MARQUES — MARSCHNER
musikalische Setskunst nach den Lehrsdtzen des lier m Rameau (1757, trad. par d'Alembert : Eléments de musique, etc.); Aufangsgriinde der theoretïschén Musih (1757); Anieitung der Singkom position (1758J: Krilische Enleitung m die Geschichte und Lehrsdtse der allen und neuen Musih (1759: ne traite que de la musique des anciens) : Krilisclie Briefe iïber die Tonhun-it (1759 à 1763): Herrn G.- A. Sorgens Anieitung zum Gcneralbass, etc. (1760; polémique): Anieitung zut Musih ûberhaupt und sur Singkunst insbesondere (1763) ; Versuch ilber die musikalische Temperatur (1776); Neue Méthode, aller lei Arien von Temperaturen dem Klaviere aufs bequemste mitzutheilen (1779 [1790]): Legenden einiger Musikheiligen (1786; anecdotes sur des musiciens). Une histoire de l'orgue est restée inachevée et manuscrite.— 2. Friedrich, arrière petit-fils du précédent, né à Paderborn le 4 avril 1825, m. à Wieshaden le 2 déc. 1884; fut, dans sa jeunesse, un pianiste et un violoniste remarquable, élève pour la composition, de Mendelsshon et Hauptmann (Conservatoire de Leipzig, 1845). Il devint ensuite chef d'orchestre à Kœnigsberg, et plus tard à Mayence où il dirigea, en 1860, le quatrième festival de musique de la région moyenne du Rhin ; en 1864, il fut nommé chef d'orchestre de la Cour à Sondershausen, et en 1868 directeur de musique de la Cour à Darmstadt, à la place de Mangold. En 1875, il élut domicile àWiesbaden où il a dirigé le «Csecilien- Verein ». Il a composé des opéras; Musa, der letzte Maurenkônig (Kœnigsberg, 1855) ; Agnes von Hohenslaufen (Fribourg en Brisgau, 1874) el Lichlenstein (non représenté).
Marqués, Miguel, jeune compositeur espagnol à Madrid, s'est fait connaître par plusieurs opérettes espagnoles (« Zarzuelas») : La monja iil f'ere:- (1875): La cruz de fuego: San Francisco de Sena : El toqen de rancho (1892) ; ainsi que par des variations pour orchestre (op. 30). Marschner. Heinrich-August, célèbre compositeur d'opéras, né à Zittau (Saxe) le 16 août 1795, ni. à Hanovre le 14 déc. 1861; suivit les cours du gymnase de Zittau, entra en 1813 à l'Université de Leipzig, pour y étudier le droit, mais se tourna bientôt entièrement vers la musique el reçut des leçons de Schicht. Il accompagna, en 1816, le comte Thaddàus von (Vmadée à Vienne, où il fit la connaissance de Beethoven, et il trouva, grâce à la protection de *•<• prince, une place de maître de musique à Pressbourg. C'est là que M. a écrit les opéras : Der Kyffhàuserberg, Saidor et Heinrich IV. <',,d Aubignè, dont le dernier fut monté par C.-M. de Weber, en 1820, à Dresde. On comprend sans peine que M. accourut aussitôt qu'il le put fi Dresde, en 18^, où Weber le reçut très amicalement el lui procura deux ans plus tard une place de directeur «le musique à l'Opéra de la Cour. A la mort de Weber, en ls-^i;. comme M. n'avait aucun espoir d'avancement. \\ quitta Dresde et se rendit à Leipzig où il fut t'iij/;i;r,-. comme chef d'orchestre du théâtre. C'est là qu'il écrivit les ouvrages: Der Vampir
(1828) et Der Jempler und die Jiidin (1829) qui rendirent bientôt son nom célèbre et qui furent représentés sur toutes les grandes scènes allemandes. M. accepta, en 1831, la place de chef d'orchestre de la Cour, à Hanovre, et remplit ces fonctions pendant vingt-huit ans, estimé des artistes de l'orchestre et de la scène comme du public : la faveur dont il jouissait auprès de la Cour baissa malheureusement dans les années delà réaction, car M. était d'opinion libérale et ne le cachait point. En 1859, il reçut sa retraite, avec le titre de « Directeur général de musique». M. a été marié trois fois : avec Eugénie «Leggi (1819, à Pressbourg) qui mourut de bonne heure ; avec Marianne Wohlbruck (1826, à Dresde) laquelle fut engagée comme cantatrice à Hambourg ; enfin avec Thérèse Janda (de son vrai nom Jander, 1854, à Hanovre) qui lui a survécu (celle-ci était aussi cantatrice; elle fut, de 1838 à 1844, élève du Conservatoire de Vienne, et, de 1862 à 1867, professeur au même établissement). L'ouvrage le plus remarquable de Marschner, celui qui est aujourd'hui l'une des pièces de répertoire de toute scène allemande, Hans Heiling (poème de Edouard Devrient), fut écrit à Hanovre et représenté, pour la première fois, le 24 mai 1833; le succès fut extraordinaire. Le rapprochement du « Vaisseau fantôme », de Wagner, avec « Hans Heiling »r s'impose pour le moins autant que celui de « Lohengrin » avec « Euryanthe ». M. est dans la chaîne historique du théâtre allemand, l'anneau vivant qui relie Weber à Wagner. Les seuls opéras de M. qui se soient maintenus au répertoire sont le « Vampire », « Templer und Jiidin » et «Hans Heiling». Les autres sont: Der Holzdieb (1825, Dresde); Lucretia (1826, Dantzig) ; Des Falkners Braut (1832, Leipzig); Das Scldoss am Aetna (1838, Berlin) ; Der Bàbu (1837, Hanovre); Adolf von Nassau (1843, Hanovre) : A uslin (1851, Hanovre). 11 a en outre écrit la musique de Prinz Friedrich von Homburg de Kleist, ScJiôn Ella de Kind, Ali-Baba de Hall, et plusieurs autres pièces. Son dernier ouvrage est intitulé: Bjarne (Francfort, 1863). En dehors de la scène, M. s'est fait connaître surtout dans le domaine du lied et de la musique chorale ; quelques-uns de ses chœurs pour voix d'hommes (entre autres un morceau très coloré, intitulé Zigeunerleben) sont parfaits et encore très appréciés, tandis que ses œuvres de musique de chambre (trios op. 29, la min. ; op. 111, sol min. ; quatuor avec piano op. 36, si bémol maj, ; sonates pour piano ; sonatines pour piano, op. 33,- marches à quatre mains; divertissements, etc.) sont à tort complètement oubliés. Pli. Spitta (m. en 1894) avait en préparation une importante biographie de M. — 2. Franz, né à Leitmeritz (Bohème) le 26 mars 1855, suivit en même temps les cours de l'Université et du Conservatoire de Prague (Skuhersky, Lugert), et fut ensuite, de 1883 à 1885) avec une bourse du gouvernement, élève de Bruckner, à Vienne; il est actuellement, et depuis 1886, professeur au Séminaire des institutrices, a Vienne. M. a écrit un ouvrage sui
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