‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 23 sur 542 · Plus rarement · texte numérisé non relu

Plus rarement

du grave à l'aigu :

de l'aigu au grave

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Arpeggione (guitare-violoncelle), instr. à archet, analogue à la gambe, construit en 1823 par Staufer à Vienne; F. Schubert écrivit une sonate pour a. et Yinc. Schuster une méthode. Les six cordes étaient accordées de la manière suivante: mi ', la i, ré-, sol"2, si'2, mi3.

Arpicordo (ital.) v. Harpsichord et Piano.

Arquier, Joseph, compositeur d'opéras français, né à Toulon en 1763, m. à Bordeaux en oct. 1816: écrivit 15 opéras, parmi lesquels 6 furenl exécutés à Paris. A. devint, en 1798, chef d'orchestre du théâtre des « Jeunes élèves », à Paris; il se rendit quelques années plus tard. avec une troupe d'opéra, à la Nouvelle-Orléans, mais revinl en 1804 déjà, l'entreprise avant t'ait faillite.

Arrangement, c-à-d. adaptation d'une œuvre aux conditions techniques d'autres instruments

que Celui OU ceux pour lesquels elle a été écrite; par ex., la réduction au piano d'une œuvre orchestrale esl un a., de même la transcription pour orchestre (instrumentation, orchestration) d'une œuvre de piano: on «arrange» pour piano à deux mains une composition à quatre mains, etc. Le contraire d'à. esl «composition original*

Arriaga y Balzola, J\ /ui-Crisostomo-Jacobo- Antonio, compositeur espagnol, né à Rilhao le 27 janv. L806,m. à la tin de févr. L825; élève de Fétis, au Conservatoire de Paris (1821). puis répétiteur pour L'harmonie el le contrepoint au même conservatoire (1824). A. promettait aussi beaucoup comme violoniste, mais une mort

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prématurée brisa la glorieuse carrière qui s'oil vrait devant lui. Parmi ses œuvres, 3 quatuoil à cordes furent gravés (1824).

Arrieta, Don Juan-Emilio, compositeur espJ gnol, né à Puente la Reina (Navarre) le CA oct. 1823, m. à Madrid en févr. 1894 ; élève, cl 1842 à 1845, du Conservatoire de Milan, où il il exécuter, peu après, son premier opéra : lld\ (jonda; rentra en Espagne en 1848, et fit reprl senter à Madrid un grand nombre (39 jusqu'il 1883 !) d'opéras et d'opérettes (zarzuelas). r\ nommé professeur de composition au Con vatoire de Madrid, en 1857, succéda plus tard Eslava, comme conseiller au ministère de Tin truction et directeur du Conservatoire (1875) ; conserva ce poste jusqu'à sa mort.

Arrigoni, Carlo, né à Florence, au comme: cernent du xvmc s., excellent virtuose sur luth, maître de chapelle du prince de Carigna fut appelé à Londres en 1732, par les ennen de Hiendel, dans le but de repousser celuiavec l'aide de Porpora ; comme on le pense, plus grand des trois n'eut pas de peine à vaii cre les autres et A. dut bien vite plier bagaçj

Arrigo Tedesco (c.-à-d. «Henri l'Allemand nom que les Italiens donnèrent à Heinrich Isa] (v. ce nom).

Arsis (grec), c.-à-d. élévation, par oppositi à thesis (abaissement); ces expressions set vaient à distinguer, chez les Grecs, les tem torts (accentués) des temps faibles (sans accen de telle sorte que le temps fort s'appelait théf et le temps faible a. — abaissement et élé\|

ARTARIA

lion du pied, dans la danse — . Les grammairiens latins du moyen âge intervertirent l'ordre des termes, donnant à a. le sens d'élévation de la voix (accentué), à thésis celui d'abaissement de la voix (sans accent). C'est dans ce dernier sens que la métrique emploie aujourd'hui les deux termes, tandis qu'en musique, l'ancienne signification a repris sa valeur, interprétée comme abaissement (thésis) et élévation (arsis) de la main ou du bâton de mesure. Nous avons donc :

ARTOT

Métrique antique .... Th. A. Th. A.

