‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 227 sur 542 · HYPER · texte numérisé non relu

HYPER

« basse » (la corde la plus grave d'un tétracorde), v. gre< qi i Musique].

Hyper - (gr.), préfixe, signifie : sur. au-dessus de; Hyper diapente. quinte supérieure; Hyperdiatessaron, quarte supérieure, etc.; dans la dénomination des échelles transposées des Grecs, h.- Bignifie une quarte plus haut, ex. : phrygien = soP-sol3, hyperphrygien = ul3-utA. Seule, l'échelle hypermixoljttienne se trouvait (selon Ptolémée) un ton seulemenl au-dessus de L'échelle mixolydienne. La terminologie latine a remplacé h. paT super (superdiapente, etc.).

Hypo - (gr.), préfixe, signifie : sous,, au-dessous de ;hypodiapente, quinte inférieure; hypodiapason, octave inférieure, etc. Les modes

IMRERT

grecs désignés par le préfixe hypo sont toujours une quinte au-dessous des modes de même nom mais sans préfixes ; les échelles transposées, par contre, et les modes ecclésiastiques du moyen âge une quarte seulement au-dessous ; par ex.: dorien (mode) = mi --mi3, hypodorien = la"2-la3 ; dorien (échelle transposée) = fa3-faA (avec cinq bémols), hypodorien = iit3-ut'1 (avec quatre bémols) ; dorien (1er mode ecclésiastique) = ré2-re3,hypodorien (2me mode) =r/a1-/a2. La terminologie latine a remplacé Ji. par sub (subdiapente, etc.).

Hzbl., abréviation fréquente, dans les partitions allemandes, pour Hoteblasinstrumente, c.-à-d. instr. à vent en bois.

I (ital.), article masculin pluriel ; au singulier il. Cf. GLI.

i, dénomination empruntée à l'alphabet, dont Kirnberger lit usage pour désigner la septième naturelle (son 7 de La série harmonique) qu'il essaya d'introduire dans la composition musicale -'i dans la notation. Cette idée n'était du reste pas neuve, car, en L754 déjà, Tartini l'avait émise d'un»' façon toute semblable (Traltato, etc. p. L8) et avait proposé comme signe de ce même intervalle un w :

Wj

AV

ll v;i sans dire qu'il est tout à fait indifférent que L'on s.' serve d'un i ou d'Un w, pour désigner La septième naturelle. Dans le système tempéré, une indication quelconque, par la notation, de la septième naturelle sera du reste toujours vide de sens, puisque, comme tout aura de L'accord (tierce, quinte) elle est soumise au tempérament (Cf. la table au mot rapports). Par contre la théorie est en droit d'admettre la septième au même titre que la tierce el La quinte, comme intervalle fondamental (v. BEPTjÈME accord de i. La distinction de la septième, de même que celle de la tierce et de l;i quinte, est en tous cas nécessaire dans les expériences sur <\c^ instruments accordés selon l'accord mathématique (non tempéré); on peut alors taire usage soil du signe de Tartini, soit de celui de Kirnberger, Boil d'un autre signe quelconque (par ex. d'un 7 placé à côté de La note en question).

las (gr.), employé parfois comme syn. d'ioxiEN.

Ibach, Johannes-Adolf, né le 20 oct. 1766, m. le 14 sept. 1848 ; fonda en 1794, à Barmen, une fabrique de pianos et d'orgues. Il prit comme raison de commerce, à partir du moment où, en 1834, son fils G. -Rudolf entra dans la fabrique : Ad. Ibach et fils, puis cinq ans plus tard, après que son second fils, Richard, se fut également associé à eux : Ad. Ibach et ses fils. Le troisième fils, Gustav-J., ayant fondé en 1862 un autre établissement analogue, l'ancienne maison prit comme nouvelle raison de commerce: G.-Rud. et Righ. Ibach. G. -Rudolf mourut en 1862; Richard entreprit en 1869, pour son propre compte, la fabrique d'orgues, tandis qu'un fils de G.-Rud. L, Rudolf, continua seul la fabrique de pianos, sous le nom Rudolf Ibach fils. Il établit une succursale à Gologne et sut créer un véritable renom à son établissement. Rudolf I. mourut à Herrenalb (Forêt noire) le 31 juil. 1892.

il (ital.), article masculin et neutre devant une consonne, à l'exception d's suivi d'une consonne. Cf. lo.

Ilinski, Jean-Stanislas, comte, né dans le château de Romanow, en Pologne, en 1795 ; étudia la composition à Vienne, sous la direction de Salieri et de Kauer, et écrivit : trois Messes, deux Requiem, un Te deum, De profundis, Stabat mater, une symphonie, trois ouvertures, deux concertos pour piano, huit quators pour instr. à archet, etc. I. fut nommé, en 1853, conseiller privé de la cour, chambellan el membre du sénat de l'Université de Kiew.

Imbert, Hugues, né à Moulins-Engilbert (Nièvre) le 11 janv. 1842, petit-fils d'un officier supérieur sous le Premier empire, qui avait épousé, pendant les guerres d'Allemagne, Mlle de! Irockhausen, de Breslau. Il reçut de son père

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