‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 273 sur 542 · LOBE · texte numérisé non relu

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indirects, et qui, sous la présidence du prof. Martin Krause, a pris un développement fort réjouissant.

Litanie (lat. litania, letania), chanl de prière, prière d'intercession ou appel à la grâce de Dieu et des Saints. Les 1. n'étaient chantées à l'origine que dans les processions dont le but était d'écarter un fléau quelconque du pays ; plus tard elles prirent leur place dans l'ordre du culte de certaines époques déterminées de l'année ecclésiastique.

Litolff, Henry-Charles, pianiste et compositeur, né à Londres le 6 févr. 1818, m. à Paris le G août 1891; son père, Alsacien de naissance, s'était établi à Londres comme violoniste, mais lui fit travailler le piano sous la direction de Moschelès. A l'âge de douze ans déjà, il se fit entendre en public, au théâtre de «Covent-garden », mais après s'être marié très jeune (à dixsept ans), contre la volonté de ses parents, il quitta l'Angleterre et dut péniblement gagner l'entretien de sa famille, dans une petite ville de province, en France. C'est en 1840 seulement que L. parvint à attirer sur lui, dans un concert de bienfaisance, l'attention du public parisien, mais depuis lors sa renommée de pianiste grandit rapidement et s'accrut surtout lorsqu'après s'être séparé de sa femme, il commença à voyager et se rendit en Belgique. De 1841 à 1844, L. remplit à Varsovie les fonctions de chef d'orchestre : il parcourut ensuite de nouveau l'Allemagne, la Hollande, etc.,passa à Vienne, au nombre des insurgés, quelquesunes des journées orageuses de la révolution de mars 1848, mais sut se retirer à temps et alla s'établir à Brunswick. Des souffrances physiques et l'hypocondrie l'obligèrent à renoncer, en 1850, à la carrière de virtuose ; il épousa en secondes noces la veuve d'un éditeur de musique de Brunswick, nommé Meyer, et devint de la sorte le créateur de la Collection L. bien connue. 11 céda, en 1860, le commerce d'édition à son fils adoptif (fils de sa seconde femme), Theodob L., et rentra à Paris où le tourbillon de la vie mondaine l'emporta de nouveau; il demanda son divorce et épousa, en troisièmes noces, une comtesse de Larochefoucauld. En tant que compositeur, L. n'est pas sans valeur; ses « concertos-symphonies », sortes de duos concertants pour pianb et orchestre, au nombre de cinq, ont eu beaucoup de succès, et l'on connaît aussi de lui une Fileuse, à côté de laquelle peuvent se placer une quantité d'autres morceaux brillants pour le piano. L. a écrit aussi un trio avec piano, une marche funèbre à la mémoire de M.verbeer, un concerto de \ iolon, un petit oratorio ; Rut h et Booz (1866) el ^^ mélodies vocales. Vers la fin de sa carrière, il se voua principalement à la composition scénique; il avail du reste déjà donné en 1847, a Brunswick, un opéra: Die Braut von Kynast, un second, Rodrigue de Tolède, resta sur L- carreau, tandis qu'en 1886 encore, il donna à Bruxelles Les Templiers, Plusieurs petits théâtres de Paris (Folies dramatiques, Chatelet),les Fantaisies parisiennes de Bruxel-

les, etc., ont représenté de lui toute une série d'opérettes : La boîte de Pandore, Hèloïse et Abélard(le seul succès notable), La belle au bois dormant, La fiancée du roi de Garbe, La Mandragore, Le chevalier Nahel (Baden-Baden) et L'escadron volant de la reine (1888).

Litta, Giulio-Visconte-Arese, duc de, né à Milan en 1822, m. à Vedano,près Monza, le 29 mai 1891 ; reçut une forte éducation musicale, écrivit une Passion en musique et dix opéras, représentés pour la plupart à Milan: Bianca di Santaftera (1843), Sardanaplo, Leoni, Maria Giovanna, Editta di Lormo, Don Giovanni di Portogallo, Il viandante, Il raggio d'amore, Il sogno de fiori, Il violino di Cremona (1882).

Lituus, (lat.), v. CORNETTO.

Liverati, Giovanni, compositeur d'opéras, né à Bologne en 1772,- élève de l'abbé Mattei, fit exécuter en 1789 déjà quelques psaumes de sa composition et débuta l'année suivante comme compositeur scénique. Il fut engagé comme premier ténor, à Barcelone (1792) puis à Madrid, dirigea pendant plusieurs années l'opéra italien de Potsdam (jusqu'en 1800), et remplit encore les fonctions de chef d'orchestre à Prague et à T-rieste. En 1805, il s'établit à Vienne, en qualité de maître de chant et accepta enfin, en 1814, un appel adressé de Londres comme compositeur d'opéras. Son dernier ouvrage, The nymphe of Ihe grotte, en collaboration avec Alex. Lee, date de 1829. L. a écrit en tout quatorze opéras, plusieurs cantates, deux oratorios, une quantité de petites pièces vocales, des quatuors pour instr. à archet, etc.

Lloyd, 1. Gharles-Herford, né à Thornbury (Gloucestershire) le 16 oct. 1849, fut nommé organiste de la cathédrale de Gloucester (1876), puis organiste de l'église du Christ, à Oxford et directeur d'une société chorale (1882). L. est un chef d'orchestre apprécié (festival des « Three-Choirs ») et un compositeur de mérite; il a écrit des cantates : Héro et Léandre (Worcester, 1884), Le chant de Baldur (Hereford, 1885), Andromède (Gloucester, 1886), de la musique d'église, des chœurs, un duo concertant pour clarinette et piano, des sonates pour orgue, etc. — 2. Edward, né à Londres le 7 mars 1845, fit son éducation à l'Abbaye de Westminster, sous la direction de Turle. Doué d'une fort belle voix de ténor, L. s'adonna entièrement à la carrière de chanteur de concert et d'église.

Lo (ital.), article masculin devant les mots commençant par un s suivi d'une consonne et devant ceux qui commencent par une voyelle (apostrophié en V).

Lobe, Johann-Christian, théoricien et corn-positeur, né à Weimar le 30 mai 1797, m. à Leipzig le 27 juil. 1881 ; reçut les premières leçons de flûte et de violon du directeur de musique A. Biemann, puis du chef d'orchestre A.-E. Muller, et se fit entendre comme flûtiste virtuose, en 1811 déjà, au Gewandhaus de Leipzig. Il fit partie pendant longtemps, comme '• flûtiste et à la fin comme altiste, de l'orchestre ] de la Cour, à Weimar ; mais il donna sa démission en 1842, créa un institut de musique et

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