NOTATION
Leuckart, F.-Ernst-Ghristoph, fonda en 1782, à Breslau, un commerce de musique qui passa, en 1856, aux mains de Constantin Sander. Celui-ci transféra son domicile en 1870 à Leipzig et agrandit son fonds par l'achat des éditions de Weinhold et Fôrster à Breslau, Damkohler à Berlin et Witzendorf à Vienne. L. a publié, entre autres, des œuvres de Bobert Franz, 1' «Histoire de la musique » d'Ambros, etc.
Levasseur, 1. Pierre-François, violoncelliste-virtuose, né à Abbeville le 11 mars 1753, élève de Duport le cadet, fit partie de l'orchestre de l'Opéra de 1785 à 1815 et mourut peu après qu'il eut pris sa retraite. L. a fait paraître douze duos pour violoncelles. — 2. Jean- Henri, également violoncelliste-virtuose, né à Paris en 1765 ,• élève de Cupis et de Duport le cadet, fit partie, de 1783 à 1823, de l'orchestre de l'Opéra et fui en outre professeur de violoncelle au Conservatoire (1795-1823), ainsi que membre de la chapelle impériale , puis (1814) royale. Il a publié des duos, sonates et études pour violoncelle, et collaboré largement à la rédaction de la Méthode du Conservatoire. — 3. Bosalie, cantatrice dont la vogue fut grande à l'Opéra de Paris, de 1766 à 1785 ; elle passa pour la meilleure interprète des grands rôles de Gluck, jusqu'à l'apparition de Mme Saint- Huberty. — 4. Nicolas-Prosper, basse célèbre, né à Bresles (Oise) le 9 mars 1791, m. à Paris le 7 déc. 1871 ; élève du Conservatoire de Paris, fut engagé de 1813 à 1845 à l'Opéra, comme basse de grand opéra, et professa le chant au Conservatoire, de 1841 à 1870.
Levé (ail. Auftakt), c.-à-d. temps levé, terme employé fréquemment comme synonyme d'A-
NACROUSE (V. Ce lllOt).
Levens, maître de chapelle d'une église de Bordeaux, auteur d'un Abrégé des règles de C harmonie (1743), dans lequel il oppose à la « progression harmonique» (série des harmoniques supérieurs) une «progression arithmétique» (série des harmoniques inférieurs). Il adopte par conséquent deux principes de consonnance et professe le dualisme harmonique, comme Zarlino (1558), Tartini (1754), Hauptmann, etc.
Levey, William-Charles, né à Dublin le 25 avr. 1837, fit ses études musicales à Paris et devint, à Londres, chef d'orchestre de théâtre. Il est l'auteur d'un certain nombre d'opérettes, de cantates et de musique pour des drames.
Levi, 1. Hermann, chef d'orchestre de renom, né à Giessen le 7 nov. 1839 ; élève de Vincent Lachner, à Mannheim (1852-1855), puis du Conservatoire de Leipzig (1855-1858), fut successivement directeur de musique à Saarbrïicken (1859-1861), chef d'orchestre de l'Opéra allemand de Botterdam (1861-1864), chef d'orchestre de la Cour, à Carlsruhe (1864-1872), puis à Munich (1872-1895). L. qui passe pour l'un des meilleurs chefs d'orchestre wagnériens a dirigé, en outre, nombre de représentations de Bayreuth, de 1882 à 1894. Il s'est retiré en 1895, avec le titre de « directeur général de la musique de la Cour ». C'est à lui qu'E. Possart a confié la revision complète du texte des « Noces de Figaro » , pour les représentations de Munich. — 2. Jacob (Levy, Lewy) v. Lebert.
Lewandowski, Louis, né à Wreschen (prov. de Posen) le 4 févr. 1823, m. à Berlin le 3 avr. 1894 ; élève des classes de composition de l'Académie de Berlin, fut nommé en 1840 directeur de musique de la Synagogue et remplit ces fonctions jusqu'à sa mort. Il a composé une quantité d'oeuvres orchestrales et chorales et de musique de chambre. L. fut l'un des principaux fondateurs de la « Caisse de retraite des musiciens allemands » et la dirigea avec une telle habileté qu'au bout de peu d'années elle put disposer d'un capital considérable.
