‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 235 sur 542 · IONIEN · texte numérisé non relu

IONIEN

noniales) et par laquelle commence l'office du jour suivant.

Ionien, nom d'une tonalité grecque et d'un mode ecclésiastique: v. grecque et ecclésiastiques.

Irgang, Friedrich- Wilhelm, né à Hirschberg, en Silésie, le 23 févr. 1836, élève des classes de composition de l'Académie royale de Berlin (Grell et Bach), se perfectionna ensuite sous la direction de Proksch, à Prague. Il ouvrit à Gon-litz, en 18G3, une école de musique,et devint, en 1868, organiste de l'église de la Sainte-Trinité, dans la même ville; en 1881, il fut appelé à Zullichau, en qualité d'organiste et de maître de musique au « Pa^dagogium». I. a publié, outre divers morceaux pour piano, une Allge,,ieine Musiklehre (plusieurs fois rééditée), et une HarmonieleJire.

Isaak, Heinkicu (Isaac, Izac, Ysach, Yzac; nommé aussi en Italie, Arrigo tedesco [Henri l'Allemand], ou en latin barbare, ARRHiGus),l'un des contrapontistes les plus remarquables de la fin du xv° et du début du xvie s., probablement contemporain de Josquin, c.-à-d. né en 1450 environ. Malgré sa dénomination de Tedesco ou Germanus (chez Glarean), I. semble être, non pas allemand, mais néerlandais, car son testament le désigne comme Ugonis de Flandr ta. Nous savons, par des documents certains, que I. séj^irna quelque temps à Ferrare et qu'il fut ensuite organiste, de 1477 à 1489 environ, sous Lorenzo le Magnifique, de Médicis. Il se rendit plus tard à Rome, et reçut enfin un poste de « Musikus » (les documents le nomment Si/jujihonista régis, peut-être était-il chef des instrumentistes'?) à la cour de l'empereur Maximilien Ier, où il mourut vers 1517: son élève, L. Senft, obtint en effet sa place et l'occupa jusqu'à la mort de Maximilien Ier (1519). On a conservé de ce musicien les œuvres suivant fs: des Messes : Charge de deuil, Misericordia do, m ni, Quant jay au cor, La Spagna, Comme femme (publiées les cinq par Petrucci, en 1506, sous 1.' litre: Misse Aenrici lzac), Salva nos, Frœlich Wesen (dans les Missae XIII de Graphaeus, 1539), 0 prœclara (dans lf Liber XV missarum de Petrejus, 1539), Missa soient, n's, De Apostolis (« Magne Deus, Kyrie » ; <laus le Chorale Constantinum, d'Isaak, 1550), Carminum, et enfin Une musique de Biscay (dans Opus dece,,t missarum, de Rhaw, 1541); des Messes manuscrites, conservées dans 1.'- bibliothèques de Munich, Vienne et Bruxelles, dont dix non encore gravées; des motets dans Odhecalon, Canti B, Canti C (1501-1505), et Le Livre 1 des motets à cinq voix (1505) de Petrucci, dans 1rs Selectissimae... cantiones (1540) de Kriesstein et une quantité d'autres anthologies, plus particulièrement allemandes, du xvr s. Les petits chœurs d'I. sont aussi des modèles du genre et plus d'un pourrait être exécuté tri quel, de nos jours, avec su, •(-rs; on m trouve un certain nombre dans lir> guter newer Liedlein (15V») d'< mi, et A.uszug guter teuUcher Liedlein (1539) de Forster. Du bibl. de La Cour el de l'Etat, à

ISOUARD

Munich, possède une collection particulièrement riche de manuscrits d'I.; il est probable qu'ils auront été transmis par Senft aux archives musicales delà chapelle de la Cour.

Isidore, S' I. d'Espagne (Isidorus Jiispalensis), évêque de Séville, né à Garthagène vers 570, m. le 4 avril 636; a donné, dans son ouvrage Originum sive etymologiarum libri XX, une quantité de renseignements précieux sur la musique. Ces passages ont été collationnés par Gerbert et publiés dans les Scriptores, 1, sous le titre Sententiae de musica.

