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CONFRÉRIES

Joseffy, Rafaël, né à Pressbourg en 1852, pianiste doué d'une technique remarquable, élève de Tausig. Il est l'auteur de quelques morceaux pour piano et vit actuellement à New-York.

Josquin de Près, v. Deprès.

Jouret, 1. Théodore, né à Ath (Belgique), le 11 sept. 1821, m. aux bains de Kissingen le 16 juil. 1887, professeur de chimie à l'Ecole militaire de Bruxelles, auteur de mélodies, de qua-

JUBILUS — JUMILHAG

tuors pour voix d'hommes et d'un opéra-comique en un acte {Le médecin turc, 1845 ; en collaboration avec Meynne). Il fut également, à partir de 1846, correspondant musical de divers journaux et revues de la Belgique et de l'étranger (Guide musical, L'Art). — 2. Léon, frère du précédent, né à Ath le 17 oct. 1828, élève du Conservatoire de Bruxelles où il fut nommé, en 1874, professeur d'une classe d'ensemble vocal. Il s'est fait connaître, à partir de 1850, par un grand nombre de mélodies, de chœurs, de cantates et quelques œuvres de musique d'église. Le « Cercle artistique et littéraire » de Bruxelles a donné, en outre, de J., deux opéras : Quentin Metsys et Le tricorne enchanté, accueillis avec faveur.

Jubilus(lat.), au début du moyen âge, syn. de neume, longue phrase mélodique sur une voyelle du texte (vocalise).

Judenkunig, Hans, natif de Gmund, en Souabe, vécut à Vienne où il était luthiste virtuose; a publié: Ain schone kunstiche underweisung... auf der Lautten und Geygen, etc. (1523), un petit ouvrage du plus haut intérêt pour l'histoire des instruments en question (Bibl. de Vienne).

Jue, Edouard, né à Paris en 1794, élève du Conservatoire de Paris, puis de Galin (v. ce nom) dont il adopta la méthode (méloplaste) pour son enseignement. Il est l'auteur de : La musique apprise sans maître (1824 et, dès lors, fréquemment) ; Solfège méloplaste (1826) ; Tableau synoptique des principes de la musique (1836).

Jula, était autrefois le nom d'un jeu harmonique de quinte, de 5 1/3', dans l'orgue.

Julien (Jullien), Louis-Antoine, né à Sisteron (Basses-Alpes) le 23 avril 1812, m. à Paris le 14 mars 1860 ; élève de Halévy, au Conservatoire de Paris, ne sut jamais se soumettre à un travail assidu et fut finalement expulsé de l'établissement, à cause de son penchant déclaré pour la musique de danse. Ses danses, marches, pots-pourris, etc., devinrent du reste bien vite populaires, et J. jouissait d'une vogue considérable, en tant que directeur des concerts et des bals du «Jardin turc». Il ne dut pas moins s'enfuir, pour cause de dettes; il se rendit en 1838 à Londres, y engagea un excellent orchestre et organisa des concerts-promenades, puis parcourut avec son orchestre l'Angleterre, l'Ecosse, l'Irlande, voire même l'Amérique. Il fonda aussi un commerce de musique, à Londres, pour pouvoir exploiter avec plus de profit ses propres compositions. Cependant, il finit par se ruiner entièrement, dans une entreprise d'opéra qu'il avait établie pour représenter son opéra : Pietro il grande. Fuyant de nouveau ses créanciers, il se dirigea sur Paris où il fut arrêté et emprisonné pour dettes. Il perdit la raison peu après qu'il eût été remis en liberté.

Jullien, 1. Marcel-Bernard, né à Paris le 2 févr. 1798, m. dans la même ville le 15 oct. 1881 ; secrétaire général de la « Société des méthodes d'enseignement», à Paris, rédacteur en chef de la «Revue de l'Instruction publique » et colla-

