‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 265 sur 542 · LEONCAVALLO · texte numérisé non relu

LEONCAVALLO

appelé comme premier professeur de violon au Conservatoire royal de Bruxelles, en remplacement de de Bériot, devenu aveugle. Trois ans plus tard, L. épousa Antonia Sitcher de Mi.ndi, cantatrice de grand talent et nièce de Manuel Garcia. Il abandonna plus tard, en 1867, pour raisons de santé, la situation qu'il avait à Bruxelles et retourna vivre à Paris où il continua cependant à former de nombreux élèves. La majeure partie des publications de L. sont destinées à l'enseignement, ce sont : Gymnastique du violoniste, Petite gymnastique du jeune violoniste, 24 études classiques, Etudes harmoniques, Ecole L. (méthode de violon), L'ancienne école italienne (exercices de doubles cordes), six sonates et le « Trille du diable », de Tartini, avec l'accompagnement réalisé d'après la basse chiffrée de l'auteur: puis : cinq concertos avec orchestre, six morceaux de concert avec piano, une quantité de fantaisies, de morceaux caractéristiques, une sérénade pour trois violons, un duo de concert pour deux violons, une valse-caprice, des duos avec piano sur des motifs d'opéras, parmi lesquels des transcriptions de thèmes de Wagner, quatre duos avec piano (en collaboration avec Litolff) et trois autres avec violoncelle (en collaboration avec Servais).

Leoncavallo,RuGGiERO, né à Naples le 8 mars 1858, travailla le piano sous la direction de Péri et de Simonelli,et l'harmonie sous celle de Rnla. Il se rendit plus tard à Paris, dans le but d'y gagner sa vie comme professeur de musique, et y donna dans un cercle privé, son premier ouvrage scénique, un petit opéra : Le songe d'une nuit d'été (1889) ; il publia également à Paris ses premières mélodies. L. fit ensuite de longs voyages puis, entraîné par le mouvement vériste italien, il écrivit ses Pagliacci qui, dès leur première représentation, à Milan, le 31 mai 1892, firent une sensation énorme. Quoique de facture plus solide que «Cavalleria rusticana » de Mascagni(v. ce nom), l'ouvrage de L, n'en disparaîtra pas moins bientôt du répertoire. Les œuvres qui suivirent ce premier grand succès ne rencontrèrent du reste pas un accueil aussi favorable, ce furent : Medici (Milan, 9 nov. 1893), Chatterton (Borne, mars 1896), Bohême (oct. 1897). De plus, il faut mentionner un poème symphonique : Sera- />f"s-Scrafita, et un ballet-intermezzo : Lebende Marionetten, pour grand orchestre.

Leonhard, Julius-Emil, né à Lauban le L8 juin 1810, m. à Dresde le 23 juin 1883, devint successivement professeur de piano au Con- Bervatoire de Munich (1853), puis à celui de Dresde (18.7.1). Il convient de noter parmi ses œuvres : un oratorio, Joltannes der Tàufer ; Bymphonie en mi mineur; ouverture d'Axel und Walpwg, d'Oehlenschlâger ; sonate pour piano (couronnée); deux sonates de violon; trois trios et un quatuor avec piano: trois cantates pour chœur, son et orchestre et d'autres <eu\ rrs vocales.

Leoni, Leone, maître de chapelle d'une église «le Yicence. dans les dernières années duxvr*

Page 1