Isnardi, Paolo, né à Ferrare, moine, et, plus tard, supérieur du couvent du Mont Gassin, maître de chapelle à Ferrare, a composé de nombreuses Messes, psaumes, faux-bourdons, motets et madrigaux qui parurent en éditions spéciales de 1561 à 1594.

Isnardon, Jacques, chanteur scénique, né le 15 févr. 1860, élève du Gonservatoire de Paris, débuta à l'Opéra-Gomique en 1885. Il passa ensuite à la Monnaie, à Bruxelles, chanta en représentations à Londres, à Monte-Carlo, à Milan, puis rentra à l'Opéra-Gomique, à Paris, en septembre 1894. 1. aécritun ouvrage très documenté sur l'histoire du Théâtre de la Monnaie.

Isouard, Niccolo (nommé aussi simplement « Niccolo de Malte »), né dans l'île de Malte en 1775, m. 'à Paris le 23 mars 1818 ; se voua à la musique, contre la volonté de son père qui voulait faire de lui un banquier, travailla à Palerme, sous la direction d'Amendola, et à Naples, sous celle de Sala et de Guglielmi, tout en étant commis dans une banque. En 1795, 1. abandonna définitivement les affaires et débuta à Florence, sous le nom de Niccolo, par un opéra : Lavviso ai maritati, dont le succès fut très médiocre. Après avoir écrit pour Livourne un Artaserse auquel le public fit meilleur accueil, I. fut nommé organiste de l'église St-Jean de Jérusalem, à La Valette, et plus tard maître de chapelle de l'ordre de Malte. La suppression de l'ordre l'obligea à se tourner de nouveau du côté de la musique scénique, il écrivit alors toute une série d'opéras pour un théâtre établi à La Valette, puis partit, en 1799, pour Paris où il trouva un ami dévoué en la personne de E. Kreutzer. La même année encore, I. réussit adonner à l'Opéra-Gomique un ouvrage: Le tonnelier, qui fut suivi de près par beaucoup d'autres ; cependant, il ne parvint à se faire une véritable renommée qu'avec Midiel-Ange, en 1802, et atteignit l'apogée de ses succès avec Cendrillon, en 1810. Le retour de Russie de Boïeldieu (v. ce nom) suscita entre les deux compositeurs, également en vogue, une vive concurrence dont l'effet fut du reste excellent sur le développement artistique d'I. ; c'est alors que celui-ci créa ses deux meilleures ceuvres: Jeannot et Colin et Joconde. Une vie déréglée et le chagrin que lui causa l'élection de Boïeldieu au fauteuil d'académicien, pour lequel il se présentait aussi, hâtèrent sa lin. I. a laissé en tout une cinquantaine d'opéras, puis des Messes, des motets, psaumes, cantates, « canzonette», romances, etc.

ISRAËL — JADASSOHN

Israël, Karl, musicographe de mérite, né à Heiligenrode (électorat de Hesse), le 9 janv. 1841, m. à Francfort s/M. le 2 avr. 1881; étudia d'abord la théologie, à Marburg, mais entra ensuite au Conservatoire de Leipzig, puis se fixa à Francfort où il ne tarda pas à occuper une situation en vue, comme critique musical. I. a publié deux catalogues volumineux et importants pour la bibliographie musicale : Musi-

kalische Schàlze in Frankfurt a/M. (1872),

et Musikalien der stândischen Landesbibliothek zu Kassel (1881), puis une Frankfurter Konzertchronik von 1713-1780 (1876) ; de plus, il a fourni à « l'Allgemeine musikalische

Zeitung » (1873-1874) d'importantes contribu" tions sur la bibliographie musicale.

Istesso (ital.), le même; Vi. tempo, le même mouvement.

Istromento (ital.), instrument.

Ivry, marquis Richard d', né à Beaune (Côte-d'Or) le 4 févr. 1829, amateur de talent, vit à Paris depuis 1854. Il a écrit des opéras : Fatma, Quentin Metsys, La maison du docteur, Omphale et Pénélope, Les Amants de Vérone (1864; sous le pseudonyme de Richard Yrvid ; récemment refondu en entier); des mélodies, des hymnes, etc.

Izac, v. Isaak.

Jachet (Jaquet), v. Berghem.

