‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 271 sur 542 · LINDLEY · texte numérisé non relu

LINDLEY

sonate pour violoncelle, un quatuor pour instr. à archet, une quantité de mélodies vocales, •etc.

Lincke, Joseph, né à Trachenberg (Silésie) le S juin 1873, m. à Vienne le 26 mars 1837 ; violoncelliste distingué, membre du célèbre quatuor Rasoumowski, jouait dans les soirées de quatuor de Schuppanzigh. Il remplit ensuite diverses fonctions en province, fut entre autres virtuose de la chambre de la comtesse Erdôdy, puis devint premier violoncelliste du théâtre « an der Wien » et finalement de l'Opéra de la Cour, à Vienne. L. a publié quelques thèmes variés pour violoncelle.

Lind, Jenny, née à Stockholm le 6 oct. 1820, m. dans sa villa de Wynds Point, à Malvern- "Wels (Angleterre) le 2 nov. 1887 ; fut sans doute la cantatrice la plus extraordinairement douée •de notre siècle, le « rossignol suédois » dont la merveilleuse voix de soprano avait un timbre sympathique, élégiaque, d'un charme tout particulier, dont les vocalises, les trilles parfaits, le staccato, les sauts étonnamment agiles faisaient l'admiration de tous, dont les interprétations enfin dénotaient un sentiment musical et un goût très développés. Elle fit ses premières études à l'Ecole d'opéra du Théâtre de la Cour (Lindblad), dans sa ville natale, et débuta à Stockholm même, en 1838, dans le rôle d'Agathe du « Freischùtz » ; pendant trois années successives, elle fut l'étoile du Théâtre de la €our. En 1841 cependant, elle partit pour Paris où elle travailla encore, sous la direction de Garcia, débuta en 1842 à l'Opéra, mais ne fut pas engagée ; elle ne le pardonna du reste jamais aux Parisiens, car elle refusa dès lors toutes les offres d'engagement qui lui vinrent ■de Paris. Après avoir étudié l'allemand, à Berlin, elle s'y fit entendre, en 1844, dans le rôle •de Vielka(« Feldlagerin Schlesien ») que Meyerbeer avait écrit tout exprès pour elle, lorsqu'il l'eut entendue à Paris. L. remporta triomphe sur triomphe à Berlin et à Stockholm (à diverses reprises), à Hambourg, Cologne, Coblence, Leipzig et Vienne ; enfin, en 1847, ce fut Londres qui l'applaudit sans réserves, après que l'imprésario eut excité la curiosité du public au plus haut degré, en retardant ses débuts promis, par toutes sortes de trucs de contrats. Mais au bout de deux années à peine, la jeune cantatrice renonça à la scène, pour se vouer exclusivement au concert. De 1850 à 1852, L. parcourut, avec J. Benedict et l'imprésario Barnum, toute l'Amérique du Nord, puis elle épousa à Boston, en 1852, Otto Goldsghmidt (v. ce nom) et rentra en Europe, en rapportant de sa tournée un bénéfice net de 770.000 francs ; mais, sur cette somme, elle abandonna immédiatement -500.000 francs à diverses œuvres charitables suédoises. L. séjourna à cette époque assez longtemps en Allemagne (Dresde), puis rentra ■en 1856 à Londres, avec son époux. Ce dernier ■étant devenu directeur du «Bach-Choir », L. prenait régulièrement part à tous les exercices ■de la société. Elle chanta pour la dernière fois «n public, en 1870, au Festival rhénan de Dus-

seldorf, dans un oratorio de son mari, intitulé Ruth; mais, de 1883 à 1886 encore, elle consentit à se charger de l' enseignement du chant au «Royal Collège of music» de Londres. Toute une série de biographes ont célébré les mérites de Jenny L., comme femme et comme cantatrice : anonyme, Jenny L., die schwedische Nachtigall (1845; éd. suédoise, 1845) ; A. Bêcher, Jenny L. (1846) ; J.-P. Lyser, Meyerbeer und J. L. (1847); Memoirs of Jenny £.'(1847); Jenny L., une artiste chrétienne (1895). Mais cf. aussi H. von Bùlow, Ausgewâhlte Schriften (1896), p. 35 et 36.

Lindblad, Adolf-Fredrick, né dans les domaines de sa famille à Lôfvingsborg, près Stockholm, le 1er févr. 1801, m. dans la même localité le 23 août 1878; élève de Zelter, à Berlin, s'établit en 1835 à Stockholm. L. est l'auteur d'un grand nombre de mélodies suédoises qui portent une forte empreinte nationale et sont intéressantes tant au point de vue de l'harmonie qu'à celui de la mélodie ; ces mélodies ont été très goûtées et fréquemment chantées par Jenny Lind, entre autres, qui était l'élève du compositeur. Quant aux œuvres instrumentales de L., une symphonie (exécutée en 1839 au Gewandhaus, à Leipzig), une sonate de violon, etc., fort bien accueillies par la critique, elles ne se sont cependant guère répandues.

Linden, Karl van der, compositeur, né à Dordrecht le 24 août 1839; élève de J. Kwast père (piano) et de F. Bôhme (théorie), mais pour le reste autodidacte, lit des séjours prolongés en Belgique, à Paris, puis en Allemagne, et fut nommé, en 1860, directeur de 1' «Harmonie » de Dordrecht. 11 remplit en outre, successivement les fonctions de directeur de la « Liedertafel » (1865) et d' « Ido's Mannenkoor », de la Garde nationale de Dordrecht (1872) et enfin des grands concerts de l'Association des artistes néerlandais. L. est un des musiciens hollandais les plus en vue • il a conduit les festivals de Rotterdam (1875), puis de Dordrecht (1877,1880) et fait partie du jury des grands concours musicaux de Gand (1873), Paris (1877) et Bruxelles (1880). Ont paru, parmi ses œuvres, des cantates : De Starrenhemel, Kunstzin (les deux pour chœur, soli et orchestre) et de nombreuses mélodies. Il a écrit en outre: sept ouvertures pour grand orchestre, deux opéras, des chœurs pour voix d'hommes, de femmes et voix mixtes avec et sans accompagnement, des sonates et morceaux divers pour piano et une quantité de pièces pour musique d'harmonie.

Linder, Gottried, né à Ehingen le 22juil. 1842 ; élève du Conservatoire de Stuttgart, puis à partir de 1868, maître à son tour dans cette même institution, reçut en 1879 le titre de «professeur». L. qui est partisan de l'école néo-allemande, a écrit des opéras : Dornroschen (1812) ; Konradin von Schioaben (1879); Waldlegende, pour orchestre ; Aus nordischer Heldenzeit, ouverture ; des trios ; des lieder, etc.

Lindley, Robert, excellent violoncelliste-virtuose, né à Rotherham (Yorkshire) le 4 mars 1776,m. à Londres le 13 juin 1855; élève de

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