LEHMANN — LEMAIRE
ment instrumental, dénotent un réel progrès sur «eux de ses prédécesseurs, et il a publié : Concerto di messe e salmi a 3 e 4voci con violini .(1654) ; motets de deux à quatre voix (1655) ; motets à cinq voix (1660) ; Sacri e f'estivi concerti, messe e salmi a due cori (1657) : Sentimenti de- ■voti (deux livres, de deux à trois voix ; 1660) ; Compiete con litanie ed antifone délia Beata Yirgine Maria (à cinq voix, 1662) ; Cantate a vocesola(lQ!A) ; Idée armoniche (de deux à trois voix ; 1678) ; Echi di reverenza (quatorze cantates pour une voix seule, 1679) ; Motetti sacri a voce sola con 3 stromenli (1692) ; Suonate per chiesa (1655) ; Suonate da chiesa e da ■caméra a tre (1656) ; Una muta di suonate <(1664); Suonate a due violini e violone (avec •continuo pour orgue, 1667) ; La cetra (sonates pour deux à quatre instruments, 1673) ; Suonate a 2 violini e violoncello (1677); Suonate da chiesa e da caméra (de deux à sept voix, 1693). Lolti fut l'élève de L.
Lehmann, Lilly, cantatrice dramatique distinguée (soprano), née à Wurzbourg le 15 mai 1848 ; fit partie pendant nombre d'années du personnel de l'Opéra de la Cour, à Berlin, et y remporta de grands succès. Elle brisa cependant son contrat, partit pour l'Amérique, où «elle épousa le ténor Kaliseh, et ne rentra en Allemagne qu'en 1890. Elle chante depuis lors .soit au concert, soit en représentations.
Leibrock, Joseph- Adolf, né à Brunswick le •8 janv. 1808, m. à Berlin le 8 août 1886; étudia d'abord la philosophie et prit son doctorat, mais se voua ensuite à la musique et devint à la fois violoncelliste et harpiste de l'orchestre •de la Cour, à Brunswick. En plus d'un grand nombre de compositions diverses (musique des Ràuber de Schiller, lieder, choeurs, une foule d'arrangements pour piano et violoncelle, etc.), L. a publié une Musikalische Akkordenlehre •(1875), ouvrage intéressant par le fait que, cherchant à établir la situation réciproque des •accords dans le système harmonique tonal, l'auteur en arrive à reconnaître l'importance toute spéciale de la sous-dominante dans la structure logique de la phrase musicale. L. a écrit aussi une histoire de la chapelle de la •Cour des ducs de Brunswick (dans le « Braunschweigisches Magazin », 1865-1866). Il passa les dernières années de sa vie à Leipzig.
Leighton, William (Sir), compositeur anglais, a publié, en 1614, une anthologie : Teares or lamentacions of a sorrowful soûl, contenant cinquante-quatre psaumes et hymnes, les uns à quatre voix avec accompagnement de luth, les autres de quatre à cinq voix a cappella,; huit morceaux sont de L. lui-même, les autres de J. Bull, Byrd, Goperario, J. Dowland, A Ferrabosco, O. Gibbons, Th. Weelkes, J. Wilbye, etc.
Leisinger, Elisabeth, cantatrice scénique de talent (soprano), née à Stuttgart le 17 mai 1864, élève du Conservatoire de Stuttgart et de Mme Viardot-Garcia, à Paris, est depuis 1884 l'une des cantatrices les plus appréciées de l'Opéra de la Cour, à Berlin.
Leite, Antonia da Silva, compositeur et théoricien portugais, maître de chapelle de la Cathédrale de >Porto, de 1787 à 1826 environ, auteur de: Resumo de lodas as regras e preceitos de cantoria assim da musica metrica como da cantochào (1787), a publié en outre : une méthode de guitare (1796), six sonates pour guitare avec violon (rebecca) et deux trompettes, un Tantum ergo à quatre voix avec orchestre, un Hymne pour le couronnement de Jean VI de Portugal, etc.
Leitert, Johann-Georg, pianiste, né à Dresde le 29 sept. 1852, se fit entendre en public à l'âge de treize ans déjà, mais travailla ensuite sous la direction de Liszt qu'il suivit même à Rome. De grandes tournées de concerts (entre autres en 1872, avec Wilhelmj) répandirent aussi son nom en dehors de sa patrie. Il professa, de 1879 à 1881, à l'Institut de piano de Horak, à Vienne, et publia quelques œuvres pour piano.