borateur principal de Littré pour le Dictionnaire de la langue française, a écrit : De quelques points des sciences dans l' 'antiquité : physique, métrique, musique (1854), Thèses supplémentaires de métrique et de musique ancienne, etc. (1861), De l'étude de la musique instrumentale dans les pensions de demoiselles (1848). — 2. Jean-Lucien-Adolphe, fils du précédent, né à Paris le 1er juin 1845, musicographe, fit ses études littéraires au lycée Charlemagne, prit son grade de licencié en droit et acheva ensuite seulement ses études musicales, sous la direction de Bienaimé, ancien professeur retraité du Conservatoire. Il a collaboré très activement, depuis 1869, à la « Revue.et gazette musicale », au « Ménestrel », à la « Chronique musicale », au « Guide musical », à 1' « Art », etc., ainsi qu'à la plupart des grandes revues françaises. Il rédige depuis vingt-cinq ans le feuilleton de critique musicale du « Moniteur universel » (avec lequel le « Français » fusionna en 1888) ; de plus, il est chargé depuis 1893, en partage avec Reyer, du feuilleton musical des « Débats ». J. a écrit, en outre : L'opéra en 1788 (1873); La musique et les philosophes au XVIIIe s. (1873), Histoire du théâtre de Mme Pompadour, dit théâtre des petits cabinets (1874), La comédie à la cour de Louis XVI, le théâtre de la reine à Irianon (1873), Les spectateurs sur le théâtre (1875), Le théâtre des demoiselles Verrières (1875), Les grandes nuits de Sceaux, le théâtre de la duchesse du Maine (1876), Un potentat musical (1876), L'église et l'opéra en 1735 ; MUe Lemaure et l'êvêque de Saint-Papoul (1877), Weber à Paris (1877), Airs variés: histoire, critique, biographie musicales et dramatiques (1877), La cour et l'opéra sous Louis XVI, Marie- Antoinette et Sacchini, Salieri, Favart et Gluck (1878), La comédie et la galanterie au XVIIIe s. (1879), Histoire du costume au théâtre (1880), Gœthe et la musique (1880), L'opéra secret au XVIIIe s. (1880), La ville et la cour au XVIIIe s. (1881, compilation de quelques-uns des ouvrages précités), Mozart et Richard Wagner à l'égard des Français (1881, reproduit en tête de « Rich. Wagner »), Hector Berlioz, la vie et le combat, les œuvres (1882), Paris dilettante au commencement du siècle (1884), La comédie à la Cour... pendant le siècle dernier (1883), Richard Wagner, sa vie et ses œuvres (1886), Hector Berlioz (1888, avec et plus encore que le précédent, le meilleur ouvrage de J., biographie excellente, présentée sous une forme à la fois riche et attrayante), Un vieil Jiôtel du Marais (1891), Musiciens d'aujourd'hui (deux séries, 1892 et 1894), Musique (mélanges, 1896), Le Romantisme et l'éditeur Renduel (1897, renferme des détails inédits sur Meyerbeer).

Jumilhac, Dom Pierre - Benoit de, né an château de St-Jean de Ligour, près de Limoges, en 1611, m. comme adjoint au général de l'ordre de St-Benoît (congrégation de St-Maur), le 21 avril 1682 ; a écrit, sous le titre La science et la pratique du plain-chant (1673; nouv. éd.

JUNCK — KADE

par Nisard et Leclerc, 1847), un ouvrage plein de science et pourvu d'un grand nombre d'exemples notés très précieux.

Junck, Benedetto, compositeur italien fort bien doué, né à Turin (d'un père alsacien), le 24 août 1852, était d'abord destiné à la carrière commerciale, malgré son talent évident pour la musique, et entra dans un commerce à Paris. Mais, son père étant mort en 1872, il se voua à la musique et devint élève de Mazzucato et de Bazzini, à Milan, où il vit depuis lors. Les œuvres qu'il a publiées jusqu'à ce jour promettent beaucoup, ce sont : op. 1, La Simona, douze chants (poèmes de Fontana) pour soprano et ténor (1878); op. 2, huit romances; op. 3, deux chants (comme le précédent, poèmes de Heine et de Panzacchi); op. 4 et 5, sonates pour le violon en 50/ maj. et en ré maj.; op. 6, quatuor en mi maj. pour instr. à archet (1886).

