‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 275 sur 542 · LOQUIN · texte numérisé non relu

LOQUIN

et surveiller le fonctionnement de son système. Mais une autre idée de L. eut une portée plus grande encore, car elle fut très appréciée pendant nombre d'années et possède actuellement encore quelques partisans, c'est celle de l'enseignement simultané du piano à plusieurs élèves (sur plusieurs pianos). Après un séjour de trois ans à Berlin, L. rentra à Dublin, Ses compositions n'ont pas de valeur (concerto de piano, sonates et pièces diverses pour piano à deux et à quatre mains, trios avec flûte et violoncelle, etc., puis une méthode pour bugle); quant à ses écrits, ils traitent pour la plupart du chiroplaste : An explanation and description of the royal patent chiroplast or handdirector for pianof'orte (1816), son premier ouvrage, trouva nombre de contradicteurs qui contribuèrent du reste à en augmenter la renommée et suscitèrent l'apparition de diverses petites brochures de L. sur son système. Parurent ensuite : Tiie first companion to the royal patent chiroplast (1818, sur le jeu à l'unisson); Logier's pratical thorough-bass (dont une éd. ail. parut aussi, en 1819) ; enfin Système de science et de composition musicales (paru aussi en ail., 1827).

Logroscino, Niccolo, né à Naples vers 1700, m. dans la même ville en 1763; mérite une mention toute spéciale parmi les compositeurs scéniques du xvnr3 s., car il développa notablement le genre de Y opéra buffa, cultivé avant lui par Léo, Pergolèse et Hasse, et augmenta son effet entre autres par l'adoption du grand ensemble à la fin de chaque acte (finale). Ce fut Piccini qui, le premier, marcha sur ses traces et, par ses premiers ouvrages déjà, réussit à détourner de L. la faveur du public. L. quitta alors Naples et alla, en 1747, s'établir à Palerme, comme professeur de contrepoint au « Conservatorio dei figliuoli dispersi ». Vers la fin de sa carrière, il rentra cependant dans sa ville natale. L. a écrit plus de vingt-cinq ouvrages, parmi lesquels Giunio Bruto, Il governatore, Il vecchio marito et Tanto bene che maie eurent le plus de succès.

Lohmann, Peter, poète allemand, né à Schwelm (Westphalie) le 24 avr. 1833, fut d'abord libraire mais vit depuis 1856 à Leipzig et s'est fait connaître par ses idées réformatrices personnelles sur la façon de traiter le poème et la musique, dans le drame musical. Ses poèmes (Die Rose voin Libanon, Die Brilder, DurchDunkel zum Licht, Valmoda, Friltjof, Irène, etc.; 4 vol., 3e éd. 1886) font autant que possible abstraction de toute action extérieure et cherchent à susciter et à résoudre des conflits exclusivement dans la vie spirituelle. Joseph Huber, K. Gœtze, A,-W. Dreszer, W.

Freudenberg, etc. sont des partisans déclarés de L. e*t ont mis en musique plusieurs de ses poèmes. L. a écrit en outre : Ueber R. Schumanns Faustmusik (1860) et Ueber die dramatische Dichtung mit Musik (1861, 2e éd., 1864); il a collaboré pendant de longues années à la rédaction de 1' « Illustrierte Zeitung », à la « Neue Zeitschrift fur Musik », aux « Anregungen, etc. » de Brendel et de Pohl.

Lohr, Johann, né à Eger le 8 mai 1828, fit ses études musicales à Prague, devint en 1856 organiste à Szegedin et vit actuellement à Budapest, où il est très apprécié comme organiste virtuose.

Lolli, Antonio, célèbre violoniste, né à Bergame vers 1730, m. en Sicile en 1802; fit de longs voyages puis remplit, de 1762 à 1773, à Stuttgart, en même temps que Nardini, les fonctions de concertmeister. Il se rendit ensuite à St-Pétersbourg où il jouit des faveurs toutes particulières de Catherine II et resta jusqu'en 1778; à partir de ce moment, il recommença à faire des tournées de concerts (Paris, Londres, l'Espagne et l'Italie). Ses contemporains s'accordent tous à louer sa technique remarquable, mais nient chez lai toute musicalité; il n'était, paraît-il, capable ni de jouer un adagio avec goût, ni d'observer les lois les plus élémentaires de la mesure. Ses œuvres pour violon n'ont guère de valeur, ce sont : trois recueils de six sonates chacun avec basse chiffrée, six sonates avec accompagnement d'un second violon, huit concertos et une méthode de violon. On prétend du reste que seule la partie de violon de ces œuvres serait de L.

Longitudinales (vibrations). Les vibrations 1. sont par ex. celles des colonnes d'air, dans les instr. à vent, ou encore celles des cordes frottées dans le sens de la longueur. La forme de vibrations opposée à celles-ci porte le nom de vibrations transversales (vibrations ordinaires des cordes).

Longue {longa), 1^ , la seconde valeur de note, dans la musique proportionnelle, équivaut à la moitié ou au tiers de la maxime (v. proportionnelle). Le terme double-longue {duplex longa) est l'ancienne dénomination de la maxime (au xne s.), une preuve que cette dernière n'a été adoptée qu'après la 1. Pour ce qui concerne la 1. dans les ligatures sine proprietate et cum perfectione, v. ligature, im-

PROPRIETAS et PERFECTION.

Lopez, v. lobo.

Loquin, Anatole, né à Orléans (Loiret) le 22 févr. 1834 ; s'occupa de musique dès son enfance, publia très jeune une quantité de romances, mais se voua plus tard exclusivement à la théorie musicale. Ses premiers ouvrages : Notions élémentaires d'harmonie moderne (1862), Essai philosophique sur les principes constitutifs de la tonalité moderne (1864-1869; 5 parties) eurent quelque succès et le nombre des brochures que l'auteur fit paraître de 1869 à 1895 est considérable (v. la liste détaillée dans le « Répertoire bibliographique » de Lorenz, et dans le « Journal de la librairie »). Enfin, en 1895, L. a publié un volumineux ouvrage préparé de longue date et intitulé : L'harmonie rendue claire (l'auteur prend comme base une échelle chromatique de douze tons; il analyse chaque accord isolément, et semble ignorer toutes les notions de la science harmonique moderne qui nous démontre que la signification d'un accord dépend uniquement de la

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