Jachmann-Wagner, v. Wagner 9.

Jackson, 1. William, né à Exeter en mai 1730, m. dans la même ville le 12 juil. 1803; élève de John Travers, à Londres, fut pendant longtemps maître de musique à Exeter où il fut nommé, en 1777, organiste et maître de chapelle de la cathédrale. Il a composé plusieurs opéras: Lycidas, Jhe Lord of the Manor, The methamorphosis, de nombreuses sonates pour piano, des mélodies, des « canzonette », des madrigaux et de la musique d'église (sans importance); de plus, il a publié les ouvrages suivants : 30 letters on various subjects (1782 ; quelques lettres ont trait à la musique), Observations on the présent state of music (1791), et Four âges, together with essays on various subjects (1798) — 2. William, né à Masham le 9 janv. 1816, fils d'un meunier et entièrement autodidacte, m. le 15 avr. 1866; était organiste de la chapelle « Hortonlane » et de l'église St- Jean, en même temps que directeur du « Choral Union » (chœur d'hommes ) et du * Festival Choral Society », à Bradford. Auteur de nombreuses œuvres vocales profanes et religieuses, a publié en outre une méthode de chant : Manual of singing, qui eut plusieurs éditions.

Jacob, 1. Benjamin, né à Londres en 1778, nommé en 1794 organiste de « Surrey Chapel », m. le 24 août 1829; l'un des organistes les plus réputés de son temps, auteur de psaumes (National psalmody) et de glees. — 2. Fr.-Aug.- Leb., v. Jakob.

Jacobs, Edouard, violoncelliste, né à Hal (Belgique) en 1851; élève do J. Servais, au Conservatoire de Bruxelles, fit ensuite partie de l'orchestre de la Cour, à Weirnar, et fut engagé, en 1885, comme professeur de violoncelle au Conservatoire royal de Bruxelles.

Jacobsohn, Simon-E., violoniste de talent, né à Mitau (Courlande) le 24 déc. 1839; élève du Conservatoire de Leipzig, devint successive-

ment concertmeister à Brème (1860), concert. meister de l'orchestre Thomas, à New-York (1872), et professeur au Conservatoire de Cincinnati. Il vit actuellement à Chicago.

Jacobsthal, Gustav, né à Pyritz (Poméranie) le 14 mars 1845, fit ses études universitaires de 1863 à 1870, se fit agréer privat-docent à l'Université de Strasbourg pour les sciences musicales (1872), et fut nommé, trois ans plus tard, professeur extraordinaire puis, en 1897, professeur ordinaire. Sa publication sur la notation proportionnelle : Die Mensuralnotenschrift des XII. und XIII. Jahrhunderts (1871), est un ouvrage sérieux et intéressant.

Jacotin, de son vrai nom Jacob Godebrye, contrapontiste néerlandais, chapelain de Notre- Dame d'Anvers, vers 1429, m. le 24 mars 1529. On trouve des motets de sa composition dans Motetti délia Corona (1519), de Petrucci, dans Concentus octo, sex, etc. (1545), de Salblinger, et Novum opus musicum (1537) d'Ott; des chansons dans Bicinia (1545) de Rhaw, dans les anthologies d'Attaignant (1530-1535; livr. V, YI et IX), et de Leroy et Ballard (Chansons nouvellement composées, livr. YI, 1556, et Recueil des recueils, 1563-1564); des Messes manuscrites, à Rome.

Jacquard, Léon-Jean, né à Paris le 3 nov. 1826, m. dans la même ville le 27 mars 1886, violoncelliste distingué; élève de Norblin, au Conservatoire de Paris, puis à son tour professeur, dès 1877, dans cet établissement.

Jadassohn, Salomon, né à Breslau le 13 août 1831; élève du gymnase de sa ville natale, puis du Conservatoire de Leipzig (1848), il se rendit ensuite auprès de Liszt, à Weirnar (1849-1851), et devint enfin, après un nouveau séjour à Breslau (1852), élève particulier de Hauptmann, à Leipzig, pour la composition. Une fois ses études achevées, J. se fixa à Leipzig, en qualité de maître de musique; il devint directeur de la société chorale « Psalterion » (1866), chef d'or-

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