Jungmann, 1. Albert, né à Langensalza le 14 nov. 1824, m. à Pandorf, près Krems, le 7 nov. 1892; administrateur du commerce de musique de Spina, à Vienne, auteur de nombreux morceaux de salon, lieder, etc. — 2. Louis, né à Weimar le 1er janvier 1832, m. dans la même ville le 20 sept. 1892; élève de Tôpfer et de Liszt, maître de musique au « Sophieninstitut», à Weimar, a écrit des morceaux pour piano, des lieder, etc.

Jûngst, Hugo, né à Dresde le 26 févr. 1853, élève du Conservatoire de cette ville (1871- 1876); fondateur, en 1876, et directeur de la «Société chorale d'hommes», de Dresde, ainsi que directeur du « Julius-Otto-Bund ». Il a composé un grand nombre de chœurs pour voix d'hommes, etc.

Junker, Karl-Ludwig, né à Oehringen vers

1740, m. à Bupertshoven, près Kirchberg, où il était pasteur, le 30 mai 1797; a composé trois concertos de piano, une cantate : Die Nacltt (avec violon et violoncelle), un mélodrame : Genoveva im Turm, etc., et écrit : Zvoanzig Komponisten, eine Shizze (1776; 2e éd. sous le titre : Portefeuille fur Musikliebhaber, 1790), Tonkunst (1777), Betrachtungen uber Maler-, Ton-und Bildhauerkunst (1778), Einige der vornehmsten Pfliehten eines Kapellmeisters oder Musikdirektors (1782), Ueber den Wert der Tonkunst (1786), Musikalisclœr Almanach (1782, 1783, 1784), et Die musikalische Geschichte eines Autodidakts in der Musik (1783). J. a fourni en outre des contributions aux « Miszellaneen » et au « Muséum fur Kùnstler », de Meusel.

Jupin, Charles-François, né à Chambéry le 30 nov. 1805, m. à Paris déjà le 12 juin 1839; violoniste virtuose distingué et précoce, élève du Conservatoire de Paris (Baillot), fut pendant plusieurs années chef d'orchestre à Strasbourg. Il a écrit un concerto de violon, un trio pour instr. à archet, un trio avec piano, une fantaisie pour piano et violon et plusieurs thèmes variés.

Jurgenson, Peter, né à Reval en 1836 ; fonda en 1861, à Moscou, l'importante maison d'édition musicale qui porte son nom et y ajouta, en 1867, un établissement spécial de gravure musicale. Il a publié spécialement des œuvres de compositeurs russes : Tschaikowsky et d'autres.

Juste, qualificatif que l'on applique à un certain nombre d'intervalles (v. ce mot). Les intervalles j. sont : l'unisson, la quarte, la quinte, l'octave et tous leurs redoublements.

Kâan, Henri de (AlbéstK.), né à Tarnopol (Galicie) lf 29 mai 1852, «'lève de Blodek et de Skuhersky, à Prague : pianiste-compositeur (musique de chambre, concertos de piano, poème symphonique : Snkountala), vit à Londres.

Kade. Otto, née Dresdeen LS'iô; élève de .1. Ottj et de .).-<;. Schneider, lit ensuite un séjour 'l'un ;m el demi en [talie, puis fonda à son retour, en 1848, La société Ste-Cécile (pour la culture <!<• la musique d'église ancienne), de Dresde, <>ù il devinl égalemenl directeur de musique de l'église 1 Neustadl ». En 18r>0. il succéda à Schâflfer, comme directeur du t Chœur du château », a Schwerin, avec le titre de « directeur grand-ducal >\r musique»; il déploya alors, soit comme directeur, soit comme com-

positeur, une activité considérable. L'Université de Leipzig lui a conféré, en 1884, le titre de DT ]>hil. hon. c. K. a écrit, pour le culte évangélique, une foule de morceaux liturgiques basés sur d'anciennes mélodies grégoriennes (Cantionale en trois parties ,• 3me part. 1880), un recueil de chorals pour le Mecklembourg-Sclnverin (1869), etc. Il s'est fait à coté de cela un nom par des recherches historiques sur la musique ; on a de lui, non seulement d'excellents articles dans les « Monatshefte fur Musikgeschichte », 1' « AUg. musikalische Zeitung », etc., mais un ouvrage : Der neuaufgefundene Lutker-Kodex von Jahr 1530 (1872), des monographies sur Le Maistre et Henri Isaak, puis la traduction allemande du Chevalier Sarti, de Scudo. K. a rédigé également les exemples musicaux ras-

KiESSMEYER — KALBECK

semblés par Ambros, pour le vol. III de son « Histoire de la musique » (1881, formant le vol. V de cet ouvrage important). Enfin, en 1890, K. a annoncé la publication de toute une série d'anciennes « Passions en musique » (34 numéros, d'Obrecht à H. Schùtz), qui, espéronsle, ne restera pas à l'état de simple projet.

