LIE — LIGATURE
propriétés thérapeutiques' de la musique : paru aussi en ital., 1811) ; Orpheik oder Anweisung, die Regeln der Kornposition auf eine leichte und fassliche Art zu er lernen (1807); Cenni biografici intome al célèbre mœstro W. - A. Mozart (1814); Mozart ele sue creazioni (1842, à propos de l'inauguration du monument Mozart, à Salzbourg) ; Estetica ossia, dottrina del bello e délie belle arti (1881). Mais son œuvre capitale est, sans contredit, son Dizionario e bibliographia délia musica (1826, 4 vol.; les vol. III et IV contenant la bibliographie).
Lie, Eriga (de son nom de femme Nissen-L.), excellente pianiste , née à Gongsvinger, près Christiania (Norvège), le 17 janv. 1845, reçut dans sa famille les premières leçons de musique, puis devint élève de Kjerulf et, plus tard, de Kullak, à Berlin. Elle s'est fait connaître sur tout le continent et en Angleterre, par de nombreuses tournées de concerts.
Liebe, Eduard-Ludwig, né à Magdebourg le 19 nov. 1819, reçut des leçons de musique dans sa ville natale et devint, plus tard, élève de Spohr et de Baldewein, à Gassel. It fut ensuite directeur de musique à Goblentz, à Mayence, à Worms, professa la musique pendant plusieurs années à Strasbourg et s'établit finalement à Londres. L. est l'auteur de nombreuses œuvres vocales et instrumentales, mais il ne fit graver que des pièces pour piano, des mélodies et enfin des chœurs pour voix d'hommes et voix mixtes qui se répandirent rapidement. Un opéra de sa composition, Die Braut von Azola, a été représenté à Garlsruhe, en
Liebich, Ernst, né à Breslau le 13 avr. 1830, m. dans la même ville le 23 sept. 1884, luthier renommé à Breslau, où son père et son grandpère s'étaient déjà fait connaître comme facteurs d'instruments à archet. L. avait travaillé chez Villaume (Paris), Hart (Londres) etBausch (Leipzig). Il obtint de hautes récompenses dans nombre d'expositions.
Liebig, Karl, fondateur de la « Berliner Symphoniekapelle », né à Schwedt le 25 juil. 1808, m. à Berlin le 6 oct. 1872; fut d'abord clarinettiste du régiment Alexandre, puis organisa dans divers locaux, à partir de 1843, des concerts symphoniques populaires, avec un orchestre établi sur le principe de l'association. Cette institution obtint un tel succès que l'orchestre ne tarda pas à être engagé par les meilleures sociétés chorales de Berlin («Singakademie », « Stern'scher Gesangverein ») pour leurs concerts. En 1860, L. reçut le titre de « directeur royal de musique ». Mais, en 1867, l'orchestre lui faussa compagnie et continua sous la direction de Stem, tandis que L. en était réduit à former; sans grand succès du reste, un nouvel orchestre. Son fils, Jultus, né à Berlin en 1838, m. dans la même ville le 26 déc. 1885, fut pendant nombre d'années directeur de l'orchestre du casino d'Ems.
Lied (ail.), terme adopté en français pour désigner l'union intime d'un poème lyrique avec de la musique, de telle façon que le mot parlé
fait place au mot chanté et que les éléments musicaux du langage (rythme, cadence) sont transformés en véritable musique, en mélodie rythmiquement ordonnée (cf. chant). Les musiciens français emploient cependant fréquemment le simple mot « mélodie » pour 1. Ce qui caractérise tout spécialement le L, c'est la simplicité de sa subdivision en périodes. La forme musicale (v. formes) dite forme de L, en usage aussi dans la musique instrumentale, repose sur deux thèmes se succédant dans l'ordre suivant : I, II, I, ou encore, lorsque la forme est élargie et chacune des périodes subdivisée à son tour, : I : a b a ; II : c d c ; I : a b a. Le 1. proprement dit, c.-à-d. la musique vocale, peut être de deux sortes : ou bien les diverses strophes du poème sont toutes sur la même musique, ou bien le poème pris dans son ensemble est mis en musique d'un bout à l'autre. La forme musicale est à peu de chose près la même dans les deux cas, elle est plus restreinte et se répète dans le premier, tandis que dans le second, plus élargie, elle suit aussi de beaucoup plus près le sens des paroles. Cf. mélodie populaire.
Lied ohne Worte (ail.), chant ou romance sans paroles (v. romance).
Liedertafel (ail.), nom que l'on donne, en Allemagne, à une société chorale d'hommes. Il correspond à peu près à notre orphéon (v. ce mot).
Lienau, Robert, éditeur de musique, né à Neustadt (Holstein) le 28 déc. 1838, acheta en 18641e fonds d'éditions de Schlesinger, à Berlin, et en 1875 celui de Haslinger, à Vienne, en sorte qu'il se trouva à la tête d'une des plus grandes maisons d'édition de l'Allemagne. Ligato (ital.), v. legato.
Ligature (lat. ligatura), syn. de liaison, d'où 1. Dans la théorie actuelle du contrepoint, équivalent de syncope, lorsque le contrepoint de deuxième espèce (deux notes contre une) est écrit de telle façon que la note de l'espèce la plus brève, résonnant en même temps que l'autre, soit toujours liée à la note identique du temps précédent, ex. :
2. Dans la musique proportionnelle, groupe de notes étroitement liées les unes aux autres et dans lequel la durée relative de chaque note dépend non plus en réalité de sa forme, mais de la place qu'elle occupe dans le groupe. Lorsqu'au xne s. la notation proportionnelle commença à se développer, elle emprunta à la notation carrée non seulement ses notes simples, mais aussi les formes neumatiques (v. neumes) compliquées dont elle faisait encore usage. Celles-ci devinrent alors, sous le nom de ligatures, l'une des parties les plus ardues de la théorie de la musique proportionnelle. Le schéma suivant permettra de se rendre compte ai-
LILIENGRON
LIMNANDER
Bémenl do la valeur des notes initiales et finales des 1. :
Par contre, les deux premières notes de chacune des 1. suivantes sont des semi-brèves:
Chacune des notes intermédiaires d'une ligature est une brève, à l'exception toutefois de la seconde note des derniers groupes indiqués qui, comme nous l'avons dit, est une semi-brève. Cf. en outre les art. proprietas, improprietas,