Leitmotiv (ail.), terme fréquemment employé en français, depuis l'apparition des œuvres de Wagner, et que l'on peut du reste fort bien remplacer par son équivalent ; « motif conducteur » ( v. ce mot) ou, dans certains cas spéciaux, « motif caractéristique ».
Leitton (ail.), note sensible.
Le Jeune, Claudin, contrapontiste français, né à Valenciennes vers 1530, m. à Paris le 23 sept. 1564. Ses œuvres ont paru de 1585 à 1610 et comprennent des chansons, des madrigaux, des airs, etc. et, plus particulièrement, quarante psaumes de David (imprimés en 1601). Ne pas confondre L. avec Claudin de Sermisy (v. ce nom) qui lui est antérieur d'une trentaine d'années environ.
Lemaire, 1. D'après Rousseau (« Dictionnaire de musique), et Mersenne («Harmonie universelle », p. 342 [1636]), le musicien qui aurait proposé l'emploi de sept syllabes de solmisation au lieu des six jusqu'alors en usage, autrement dit la suppression du système des muances (la septième syllabe était selon Rousseau si, selon Mersenne za). Si l'on en croit Fétis («Biographie universelle»), le L. auteur de cette innovation serait un certain Guillaume le Maire, membre des « 24 violons » de Louis XIV. Mais comme d'autre part, d'après « l'Exercitatio musicae III» (1611) de Calvisius, la dénomination si, comme septième syllabe, semble avoir été d'un usage courant vers 1611 déjà, l'ensemble des indications de Mersenne, Rousseau et Fétis est difficilement acceptable. Il ne reste qu'à enlever à L. la priorité de l'innovation ou à reporter en arrière l'époque de sa vie. — 2. Théophile, né à Essigny-le- Grand (Aisne) le 22 mars 1820 ; élève de Garcia (chant), Michelot (classe d'opéra)', et Moreau-Sainti (classe d'opéra-comique) au Conservatoire de Paris, renonça à la suite d'une forte fluxion de poitrine à la carrière de chanteur scénique qu'il s'était proposé d'embrasser, et se voua à l'enseignement du chant. Il fit, dans ce but, une étude consciencieuse approfondie de toutes les méthodes de chant anciennes
LE MAÏSTRE — LEMOYNE
el modernes cju'il puttrouver ej fut amené de lu sorte à traduire les « Opinioni dei canton antichi et moderni » (1753), deTosi:L'«r/ du chant, opinions, etc. (1874). L. a de plus publié, en collaboration avec H. Lavoix (v. ce nom): Le ohant, ses principes et son histoire (1 vol. en deux parties; 2e partie: Histoire du citant, 1881).
Le Maistre (Le Maître), Mattheus contrapontiste néerlandais, nommé en 1554 maître de chapelle de la Cour, à Dresde, prit sa retraite en 1567 et mourut dix ans plus tard. Il a publié: Magnificat octo tonorum (1557); Catechesis numeris musicis inclusa et ad puerorum captum accomodata tribus vocibus composita (1563: à l'usage des enfants de chœur de la chapelle de Dresde): Geislliche und weltliche teutsche Gesànge (1506, de quatre à cinq voix); un livre de motets à cinq voix (1570); Officia de nativitate et ascensione Cltristi (1574; à cinq voix); ScftÔne und auserlesene teutsche und lateiniscfte geistliche Lieder (1577); La Bibl. de Munich possède les manuscrits de trois Messes, vingt-quatre offices et quatre versets qui n'ont pas été imprimés. Fétis et d'autres encore ont confondu L. et Matthias Hermann (v. Hermann); cf. « Monatshefte fur M.-G. » 1871, XII, et la monographie d'O. Kade sur L (1862).
Lemière de Corvey, Jean-Frédêric-Augoste, né ;i Rennes en 1770, m. à Paris le 19 avr. L832, officier de l'armée française pendant la Révolution et sous Napoléon, auteur de vingttrois opérettes et opéras-comiques, dont le premier fut représenté à Rennes, alors que L. n'était encore qu'un simple amateur. Mais à partir de 1792, L. devint élève de Berton et donna ses ouvrages à Paris, non sans remporter quelque succès; il a fourni en outre des éditions françaises de plusieurs opéras de Rossini, et publié des sonates pour violon, pour piano, des pots-pourris, de la musique militaire, un trio pour harpe, cor et piano, des romances, etc.