Kaessmeyer, Moritz, violoniste et compositeur, né à Vienne en 1831, m. dans la même ville le 9 nov. 1884 ; élève du Conservatoire de Tienne (S- Sechter et Preyer), fit partie de l'orchestre de l'Opéra de la Cour. Il a écrit des Messes et différents morceaux de musique d'é-, glise, des lieder et des chœurs, ainsi que cinq quatuors pour instr. à archet (gravés). K. fut en outre un humoriste musical du meilleur genre.

Kaffka, Johann-Christian, né à Ratisbonne en 1759, élève de Riepel, acteur, chanteur et compositeur, fut engagé successivement à Breslau, St-Pétersbourg, Dessau, puis s'établit à Riga, en 1803, comme libraire. K. a écrit toute une série d'opérettes, de ballets, puis deux oratorios, des symphonies, des Messes, des cantiques de Vêpres, un Requiem, etc.

. Kafka, Johann-Nepomuk, compositeur de salon, né à Neustadt s. la Metau (Bohême) le 17 mai 1819, m. à Vienne le 23 oct. 1886 ; étudia d'abord le droit, mais se voua ensuite à la musique et écrivit un grand nombre de pièces brillantes et faciles, pour le piano. K. était un collectionneur passionné d'autographes.

Kahl, Heinrigh, né à Munich le 31 janv. 1840, m. à Berlin le 6 août 1892; fréquenta les écoles secondaires et le Conservatoire de Munich, fut élève de l'orchestre de la Cour et devint ensuite concertmeister de l'orchestre royal, à Wiesbaden (1857 à 1866), puis chef d'orchestre des théâtres de Riga, Stettin, Aix-la-Chapelle. En 1872, il accepta le poste de chef des choeurs à l'Opéra de Berlin, et fut nommé en 1880 chef d'orchestre royal.

Kahlert, August-Karl-Thimotheus, musicographe notable, né à Breslau le 5 mars 1807, m. dans la même ville le 29 mars 1864 ; fit d'abord son droit et était déjà référendaire, lorsqu'il se décida à étudier la philosophie. Il acheva sa carrière comme professeur de philosophie, à l'Université de Breslau. Ayant, dès sa jeunesse, reçu d'excellentes leçons de musique, K. devint un collaborateur assidu de la « Csecilia », de Dehn, et de 1' « Allg. musikalische Zeitung » ; il publia en outre : Bldtter aus der Brieftasche eines Musikers (1832). Tonleben (1838) et quelques lieder qui répandirent son nom.

Kahn, Robert, né à Mannheim le 21 jnil. 1865, élève de Vinc. Lachner, de Kiel et Rheinberger, fut d'abord directeur d'un chœur de dames, à Leipzig (1891 à 1894) et vit actuellement à Berlin. K. s'est révélé compositeur de talent, dans une série de chœurs pour trois et quatre voix de femmes, de lieder (op. 22, 23, 27, etc.), de morceaux pour piano {Nocturne, etc.) et d'oeuvres de musique de chambre (quatuor pour instr. à archet, quatuor avec piano, trio avec piano, deux sonates pour piano et violon).

Kahnt, Christian-Friedrich, né le 10 mai

1823, m. à Leipzig le 5 juin 1897; fondateur et, jusqu'en 1886, propriétaire de la maison d'édition musicale qui porte son nom, à Leipzig. Il fut, à partir de 1857. éditeur et, après la mort de Brendel (1868), rédacteur responsable de la Neue Zeitschrift fur Musik; il était en outre caissier de 1' « Association générale de musique allemande », conseiller de commerce grand-ducal de Saxe, etc. K. a publié entre autres toute une série d'œuvres de Liszt. La maison de commerce, ainsi que la rédaction de la Neue Zeitschrift, passèrent le 1er juil. 1886 en mains d'Osc. Sghwalm (v. ce nom), qui revendit le tout, à son tour, en 1888, au Dr Paul Simon (né à Kœnigsberg le 22 janv. 1857). La raison de commerce fut, à partir de 1886: « C.-F. Kahnt Nachfolger ».