Métrique du moyen âge f . Tll ^ T^ Métrique moderne. . . . ^

Musique moderne .... Th. A. Th. A.

Artaria, maison de commerce viennoise très réputée, fondée par Carlo A., comme établissement pour la vente et l'édition d'objets d'art {1769), transformée plus tard en maison d'édition musicale (1780) ; dès le début, les trois cousins Frangesgo, Ignazio et Pasquale A. entrèrent comme associés. Une succursale, établie à Mayence, fut abandonnée en 1793 déjà, tandis que deux frères de Pasquale, Domemco et Giovanni-Maria A., fondaient à Mannheim une maison similaire, à leur compte, sous la raison « Domenico A. » qui devint plus tard, par suite de sa fusion avec la librairie Fontaine, « A. et Fontaine ». En 1793, la maison de Vienne s'adjoignit deux nouveaux associés : Giovanni Oappi et Tranquillo Mollo. Cependant, Cappi se retira en 1796 déjà et se créa un propre fonds d'édition (plus tard : Tobias Haslinger), de même, Mollo, en 1801 (plus tard : Diabelli). L'héritier de la maison principale, Domenico A., beau-fils de Carlo, mourut en 1842; son fils August est le propriétaire actuel.

Arteaga, Stefano, jésuite espagnol, né à Madrid, m. à Paris le 30 oct. 1799; se rendit en Italie, lorsque l'ordre dont il faisait partie fut ■expulsé d'Espagne, et vécut pendant plusieurs années dans la maison du cardinal Albergati, à Bologne. Il entra alors en relations intimes avec le Père Martini, qui l'encouragea vivement à écrire son histoire célèbre de l'opéra en Italie. A. alla ensuite à Rome où il se lia d'amitié avec l'ambassadeur d'Espagne, Azara ; il suivit ce dernier à Paris et mourut dans cette ville. Son ouvrage est intitulé : Le rivoluzioni del teatro musicale italiano (1783, puis, entièrement revu, 1785, 3 vol.; éd. allemande par Forkel, 1789, 2 vol.). Une œuvre manuscrite sur la rythmique antique est perdue, ou du moins égarée.

Articulation, dans le langage : prononciation distincte de chaque syllabe, dans la musique: émission des sons et leur enchaînement, autrement dit le legato, le staccato et leurs dérivés (Cf. Toucher). La confusion ou seulement la distinction insuffisante des deux termes « articulation » et « phraséologie » est l'écueil le plus redoutable à la juste solution des pro-

blèmes que comporte cette dernière. L'a. est avant tout quelque chose de purement technique, mécanique ; la phraséologie au contraire quelque chose d'abstrait, de transcendant. J'articule bien, si par ex., dans la phrase suivante (Brahms) :

■ét-

je lie les notes placées sous un même arc et si je sépare bien la dernière note de chaque groupe de la première du groupe suivant. Je phrase bien, si je comprends que justement la dernière note du premier groupe forme un motif avec la première du second groupe, etc. :

(Cf. Phraséologie).

