JONAS
Laudate (quatre soprani et double chœur), In convertendo (six voix soli et double chœur;, Magnificat (avec effets d'écho), et un hymne à -l -Pierre.
Jonas. Km île, né à Paris le 5 mars 1827, entra en 1841 au Conservatoire (Lecouppey et Carafa), obtint diverses récompenses et finalement, en 1849, le second prix de Rome. Il se voua à l'opérette (genre Offenbach) et débuta en 1855, aux Bouffes-Parisiens, avec Le duel de Benjamin, suivi bientôt de : La parade, Le roi boit, Les petits prodiges, etc. Dès lors, J. donna du reste une quantité considérable de musiquette. J. fut, de 1847 à 1866, professeur d'une classe de solfège élémentaire, puis, de 1859 à 1870, professeur d'une classe d'harmonie à l'usage des musiciens militaires, au Conservatoire de Paris. Le comité de direction de l'Exposition de Paris, en 1867, lui avait confié l'organisation de toutes les auditions de musique militaire. Enfin, en sa qualité de directeur de musique de la synagogue portugaise, J., qui est d'origine israëlite, a publié en 1854 un Recueil de chants hébraïques (à l'usage du culte).
Joncières, Félix-Ludger Rossignol, dit Victorin de J., né à Paris le 12 avril 1839, entra au Conservatoire dans les classes d'Elwart, puis de Leborne, mais quitta l'établissement à la suite d'une discussion qu'il eut avec Leborne, au sujet de Rich. Wagner. J. fut en effet pour ce dernier l'un des enthousiastes de la première heure (il assistait en 1868, à Munich, à la première des « Maîtres chanteurs »). Il remplit, à côté de son activité de compositeur, les fonctions de chroniqueur musical de la « Liberté ». Il convient de noter parmi ses œuvres, tout d'abord: la musique d'Hamlet: des opéras : Sardanapale (1867), Le dernier jour de Pompéi (1869), Dimitri (1876; tous trois au Théâtre lyrique), La reine Berthe (1878, Opéra), Le chevalier Jean (1885, Opéra-Comique); puis une Symphonie romantique, une ode-symphonie La mer, une sérénade hongroise, une suite d'orchestre : Les Nubiennes, une Marche slave, un concert de violon, une ouverture de concert, etc. Si les œuvres de J. ne sont pas dénuées d'attrait, grâce à leur allure moderne, elles manquent trop d'unité de style pour pouvoir être considérées comme des œuvres d'art parfaites.
Jones. Robert, virtuose anglais sur le luth, très en vogue au début du xvue s., a publié: Thefirst book of ayres (1601), The second book of sangs and ayres(lG01), « Ultimum vale*, or the third book of a^/res (1608), A musical ilrrttnic. or the fowrth book of ayres (1609), The Muses gardin for delight, or thefift book "I ayres (1611, en partie de une à quatre voix, en partie pour luth, gambe ou basse de viole); pins un ii\ iv de madrigaux de trois à huit voix (avec violes «ad libitum»). On trouve en outre des morceaux détachés, du même auteur, dans Triumphes of Ariana (1601), Teàres and lamentations, de Leighton (1614), el Musicaan- Hca\ de Smith (1812). — 2. John, m. à Londres le i; févr. 1796, organiste de l'église St-Paul, de ■ Middle Temple • el de - Charter House», a
JOURET
publié : 60 chants single and double (1785). On sait que Haydn avait été profondément ému par la simplicité et l'intensité mélodique d'un de ces chants. — 3. William (J. of Nayland),. né à Lowick (Northamptonshire, le 3 juil. 1726, m. à Nayland (Suffolk) le 6 janv. 1800; auteur d'un Treatise of the art of music (1784), de six morceaux pour orgue et de quatre anthems (1789). Il a publié, de plus, une quantité d'autres ouvrages sur d'autres sujets n'ayant pas trait à la musique. — 4. William, célèbre orientaliste, né à Londres le 28 sept. 1746, m. le 27 avril 1794 ; fut pendant nombre d'années juge à Calcutta, où il eut le loisir d'étudier les us et coutumes de l'Inde. Le vol. VI de ses œuvres complètes est consacré à une étude On the musical modes of the Hindus (1799), qui a servi de base à l'ouvrage de Dalberg, sur le même sujet. — 5. Edward, né à Henblas, près Llanderfield (Pays de Galles), en 1752, m. à Londres le 18 avril 1824; issu d'une famille de bardes gallois, arriva à Londres en 1775, et y devint, en 1783, barde du prince de Galles (devenu plus tard Georges IV). A publié : Musical and poetical relicks of the welsh bards, with a gênerai history of the bards and druids, and a dissertation on the musical instruments of the aboriginal Britons (1786 [1794]: 2e part.: The bardic muséum, 1802 ; la 3e part, était entrain de paraître au moment de la mort de l'auteur, et fut terminée peu après; l'ouvrage entier renferme 225 mélodies galloises); puis d'autres recueils: Ly rie airs (1804; mélodies populaires grecques, albanaises valaques, turques, arabes, perses, etc.); The minstrels sérénades ; Terpsichores banquet (pendant des «Lyric airs»); The musical miscellany ; Musical remains of Handel, Bach, etc.; Choice collection of Italian songs ; The musical portfolio (mélodies populaires anglaises, écossaises et irlandaises); Popular Cheshire mélodies; Musical trifles calculated for beginners on the harp; The musical bouquet (mélodies populaires). — 6. Griffth, écrivain anglais du commencement du siècle, a écrit pour YEncyclojjœdia Londinensis un abrégé d'histoire de la musique, qui a été tiré à part, sous le titre Music, et réédité en 1819, sous celui de : A history of the origin, progress of theoretical and practical 'music (1819 ; trad. ail. par Mosel : Geschichte der Tonkunst, 1821).
Jongleurs (lat. joculatores ; en réalité: bouffons; v. îv.: joglars, jougleors), instrumentistes errants du moyen âge, assimilés parfois aux ménestrels, ménétriers, etc. Cf. troubadours,