LEONARD
pour remercier le public; c'était la toute première fois, à Paris, que le fait se présentait.
Lenaerts, Constant, né à Anvers le 9 mars 1852, élève de P. Benoit, devint à l'âge de dix-huit ans déjà chef d'orchestre au Théâtre flamand de sa ville natale. Il est actuellement professeur au Conservatoire d'Anvers, ainsi que chef d'orchestre des Concerts populaires et du «Toonkunstenaarbond».L. a donné également quelques œuvres, entre autres une cantate : De tnomf varit licht (1890; chœurs et grand orchestre).
Lenepveu, Charles-Ferdinand, né à Rouen le 4 oct. 1840; était destiné au barreau et fit des études de droit, mais travailla en même temps la musique auprès de Servais, et, après qu'une cantate de sa composition eut été couronnée (1865), entra au Conservatoire de Paris. L'année suivante, il obtint le prix de Rome, et en 1869 un nouveau prix, dans un concours organisé par la direction de l'Opéra-Gomique, avec un ouvrage intitulé Le Florentin (représenté en 1874 seulement). Un opéra du même auteur, Velléda, a été représenté pour la première fois à Londres, en 1882. Entre temps, L. avait été nommé, en 1880, professeur d'une classe d'harmonie au Conservatoire de Paris; il succédait à Guiraud qui venait d'être nommé professeur de composition.
Lentando (slentando, ital.), en ralentissant, en traînant un peu.
Lento (ital., lent), à peu près synonyme de largo ; non L, sans traîner.
Lenz, Guillaume de, né en 1808, m. à l'hôpital à St-Pétersbourg le 31 janv. 1883, conseiller d'état impérial russe, auteur de : Beethoven et ses trois styles (1852 à 1855 ,• 2 vol.), Beethoven,eine Kunststudie (1855 à 1860 ; cinq vol. dont les vol. iii-v parurent aussi séparément, sous le titre : Kritischer Katalog der sâmtichen Werke nebst Analysen derselben, etc. [1860], de même que le vol. i, sous le titre : Beethoven, eine Biographie [2me éd. 1879] ) et Die grossen Piano f or tevirtuosen unsrer Zeit (1872, sur Liszt, Chopin, Tausig, Henselt). Les ouvrages de L. sur Beethoven sont moins le résultat de recherches objectives et logiques, que d'une très grande admiration pour le maître ; ils n'ont par conséquent que peu de valeur au point de vue de l'histoire musicale, mais ils peuvent aider à la compréhension de la personnalité artistique de Reethoven et éveiller l'enthousiasme pour son génie.
Léo, Leonardo, né à San Vilo degli Schiavi (Naples) en 1694, m. à Naples en 1746; élève d'A. Scarlatti et de Fago, au Conservatoire « délia Pietà » à Naples, puis de Pitoni, à Rome, fut nommé à son retour professeur au Conservatoire « délia Pietà » et remplit en outre, plus tard, les fonctions d'organiste de la chapelle royale (1716) et de maître de chapelle de Ste-Marie « délia Solitaria ». Il échangea dans la suite son poste de professeur, contre un poste analogue au Conservatoire « Sant' Onofrio », et mourut subitement pendant qu'il était à son clavecin. L. est l'un des représen-
tants les plus illustres de l'Ecole napolitaine dont il fut à la fois l'un des fondateurs et l'un des plus célèbres professeurs; il eut entre autres, comme élèves, Jomelli et Piccini. La liste des compositions scéniques de L. comprend près de soixante ouvrages. Son tout premier début date de 1712, alors qu'un oratorio de lui, San Alessio, fut donné au Conservatoire ; vinrent ensuite quelques sérénades pour anniversaires de naissance, cérémonies de mariage, etc. Mais ce ne fut qu'en 1718 qu'il débuta avec un véritable opéra, au théâtre « San Rartolomeo » de Naples : Sofonisbe; son dernier ouvrage, Il nuovo don Chisciotte, représenté en 1748, avait été achevé par P. Gomez. Quant aux sujets de ses autres opéras, ils correspondent à ceux que traitèrent presque tous les compositeurs d'opéras italiens : Tamerlano, La clemenza di Tito, Sif'ace, Demofoonte, etc. A ces nombreux opéras viennent s'ajouter : des oratorios (La morte d'Abele, Santa Elena al calvario, Dalla morte alla vita) ; une Messe à quatre voix « alla Palestrina » ; deux Messes à cinq voix, avec orgue ; une autre à quatre et une à cinq voix, avec orchestre ; plusieurs Credo, Dixit (un à dix voix, pour deux chœurs et deux orchestres), Miserere (un, entre autres, à huit voix, dans le plus beau style a cappella), Magnificat, répons, motets, hymnes, etc. Enfin, notons encore six concertos pour violoncelle avec quatuor d'archets, un certain nombre de toccatas pour clavecin, deux recueils de fugues pour orgue et des solfèges, avec basse chiffrée, destinés à l'enseignement. La plupart des œuvres de L. sont conservées, manuscrites, à Naples, Rome, Paris et Berlin. Les anthologies modernes renferment quelques morceaux de L. ; on en trouve dans « Cœcilia », de Braune (Credidi propter, Tu es sacerdos, Miserere 4 vocum), « Sammlung, etc. » de Rochlitz (Di quanta pena, Et incarnatus est); le Miserere à huit voix, une perle de la littérature polyphonique, a été publié par Rochlitz (loc. cit.), Gommer (« Musica sacra », vol.vin), Weber(« Kirchliche Chorgesânge » ; un fragment seulement) et, à part, par Choron (Paris) et chez Sehlesinger (Berlin) ; un Dixit dominus à huit voix a été édité par Stanford (Londres), un autre à cinq voix a paru chez Kùmmel (« Sammlung, etc. » ), un grand nombre de solfèges dans les « Solfèges d'Italie, etc. », de Lévesque et Bêche, un air de La Clemenza di Tito et un duo de Demofoonte dans les « Gloires de l'Italie », de Gevaert, etc.
Léonard, Hubert, violoniste et pédagogue du violon des plus illustres, né à Bellaire, près Liège, le 7 avr. 1819, m. à Paris le 6 mai 1890 ; reçut les premières leçons d'un nommé Rouma, entra, en 1836, dans la classe d'Habeneck au Conservatoire de Paris et obtint en même temps une place de violoniste au Théâtre des Variétés, plus tard à l'Opéra-Comique et enfin à l'Opéra. Au bout de trois ans L. quitta le Conservatoire, mais il resta à Paris jusqu'en 1844 et se fit ensuite un nom par de nombreuses tournées de concerts ; enfin, en 1848, il fut