Artôt, nom ou surnom d'une famille de musiciens distingués, dont le nom véritable est Montagney ; l'ancêtre de la branche musicale de cette famille est — 1. Maurice Montagney, dit A., né à Gray (Haute-Saône) le 3 févr. 1772, m. le 8 janv. 1829 ; chef de musique d'un régiment français, pendant la Révolution, se rendit ensuite à Bruxelles, où il fut premier cor au théâtre de la Monnaie et maître de chapelle du couvent des Béguines. A. était en outre excellent virtuose sur la guitare et le violon, ainsi que professeur de chant. — 2. Jean-Désiré Montagney (A.), fils du précédent, né à Paris le 23 sept. 1803, m. à St-Josse-ten-Noode (Bruxelles) le 25 mars 1887, élève de son père et son successeur au théâtre de la Monnaie, premier cor du régiment des « Guides » (garde du corps). A. fut nommé, en 1843, professeur de cor au Conservatoire de Bruxelles, en 1849, premier cor de la chapelle particulière du roi; il fut pensionné en 1873. Un certain nombre de compositions pour son instrument (fantaisies, études, quatuors pour quatre cors chromatiques ou cornets à piston) furent éditées. — 3. Alexandre-Joseph Montagney (A.), frère du précédent, né à Bruxelles le 25 janv. 1815, m. à Villed'Avray,près Paris, le 20 juil. 1845; élève de son père, puis de Snel à Bruxelles, et, de 1824 à 1831, de Rodolphe et d'Auguste Kreutzer au Conservatoire de Paris, devint un excellent violoniste et, sans jamais accepter de poste fixe, parcourut en tous sens l'Europe et l'Amérique (1843). Il a publié diverses compositions pour violon (concerto en la min., fantaisies, variations, etc.), tandis que des quatuors à cordes, un quintette avec piano et d'autres choses encore sont restées manuscrites. — 4. Marguerite-Joséphine- Désirée Montagney (A.), tille de Désiré A., née à Paris le 21 juil. 1835, pendant un voyage que firent ses parents); élève de Mme Viardot-Garcia, de 1855 à 1857, chanta pour la première fois en public à Bruxelles, en 1857, dans différents

ARTUSI — ASIOLI

concerts, puis fut engagée l'année suivante, sur la recommandation de Meyerbeer, à l'Opéra de Paris. Elle remporta dès le début d'éclatants succès. Cependant, au bout de peu temps, elle quitta Paris pour faire face à une foule d'engagements, dans les principales villes de France, de Belgique et de Hollande, puis elle partit pour l'Italie où elle désirait se perfectionner dans le chant italien. L'apogée de sa gloire date de son retour, alors qu'elle apparut à Berlin, en L859, dans la troupe d'opéra italien de Lorini ; durant plusieurs années elle chanta surtout en Allemagne, à Berlin principalement, fit en 1866 une tournée en Russie, trouvant à côté de cela le temps d'aller se faire entendre à Londres, à Copenhague, etc. En 1866, A. épousa le chanteur espagnol Padilla y Ramos (né à Murcie en 1842, élève de Mabellini à Florence) qui, doué d'une fort belle voix de baryton, partagea dès lors ses succès. La voix de Mme A., mezzosoprano sonore et vibrant de passion au début, devint par l'étude, d'une grande étendue vers le haut, ce qui lui permit de s'attaquer aux plus grands rôles de soprano dramatique.

Artusi, Ciovanni-Maria, chanoine du couvent de San-Salvatore à Bologne, vers 1600, publia : Arte del contrapunto (1586-1589, 2 parties ; 2e éd. 1598) ; U Artusi, ovvero délie imperfecioni délia moderna musica (1600-1603, 2 parties), ainsi que d'autres écrits de moindre importance (Considerazioni musicali, 1607,etc.) et un volume de chansons à 4 voix (1598). A. fut un excellent contrapontiste, mais ne sut jamais tirer parti des innovations d'un Monteverde ou d'un Guesaldo de Venosa, que dis-je, d'un N. Vincentino, d'un Cyprien de Rore, d'un A. Gabrieli, etc.; ce fut une de ces natures, telles qu'on en rencontre toujours aux périodes de transition, d'évolution, aboutissant à la création de nouvelles formes d'art.

As (ail.) = la ]7; asas = la \fy.

Asantschewski , Michel d', compositeur russe, né à Moscou en 1838, m. le 24 janv. 1881, dans la même ville ; étudia la composition au Conservatoire de Leipzig, de 1861 à 1862, sous la direction de Hauptmann et de Richter, vécut de 1866 à 1870 à Paris. Il fit dans cette ville l'acquisition de la précieuse bibliothèque d'Anders, qu'il donna, après l'avoir réunie à la sienne, au Conservatoire de St-Pétersbourg. En 1870, A. succédait à Zaremba, comme directeur de cette institution ; mais il se retira déjà en 1876, et se voua jusqu'à sa mort à la composition (morceaux de piano, quatuors à cordes, ouvertures).