Lewy, 1. Edouard-Constantin, corniste-virtuose, né à Saint-Avold (Alsace-Lorraine) le 3 mars 1796, m. à Vienne le 3 juin 1846; fut d'abord musicien dans l'armée française, puis devint en 1822, après de grandes tournées de concerts, premier cor à l'Opéra de la Cour et professeur au Conservatoire, à Vienne en Autriche. Son frère et son élève, Jos.-Bodolphe (L.-Hoffmann), né à Nancy en 1804, m. à Oberlôssnitz, près Dresde, le 9 févr. 1881, étail aussi corniste de grand talent. — 2. Karl, fils de E.- C. L. (1), pianiste et compositeur de morceaux de salon, né à Lausanne en 1823, mourut à Vienne le 30 avr. 1883. — 3. Bichard (Levy). frère du précédent, né à Vienne en 1827, m. dans la même ville le 31 déc. 1883, fut d'abord corniste et entra à l'âge de treize ans déjà dans l'orchestre de l'Opéra de la Cour. Il devint dans la suite inspecteur des théâtres et régisseur de l'Opéra de la Cour. L. fut en outre maître de chant et forma, entre autres élèves,
LEXIQUES — LIGHTENTHAL
MMmea Mallinger, Lucca et Sembrich. Cf. aussi Lebert.
Lexiques. Les 1. musicaux sont de trois sortes : 1° l. technologiques, contenant la définition, rangée par ordre alphabétique, des termes techniques en usage dans la musique, la description des instruments de musique et l'explication plus ou moins détaillée des lois de la composition musicale; 2° l. biographiques et bibliographiques, contenant des biographies de musiciens arrangées par ordre alphabétique; 3°l. encyclopédiques, formés par la réunion des éléments des deux premières sortes. Les 1. technologiques sont de beaucoup les plus anciens, et c'est à cette catégorie qu'appartiennent les ouvrages de : Tinctor, Terminorum musicœ diffïnitorium (1474); Janowka, Clavis ad thesaurum magnœ artis musicœ ( 1701 ) ; Brossard, Dictionnaire de musique (1703) ; Grassineau, Musical Dictionary (1740),- Rousseau, Dictionnaire de musique (1767); puis ceux, plus récents, de : Koch, Musikalisches Lexikon (1802 ; 2e éd., par Arrey von Dominer, 1865); Lichtenthal, Dizionario e bibliographia delta musica (1826, 4 vol.) ; Castil- Blaze, Dictionnaire de musique moderne (1821). Les ouvrages suivants sont, au contraire, biographiques : Gerber, Historisch-biographisch es Lexikon der Tonkûnstler (1790-1792, 2 vol.); Choron et Fayolle, Dictionnaire historique des musiciens (1810-1811, 2 vol.) ; Gerber, Neues historisch - biographisches Lexikon der Tonkûnstler (1812-1814, 4 vol.) ; Fétis, Biographie universelle des musiciens (1835-1844 ; 2e éd., 1860-1865, 8 vol.: supplément par Pougin, 1878-1881, 2 vol.). Le plus ancien 1. encyclopédique est celui de VValther, Musikalisches Lexikon (1732) : vinrent ensuite : Schilling, Universallexikon der lonkunst (1825 - 1838, 6 vol. , suppl. en 1842) ; Gathy, Musikalisches Konversationslexikon (1835, 3e éd., 1873); les frères Escudier, Dictionnaire de musique, etc. (1844); Gassner , Univer sallexikon der Tonkunst i lS'iô); Ed. Bernsdorf, Neues Univer sallexikon der lonkunst (1856-1861,3 vol.; suppl. en 1865); Mendel (continué par Reissmann), Musikalisches Konversationslexikon (1870-1879, 11 vol.; un vol. supplémentaire en 1883); O. Paul, Handle.rikoa der Tonkunst (1873; 2 vol.); Aug. Reissmann, Handlexikon der Tonkunst (1882) : Riemann, Musiklexikon (1" éd. 1882, 4* éd. 1894; éd. anglaise-par J. Shedlock, Londres IN'.):! ; enfin, l'éd. française présenté, par G. Humbert, Paris 1897); Grove, Dictionary of music (1879-1889, 4 vol. et un fort supplément) ; Luisa Lacâl, Diccionario delà Mûsica (Madrid, en cours de publication).