Kaiser, 1. Karl, né à Leipa (Bohême) le 12 mars 1837, m. à Vienne le 1er déc. 1890; étudia la philosophie, à Prague, fut dans l'armée (officier) de 1857 à 1863, puis se voua enfin à la musique. Il fonda à Vienne, en 1874, une Ecole de musique qui prit un développement rapide et passa ensuite aux mains de son fils, Rudolf. — 2. Emil, né à Cobourg le 7 févr. 1850, directeur de musique militaire, àPrague, auteur de plusieurs opéras : Die Kavaliere des Konigs (Salzbourg, 1879), Der Trompeter von Sœhhingen (Olmùtz, 1882), Andréas Ho fer (Reichenberg, 1886), Der Kornet (Leipzig, 1886), Rodenstein (Briïnn, 1891), Das Hexenlied (Berlin, 1894).

Kalamaika, danse nationale hongroise, d'allure rapide et à 2/4.

Kalbeck, Max, né à Breslau le 4 janv. 1850, montra de bonne heure des dispositions pour la poésie, la musique et la peinture, cultiva plus particulièrement la poésie et publia, de 1870 à 1872 déjà, par l'intermédiaire de Holtei, des pièces de vers (Aus Natur und Leben). Après avoir commencé des études de jurisprudence, il se lança dans la philosophie, mais ne fit au bout de quelque temps, à Munich où il était allé continuer ses études, plus que de la poésie ; il entra alors en conflit avec son père, à ce sujet, et se mit à étudier la musique (élève du Conservatoire de Munich). En 1875, K. prit le poste de rédacteur musical et feuilletoniste de la Schlesische Zeitung, en même temps que celui d'assistant de la direction du Musée silésien, à Breslau ; il ne tarda pas cependant à se brouiller avec le directeur du Musée, abandonna cette dernière place et échangea la première contre une autre analogue, à la Breslauer Zeitung. Il fut appelé ensuite, en 1880, sur la recommandation de Hanslick, à faire partie de la rédaction de la Wiener AUgemeine Zeitung. Actuellement, il remplit les fonctions de chroniqueur musical de la Wiener Montags-Revueet de chroniqueur des représentations du « Burgtheater » pour le Neues Wiener Tageblatt. Le nom de K. pénétra dans les cercles musicaux (si l'on faitabstraction de ses chroniques), après la publication de ses études sur les drames musicaux de Wagner : Niebelungen (1876), Par si f al (1880); de plus, K. fit paraître, en 1881, une collection de ses articles : Wiener Opernabende. Il a fait

KALISCHER

œuvre des plus méritoires eu adaptant ou traduisant pour la scène allemande une quantité de poèmes d'opéras de : Mozart (le Don Giovanni, de da Ponte [pour le centenaire de «Don Juan», à Vienne], et d'autres), Gluck, Maséenet, Verdi, Mascagni, Smetana, Smareglia, Hubay. Gioidano, Cilea, etc. Un choix de poésies de K. a paru, sous le titre : Aus aller i' ,nl neuer zeit.

Kalischer, Alfred, né à Thorn le 4 mars 1842 ; fit des études de philologie et prit ses grades à Leipzig, puis se voua à la musique, sous la direction de Const. Bûrgel et G. Bohmer, à Berlin, où il vit depuis lors comme maître de musique et musicographe. Il a rédigé, en 187;?, la Neue Berliner Musikzeitung, collaboré activement au « Klavierlehrer » et à la « Neue Zeitschrift fur Musik », et publié en outre : Beelhovens Beziehungen zu Berlin ; Luther s Bedeulung fur die Tonkunst ; Lessing als Musihdstheliher ; Musik und Moral; etc.

