‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 24 sur 542 · ASOLA — ATTAQUE · texte numérisé non relu

ASOLA — ATTAQUE

pili, etc.; Disinganno sulle osservazioni, etc.; nfin : It maestro di composizione (suite du Irattato d'armonia, 1836).

Asola, (Asula), Giovanni-Matteo, compositeur fécond de musique d'église, né à Vérone, m. à Venise le lor oct. 1609 ; l'un des premiers musiciens qui adoptèrent le basso continuepour l'accompagnement, à l'orgue, de la musique d'église. On a de cet auteur de nombreuses Vlesses, des psalmodies et deux livres de mairigaux (1587, 1596).

Aspa, Mario, fécond compositeur d'opéras, talien, né à Messine en 1806, m. en 1861 (?), écrivit 42 opéras, parmi lesquels un surtout, Il muratore di Napoli, jouissait d'une grande popularité.

Aspiration, ornement ancien, actuellement lors d'usage, correspondant à la plique (v. ce not) qui, elle, est encore plus ancienne. L'a. onsiste en l'intervention très brève et à la fin ie la valeur d'une note, de la seconde supérieure )u inférieure •:

Exécution :

Test la définition que Rousseau donne de l'accent (Cf. Accent 2).

Assaï (ital. assez, passablement), terme servant à renforcer une indication de mouvement du de nuance, par ex.: allegro a., tout à fait vite.

Assmayer, Ignaz, né à Salzbourg le 11 févr. 1790, m. à Vienne le 31 août 1862; élève de Brunmayr et de M. Haydn, organiste de l'église St-Pierre à Salzbourg (1808-1815), se rendit m 1815 à Vienne où il continua ses études musicales sous la direction d'Eybler. Il fut nommé naître de chapelle de l'Institut écossais (1824), organiste de la cour (1825), second chef d'or- 'hestre supplémentaire (1838), et enfin successeur de Weigl comme second chef d'orchestre le la cour (1846). Parmi 15 Messes, non sans valeur, une seule fut publiée ; il ne parut de nême qu'une petite partie de ses graduels, offertoires, etc. Les oratorios Sauls Tod et David und Saul ont paru chez Haslinger (Vienne).

Assoluto (ital.) absolu ; primo uomo a., prenier rôle (chanteur).

Assonance, procédé usuel de l'ancienne versification, consistant dans le retour fréquent l'une même voyelle ou diphtongue. C'est l'a. à a fin du vers, et appuyée par une allitération, lui est en somme l'origine de la rime dite riche. 3t Allitération.

Astaritta, Gennaro, compositeur d'opéras talien, né à Naples vers 1750, écrivit de 1772 à î793 plus de vingt opéras, la plupart pour les héâtres de Naples. L'un d'eux, Circe ed Ulisse 1777) jouit d'une grande vogue et fut même lonné aussi en Allemagne.

Astorga, Emanuele d', né à Palerme le 11 déc. 1681, m. à Prague le 21 août 1736; fils d'un noole sicilien décapité en 1701, à la suite d'une conjuration dont il avait fait partie. Une grande

dame s'occupa de l'enfant et le confia aux frères du couvent espagnol d'Astorga, où il eut l'occasion de développer ses facultés musicales, et, trois ans plus tard, lui procura le nom et le titre de baron d'A. Dès lors il rentra dans le monde et fut chargé par la cour d'Espagne d'une mission diplomatique auprès de la cour de Parme. Ses chants et sa voix lui attirèrent bientôt la faveur de chacun, à tel point que le duc crut prudent, dans l'intérêt de sa fille Elisabeth Farnèse, de charger le chanteur dangereux d'une mission diplomatique à Vienne. A. continua à mener une vie pleine d'aventures, retourna visiter sa protectrice en Espagne, parcourut le Portugal, l'Italie (à l'exception de sa patrie qui devait lui rester fermée), l'Angleterre, revint à Vienne et passa les derniers temps de sa vie dans un couvent, à Prague. Les œuvres d'A. se distinguent par l'originalité de l'invention ; le charme, la simplicité, l'intensité du sentiment en sont les traits caractéristiques. Un assez grand nombre de cantates (airs détachés, avec piano), des duos, un opéra : Daf'ne, et, de toutes les œuvres, la plus connue, un Stabat mater à quatre voix avec accompagnement instrumental sont parvenus jusqu'à nous.

