IMPROMPTU
INFRABASS
dans les ouvrages littéraires, tandis que les œuvres musicales proprement dites sont gravées ; la gravure, exécutée sur zinc, est reportée sur pierre puis imprimée au moyen de presses lithographiques.
Impromptu (du lat. in promptu, s'offrant à l'esprit), au fond syn. d'improvisation, mais employé surtout comme titre de morceaux pour piano ou pour un autre instrument, en forme de lied développé. La structure A-B-A (v. formes) sert de base, comme dans le lied cependant chacune de ces subdivisions est plus ou moins développée séparément, comme dans le menuets et les marches de concert, mais sans rythme particulier. Schubert, Chopin, Heller, etc., etc., ont écrit des i.
Improperia (lat. reproches), la plainte de l'Amour souffrant sur la croix, antiennes et répons chantés le jour du Vendredi-saint, en lieu et place de la Messe habituelle, sur d'anciennes mélodies grégoriennes. Ce n'est qu'à la Chapelle sixtine, à Rome, que les i. sont chantés, depuis 1560, dans l'arrangement de Palestrina (faux-bourdons à plusieurs voix, harmonisation simple, note contre note).
Improprietas (lat.), dans les ligatures (v. ce mot) de la musique proportionnelle, valeur de la note initiale équivalente à la longue (non pas à la brève), et indiquée, lorsque l'intervalle de la première à la seconde note est ascendant, au moyen d'une queue descendante placée à droite ou à gauche, ou, lorsque le même intervalle est descendant, au moyen de la suppression de toute queue. Cf. proprietas.
Improvisation (du lat. ex improviso, sans préparation), exécution musicale non préparée, ni notée préalablement. La plupart des grands maîtres de l'art musical passent pour avqir été des improAisateurs remarquables, au piano ou à l'orgue. Il y a deux sortes d'i: celle qui est basée sur une forme précise, telle autrefois l'i. d'une fugue sur un thème donné, un art qui était considéré comme l'épreuve de la parfaite maîtrise et clans lequel J-.S. Bach doit avoir été particulièrement étonnant; et celle qui se développe librement, sous l'impulsion directe de l'imagination, le thème varié étant la forme la plus courante de cette seconde sorte d'i. Quelques auteurs se servent du mot i. comme synonyme d'impromptu.
Incalzando (itaL), en pressant, en animant (le mouvement), syn. de stringendo.
Indy, Paul-ma.rie- Vincent d', né à Paris le 27 mars 1851, élève, dès le plus jeune âge, de Diémer, Marmontel et Lavignac, pais, après le siège de Paris, pendant lequel il s'engagea comme volontaire, de César Franck qui lui enseigna le contrepoint, la fugne et la composition ; en outre, il entra en 1873 à la classe d'orgue du Conservatoire, où Franck venait d'être nommé professeur. Deux ans plus tard, il devint organiste à St-Leu, près Paris, puis chef des chœurs de « l'Association artistique » (Colonne) où il était déjà timbalier. Il conserva ces fonctions pendant cinq ans, mais fit entre temps un voyage en Allemagne, où il était déjà
entré auparavant (1873), à VVeimar, en relations intimes avec Liszt, et assista avec deux de ses compatriotes aux premières représentations de «l'Anneau du Niebelung », à Bayreuth (1876). Depuis lors, d'i. fut secrétaire, puis président de la Société nationale de musique; il dirigea, en 1887, les études chorales qui aboutirent à l'unique représentation de « Lohengrin » (3 mai, sous la direction de Lamoureux), conduisit un grand nombre de concerts en province, en Belgique, en Hollande, etc., puis à Barcelone (1895) où il donna une sorte « d'histoire de la musique en cinq programmes ». D'I. a fait partie de la « commission de réforme » du Conservatoire (1892), mais il a refusé la place de professeur de composition qui lui était offerte; il est inspecteur de l'enseignement musical de la ville de Paris et enseigne la composition, depuis 1896, à la ScJtola cantorum qu'il a fondée avec Bordes et quelques autres musiciens. En tant que compositeur, d'i. a acquis une situation très en vue, ses tendances très avancées et son incomparable talent d'orchestrateur le font considérer à juste titre comme le chef de la jeune école française, dans le domaine de la musique symphonique. Après avoir débuté en 1874, aux Concerts Pasdeloup, par une Ouverture des Piccolomini (devenue plus tard le n° 2 de la trilogie « Wallenstein »), il donna de la musique d'orchestre : une symphonie (1875, manuscrite), La Forêt enchantée (symphonie-ballade, 1878), Wallenstein (trilogie, écrite de 1879 à 1881, exécutée en 1888), Saugefleurie (légende, 1885), Symphonie avec piano, sur un thème montagnard (1887), Istar (variations symphoniques, 1897), un Lied pour violoncelle et orch. (1885), une Fantaisie pour hautbois et orch. (1889) ; des œuvres vocales : La chevauchée du Cid (baryton, chœur et orch., 1883), Le chant de la cloche (légende dramatique pour chœur, soli et orch., grand prix de la Ville de Paris, 1886) : des œuvres scéniques : Attendez-moi sous forme (un acte, Opéra- Comique, 1882, sans grand succès), Fervaal (drame en trois actes et un prologue, représenté, avec un succès artistique considérable, à Bruxelles, le 12 mars 1897) ; de la musique de chambre : quatuor avec piano (1878). Suite en re pour deux flûtes, trompette et instr. à archet (1886), trio pour piano, clarinette et violoncelle (1887), quatuor pour instr. à archet (1890); des morceaux pour piano : Poème des montagnes (suite en trois parties, 1881), Helvetia (trois valses, 1882), Tableaux de voyage (treize pièces, 1889) ; des œuvres chorales profanes et religieuses : Sur la mer (voix de femmes, 1888), L'art et le peuple (voix d'hommes, 1894), Deus Israël conjungatvos (a cappella, à quatre et six voix, en deux parties, 1896) ; un Lied maritime (chant et piano, 1896), etc. Il a fait paraître en outre un petit volume de Chansons populaires recueillies dans le Vivarais et le Ver cor s.
Infrabass (ail.), nom que les facteurs allemands donnent parfois à un jeu d'orgue, synonyme de Subbass (sous-basse), c.-à.-d. jeu del6' ou de 32' au pédalier et, dans la règle, bouché.
[NGANNO
INSTRUMENTS
Inganno (ital., trompette), cadence rompue,