‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 237 sur 542 · JAHN — JAN · texte numérisé non relu

JAHN — JAN

Le toucher (3 vol.), La musique et la psychophysiologie (1896), Le mécanisme du toucher <1897).

Jahn, 1. Otto, célèbre archéologue, philologue et critique d'art allemand, né à Kiel le 16 juin 1813, m. à Gœttingue le 9 sept. 1869; élève de l'école du couvent de Pforta, fréquenta ensuite les universités de Kiel, Leipzig et Berlin, puis fit, de 1836 à 1839, des voyages d'études en France et en Italie. Il débuta, en 1839, dans la carrière universitaire, comme privat-docent de philologie à l'Université de Kiel, puis fut nommé successivement : professeur extraordinaire (1842), puis ordinaire (1845) d'archéologie, à Greifswald ; professeur d'archéologie à Leipzig (1847-1851, destitué à cause de ses vues politiques) ; professeur d'antiquités et directeur du « Musée académique des arts » (1855), puis directeur du séminaire de philologie, à Bonn ; professeur à Berlin (1867), et mourut, après une longue maladie, à Gœttingue. En plus de ses nombreux et précieux travaux de philologie et d'archéologie, J. a publié la biographie classique par excellence de Mozart (1856-1859, 4 vol.; 2* éd. 1867, 2 vol.; 3e éd. [revue par H. Deiters], 1er vol. 1889, 2e vol. 1891 ,• éd. angl. par P. Townsend, 1882), un ouvrage non seulement excellent en soi, par le fait qu'il épuise entièrement le sujet, mais encore de la plus haute importance au point de vue de l'évolution de la littérature musicale, car on y trouve, adaptées pour la première fois à l'étude historique de la musique, les ressources de la méthode critique-philologique ; l'œuvre de J. a fait époque et bien évidemment servi de modèle aux historiens et aux biographes musicaux ultérieurs (Ghrysander, Spitta). J. a encore publié : Ueber Mendelssohns Paulus (1842), et, pour la revue «Die Grenzboten», des articles polémiques sur Berlioz et Wagner, des comptes rendus des festivals musicaux du Bas-Rhin de 1855 et 1856, une étude sur l'édition complète des œuvres de Beethoven, par Breitkopf et Hœrtel, etc., qui parurent réunis, sous le titre : Gesammelte Aufsâtze ùber Musik (1866). J. a prouvé qu'il était lui-même un musicien fort bien doué, par la publication de trente-deux lieder (en quatre cahiers ; le 3e et le 4e sur des textes en bas-allemand, extraits du Quichborn, de Klaus Groth), et d'un recueil de •chœurs à quatre voix mixtes, de sa composition. On a aussi de lui une édition critique de la réduction pour piano et chant du « Fi délie» », de Beethoven. Ajoutons enfin, que c'est presque contre son gré que J. écrivit sa biographie de Mozart, issue d'une série de travaux préparatoires toujours plus vastes, et d'un amas de matériaux toujours plus considérable pour une biographie de Beethoven; il avait du reste amassé aussi une quantité de matériaux pour une biographie de Haydn. La mort l'empêcha •de réaliser ces grands projets ; mais les études préparatoires de J. furent heureusement utilisées et complétées par des hommes de talent : Thayer (Beethoven), et Pohl (Haydn). — 2. Wilhelm, chef d'orchestre distingué, hé à Hof

(Moravie) le 24 nov. 1835, devint successivement chantre à Temesvar (1852), puis chef d'orchestre à Pesth (1854), Agram, Amsterdam et Prague (1857-1864). Il remplit ensuite, de 1864 à 1881, les fonctions de chef d'orchestre du Théâtre royal de Wiesbaden, et fut nommé, en 1881, premier chef d'orchestre et directeur de l'Opéra de la cour, à Vienne. Une grave maladie des yeux l'a obligé de se retirer momentanément, puis définitivement de ses fonctions, en 1897. Il reçut alors le titre de conseiller de la Cour. J. a publié un certain nombre de lieder de sa composition.