Attacca (ital.), indication fréquente lors d'un changement de mouvement ou entre deux parties d'une même œuvre ; a. signifie que l'exécutant doit prendre subitement le nouveau mouvement, ou continuer après un très court silence seulement.

Atteignant (Attaingnant, Atteignant, latinisé : Attingens) Pierre, le plus ancien imprimeur de musique parisien qui se soit servi de caractères mobiles (Cf. Petrucci); les caractères d'A., gracieux et nettement dessinés, sortent de la fabrique de Pierre Hautin (v. ce nom) qui livra ses premiers poinçons en 1525. A. travailla de 1526 à 1550 et imprima entre autres 20 livres de motets ; il publia plus particulièrement les œuvres d'auteurs français, ce qui rend ses impressions d'autant plus intéressantes ; celles-ci, malheureusement, sont devenues très rares.

Attaque. 1. Dans le jeu de certains instr. à vent (ceux dont l'instrumentiste n'introduit pas l'embouchure dans sa bouche, mais se contente de la mettre en contact avec ses lèvres), la position des lèvres que nécessite la formation du son. L'a. est tout autre pour la flûte que pour les instr. de cuivre, dans le jeu desquels les lèvres remplissent le rôle de languette et l'a., par conséquent, doit varier infiniment suivant le degré d'élévation du son que l'on veut produire. — 2. Dans le chant, le moyen dont on se sert pour mettre en vibration les cordes vocales ; il y a deux sortes d'à. : 1° l'a. par le coup de glotte, dans laquelle, au moyen de l'air accumulé derrière la glotte et du pincement de celle-ci, chaque son est immédiatement précédé d'un léger coup dont l'effet est analogue à celui d'une consonne explosive très atténuée, l'aleph des Hébreux ; 2° l'a. par expiration, dans laquelle la glotte entr'ouverte laisse passer avant chaque son un léger souffle (spiritus lenis).

ATTENHOFER — AUBER

Attenhofer, Karl, né à Wettingen près Baden (Suisse) le 5 mai 1837, fils d'un hôtelier ; élève de Dan. Elster (maître de musique au séminaire de Baden) et de Kurz à Neuchâtel, puis de Richter, Papperitz, Dreyschock, Rôntgen et Schleinitz au Conservatoire de Leipzig (1857- 1858), fut nommé maître de chant et de musique à Mûri (Argovie) en 1859. Quatre ans plus tard il accepta la place de directeur d'un chœur d'hommes à Rapperswyl et se lit si avantageusement connaître à la fête fédérale de chant de 1866, qu'on lui offrit simultanément la direction de trois sociétés zurichoises (« Zurich », « Studentengesangverein », « Aussersihl » ). Il se lixa à Zurich en 1867 et dirigea même pendant nombre d'années plusieurs sociétés des villes voisines ( Winterthour, Neumunster, etc.). Nommé en 1879 organiste et maître de chapelle de l'église des Augustins à Zurich, il abandonna récemment ces fonctions, conservant par contre celles de maître de musique à l'Ecole de jeunes iilles et de professeur de la méthode du chant à l'Ecole de musique. A. est un des compositeurs les plus populaires de la Suisse allemande, grâce surtout à ses œuvres pour chœur d'hommes avec ou sans accompagnement; il a écrit aussi nombre de chœurs mixtes, et de chœurs pour voix de femmes, des chansons d'enfants, des lieder, 3 Messes (avec orgue), des morceaux de piano et des études faciles pour le violon.

