de doigté, mais elle parut malheureusement à une époque où le jeu léger et élégant commençait à céder la place à un jeu d'un caractère plus ferme et plus grandiose, en sorte qu'elle ne put plus être appréciée à sa juste valeur. Cf. la nécrologie de C. Montag, dans la XeueZeitschrifï /'. Musik (1837), ainsi que 1rs articles sur H., par Kahlert, dans la Deutsche Musiher Zeitung (1860) et par K. Richter dans la Neue Zeitschrif't fiir Musih »1883). — L'épouse de H., Elisabeth, née Rœckl, née en 1798, m. à Weimaren mars 1883, avait été, dans sa jeunesse, cantatrice scénique. — 2. Josephl'iai BDRiCH,né à Innsbruck le 14 août 1841, élève du Conservatoire de Munich; fut successivement, de 1861 à 1880, chef d'orchestre des théâtres de Claris, Aix-la-Chapelle, Innsbruck, Troppau, Linz, Brtinn et Vienne; il est, depuis issu, directeur du Mocarteum, à Salzbourg, maître de musique au Séminaire et directeur de la i Liedertafel •. — 3. Ferdinand, compositeur fécond, né a Berlin le 6sept. 1855, fils d'un musicien qui dirigea de bonne heure le talent du jeune garçon el fit de lui, à l'âge de sept ans déjà, un petil virtuose sur [a harpe. Ses études furent du reste facilitées par une allocation de la cassette royale. De neuf à onze ans, II. fit avec son père des tournées de concerts, puis il commença enfin à prendre des leçons régulières de composition, d'abord, de 1868 à 1871, â l'académie Kullak, puis de 1*71 à 1875, à l'Académie royale <\r musique et dans l'une des i Meisterschulerj i de L'Académie. Pour le piano, il tut élève de Rudorfif el de Grabau, pour la composition de Kiel el <\r Bargiel. Le catalogue des oeuvres de 11. porte, entre autres, quatre

— HUXTEX

sonates pour violoncelle ; des fantaisies pour violoncelle et piano (Màrchenbilder et Waldleben) ; un nocturne pour violoncelle, harpe et harmonium ; un quintette et un quatuor avec piano ; une sonate de violon ; une sonate pour cor ; une suite pour piano à quatre mains; une ouverture (op. 17); Columbus (pour soli, chœur mixte et orchestre); Jung Olaf {id.) ; des lieder ; un morceau de concert pour piano (op. 1) ; deux polonaises de concert pour piano et d'autres morceaux pour piano seul. H. écrivit aussii quelques œuvres d'un genre spécial, des poèmesféeriques pour chœur de femmes à trois voix et solo : Rumpelstilzchen, Frau Holle, Hœnsel und Gretel, Die Meerkonigin, Die Najaden, et enfin des opéras: Mara (Berlin, 1893), Angla (Berlin, 1894), Ein treuer Schelm (Prague, 1894), Une fantaisie de concert pour harpe et orchestre et une symphonie sont encore manuscrites,, quoique toutes deux aient été exécutées plusieurs fois.

Humperdinck, Engelbert, né à Siegburg sur le Rhin, le 1er sept. 1854, élève du Conservatoire de Cologne, puis, après avoir obtenu la bourse de la Fondation Mozart (1876), de l'Ecole royale de musique, à Munich. Il obtint encore,, en 1879 et 1881, les bourses des Fondations Mendelssohn et Meyerbeer et voyagea pendant un certain temps. Il fut ensuite, de 1885 à 1887, professeur au Conservatoire de Barcelone, vécut de nouveau à Cologne et enseigne la théorie musicale, depuis 1890, au Conservatoire Hoch,. à Francfort s/ M. H. a rempli également, pendant longtemps les fonctions de critique musical de la « Gazette de Francfort ». Les premières œuvres qui contribuèrent à répandre son nom sont des ballades pour chœur et orchestre :. Das Gluck von Edenhall, Die Wallfahrt nach Kevlaar, et des mélodies pour chant et piano.. Mais sa réputation universelle date seulement de la représentation, à Weimar, d'un opéraféerie de sa composition : Hœnsel und Grelel (31 mai 1894) qui doit la plus grande partie de son succès aux mélodies enfantines, populaires en Allemagne, dont l'auteur a su faire un usage aussi habile que fréquent. L'ouvrage qui suivit: Die Konigskinder (1896) est loin d'avoir remporté le même succès que le premier; se rapprochant du genre mélodramatique, il peut être considéré comme un rejeton dégénéré du drame wagnérien. Cf. à ce sujet lesarticles pleins d'intérêt, parus dans YAllg. Musikzeitung (Berlin, 1897).