Jakob, Friedrich-August-Leberecht, né à Kroitzsch, près Liegnitz, le 25 juin 1803, m. à Liegnitz le 20 mai 1884; fut, de 1824 à 1878, cantor à Konradsdorf, près Hainau (Silésie), et publia des recueils de chants d'école, des quatuors pour voix d'hommes, des lieder, une Fassliche Anweisung zum Gesangunterricht in Volksschulen (1828), et un recueil de chorals pour l'Eglise réformée, son ouvrage le plus important, écrit en collaboration avec Ernest Richter (Berlin, 1873; 2e éd. 1877). Il a été pendant longtemps l'un des rédacteurs de YEiàterpe et a fourni des articles à diverses revues pédagogiques. Après avoir fait valoir ses droits à la retraite, en 1878, J. alla vivre à Hohenwiese, près Greiffenberg (Silésie).

Jaleo, danse nationale espagnole (exécutée par une seule personne), d'un mouvement modéré, à 3/8, et basée sur le rythme de castagnettes suivant :

tr

Jalousieschweller (ail.), v. boîte expressive.

Jan, Maistre J., v. Gallus 2.

Jan, Karl von, philologue, né à Schweinfurt le 22 mai 1836, prit son doctorat à Berlin, en 1859, avec une dissertation sur les instruments à cordes des Grecs : De fidibus Graecorum, Il fut d'abord maître au « Graues Kloster », à Berlin, sous Fr. Bellermann, puis fut transféré à Landsberg s/W. où on lui confia l'enseignement du chant ; il abandonna cependant ses fonctions, en 1875, à la suite d'une discussion avec les autorités de l'endroit, au sujet d'un orgue qu'il avait fait construire pour l'aula du Gymnase, avec le produit de concerts organisés par ses soins. Il prit un poste analogue à Saargemiind, s'occupant toujours de musique en ses heures de loisir, puis fut enfin appelé, en 1883, au Lycée de Strasbourg. J. a écrit plusieurs essais très précieux d'histoire musicale, qui parurent soit dans « l'Allgemeine musikalische Zeitung » (1878, sur les modes des anciens Grecs; 1881, sur la diaulos), soit dans des revues philologiques. Le programme du gymnase de Saargemiind, en 1882, contient de nouvelles recherches sur les instr. à cordes des Grecs, et l'Encyclopédie de Halli, au mot Kitharodik, des renseignements tout nouveaux sur la cithare et sur la lyre. J. a publié en ou-

JANISSAIRES — JANSA

tre des études sur Ylsagoge de Bacchius (programme du Lycée de Strasbourg, 1891), sur la Métrique de Bacchius (« Rheinisches Muséum fur Philologie», vol. XLVI); puis Hymnen des Dionysios und Mesomedes (« Jahrbuch der Philologie » de Fleckeisen , 1890 ), Harmonie der Spharen (* Philologue», vol. LU), Rousseau als Musiker («Preussische Jahrbûcher », vol. LVI). Enfin, l'édtion critique, pourvue de notes et digressions importantes, qu'il a donnée des principaux auteurs grecs sur la musique (Musici scriptores Graeci, etc. [Leipzig, Teubner, 1895]) mérite d'être appelée son chef-d'œuvre et peut remplacer l'édition de Meihom (v.ce nom).

Janissaires, Musique de j., corps de musique dans lequel sont représentés les instr. à vent et les instr. à percussion (grosse caisse, cymbales, triangle, etc.).

