KAUFFMANN — KEISER
mais deux seulement furent gravés : Das Donauweibchen et Die Sternenkonigin (le premier s'est même maintenu jusqu'à aujourd'hui au répertoire de quelques petits théâtres). Une quantité d'autres œuvres du même auteur : des symphonies, do la musique de chambre, des concertos, plus de vingt Messes, plusieurs Requiems et d'autres morceaux de musique d'église, des oratorios, des cantates, des lieder, etc., ont disparu en majeure partie lors du débordement du Danube, le 1er mars 1830.
Kauffmann, 1. E.-F., professeur de gymnase à Heilbronn, de 1850 à 1865 environ, compositeur notable de lieder de style simple, mais distingué et expressif. Un choix (36 lieder, en six cahiers) en a paru chez E. Ebner, à Stuttgart. Son fils, EMiL,est depuis plusieurs années directeur de musique de l'Université de Tubingue. — 2. Fritz, né à Berlin le 17 juin 1855, élève de Mohr, fut d'abord droguiste à Hambourg, mais entra ensuite à l'Académie royale de musique, à Berlin (Kiel), obtint le prix de la fondation Mendelssohn et étudia encore à Vienne. Il succéda à Rebling, en 1889, comme directeur de musique à Magdebourg. K. a écrit des sonates de piano, un trio, un quatuor en sol min. pour instr. à archet, des variations pour quatuor, une symphonie en la min., un opéra comique : Die Herzkrankheit, etc.
Kaufmann, 1. Georo-Friedrich, né à Ostramondra, près Cœlleda (Thuringe) le 14 févr. 1679, m. à Mersebourg, où il était organiste et directeur de la chapelle vocale de la Cour, au début de mars 1735 ; a écrit un grand nombre de pièces d'orgue et de piano, de la musique d'église et un traité : Introduzione alla musica antica e moderna, d. h. Eine ausfuhrliche Einleitung zur alten und neuen WissenscJtaft der edlen Musik. Toutes ses œuvres sont restées manuscrites, à l'exception d'une série de préludes pour des chorals : Harmonische Seelenslust (de deux à quatre parties, en plusieurs livraisons, 1735-1736). — 2. Johann-Gottfried, né à Siegmar, près Chemnitz (Saxe), le 14 avr. 1751, mécanicien à Dresde, m. à Francfort s/M. en 1818, au cours d'un voyage qu'il avait entrepris pour faire connaître ses inventions, entre autres une harpe et une flûte automatiques. — 3. Friedrich, fils du précédent, né à Dresde en 1785, m. dans la même ville le 1er déc. 1866; fit surtout sensation avec son automate jouant de la trompette (1808). Le « belloneon », 1' « harmonicorde à clavier» et le «chordaulodion », construits en collaboration avec son père, furent autant d'apparitions éphémères dans le domaine de la facture instrumentale. Le « symphonion », qu'il construisit en 1839, est, par contre, l'ancêtre direct de 1' « orchestrion » inventé en 1851, par son fils, Friedrich-Theodor (né à Dresde le 9 avr. 1823, m. dans la même ville le 5 févr. 1872), et qui s'est depuis lors répandu et développé considérablement, tenant lieu (?) de petit orchestre dans plus d'un établissement public.
Kayser (Kaiser), 1. Philipp-Ghristoph, compositeur et pianiste virtuose, né à Francfort
s/M. le 10 mars 1755,m.à Zurich le 23 déc. 1823; fils de l'organiste Matthieu Kayser (m. à Francfort s/M., à l'âge de quatre-vingts ans, le 18 févr. 1810), était lié d'amitié avec Gœthe ( cf. Goethe und der Komponist P/i.-Chr Kayser; Leipzig, 1879). — 2.Heinrich-Ernst, pédagogue musical de mérite, né à Altona le 16 avr. 1815, m. à Hambourg le 17 janv. 1888; fit partie, de 1840 à 1857, de l'orchestre du théâtre de Hambourg. Ses ouvrages pédagogiques, pour le violon (études op. 20 et 30, étude des positions op. 28, exercices journaliers, méthode de violon), sont très répandues en Allemagne et d'un réel mérite.
Kazynski, Victor, né à Wilna le 18 déc. 1812 ; élève d'Elsner, à Varsovie, fit représenter en 1840, à Wilna, un premier opéra intitulé Fenella, puis, en 1842, à Varsovie et à Wilna un autre intitulé Le Juif errant. Il s'établit l'année suivante à St-Pétersbourg, d'où il entreprit, en compagnie du général Lwoff, un voyage d'études à travers l'Allemagne : le récit très attrayant qu'il publia de ce voyage parut en 1845. Peu après, K. fut nommé chef d'orchestre de l'Opéra impérial. Il écrivit encore un opéra, Mari et femme, dont le succès fut du reste médiocre (1848), puis de nombreuses œuvres instrumentales, des cantates et des morceaux de salon pour piano.
Keck de Giengen, Johann, moine de l'ordre de St-Benoît, vers 1450, à' Tegernsee ; auteur d'un Introductorium musicœ, publié par Gerbert (« Scriptores », III).
Keinspeck (Keinsreck, Kûnspeck ; par erreur Reinspeck), Michael, de Nuremberg, auteur de l'un des ouvrages théoriques imprimés les plus anciens, sur la musique et, plus particulièrement, sur le chant grégorien : Lilium musicœ planœ (Bàle, 1496 ; Ulm, 1497 ; Augsbourg, 1498 et 1500; Strasbourg, 1506). K. se nomme lui-même, dans le titre du livre : Musicus Alexandrinus (?).
Keiser, Reinhard, né à Teuchern, près Weissenfels, le 9 janv. 1674, m. à Hambourg le 12 sept. 1739 ; fit son éducation à Leipzig (Ecole St-Thomas et Université), et avait déjà écrit, pour la Cour de Brunswick, une pastorale : lsmene (1692) et un grand opéra : Basilius (1693), lorsqu'il se rendit, en 1694, à Hambourg qui devint sa seconde patrie. K. devint, soit au point de vue de la quantité, soit même (si l'on fait abstraction de quelques opéras écrits par Hamdel, à Hambourg) à celui de la qualité, le compositeur le plus important de l'Opéra de Hambourg, la plus ancienne (1678) entreprise publique d'opéra, en Allemagne. Il était extraordinairement bien doué, surtout en ce qui concerne l'invention mélodique ; mais la persévérance et la force morale, qui seules permettent de mûrir l'œuvre d'art, lui faisaient entièrement défaut. Il dut s'enfuir de Hambourg à différentes reprises, pour cause de dettes ; cependant, il n'écrivit, pour cette ville, pas moins de 116 opéras dont le dernier ne dénote du reste aucun progrès quelconque sur le premier ; leur grande qualité fut de n'être pas de pures et simples
KELER BELA