LORENTZ
place qu'il occupe; cf. la réfutation de l'ouvrage par E. Prout, dans le « Montlily Musical Record », 189G). L. rédige en outre, depuis 1862, le feuilleton musical de « La Gironde », sous le pseudonyme de Paul Lavigne; il est l'auteur d'un ballet. La Sulamite (Bordeaux, 1889) et d'un poème d'opéra-comique, La Sorcière oVEsjielettes (1892). Diverses sociétés savantes l'ont nommé membre honoraire et il préside actuellement l'Académie des sciences, belles-lettres et arts, de Bordeaux. Un ouvrage sur la vie de Molière, du même auteur, est en cours de publication.
Lorentz, Julius, né à Hanovre le 1er oct. 1862, lui nommé, en 1884, directeur de la « Singakademie » de Glogau et succéda, en 1895, à van der Stucken, en qualité de directeur del'«Arion» (société chorale), à New-York. Il a écrit : le psaume XGV (chœur et orchestre); quatuor pour instr. à archet, trio en si bémol ; Messe solennelle en ré mineur ; symphonie en fa mineur; un opéra : Holldudische Rekruten, etc.
Lorenz, 1. Franz, né à Stein (Basse-Autriche) le 4 avr. 1805, m. à Vienne-Neustadt le 8 avr. 1883; était Dr med. mais a fourni d'excellentes contributions à la littérature sur Mozart et sur Beethoven : In Sachen Mozarts (1851); Haydns, Mozarts und Beethovens Kirchenmusik ; W.- A. Mozart als Klavierhoniponist (1866) et un certain nombre d'articles de revues. Ce fut L. qui donna à Kôchel l'idée de son catalogue des œuvres de Mozart. — 2. Karl-Adolf, né à Cœslin le 13 août 1837; prit son doctorat en philosophie et devint maître de gymnase, directeur de musique et organiste, à Stettin. Il est l'auteur de deux oratorios : Winfried (1888), Olto der Grosse (1890) et de plusieurs opéras.
Loris, Loritus, v. Glarean.
Lortzing, Gustav- Albert, compositeur scénique de renom, né à Berlin le 23 oct. 1803, m. dans la même ville le 28 janv. 1851; son père était acteur et lui fit donner quelques leçons de musique par Bungenhagen, à Berlin, leçons bien vite interrompues du reste par suite des exigences de la vocation du père, engagé successivement à Breslau, Bamberg, Strasbourg, Dusseldorf, Aix-la-Chapelle, etc. Le jeune L. n'en apprit pas moins à jouer de plusieurs instr. d'orchestre et s'essaya de bonne heure dans l'art de la composition; en outre, il monta très tôt sur les planches, dans les rôles d'enfant d'abord, puis devint à la fois chanteur et comédien. En 1823, L. épousa une actrice, Begina Ahles, et donna, L'année suivante, à Cologne, son premier petit opéra : Ali Pacha von Janinti : en 1<S26, il accepta un engagement au théâtre «le la Cour, à Darmstadt, et se fit un certain renom, comme comédien. Plus tard, en ls:;:;. Le directeur Bingelhardt l'engagea à Leipzig, comme ténor. Auparavant déjà deux nouveaux oui ragea (des - Liederspiele »),Der Pôle und sein Kind et S:.>rne aus Mozarts Leben, avaienl tait Le tour de la plupart des scènes allemandes; puis vint, eu L837, Die beiden Schû- !:>,, auquel Le grand public lit excellenl accueil, et peu après Zar und Zimmermann (« Tzar et
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charpentier ») dont le succès fut médiocre au début, à Leipzig, mais par contre retentissant, à.Berlin. L. écrivit ensuite une série d'ouvrages qui ne réussirent ni les uns, ni les autres (Die Schatzkammer des lnha [non représenté]; Das Fischer stechen, 1839; Hans Sachs, 1840; Casanova, 1841), mais il donna, en 1842, le Wildschutz qui, bien qu'il fût évidemment son ouvrage le meilleur et le plus original, eut de la peine à conquérir la faveur du public. En 1844, L. fonctionna quelque temps comme chef d'orchestre de théâtre à Leipzig; il quitta son poste à la suite d'une discussion un peu vive avec le directeur et mena dès lors, pendant plusieurs années, une vie instable et aigrie par les difficultés pécuniaires qu'il rencontrait pour élever sa nombreuse famille. Cependant un nouvel opéra, Undine (Hainbourg, 1845) ne tarda pas à passer sur les différents théâtres de l'Allemagne; Der Waffenschmied, à Vienne (théâtre « an der Wien », 1846), Zum Grossadniiral (1847) et Die Rolandsknappen (1849) à Leipzig, eurent du succès. L. occupa une seconde fois son poste de Leipzig, mais il dut, comme la première fois, se retirer au bout de peu de temps et passa les dernières années de sa vie, dans un état de grande fatigue physique et morale, comme chef d'orchestre du théâtre de « Friedrich-Wilhelmstadt » qui débutait à Berlin. Les dernières pièces de L. sont : Die Berliner Grisette (opérette -bouffe) et Die Opernprobe (opérette); il avait, au début de sa' carrière, écrit deux oratorios : Die Himmelfahrt Christi (1828) et Petrus. Enfin, on a retrouvé, dans sa succession : un opéra, Regina; un vaudeville, Der Weinachtsabend; la musique de Drei Edelsteine, de Benedix, puis des petites pièces vocales et divers morceaux d'orchestre. L'humour intarissable des opéras-comiques de L. leur permettra de se maintenir longtemps encore dans les faveurs du public allemand. Cf. la biographie de L., par H. Wittmann (1889).
Lossius, Lukas, né à Vacha (Hesse) le 18 oct. 1508, m. à Lunebourg, où il était devenu recteur, le 8 juil. 1582; auteur d'un traité dialogué de valeur, mais devenu très rare : Erotemata musicae %>raclicae (1563 et plusieurs fois depuis lors). L. a publié en outre une anthologie : Psalmodia, hoc est cantica sacra veteris ecclesiae selecta (1552, édité plusieurs fois, avec une préface de Melanchton).
Lotti, Antonio, illustre compositeur, né en 1667 environ (probablement à Hanovre, où son père, Matteo L., était maître de chapelle de la Cour, ou bien à Venise avant l'époque à laquelle son père fut nommé à Hanovre; il s'appelait luimême « Veneto », mais il serait téméraire de considérer ce fait comme une preuve en faveur de Venise, car il arriva en tous cas très jeune dans cette ville), m. à Venise le 5 janv. 1740; fut élève de Legrenzi et donna un opéra, Giustino, à l'âge de seize ans déjà, à Venise. Il entra en 1687 dans la chapelle des chantres de l'église St-Marc et devint successivement organiste suppléant (1690), organiste du second orgue