Hunke, Joseph, né à Josephstadt (Bohême) en 1801, m. à St-Pétersbourg le 17 déc. 1883, maître de chant de la chapelle (vocale) de la cour, à St-Pétersbourg, a composé de nombreuses œuvres de musique d'église et publié un traité d'harmonie ainsi qu'un traité de composition.

Hiinten, Franz, compositeur pour piano apprécié, né à Coblence le 26 déc. 1793, m. dans la même ville le 23 févr. 1878; fils d'un organiste,, il entra, après que son père l'eut suffisamment préparé, en 1819, au Conservatoire de Paris et fut élève de Pradher, de Reicha et de Cherubini. Il séjourna pendant longtemps dans cette ville,.

HURDY-GURDY — HYPATE

où il devint un maître de piano fort recherché et un compositeur à la mode. Ses œuvres de piano, qui portent facilement sur le public, lui furent étonnamment bien payées. Outre des rondos, des divertissements, des fantaisies, etc., il a écrit un trio, deux sonates de violon et une méthode de piano. A partir de 1837, il vécut de nouveau dans sa Aille natale. Cf. son autobiographie, dans le dictionnaire de Schilling. — Deux frères de H., Wilhelm, maître de piano à Coblentz, et Peter-Ernst , exerçant la même profession à Duisbourg, ont publié aussi de la musique de piano d'un genre léger.

Hurdy-Gurdy (angl.), c.-à-d. orgue de Barbarie.

Hurel de Lamare, Jacques-Michel, excellent violoncelliste, né à Paris le 1er mai 1772, m. à Caen le 27 mars 1823, élève de Duport cadet, fut engagé en 1794 au théâtre Feydeau, parcourut, de 1801 à 1809, l'Allemagne et la Russie, puis se retira en 1815 dans la vie privée. Les compositions éditées à Paris sous son nom (4 concertos pour violoncelle) sont toutes de son ami Auber.

Hutschenruijter, Wouter, né à Rotterdam le 28 déc. 1796, m. dans la même ville le 18 nov. 1878 ; il se voua d'abord au violon, puis, plus tard, au cor et fit en même temps de sérieuses études théoriques, en sorte qu'il débuta de bonne heure dans la carrière de compositeur. En 1821, il fonda le corps de musique de la garde civique qui resta dès lors sous sa direction, en 1826 la société de musique « Emditio musica », l'une des meilleures des Pays-Bas, et devint, peu à peu, à la fois maître à l'Ecole de musique de la « Maatschappij tôt bevordering van Toonkunst » , directeur des concerts de 1' «Eruditio musica », directeur de la musique de la ville de Schiedam, près Rotterdam, et directeur de diverses sociétés du même endroit ; il organisa en outre à Schiedam un chœur d'église et reçut le titre honorifique de maître de chapelle de Delft. 11 était membre de l'Académie « Sainte-Cécile », à Rome, etc. H. a été l'un des musiciens hollandais les plus actifs et les plus méritants. Parmi ses nombreuses compositions, il faut signaler un opéra : Le roi de Bohême, quatre symphonies, deux ouvertures de concert, une ouverture pour instr. à vent, plus de 150 morceaux, originaux ou arrangements, pour musique d'harmonie (entre autres un morceau de concert pour 8 timbales et orchestre), plusieurs Messes, des cantates, lieder, etc. Son fils — 2. Willem, né le 22 mars 1828, était également un excellent corniste.

