‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 241 sur 542 · KA.TE · texte numérisé non relu

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ou de loin. En 1830, il fut choisi comme chef de musique d'une division de la garde civique de sa ville natale, puis deux ans plus tard, abandonna complètement la théologie; enfin, en 1835, grâce au succès de ses opéras allemands, il recul du conseil communal de Strasbourg une allocation qui lui permit de se rendre à Paris et d'y compléter ses études musicales, sons la direction de Berton et de Reicha. Son Traité général d'instrumentation (le premier ouvrage de ce genre qui parut en France) ouvrit, en 1837, la longue série de ses ouvrages didactiques, approuvés par l'Académie et introduits dans les classes du Conservatoire : Cours d'instrumentation considéré sous les rapports poétiques et philosophiques de l'art; Grammaire musicale; Théorie abrégée du contrepoint et de la fugue; Méthode élémentaire d'harmonie appliquée au piano ; Méthodes élémentaires de chant, piano, violon, flageolet, flûte, cornet à pistons, clarinette, cor, violoncelle, ophicléide, trombone, hautbois ; Méthode complète et raisonnée de saxophone; Bibliothèque chorale ; Méthode complète et raisonnée de timbales ; Manuel général de musique militaire. Ces deux derniers ouvrages renferment également des renseignements historiques sur le sujet. Les ouvrages de K. sur l'instrumentation ue furent que trop tôt condamnés à l'oubli, par le fait de l'apparition du traité de Berlioz, qui était basé sur eux. Une œuvre assez considérable : De la composition vocale et instrumentale, puis un Cours d'harmonie moderne et un Traité de Vorthograjtlte musicale sont restés manuscrits. Mais à côté de cela, K. fut un compositeur fécond et bien inspiré; ilaécrit, en plus de cinq opéras allemands composés à Sirasbourg, un autre, intitulé Béatrice (1839, texte de G. Schilling, d'après Schiller), puis un opéra-comique n présenté à Paris: La Masc/iera (1841), un grand opérabiblique : Ledernier roi de Juda (1844, poème de M. Bourges ; l'œuvre la plus importante deK), un opéra-comique : Les nonnes de Robert-le- Diable (poème de Scribe, L845), puis toute une série d'œuvres instrumentales et vocales de toutes dimensions, et particulièrement des chœurs pour voix d'hommes. Les créations les plus originales de K. sont, sans contredit, ses Livres-Partitions, grands poèmes symplioniques, unis à >'i"' étude approfondie, à la fois historique et philosophique, du sujet «pu leur sert de base : Les danses des mon s (Paris, 1852), Les chants delà pie (collection de chœurs d'hommes, 1854), Les chants de Varmée française (1855), La harpe cTEoleei la musique cosmique (1856),Z,es à\ Paris I l*-V, K Les Sirènes (1858), Parémiologie musicale de la la ngue française {\%m). K. collabora enfin â divers journaux de musique français et allemands, ainsi qu'au dictionnaire de musique de Schilling. L'activité de K., qui s'est manifestée dans toutes Les branches de l'art musical, fut Largemenl récompensée par toutes Bortes de distinctions honorifiques: Ir htm. c. de l'Université de Tubingue, membre de l'institul de France et de plusieurs Acadé-

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mies étrangères , membre de la commission d'études du Conservatoire de Paris, officier de la Légion d'honneur, etc. Elle a porté le plus de fruits dans le domaine de la musique orphéonique et militaire; K. fut, entre autres, l'instigateur du « concours européen de musiques militaires » à l'Exposition universelle de 1867, à Paris. Il était parmi les membres fondateurs et devint plus tard vice-président del' «Association des artistes musiciens». L'originalité artistique de K., jointe à un heureux mélange de qualités françaises et allemandes, lui a permis de donner des œuvres musicales pour la plupart sincères et naturelles et de mettre au point des ouvrages historiques de valeur. La bibliothèque de K. fut malheureusement disséminée. Quant à ses ouvrages, ils sont encore suffisamment intéressants pour mériter les honneurs d'une édition allemande qui paraîtra prochainement. Cf. Hermann Ludwig (von Jan), J.-G.-K., ein elsâssischer Tondichter, Tlteoretiker und Musihforscher (Leipzig, Breitkopf et Hsertel, deux parties en 3 vol.). — 2. Georg-Friedrich-Eugen, fils du précédent, né à Strasbourg le 10 août 1852, m. à Bonn le 6 avr. 1882; physicien, inventeur du pyrophone (v. ce mot). Ses recherches sur les lois qui régissent les vibrations sont intéressantes, il les a en partie consignées dans deux ouvrages : Théorie des vibrations et\ considérations sur l'électricité (3e éd., Paris,! 1876; éd. ail. Strasbourg, 1881) et Le pyrophonel Flammes chantantes (4° éd. Paris, 1876). Cf. lai biographie de J.-G.-K., [dernier chapitre dul vol. III]). — 3. Emmerigh, né à Vienne le 2£l mars 1847, élève de Bibl, de Pirkert, etc., vit èl Vienne et s'occupe de musicographie. Il a ré-j digé pendant quelque temps la Wiener musi] kaliscJte Zeitung et publié une revue, ParsifalX destinée à remplacer la précédente, un Richard Wagner- Katalog, un Richard Wagner-Kalenl der et un Chronologisches Yerzeichnis de\ ersten Auffiihrungen von R. Wagner' s dramal tischen Werken (2e éd. 1897). La publication df son Neuestes und vollstàndigstes Tonkilnstle und Opernlexikon ( 1880 , A. — Azzoni) a et interrompue.

Kate, André ten, violoncelliste et composl teur, né à Amsterdam en 1796, m. à Haarlem il 27 juil. 1858: élève de Bertelmann, auteur d| plusieurs opéras, parmi lesquels Seid e Pa\ mira (1831) et Constantia (1835), représentés! Amsterdam, eurent du succès. Il a écrit, en oïl tre, de la musique de chambre, des chœurs, et<| et grandement contribué au développement (I la musique en Hollande.

Kauer, Ferdinand, né à Klein-Thaya (Mor| vie) le 8 janv. 1751, m. à Vienne le 13 avr. 183 compositeur de «Singspiele » viennois, qui el un temps de grande vogue et remplit al terni tivement les fonctions de chef d'orchestre dl théâtres de « Josephstadt» etde «Leopoldstadj et de celui de Graz. Il dut, sur ses vieux jouf alors que ses œuvres étaient déjà tombées daj l'oubli, accepter une place d'altiste, dans 1"«| chestre du théâtre de « Leopoldstadt ». K. écrit environ deux cents opéras et «Singspiel

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