Jankô, Paul von, né à Totis (Hongrie) le 2 juin 1856, tils du directeur des domaines de la famille Esterhazy, Michel von J., élève du Polytechnicum et du Conservatoire (Hans Schmitt, Jos. Krenn et Antoine Bruckner) de Vienne, puis, de 1881 à 1882, inscrit à la faculté des sciences (mathématiques) de l'Université de Berlin, où il prit en même temps des leçons de piano d'H. Erlich. J. inventa, en 1882, un nouveau système de clavier, que l'on peut considérer comme un perfectionnement du clavier chromatique dont Vincent avait eu l'idée; le progrès réalisé par J. est très sensible, en ce sens que le nouveau clavier ne détruit pas pour l'œil l'image de l'échelle fondamentale (ut majeur). Ce clavier se compose de six rangées de touches superposées et formant un plan incliné, mais ne représentant qu'une seule échelle chromatique, par le fait que les quatre rangées supérieures sont de simples reproductions des deux rangées inférieures ; chaque levier correspond donc à trois touches réparties sur trois rangées différentes. Le système de J. a évidemment des avantages très attrayants (l'extension nécessaire pour l'octave est réduite de 2/7, sur celle qu'exigent les claviers ordinaires) et donne naissance à une quantité d'effets nouveaux. Cf. glissando. Son défaut capital réside dans la difficulté qu'il y a à jouer sur les rangées supérieures de touches. J. a décrit son invention dans une brochure assez considérable ei La présente, depuis 1886, dans des tournées de concerts. Hans Schmitt a écrit des études, etc. pour ce nouveau piano, et quelqnes pianistes (M11* Gnlyas, Karl Wendling, etc se -"ut lait une spécialité du jeu des pianos J.

Jannaconi (Janacconi), Giuseppe, né à Rome en L741, m. le 10 mars L816; l'un des derniers représentants des traditions do l'Ecole romaine Pau n aiv \ . uni de Pi sari, élève de Baini et de Basili; succéda à Zingarelli, en 1811, comme maître de chapelle de la cathédrale de St-Pierre, à Rome, Lorsque celui-ci prit la direction «lu Conservatoire de Naples. J. occupe un rang élevé parmi 1rs compositeurs de musique d'église, niais ><-s œuvres sont restées

manuscrites (à Rome), ce sont : une Messe, un Te Dewn, un Magnificat, un Dixit Dominus et un Tu es Petrus à 16 voix; trente autres. Messes jusqu'à 8 voix, avec et sans orgue ou instruments; quarante-huit psaumes, avec et sans accompagnement instrumental; une quantité de motets, d'offertoires, d'antiennes; enfin,, des canons, dont un à 64 voix, un à 24 voix,, deux à 16, un à 12, et plusieurs à 8 et à 4 voix,., avec plusieurs sujets.

Jannequin (Janequin, Jennekin), Clément,.

remarquable contrapontiste belge ou français,, sur la vie duquel nous ne possédons aucun renseignement quelconque, élève de Josquin de Près. On a conservé de lui : des Messes manuscrites (à Rome); Sacrae cantiones seu motectae 4 voc. (1533); des chansons (le plussouvent les mêmes, tantôt plus, tantôt moins nombreuses) dans des éditions spéciales d'Attaignant (1533, 1537), Jacques Moderne (1544),, Tylman Susato (1545), Le Roy et Ballard (1559); Proverbes de Salomon mis en cantiques et ryme français (1558) ; Octante psaumes de David (1559). On trouve en outre des morceaux détachés, du même auteur, dans les anthologies de Gardane : Di Clément J. et oValtri ecclentissimi authori vinticinque canzoni francesi (à quatre voix, 1538), Selectissimae necnon familiarissimae cantiones ultra cenlum (à quatre voix,' 1540), Irium vocum cantiones centum (1541), et d'Attaignant : livr. xi à xvn dela grande anthologie de chansons (1542-1545), livr. vu et vin des Chansons nouvellement composées (1557 à 1558), livr. x du Recueil des recueils (1564). Voici les titres des chansons- (Inventions) les plus célèbres de J., chansons qui l'ont fait appeler le «musicien descriptif» du xvie s. : La bataille (de Marignan [1515], primitivement à quatre voix, auxquelles Verdelot en ajouta une cinquième ; nouv. éd. par J.-B. Weckerlin), La guerre, Le caquet des femmes, La jalousie, Le chant des oiseaux,. La chasse, au lièvre (deux morceaux), La chasse au cerf, L'alouette, Le rossignol, La prise de Boulogne.