Hùttenbrenner, Anselm, né à Graz le 13 oct. 1794, m. à Ober-Andritz le 5 juin 1868 ; fils d'un riche propriétaire de domaines, il étudia la composition à Vienne, sous la direction de Salieri et fut lié d'amitié avec Beethoven (auprès du lit de mort duquel il se trouvait) et Schubert. H a composé 5 symphonies, 10 ouvertures, 3 opéras, 9 Messes, 3 Requiem, une quantité de quatuors et de lieder pour voix d'hommes, 2 quatuors et un quintette pour instr. à archet, des fugues, des sonates et des morceaux pour

piano. La plus grande partie de ces œuvres est restée manuscrite. Schubert estimait fort les compositions de H., mais elles n'en sont pas moins déjà oubliées. Une esquisse biographique (nécrologie) sur H., par le chevalier Gottfr. von Leitner, a paru à Graz, en 1868.

Hydraulis (ail. Wasserpfeife; lat. Organum hydraulicum; franc, orgue hydraulique), instrument de la famille de l'orgue, construit (180 ans av. J.-C.) par Ctébisius d'Alexandrie, qui eut l'idée d'employer l'eau pour la régularisation de la pression de l'air. Cet instrument a été décrit par Hero d'Alexandrie (Spiritcdia seu Pneumatica; reproduit avec une traduction allemande, dans l'édition de Vollbeding de 1' « Histoire de l'orgue », de Bedos de Celles, 1793).

Hykaert, Bernhard (Ycaert), compositeur et théoricien d'origine néerlandaise, dans le dernier quart du xvie siècle, à Naples. On a conservé de lui deux lamentations (imprimées par Petrucci, en 1506) et, en manuscrit, un Kyrie et un Gloria, ainsi que trois chants profanes.

Hymenaeos (grec), chant de mariage.

Hymne (lat. hymnus ; ital. inno), terme dont la signification était au début très générale, syn. de chant de louanges, sans qu'il s'y rattache aucune idée de forme poétique ou musicale déterminée; il suffit, pour s'en convaincre, de comparer les h. dits homériques avec .ceux de Pindare : les premiers sont écrits en hexamètres réguliers, les autres en rythmes libres et compliqués. Le mot h. ne commença à prendre une signification spéciale que dans l'Eglise d'Occident. Le chant des h. est attribué à St- Hilaire (m. en 368), mais son usage dans l'église remonte sans doute encore plus haut. Il se distinguait des alléluias et du graduel, par le fait qu'il ne comprenait aucune vocalise dite jubilatoire, qu'il était plus simple, plus compassé et n'avait pour chaque syllabe qu'une ou deux notes au plus. Le chant des h. de l'Eglise catholique se rapproche par conséquent beaucoup de celui des proses et des séquences, dont il ne diffère que par le texte (celui des séquences n'a pas de mètre proprement dit, mais simplement un nombre de syllabes déterminé). Quelques h. portent des noms spéciaux, p. ex. Hymnus an gelicus : « Gloria in excelsis deo, etc. » ; Hymnus trinilatis (le Trishagion du Vendredi saint): «Sanctus deus, sanctus fortis, sanctus immorlalis , miserere nobis » ; Hymnus triomphalis : « Sanctus dominus deus Sabaolh » ; etc. Les h. à plusieurs voix delà grande période du contrepoint sont également d'une grande sobriété rythmique. Par contre, on donne fréquemment de nos jours le titre d'h. à des œuvres vocales de grande envergure, pour une masse chorale avec accompagnement d'instr. de cuivre, par exemple, toujours destinées à produire un grand effet et dont le contenu est tantôt profane, tantôt religieux.

Hymnus Ambrosianus, c.-à-d. chant de louanges de St-Ambroise (v. ce nom).

Hypate (gr.), la plus «profonde», la plus

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