‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 270 sur 542 · PERFECTION, IMPERFECTION · texte numérisé non relu

PERFECTION, IMPERFECTION

Liliencron, Roghus, baron de, né à Plœn (Holstein) le 8 déc. 1820, fils cadet d'un commissaire provincial (puis général) de la guerre, fréquenta les gymnases de Plœn et de Lubec k, puis étudia à Kiel et à Berlin d'abord la théologie, puis la jurisprudence, et finalement la philologie germanique. Il prit son doctorat, en 1846, avec une thèse Ueber Neidhardts hojiscke Dorfpoesie (1848), fit des études à Copenhague, jusquen 1847, sur les anciennes littératures du Nord, et se fit agréer comme privatdocent, à l'Université de Bonn. Mais la première guerre de Schleswig-Holstein venait d'éclater (1848). L. se mit à la disposition du gouvernement provisoire etfutemployé comme secrétaire du bureau des affaires étrangères; à la fin de la même année, le «gouvernement commun», qui s'était formé sur ces entrefaites, l'envoya, en qualité de plénipotentiaire officieux, à Beriin, où il remplit aussi plus tard les fonctions de gouverneur, rétablies lors de la reprise des hostilités. Une fois le traité de paix signé entre la Prusse et le Danemark, L. se rendit, en 1850, ;i Kiel, et prit possession de la chaire qui lui était offerte à l'Université de cette ville, pour L'enseignement des langues du Nord. Toutefois, le gouvernemenl danois, refusant de ratifier sa nomination, L. accepta, en 1852, le poste de professeur extraordinaire de langue et de littérature allemandes à l'Université d'Iéna. Il publia peu après, avee Wilh. Stade, alors directeur de musique de l'Université, une anthologie de Ueder wnd Sprûche aus der letzten Zeit des Minnesangs (Weimar 1854), se chargeant luimême de la préface el de la traduction des textes, tandis que stade prenail sur lui l'arrangemenl (moderne)â quatre parties. En 1855. p. fui appelé par le duc Bernard de Saxe-Meiningen aux fonctions de chambellan e1 de conseiller du cabinol (plus tard conseiller privé); il se chargea en outre, pendant quelque temps, de l'intendance de La chapelle de la l !our,-mais échangea bientôl cette situation contre celle «le directeur de la Bibliothèque ducale. Qsechar-

gea ensuite, pour le compte de la «Commission historique », instituée en 1858, à Munich, de rassembler et de publier, avec des commentaires, les poèmes populaires historico-lyriques du moyen âge, en Allemagne. Cette anthologie parut de 1865 à 1869, à Leipzig, chez Vogel, sous le titre : Historische YoUkslieder der Deutschen vom XIII-XVL Jahrhundert, et forme quatre volumes , plus un supplément qui contient surtout des mélodies et une étude sur les mélodies du xvie s. Une fois cette publication achevée, la même Commission pria L. de se charger encore de la rédaction d'une Allgemeine deutsche Biographie projetée; cet ouvrage de la plus haute importance, aujourd'hui très avancé, nécessitait certains travaux préparatoires pour lesquels L. se rendit à Brunswick et peu après à Munich. L'Académie des Sciences de Bavière l'avait élu, en 1869, membre correspondant, et il eut comme collaborateur pour la « biographie » le professeur von Wegele, de Wurzbourg. En 1876, enfin, L. qui appartient à la chevalerie de Schleswig- Holstein, fut choisi comme prélat et prieur du couvent nobiliaire de St-Jean, dans le Schleswig, où il vit actuellement. 11 a passé l'hiver 1882-1883 à Borne. — En plus de ses nombreux travaux d'histoire littéraire, L. a écrit : C.-E.-F. YVeyse und die dœnische Musik seitdem vorigen Jahrhundert (1878) ; Ueber den Chorgesang in der evangelischen Kirche (« Zeit- und Streitfragen», fasc. 144, 1881; Liturgisch-musikalische GescJtichie des evangelisdien Gottesdienstes von 1523-1700. Il convient de mentionner aussi la biographie de J.-B. Cramer, dans le dictionnaire biographique cité plus haut. L. a participé à la « Deutsche Nationallitteratur » (éditée par Spemann et rédigée par Kùrschner) par deux volumes, dont l'un, intitulé Deutsclies Leben im Yolhslied um 1530, contient les plus belles chansons populaires du xvies. avec leurs mélodies harmonisées en même temps à quatre parties. Enfin, il a publié des essais: Ueber Kirchenmusik und Kirchenhonzert (2e compte rendu annuel du « Verein fiir evang. Kirchenmusik»); Ueber Entstehung der Ghormusik innerhalb der Liturgie ( « Evang. Kirchen- Zeitung», de Magdebourg) ; puis lntroitus, Graduale, Offertorium, Communio (« Siona » X, 9 à XI, 4).

Limma, v. apotome.

Limnander de Nieuwenhove, Armand-Marie-Ghislain, né à Gand le 22 mai 1814, m. en son château de Moignanville (Seine-et-Oise) le 15 août 1892 ; élève de Lambillotte, au collège des Jésuites de Fribourg, et plus tard de Fétis,^ à Bruxelles, vécut d'abord à Matines où il se maria et fonda une société de chant : « Béunion lyrique». 11 se fixa ensuite, en 1847, à Paris, et y lit représenter plusieurs ouvrages scéniques. Ses œuvres principales sont des opéras-comiques : Les Monténégrins (1849. Opéra-Comique), Le château de Barbe-Bleue (1851, ibid), Yvonne (1859, ibid), puis un opéra: Le maître chanteur (1853, Opéra), des Scènes druidiques, un Te Deum, un Requiem, un Stabat mater, une

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