Kalkbrenner, 1. Christian, né à Minden le 22 sept. 1755, m. à Paris le 10 août 1806 ; arriva tout jeune à Cassel, où son père avait été engagé comme musicien de la ville, et y vécut nombre d'années comme simple choriste à l'Opéra, quoiqu'il eût déjà publié de nombreuses compositions et reçu, en 1784, le titre de membre d'honneur de l'Académie philharmonique de Bologne. Enfin, en 1788, il fut nommé maître de chapelle de la reine, à Berlin, et en 1790, maître de chapelle du prince Henri, à Rheinsberg ; mais il abandonna cette situation en 1796, pour des motifs restés inconnus, vécut d'abord un certain temps à Naples, puis à Paris, où, en 1799, il obtint une place de chef de chant, à l'Opéra. K. n'a guère de mérite, ni comme compositeur, ni comme écrivain. Ses opéras, écrits les uns pour Rheinsberg, les autres pour Paris, n'eurent aucun succès. En fait de musique instrumentale, il publia quelques trios, des sonates pour violon, des variations pour piano, etc. Ses écrits sont : Kurzer Abriss der Geschichte der Tonkunst ( 1792 ; refondu plus tard en français : Histoire de la musique, 1802, 2 petits vol.); 'Jheorie der Tonsetzkunst (1789) ; Traité d'harmonie et de composition, par Fr.-X. Richter, publié d'après le manuscrit original parK. (1804).— 2.Friedrich- Wilhelm-Michael, tils du précédent, né au cours d'un voyage de Cassel à Berlin, en 1788, m. à Kn^hien-les-Bains, près Paris, le 10 juin 1849. Entré m 1 7e. >9 au Conservatoire de Paris, il fut élève d'Adam (piano), puis de Gatel (harmonie), mais, quatre ans plus tard, son père l'envoya à Vienne, afin de le soustraire aux dangers de la vie parisienne. Il fut alors un certain temps élève de Clementi. La mort de son père, en 1806, le rappela à Paris, où il remporta d immenses succès, tant comme pianiste que comme compositeur . et ne tarda pas à «'tre l'un des professeurs 1rs plus recherchés delà capital.'. De 1814 a L823,K.vécul à Londres,il s'associa avec Logier, pour l'exploitation du chifoplaste <\. <■•• mot) inventé par ce dernier, parcourut L'Allemagne, de L823â 1824, en com-

- KAMIENSKI

pagnie du harpiste Dizi, puis s'établit de nouveau à Paris, en 1824, et entra comme associé dans la maison Pleyel (fabrique de pianos). Mme Pleyel était du reste son élève. Le principe fondamental de K. consistait à développer autant que possible l'agilité des doigts, sans faire usage de la force du bras ; c'est à lui cependant qu'il faut faire remonter la technique moderne du jeu d'octaves (du poignet). Il attribuait aussi une importance toute spéciale au développement de la main gauche et a écrit, dans ce but, plusieurs études (sonate, op. 42 « pour la main gauche principale » ; fugue à quatre voix pour la main gauche seulement,, dans sa «Méthode»); la technique de la pédale avait aussi à ses yeux une haute valeur. La plus grande partie de ses œuvres pour le piano appartiennent au genre de salon (fantaisies,, caprices, variations, etc.), cependant il a écrit aussi un grand nombre de pièces d'un genre plus relevé et d'une forme plus parfaite : quatre concertos (dont un pour deux pianos),, rondos, fantaisies et variations avec orchestre; un septuor, un sextette, un quintette, un quatuor et des trios avec piano ; des sonates pour violon ; dix sonates pour piano à deux mains et trois à quatre mains, qui valent la peine d'être encore jouées ; des études (op. 20, 88 et 143, ayant encore une certaine valeur) ,• enfin,, une Méthode pour apprendre le pianoforte à l'aide du guide-mains (1830 ; cf. chiroplaste),. contenant encore dix études excellentes, et un Traité d'harmonie du pianiste (1849). Son fils — 3. Arthur, m. le 24 janv. 1869, était connu, à Paris, plus encore par son genre de vie excentrique et prodigue, que parles morceaux de salon qu'il avait publiés.