Janowka, Thomas-Balthasar, né à Kuttenberg, en Bohême, vers 1660; licencié en philosophie et organiste à Prague, est l'auteur du plus ancien dictionnaire de musique, si l'on fait exception du Diffinitorium de Tinctor. Son ouvrage est intitulé : Clavis ad thesaurum magnae artis musicae (1701).

Jansa, Leopold, né à Wildenschwert (Bohême), en 1794, m. à Vienne le 25 janv. 1875; lit son droit à Vienne, mais se voua ensuite à la musique et travailla surtout le violon. Il fut nommé, en 1824, membre de l'orchestre de la. cour et, dix ans plus tard, directeur de musiquede l'Université, à Vienne; de plus, il organisa des soirées de musique de chambre régulières.. Il fut expulsé plus tard de Vienne, pour avoir,, en 1849, prêté son concours à un concert organisé à Londres au bénéfice des insurrectionnistes hongrois, bannis de leur patrie. Il resta à Londres jusqu'en 1868, très estimé comme maître de violon, puis profita de l'amnistie

JANSEN — JAQUES-DALCROZE

pour rentrer à Vienne où il reçut même une pension de l'Etat. J, est l'auteur d'un grand nombre d'oeuvres pour violon: fantaisies, variations, rondos, plusieurs concertos, sonates; il a écrit, en outre, des quatuors et des trios pour instr. à archet, des duos pour deux violons, un Rondeau concertant pour deux violons et orchestre et quelques morceaux de musique d'église (offertoire pour ténor, violon solo, chœur et orchestre).

Jansen, Gustav-F., né à Jever le 15 déc. 1831, directeur de musique et organiste du dôme, à Verden, a écrit : Die Davidsbûndler ; aus R. Schumanns Sturm-und Dr ang période (1883), récit quelque peu fantaisiste de la période la plus intéressante de la vie artistique de Schumann. J. von Wasielewski s'est attaché, dans sa Schumanniana, à réfuter d'une façon peutêtre trop sèche les assertions de J. Ce dernier a publié, en outre, des lettres de Schumann : R. Schumanns Briefe, neue Folge (1886).

Janssen, 1. N.-A., organiste à Louvain, et, pendant quelque temps, moine chartreux, a écrit : Les vrais principes du chant grégorien (1845; éd. ail. par Smeddinck, sous le titre: Wahre Grundregeln des Gregorianischen oder Choralgesangs, 1847). — 2. Julius, né à Venloo (Hollande) le 4 juin 1852; élève du Conservatoire de Cologne, fut, de 1872 à 1876, maître de musique dans la Russie septentrionale, puis, de 1876 à 1882, directeur de la « Société de musique » de Minden. Il est depuis lors directeur de la « Société de musique » et du « Chœur d'hommes » de Dortmund; il a reçu, en 1890, le titre de « directeur de musique de la ville», et dirigé les festivals de musique de Westphalie. J. s'est aussi révélé compositeur de talent par quelques lieder.

Janssens, Jean-François-Joseph, compositeur de renom, né à Anvers le 29 janv. 1801, m. dans la même ville le 3 févr. 1835 ; élève de son père, qui était directeur de musique d'église, et, pendant deux ans, de Lesueur à Paris, fit ensuite son droit, sur le désir de sa famille, et devint, en 1826, notaire à Hopoken, près Anvers. Il attira les regards sur lui par l'exécution de grandes œuvres musicales et fut bientôt mis à la tête d'une «Société de musique». Il transféra son étude de notaire en 1829 àBerchem, en 1831 à Anvers; mais le siège d'Anvers l'obligea, l'année suivante, à se réfugier en Allemagne. A peine arrivé à Cologne, il eut le malheur de perdre tous ses manuscrits et tous ses effets, dans un incendie de l'hôtel où il était descendu; la frayeur et le chagrin que lui causa cet accident troublèrent sa raison et amenèrent, après une longue et pénible agonie, le dénouement fatal. J. était en son temps l'un des compositeurs les plus remarquables de la Belgique; ses œuvres principales sont: cinq Messes à quatre voix, avec orchestre ; un Te Deum; des motets; des psaumes, hymnes, etc., avec orchestre; plusieurs cantates (Missolonyhi; Le roi); une symphonie couronnée dans un concours, à Gand ; une autre intitulée : Le lever du soleil ; deux opéras-comiques {Le père

