AUER — AUTOMATIQUES
que son père, en 1861, à Marseille où il fut nommé maître de chapelle de St-Joseph. Outre une Messe (1873), etc., A. a fait exécuter, tant à Paris qu'en province, un grand nombre d'opéras et d'opérettes, parmi lesquels |le Grand Mogol (1877), la Mascotte (1880), etc., et plus récemment la Cigale et la Fourmi, Gillette de Narbonne, Miss Helyett, La duchesse de Ferrare (1895) qui tous parurent" chez Ghoudens, à Paris. 11 vit à Paris depuis 1877, s'adonnant exclusivement à la composition d'oeuvres légères.
Auer, Léopold, né à Veszprim (Hongrie) le 28 mai 1845, élève des Conservatoires de Pesth (Ridley Kohne), puis de Vienne (Dont, 1857- 1858) et enfin de Joachim à Berlin; l'un des plus distingués violonistes contemporains. Il fut successivement violon-solo à Dusseldorf (1863), à Hambourg (1866) et, à partir de 1868, violoniste de l'empereur à St-Pétersbourg, où il remplit en même temps les fonctions de professeur de violon au Conservatoire.
Auflosungszeichen (ail.) = bécarre, tj.
Augener et Cie, importante maison d'édition anglaise, fondée par Georg Augener, en 1853; il ne s'agissait primitivement que d'un dépôt de certaines maisons allemandes ( C.-F. Peters en particulier), mais A. lança, en 1867, une Augener s Edition. Celle-ci prit rapidement une très grande extension, à tel point même qu'elle s'étendit récemment, et sur une grande échelle, aux ouvrages théoriques (Prout, Riemann, etc.). A. ont leur propre atelier de gravure et leur propre imprimerie, cette dernière sous la direction de William A., tils de G. A. L'édition comprend d'excellentes collections de classiques revues par Ernst Pauer. La même maison édite aussi, depuis 1871, un journal de musique : Monthlg Musical Record (collaborateurs : E. Prout, Fr. Niecks, E. Pauer, Dr Shedlock, etc.).
Augmentation, 1. Prolongation de durée de chacune des notes d'un thème, dans la fugue ou dans un fragment contrapontique quelconque (Cf. Diminution 1.). — 2. Dans la musique proportionnelle, le contraire de diminution (v. ce mot 2.), c.-à-d. dans la règle, le simple rétablissement de la valeur normale des notes. Cf. Proportion.
Augustin (St-A., Aurelius Augustinus), père de l'Eglise, né à Tagaste (Numidie) le 13 nov. 354, m. à Hippo (auj. Bône, en Algérie) le 28 août 430, alors qu'il était évèque de cette ville. Les œuvres de St-A. contiennent de précieux renseignements sur l'état de la' musique dans l'Eglise primitive, et tout particulièrement sur ce qu'on appelle le « chant ambrosien ». St-A. fut baptisé en 387 par St-Ambroise lui-même et fut dès lors intimement lié avec lui. lia aussi écrit un ouvrage De musica, mais n'y traite que de métrique.
Aulos, instr. à vent de la Grèce antique, analogue, à ce qu'il parait, à la flûte à bec (v. Flûte) qui fut si répandue jusque vers le milieu du siècle passé. Le joueur «l'a. s'appelait « auletes», d'où le mot <■ aulétique» qui signifie le jeu de la flûte; «m désigne pur contre sous le nom d' «au-
lodie », le chant avec accompagnement de flûte. L'a. était construit dans diverses tonalités et de diverses grandeurs, correspondant aux principaux registres de la voix humaine.
Aurélien de Réomé (Aurelianus Reomensis), moine de Réomé (Moutier de St-Jean, près Langres) au ixe s., a écrit un traité de théorie musicale, De musicœ disciplina, reproduit par Gerbert (Scrijrt. I).
Auspitz-Kolar, Augusta, née à Prague en 1843, m. le 23 août 1878, fille du tragédien et auteur dramatique J.-G. Kolar, avait épousé en 1865 H. Auspitz, à Prague. A. fut une excellente pianiste, élève de Smetana, plus tard de J. Proksch et enfin de Mme Clauss-Szarvady à Paris; elle publia aussi quelques compositions pour le piano.
Auteri-Manzocchi, Salvatore, compositeur italien, né à Palerme le 25 déc. 1845, écrivit les opéras suivants : Dolores (exécuté pour la première fois à la Pergola de Florence en 1875, puis à Milan, Palerme, etc.), Il negriero (1878), Stella (1880) et II Conte di Gleichen (1887).
Authentique, v. Tons d'église.
Auto (esp., « acte » ) désigne en Espagne tout acte publique ou judiciaire (par ex. A. da Fé, c.-à-d. actus fidei, acte de foi), mais plus spécialement encore des' représentations dramatiques de l'histoire biblique, des mystères (Autos s acr amentales) dont la musique n'était point exclue. Les plus grands poètes espagnols (Lope de Vega, Calderon) ont écrit des a., mais, en 1765, ceux-ci furent frappés d'interdiction par le roi Charles III.
Automatiques, Instr. de musique a. (mécaniques), c.-à-d. des appareils permettant d'exécuter divers morceaux de musique à l'aide de moyens purement mécaniques (manivelle, ressort) et n'exigeant par conséquent aucune culture musicale de l'exécutant, On distingue, suivant le système moteur: a) des instr. à ressort ou à poids ; b) des instr. à manivelle ; suivant la matière sonore ; c) des instr. à cloches, clochettes, lames d'acier ou cordes ; d) des instr. avec tuyaux à bouche ou à anche. Tous les anciens instr.; a., de quelque espèce qu'ils soient, ont : e) un rouleau de métal coupillé, comme inj termédiaire entre le système moteur et la matière sonore ; il y a quelques années seulement que le rouleau fut remplacé par : f) une feuille de carton ou de métal perforé. Dans les carillons, qui sont peut-être les plus anciens instr. a., les coupilles du rouleau soulèvent les marteaux et ceux-ci, retombant immédiatement, frappent les cloches ; la maison Gillet et Bland, à Croydon (Angleterre), a cependant introduit récemment un nouveau système dans lequel les coupilles ne font que décrocher une mécanique à ressort qui met les marteaux en mouvement. Dans les pièces a musique (a -\- c), les coupilles servent à faire vibrer des lames métalliques disposées comme les dents d'un peigne. Dans les orgues mécaniques, la coupillé ouvre la soupape qui correspond à chacun des tuyaux (b -|- d); mais comme la soupape se refermerait immédiatement et que, par consé-