Aschenbrenner , Christian-Heinrich, né à Altstettin le 29 déc. 1654, m. à Iéna le 13 déc. 1782 : fut d'abord l'élève de son père qui avait été maître de chapelle à Wolfenbuttel, et était alors directeur de musique de la ville d'Altstettin, travailla ensuite (1668) sous la direction de Theile à Mersebourg, puis sous celle de Schmelzer, à Vienne. A. était un excellent violoniste et remplit successivement, avec des intervalles pendant lesquels il retombait toujours dans la misère, les fonctions de premier violon à Zeitz

(1677-1681), à Mersebourg (1683-1690), directeur de musique du duc de Saxe-Zeitz (1695-1713) et maître de chapelle du duc de Saxe-Mersebourg- (1713-1719). Puis il vécut ensuite à Iéna, sans, poste fixe, d'une petite pension et du produit de quelques leçons qu'il était obligé de donner, malgré son grand âge. On n'a conservé de ses compositions que : Gast- urid Hochzeitsfreudel bestehend in Sonaten, Prciludien, Allemandenl Couranten, JBalletten, Arien, Sarabanden mit\ drei, vier und f'ûnf Stimmen, nebst dem basso\ continuo (1673).

Ascher, Joseph, né à Londres en 1831 de parents allemands, m. le 20 juin 1869, dans la même ville ; fut élève de Moschelès dans sa ville natale, puis au Conservatoire de Leipzig où il avait suivi son maître, en 1846. Trois ans plus tard, s'étant rendu à Paris, il. fut nomméj pianiste de la cour de l'impératrice Eugénie Connu comme compositeur de musique légère, dite de salon.

Ashton, Algernon, né à Durham en Angleterre, le 9 déc. 1859, fils d'un chantre de la cathédrale ; se rendit à Leipzig après la mort de son père (1863), fut élève du Conservatoire de cette ville (1875-1879), étudia encore, de 1880 1881, auprès de Raff et s'établit ensuite àLondree où il fut nommé, en 1885, professeur de pianc au « Royal Collège of music ».A. est un compo siteur de talent (œuvres chorales et orchestrales concerto de piano, musique de chambre, liedei et morceaux de piano [danses anglaises, écossaises et irlandaises]).

Asioli, Bonifazio, né à Correggio le 30 avr 1769, m. en cette ville, le 18 mai 1832 ; fut trèt précoce comme compositeur (on raconte qu'îj l'âge de huit ans, et sans avoir fait aucune étude de théorie musicale, il avait composé troii Messes, toute une série d'autres œuvres de mu sique d'église, etc.). Après avoir étudié la corn position pendant quelques années à Parme sous la direction de Morigi, il fut nommé che d'orchestre à Correggio. Il se rendit, en 1787, îj Turin où il vécut, composant avec zèle, jusqu'ei 1796 ; il accompagna alors la marquise GherarJ dini à Venise, puis se fixa à Milan en 179Ç Nommé, en 1801, maître de chapelle du vice-rc d'Italie et censeur (directeur des études) di Conservatoire, il conserva ses fonctions j qu'en 1813. Il se retira alors dans sa ville n; taie et, pendant sept années encore, se vou; sans relâche à la composition. A. a laissé ui grand nombre de cantates, de Messes, de mo têts, de chants à une ou deux voix avec pianc de concertos pour divers instruments ; des noc t urnes ' à 3-5 voix avec et sans accompagne ment; 7 opéras; un oratorio « Jacob », etcj ainsi que quelques œuvres théoriques : Prinl cipi elementari di musica (1809, plusieurs foi réédités; éd. française en 1819); Uallievo a\ cernbalo; Frirai elementi per il canto; Elu menti per il contrabasso (1823),* Trattato d'arl monia e d'accornpagnamento ; Dialoghi sv\ trattato oVarmonia (questionnaire avec répor ses sur l'harmonie, 1814) ; Osservazioni su temperamento proprio dec/li stromenti sto

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