rival et La jolie fiancée); des fantaisies pour musique d'harmonie ; des romances, etc.

Japha, 1. Georg-Joseph, né à Kœnisberg le 28 août 1835, m. à Cologne le 25 févr. 3892 ; élève de Ferd. David et Raim. Dreyschock (violon) au Conservatoire de Leipzig (1850-1853), puis d'Edm. Singer qui séjourna, en 1853, quelque temps à Kônigsberg, et enfin d'Alard, à Paris. Il fit partie, de 1855 à 1857, de l'orchestre du Gewandhaus, à Leipzig, se fit entendre fréquemment comme soliste, entreprit, en 1857 et 1858, une tournée de concerts en Russie, puis vécut, de 1858 à 1863, comme maître de musique à Kœnigsberg où il fonda une association de musique de chambre (1863, avec Adolf Jensen). Enfin, il remporta à Londres, en 1863, de grands succès comme soliste et quartettiste et fut appelé, la même année, au poste de concertmeister de l'orchestre du Gùrzenich, et de professeur au Conservatoire de Cologne. — 2. Luise (Langhans-J.), née à Hambourg le 2 févr. 1826, y reçut ses premières leçons de musique de Fritz Warendorf (piano), G.-A. Gross et Wilh. Grund (théorie et composition), puis travailla le piano et la composition, à Dusseldorf, en 1853, auprès de Rob. et de Clara Schumann. Elle épousa, en 1858, W. Langhans (v. ce mot), et se créa une excellente réputation, soit comme pianiste, soit comme auteur délicat de morceaux de piano, de quatuors pour instr. à archet, de lieder, etc. ; elle passa même, à Paris, 1863 à 1869), pour l'une des meilleures interprètes de la musique allemande, et plus particulièrement de celle de Schumann. Louise J. se fit du reste entendre aussi en Allemagne, à diverses reprises, et vit depuis 1874 à Wiesbaden.

Jaques-Dalcroze, Emile, né à Vienne (Autriche), de parents suisses, le 6 juil. 1865, arriva en 1873 à Genève, et y prit dix ans plus tard son baccalauréat es lettres, tout en travaillant déjà la musique au Conservatoire de Genève. Après avoir débuté, en 1882, par un opéracomique représenté à Genève : La soubrette, J. se rendit en 1884 à Paris, dans le but de s'y perfectionner, et y composa une opérette : Riquet à la liouppe (non représentée). Il accepta l'année suivante le poste de chef d'orchestre au théâtre d'Alger, et écrivit alors une nouvelle pièce en un acte: L'Ecolier (non représentée); mais, une fois son engagement terminé, il partit pour Vienne où il travailla surtout la composition, sous la direction de R. Fuchs et de Bruckner. Entre temps, il faisait entendre, à Genève, une charmante petite pièce en un acte: Par les bois. De Vienne, J. se rendit de nouveau à Paris, où il suivit les classes de L. Delibes, et travailla principalement l'orchestration; puis il rentra à Genève et y fit, à plusieurs reprises, de captivantes causeries sur toutes sortes de sujets d'histoire et d'esthétique musicales. Enfin, en 1892, il fut appelé, par la direction du Conservatoire, au poste de professeur d'harmonie, et plus tard, de solfège supérieur. Dès lors, J. consacra de plus en plus le temps que lui laissent les devoirs du professorat à la

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