Leybach, Ignace, né à Gambsheim (Alsace) 1'' Lï juillet 1817, ni. à Toulouse le 23 mai 1891, lit ses études à Strasbourg, puis à Paris, sous la direction de Pixis, Kalkbrenner et Chopin, et fut appelé, en 1844, au poste d'organiste de la cathédrale de Toulouse. L. était pianiste de talent : il a publié un très grand nombre de morceaux de salon et de fantaisies pour piano dont la vogue tut considérable, puis une Mé-
thode d'harmonium, des morceaux de concert pour harmonium, L'organiste pratique (recueil gradué, en trois volumes, de 130, 120 et 100 morceaux d'orgue), quelques recueils de mélodies et des motets avec orgue.
Liaison, nom que l'on donne, dans la notation,, au signe - qui indique tantôt la nécessité du jeu legato, tantôt, lorsqu'il relie deux sons de même hauteur, la tenue du son pendant toute la durée que représente la somme des deux notes liées (la seconde n'étant par conséquent pas attaquée à nouveau). L'usage d'un signe unique pour deux choses différentes est regrettable; du moins faut-il prendre garde à ce que le signe de 1. (dans le sens absolu du mot) parle bien et aboutisse bien exactement à la tête de la note. L. Meinardus, compositeur et théoricien allemand, remplace avec raison l'arc de cercle de 1. par un crochet . , et conserve le signe -■ pour le simple legato. Cf. phrasé.
Libretto (ital, « petit livre »), livret ; nom que l'on donne au texte d'une œuvre vocale degrandes dimensions, surtout d'un opéra. L'auteur de ce texte, de ce poème, porte alors le nom de librettiste.
Lichanos (gr.), l'index, v. grecque [musique].
Licenza (ital.), liberté, licence, ex. : canone con alcune licenze, canon avec quelques licences.
Lichner, Heinrich, né à Harpersdorf (Silésie) le 6 mars 1829 ; élève de C. Karow (Bunzlau), Dehn (Berlin), Mosewius,Baumgart et Ad. Hesse (Breslau), cantor et organiste de l'église des « 11.000 Vierges », à Breslau, en même temps que directeur d'une société chorale d'hommes. L. compose avec beaucoup de zèle des psaumes, des œuvres chorales, des lieder, de nombreuses pièces pour piano ; ses sonatines sont très répandues, mais dénuées de toute originalité.
Lichtenstein, Karl-Augqst, baron de, né à Lahm (Franconie) le 8 sept. 1767, m. à Berlin le 10 sept. 1845, successivement intendant des théâtres des Cours de Dessau, Vienne et Berlin (1805), a écrit texte et musique de plusieurs opérettes et opéras : Knall und Fall (1795), Bathmendi (1798), Die Steinerne Braut (1799), Ende gut, ailes gut (1800), Miigefuhl (1800, «liederspiel »), tous représentés à Dessau, puis Kaiser und Zimmermann (Strasbourg. 1814), Die Waldburg (Dresde, 1822), Der Edelknabe (Berlin, 1823), Singethee und Liedertafel (ibid., 1825) et Die deutschen Herren vor Nûrnberg (ibid., 1833Ï,
Lichtenthal, Peter, musicographe distingué, né à Presbourg en 1780, m. à Milan le 18 août 1853,- fit des études de médecine avant de se vouer entièrement à la musique; puis élut domicile à Mila'n. Il a publié, en fait de compositions : un quatuor pour instr. à archet ; un trio pour piano, violon et violoncelle ; un autre pour piano, violon et alto ; et quelques pièces pour piano seul. De plus, il écrivit pour la Scala deux opéras et quatre ballets. Quant à ses écrits, ce sont : Harmonik fur Damen (1806) ; Der musikalische Arzt (1807, sur les