INTONATION
INVITATOIRE
on aura pour la seconde majeure le rapport 8 : 9 ; si, au contraire, on prend la puissance de 2 immédiatement supérieure à 9, on aura 9 : 16 — septième mineure (renversement de la seconde majeure). De même, la seconde augmentée ut : ré dièse, par es., nous est fournie par l'échelle ut-sol-si-rè dièse (une quinte, deux tierces = 3.5.5J et nous obtenons le rapport 64 : 75 : puis, pour son renversement : la septième diminuée, le rapport 75 : 128. Le nombre des i. dissonants est considérable/car beaucoup d'entre eux peuvent être déterminés de différentes façons, ainsi: ut: ré dièse comme provenant de ut-sol- si-ré dièse ou de ut-sol-ré-la-mi-si-ré dièse (une quinte, deux tierces ou cinq quintes, une tierce). Les plus importants sont les suivants : 1. la seconde chromatique, 24 : 25 ou 128 : 135 (le rapport des longueurs de corps sonore est toujours l'inverse de celui des nombres de vibrations) ; 2. son renversement, I'octave diminuée, 25 : 48 ou 135 : 256 ; la seconde mineure (diatonique, marche de sensible), 15 : 16 ; 4. son renversement, la septième majeure, 8 : 15 ; 5. la seconde majeure, 8:9 ou 9 : 10 ; 6. son renversement, la septième mineure, 9 : 16 ou 5 : 9 ; 7.1a seconde augmentée, 64 : 75; 8. son renversement, la septième diminuée, 75 : 128; 9. la OUArte diminuée, 25: 32; 10. son renversement, la quinte augmentée, 16 : 25 ; 11. la tierce augmentée, 512 : 675 ; 12. son renversement, la sixte diminuée, 675 : 1024; 13. la quarte augmentée, 18 : 25 ou 32: 45; 14. son renversement, la quinte diminuée, 24 : 36 ou 45 : 64. Voici, en notation musicale, les intervalles désignés cidessus (ut pris comme point de départ = 1) :
L'octave augmentée n'est que le redoublement de la seconde chromatique, la neuvième mineure celui de la seconde mineure diatonique, etc.
Les i. consonants sont ou bien justes (unisson, octave, quinte, quarte et leurs redoublements) ou bien majeurs ou mineurs (tierces, sixtes, dixièmes, treizièmes, dix-septièmes) ; les i. dissonants sont ou bien majeurs ou mineurs (secondes, septièmes, neuvièmes), ou encore augmentés ou diminués. L'i. juste reste dans son renversement également juste, par contre l'i. majeur devient mineur et vice -versa, l'i. augmenté devient diminué et vice-versa.
Intonation, 1. Dans le chant ecclésiastique, sorte d'introduction chantée par le prêtre au début de l'antienne, du psaume, etc. L'i. fixe le ton dans lequel la mélodie entière se meut; elle varie suivant les jours de l'année ecclésiasti-
que. On dit : entonner un psaume; le prêtre entonne le gloria, etc. — 2. L'i. d'un instrument est le dernier stade de sa fabrication, elle consiste à supprimer les petiles inégalités de timbre que la fabrication la plus méticuleuse ne peut empêcher de se produire; il s'agit, dans l'orgue, par ex., de légères -transformations de la bouche des tuyaux à bouche, de la lamelle des tuyaux à anche, etc. ; dans le piano, de la disposition minutieusement exacte des marteaux, de la révision des feutres, du réglage du toucher, etc. — 3. Dans l'art vocal, l'i. est à peu près synonyme d'émission, mais se rapporte plus particulièrement à la hauteur des sons émis (i. pure, incertaine, fausse, etc.) ; de là, le verbe « détoner » pour dire « chanter trop bas ». Intrade, v. entrée.
Intreccio (ital.), intrigue, œuvrette scénique. Introduction, terme employé tout spécialement pour désigner la petite partie lente : largo, adagio, andante, etc., qui précède souvent l'exposition des thèmes de la symphonie, de la sonate, etc. On rencontre aussi le terme d'i. comme titre du premier morceau d'une suite (moderne), ou comme désignation, du récitatif qui précède un air de concert ou un morceau de concert (1. et rondo, etc.).
Introït (lat. introitus), nommé aussi, dans le rite ambrosien (milanais), ingressa, primitivement un psaume entier chanté par le chœur pendant que le prêtre officiant se rendait de la sacristie à l'autel, fut plus tard abrégé. Le psaume était suivi tout d'abord du Gloria jjatri et filio, dont le Gloria était chanté par l'officiant, tandis que le palri et filio, etc. Tétait par le chœur, puis venait l'antienne. L'i. est de nos jours de nouveau adopté généralement en entier.
Inventions, à peu près synonyme de fantaisie ou d'impromptu. Cf. les «inventions à deux voix» de J.-S. Bach ; celui-ci intitulait par contre « symphonies » les morceaux que nous connaissons sous le titre « d'inventions à trois voix ».
Inventionshorn (ail.), nom du cor perfectionné vers 1760 par J. Werner, facteur d'instruments, à Dresde, sur les indications d'un musicien de la cour nommé A.-J. Hampel ; le nouveau système permettait de déplacer, de transposer toute l'échelle naturelle du cor, au moyen de tubes additionnels plus ou moins longs (corps de rechange). Ce système fut appliqué également à la trompette (Inventionstrompete). On ne fait plus qu'un usage très restreint des corps de rechange, depuis l'adoption des pistons.
Inversion, transformation étrange d'un thème musical, particulièrement en usage dans la fugue et les autres formes basées sur l'imitation; elle consiste à imiter en sens inverse (les intervalles ascendants devenant descendants et vice-versa) tous les intervalles du thème. Cf., pour les différentes sortes d'i., le mot renversement.
Invitatoire (lat. invitatorium), antienne qui se chante au début du nocturne (v. heures ca-