Kalliwoda, 1. Johannes -Wenceslaus, violoniste-virtuose de talent et compositeur notable,, né à Prague le 21 févr. 1801, m. à Garlsruhe le 3 déc. 1866; élève de Dyonis Weber et de Pixisr au Conservatoire de Prague, fut, de 1823 à 1853, maître de chapelle du prince de Fùrstenberg^ j à Donaueschingen, puis se retira à Carlsruhe. Il a écrit sept symphonies, plusieurs ouvertures, des concertos et des morceaux de concert pour violon, trois quatuors pour instr. à archet, un morceau concertant pour deux violons (op. 20),. le Deutsches Lied des Autrichiens, une quantité de pièces pour piano, etc. Cf. les notices de Tottmann (IIe Encyclopédie de Ersch et Gruber, vol. XXXII) ; Hiller (Erinnerungsblàtter,p. 110 et suiv.) et Gathy {Neue Zeitschrift fur Miisik, 1849). — 2. Wilhelm, fils du précédent, né à Donaueschingen le 19 juil. 1827, m. à Carlsruhe le 8 sept. 1893, une année après sa mère, Thérèsey 1 née Brunetti, cantatrice de mérite (m. à l'âge de I quatre-vingt-neuf ans) ; élève de son père, puis j du Conservatoire de Leipzig, fut un pianistecompositeur (lieder, pièces de piano) de mérite. Il avait succédé à son père, en 1853, en qualité de chef d'orchestre de la Cour, à Carlsruhe, et i prit sa retraite en 1875.

Kallwitz (Kalwitz), v. Calvisius.

Kamienski, Matthias, né àOedenbourg (Hongrie) le 13 oct. 1734, m. à Varsovie le 25 janvl

KAMMERLANDER — KASTNER

1821 ; le plus ancien compositeur polonais d'opéras ; son ouvrage : Nendza TJszesliwiona (« Heur et malheur») fut représenté en 1775, au Théâtre national de Varsovie. Il a écrit encore cinq autres opéras polonais, deux opéras allemands (non représentés), de la musique d'église et une cantate pour l'inauguration du monument de Sobieski.

Kammerlander, Karl, né à Weissenhorn le 30 avr. 1828, m. à Augsbourg, où il était maître de chapelle du Dôme, le 24 août 1892; auteur de lieder, dont il écrivit paroles et musique. Kammermusik (allj, musique de chambre.

Kammerton (ail.), diapason normal.

Kandler, Franz-Sales, né à Klosterneuburg (Basse-Autriche) le 23 août 1792, m. à Baden, près Vienne, où il était secrétaire du département impérial et royal de la guerre, le 26 sept. 1831 ; avait reçu une éducation musicale sérieuse (soprano de la Chapelle de la Cour, à Vienne, et plus tard élève d'Albrechtsberger, de Salieri et de Gyrowetz), et eut l'occasion, en prenant du service à Venise et à Naples (1815 à 1826), de faire des recherches sur la musique italienne et son histoire. Nous lui devons, en plus d'un grand nombre d'articles dans les revues : «Musikalische Zeitung» (1816-1817), de Vienne; «Allg. musikalische Zeitung» (1821), de Leipzig ; « Caecilia » (1827) ,• « Bévue musicale (1829), etc., plusieurs écrits de valeur : Cenni storico-critici intorno alla vita ed al opère del célèbre compositore Giov. - Adolfo Basse, detto il Sassone (1820) ,• Ueber das Leben und die Werke des G. - Pierluigi da Palestrina, genannt der Fiirst der Musik (1834 ; extrait de l'ouvrage de Baïni, publié et annoté par Kiese-. wetter) ; Cenni storico-critici suite vicende e lo stato attuale délia musica in ltalia ( 1836 , d'après divers manuscrits laissés par l'auteur et des articles de la « Caecilia »).

Kapelle (ail.), chapelle vocale (maîtrise, v. ce mot) ou chapelle instrumentale ( orchestre, harmonie, fanfare). Kapellhnaben, enfants de chœur. Kapellmeister, maître de chapelle (v. ce mot).

Kaps, Ernst, fabricant de pianos estimé, né à Dôbeln le 6 déc. 1826, m. à Dresde le 11 févr. 1887, fournisseur de la Cour et conseiller royal de commerce. Il construisait plus particulièrement de petits pianos à queue, à triple croiseiment de cordes.