Lemmens, Nicolas-Jacques, organiste virtuose de renom, aé à Zoerle-Parwijs (Belgique le 3janv. 1823, m. au château de Linterport, prés Malines, le 30 janv. 1881; élève du Conservatoire de Bruxelles, sous la direction Fétis, puis, avec une allocation du gouvernement, de Besse â Breslau (1846). Trois ans plus lard, il fut nommé professeur d'orgue au Conservatoire de Bruxelles, el épousa, en 1857, une cantatrice, Hélène Sherrington (née à Preston le S ...-t. 1834, élève du Conservatoire de Bruxelles, très appréciée à Londres comme cantatrice d'église, de concerl el de théâtre, nommée en L891 professeur de chant à La «Royal Academy of music»). Depuis l'époque du Bon mariage, L. lit â diverses reprises de longs séjours en Angleterre. Enfin, en 1879, il ouvril ;i Malin. 's. bous les auspices du clergé belge, une Ecole d'organistes el de maîtres de chapelle (Ecole de musique religieuse). L. a écril un grand nombre d'excellentes compositions pour orgue (improvisations, sonates, piè-
ces diverses, etc.), une grande Ecole d'orgue (adoptée par les Conservatoires de Bruxelles,. Paris, etc.), une méthode d'accompagnement du plain-chant, différentes œuvres vocales religieuses, des symphonies, etc.
Lemoine, 1. Antoine-Marcel, né à Paris le 3nov. 1763, m. dans la même ville en avril 1817, guitariste virtuose, jouait une partie d'alto en 1789, dans l'orchestre du théâtre de Monsieur et devint ensuite, pendant quelque temps, chef d'orchestre de petites scènes parisiennes. Enfin, en 1793, il fonda une maison d'édition musicale dont son lils Henri (v. 2) prit la succession. L. a publié une méthode de guitare. — 2. Henry, fils du précédent, né à Paris le 21 oct. 1786, m. dans la même ville le 18 mai 1854; élève du Conservatoire de Paris (1798-1809) puis, en 1821, élève encore de Reicha pour l'harmonie, devint l'un des maîtres de piano les plus recherchés de la capitale, mais prit en 1817, la succession de son père à la tête de la maison d'édition et parvint à en faire une des premières de France. L. lui-même est l'auteur d'une Petite méthode élémentaire pour le piano, d'un Traité d'harmonie pratique, d'un Solfège des Solfèges (dix petits vol.), des Tablettes du pianiste; mémento du professeur de piano (1844) et de toute une série de pièces pour piano (études, sonates, variations, etc.). — 3. Aimé, né en 1795 (date de mort inconnue),, élève de Galin (v. ce nom), enseigna à son tour d'après la méthode de son maître et publia deux nouvelles éditions de la « Méthode du méloplaste». Il en revint cependant plus tard à la méthode usuelle d'enseignement. — 4 Achille-Philirert. lils d'Henry L. (2), né à Paris en 1813, m. à Sèvres le 13 août 1895; fut associé a son père en 1850, puis, deux ans plustard, prit seul la direction de la maison d'édition. En 1858, il lui adjoignit un atelier de gravure et d'impression et donna dès lors une grande impulsion à son commerce qu'il augmenta encore, en 1875, par l'acquisition du fonds Schonenberger. Enfin, en 1885, L. fonda une succursale à Bruxelles et s'associa ses fils Henry et Léon, qui, depuis sa mort, ont pris la direction des affaires. A signaler plus particulièrement,, parmi les nombreuses publications de la maison : le Répertoire classique du citant français et le Répertoire de l'ancien citant classique (rédigés tous deux par Gevaert), etc.
Lemoyne, Jean-Baptiste (Moyne, ditL.), né à Eymet (Périgord) le 3 avr. 1751, m. à Paris le 30 déc. 1796; fut d'abord chef d'orchestre de divers théâtres de province, en France, puis alla travailler à Berlin, sous la direction de Graun et de Kirnberger, et obtint le poste de second maître de chapelle de Frédéric-le- Grand. Il rentra cependant à Paris, chercha à se faire passer pour un élève de Gluck, mais,. désavoué par ce dernier, il s'appropria absolument le style de Piccini. Malgré son manque de personnalité et la faiblesse de son caractère,. L. remporta certain succès avec quelques-uns de ses opéras. Il dut même, en 1789, lors de la représentation de Neplité, paraître sur la scène
LENAERTS