Attrup, Karl, compositeur et organiste danois, né à Copenhague le 4 mars 1848, élève de (Jade et successeur de son maître, en 1869, comme professeur d'orgue au Conservatoire de Copenhague; fut nommé en 1871 organiste de l'église St-Frédéric, en 1874 organiste de l'église du St-Sauveur et professeur d'orgue à l'Institut des aveugles. A. a publié des œuvres pédagogiques de valeur pour orgue, des lieder, etc. Attwood, Thomas, né à Londres le 23 nov. L765, ni. en son domaine de Cheyne Walk près Chelsea le 24 mars 1838; entra à l'âge de neuf ans comme enfant de chœur dans la Chapelle vocale du roi, y reçut des leçons de musique de Nares et Ayrton,et se lit remarquer bien vite du prince de dalles qui l'envoya terminer son éducation en Italie. Il étudia à Naples, de 1783 â 17*'». auprès de Filippo Chique et de Gaetano Latilla, puis à Vienne auprès de Mozart qui estimail fort son talent; de retour en Angleterre (1787), il ne tarda pas à remplir diverses fonctions. A. devint organiste de St-Paul et compositeur de la Chapelle vocale (1795), organiste de la chapelle privée du roi Georges IV à Brightbn (1821), puis organiste de la Chapelle vocale (1836). Grâce aux relations qu'il entretint avec Mozart el Mendelssohn, A. est en quelque sorte un intermédiaire entre ces deux natures musicales. On peut diviser son activité de compositeur en deux périodes : la première consacrée plus particulièrement â l'opéra, la seconde â la musique «l'église. Il travailla sans cesse el le succès récompensa du reste son zèle (19 opéras, un grand nombre d'anthems, de rVicea et d'autres chants, des sonates pour

piano, etc.). A. compte parmi les compositeursles plus importants de l'Angleterre.

Aubade (du provençal alba, aujourd'hui aube)y chant — du matin — auquel les troubadours donnaient comme sujet la séparation des amants au lever du jour, autrement dit, le contraire de sérénade. De même que pour celle-ci, le nom de l'a. a passé comme titre de morceaux de musique instrumentale (surtout au xviii6 s.).

Auber, Daniel-François-Esprit, né à Caen (Normandie) le 29 janv. 1782, m. à Paris le 12/13 mai 1871, pendant la Commune. Cf. Daniel. Lea parents d*A., Normands d'origine, avaient élu domicile à Paris ; le père, officier des chasses du roi, était peintre, chanteur et violoniste amateur, c'est seulement après la Révolution qu'il semble avoir entrepris un commerce d'objets d'art (estampes, etc.); le grand-père était même « peintre du roi ». A. est donc issu non pas d'une famille de commerçants, mais d'une famille d'artistes. Tout enfant, à l'âge de onze ans déjà, il écrivait des romances qui faisaient le tour des salons du Directoire. Son père, qui le destinait à la carrière commerciale, l'envoya en Angleterre, mais A. revint, en 1804, plus mu-l sicien qu'il n'était parti. Reçu membre de la société des «Enfants d'Apollon » (1806), dont faisait aussi partie son père, nous le trouvons | alors déjà désigné sous le nom de « compositeur ». Cependant, ce n'est qu'en 1812 qu'il aborda le genre auquel il devait vouer toute sa vie : la musique scénique; il écrivit la mu-l sique d'un vieux libretto, intitulé Julie, pour ur théâtre d'amateurs n'ayant à sa disposition qu'un orchestre à cordes très peu nombreux! Cherubini, qui assistait à l'audition, sut, malgr<| la défectuosité de l'exécution et la pauvreté deil moyens, reconnaître le talent extraordinaire d«J l'auteur, et engagea celui-ci à se livrer à de séj rieuses études de composition, sous sa direcl tion. Dès lors l'aimable talent d'A. se développa rapidement et parvint sans peine à maturité! Une Messe, dont un fragment devint plus tard la prière de la « Muette », fut suivie de près pal le premier opéra, exécuté publiquement, dJ l'auteur : Le séjour militaire (théâtre Feydeau! 1813); mais celui-ci, comme le suivant du reste! Le testament et les billets doux (1819), ne renJ porta qu'un demi-succès. Par contre, en 182(1 La bergère châtelaine parvint à lui concilie! les faveurs de la critique et, à partir de cettl époque, la réputation d'A. s'affermit de plus e:l plus. On voit se succéder, après Emma ou l\ promesse imprudente (1821), toute une séril d'opéras pour la plupart desquels Scribe, dtj venu l'ami d'A., fournit le libretto : Leicesteî (1822); La neige (ou Le nouvel Eginhard, 18231 Vendôme en Espagne (en collaboration avel Hérold, 1823); Les trois genres (avec Boïeldievl 1824); Le concert à la cour (1824); Léocadiî (1824); Le maçon (1825). Cette dernière œuvrl marque un pas décisif dans la carrière de l'ai 1 teur et nous montre en lui le principal repnl sentant de l'opéra-comique ; les qualités biel françaises d'A., la grâce, le charme, la légèretl ne se retrouvent à un si haut degré que chcl

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