Kapsberger, Johann-Hieronymus von, d'ori-

Jgine allemande, vécut d'abord à Venise (1604),

puis à Borne où il fit sensation tant comme

virtuose sur le théorbe, le luth, le chitarrone,

lue comme compositeur partisan du nouveau

style (florentin); il parvint même, par de basses

flatteries, à entrer en grâces auprès de la Cour

)ontificale (Urbain VIII). Il doit être mort en

650 environ. K. était extraordinairement vani-

eux, mais au reste un musicien bien doué.

>a tablature pour les instruments de la famille

lu luth diffère avantageusement de celle de

es contemporains, en ce sens qu'elle est consi-

lérablement plus simple et d'une lecture plus

isée. Les principales œuvres de K. sont : Inta-

volatura di chitarrone (3 livres : 1604, 1616, 1626) ; Villanelle a 1, 2 e 3 voci (en tablature pour chitarrone et guitare, 6 livres : 1610, 1619 [2me et 3™], 1623, 1630, 1632); Arie passegiate (en tablature, 3 livres : 1612, 1623, 1630) ; Intavolature di lauto (2 livres : 1611, 1623) ; madrigaux à cinq voix, avec continuo (1609); Motetti passegiati (1612) ; Balli, gagliarde e correnti (1615); Sinfonie a 4 con il basso continuo (1615); Capricci a due stromenti, tiorba e tiorbino (1617) ; deux livres de poèmes latins du cardinal Barberini (pape Urbain VIII), mis en musique pour une voix, avec basse chiffrée (1624, 1633) ; Die Hirten von Bethlehem bei der Geburt des Herm (récitatif dialogué, 1630) ; Missœ Urbanœ (de quatre à huit voix, 1631) ; Apothéose des heil. Ignatius von Loyola (K. était très lié avec les Jésuites et A. Kirchner comptait parmi ses fervents admirateurs); plusieurs cantates de mariage et un drame musical, Fetonte (1630). De plus, K. a laissé en manuscrits une quantité d'œuvres des divers genres énumérés ici.

Karajan, Theodor-Georg von, né à Vienne le 22 janvier 1810, m. dans la même ville le 28 avr. 1873 ; directeur de la Bibliothèque de la Cour et président de l'Académie des Sciences, à Vienne. K. était à la fois germaniste et historien littéraire remarquable ; il a laissé entre autres une intéressante monographie : J. Haydn in London 1791 und 1792 (1861), qui renferme la correspondance de Haydn avec Marianne von Genzinger.

Karasowski, Maurice, né à Varsovie le 22 sept. 1823, m. à Dresde le 20 avr. 1892 ; élève, pour le piano et le violoncelle, du directeur de musique Val. Kratzer, entra en 1851, comme violoncelliste dans l'orchestre de l'Opéra de Varsovie, fit, de 1858 à 1860, un voyage d'études à Berlin, Vienne, Dresde, Munich, Cologne, Paris, puis s'établit, en 1864, à Dresde, en qualité de violoncelliste de la chambre du roi. K. a publié, à côté d'un petit nombre de pièces pour violoncelle et piano, plusieurs travaux d'histoire musicale, les uns en polonais : Histoire de l'opéra polonais (1859), Vie de Mozart (1868), La jeunesse de Chopin (1&62; 2me éd. 1869); un autre en allemand : Friedrich Chopin, sein Leben, seine Werke und Brief'e (1877, 2me éd revue 1878, 3me éd. 1881 ; éd. polonaise, 1882).

Karow, Karl, né à Alt-Stettin le 15 nov. 1790, m. à Bunzlau (Silésie), où il était maître de musique au Séminaire, le 20 déc. 1863 ; pédagogue très estimé, a écrit des motets, des pièces pour orgue et pour piano, un recueil de chorals et un manuel d'enseignement du chant dans les écoles.

Kastner, 1. Johann - Georg, compositeur, théoricien et musicologue, né à Strasbourg (Alsace) le 9 mars 1810, m. à Paris le 19 déc. 1867,- destiné à la carrière théologique, quoiqu'il eût fait preuve tout jeune de remarquables facilités pour la musique, il suivit les cours du séminaire de théologie protestante, à Strasbourg, tout en s'intéressant vivement, il est vrai, à ce qui touchait la musique de près

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