‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 288 sur 542 · MARTINI · texte numérisé non relu

MARTINI

le toucher du piano: Entwurf einer Neugestaltung der Iheorïe und Praxis des Kunstgemàssen Anschlags (Vienne, 1888), ainsi que d'intéressants articles sur des questions d'harmonie théorique.

Marsick, Martin -Pierre- Joseph, excellent violoniste, né à Jupille, près Liège, le 9 mars 1848 ; fut d'abord élève du Conservatoire de Liège (Désiré Heynberg), puis fut envoyé au frais de la princesse de Ghimay, au Conservatoire de Bruxelles où il continua ses études, de 1865 à 1867, dans la classe de Léonard et au Conservatoire de Paris où il fut, de 1868 à 1869, dans celle de Massart ; enfin, muni d'une bourse du gouvernement belge, il fut encore élève particulier de Joachim, à Berlin, de 1870 à 1871. Deux ans plus tard, M. se produisait avec un grand succès à Paris et voyagea depuis lors en Europe et en Amérique, recevant partout l'accueil le plus flatteur. Il a succédé en 1892 à Massart, comme professeur de violon au Conservatoire de Paris. M. a composé un certain nombre de morceaux habilement écrits pour le violon et trois concertos de violon.

Marteau, Henri, violoniste, né à Reims le 31 mars 1874 ; reçut les premières leçons de violon d'un vieux professeur, élève de Molique, puis travailla plusieurs années à Paris, sous la direction de Léonard. Il joua pour la première fois en public à Tàge de dix ans (avril 1884), dans sa ville natale, et parcourut depuis lors l'Europe et l'Amérique avec un succès toujours grandissant.

Marteau. On fait usage dans la facture instrumentale de deux sortes de m., le m. de bois léger et élastique (zimbalon, xylophone, etc.) et le m. feutré qui, dans les pianos, percute la corde. Le nom de « piano à m. » (ail. Hamraerklavier) a été donné pendant quelque temps aux premiers pianos véritables, par opposition à l'ancien clavecin, clavicorde, etc., dans lequel la corde était pincée ou frottée, au lieu d'être frappée. Quant à 1' « attrape-marteau », c'était autrefois une partie du mécanisme du piano consistant en deux cordons de soie croisés et dans lesquels le marteau retombait, après avoir frappé la corde; cette disposition, n'ayant d'autre but que celui d'empêcher le marteau de rebondir (ce qui arriverait s'il tombait sur un appui en bois), est remplacée de nos jours par une simple baguette de bois fortement feutré. Martellato, (ital.), martelé, c.-à-d. frappé avec une grande force (staccato du bras; pour le piano).

Martellement, sur la harpe, attaque redoublée de la même note, effectuée sur les nouvelles harpes sur deux cordes dont la plus basse est amenée, au moyen de la pédale, à l'unisson (en harmonique) de la plus élevée. Dans l'ancienne musique de piano, m. est synonyme de mordant (v. ce mot).

Martianus Capella, v. Capella.

Martin, 1. Jean-Blaise, célèbre chanteur (baryton) de l'Opéra-Comique de Paris, né à Ronaèiv, près Lyon, le 24 i'évr. 1768, in à Paris le 18 oct. 18r/: débuta en 1788, au Théâtre de

Monsieur, chanta jusqu'en 1794 au théâtre Feydeau, puis au théâtre Favarl, jusqu'à sa fusion avec le théâtre Feydeau, et sa transformation en Opéra-Comique (1801), auquel il appartint jusqu'en 1823. M. était- mauvais comédien, mais il possédait une magnifique voix et acquit avec le temps la routine absolument indispensable à la scène. Son nom est resté, pour désigner les rôles qu'il chantait : barytonM-artin. — 2. Pierre-Alexandre, facteur d'orgues parisien, m. à Paris en déc. 1879, l'un des plus anciens constructeurs d'harmoniums, inventa lui-même divers perfectionnements de cet instrument, par ex. la « percussion » des anches, au moyen de petits marteaux, afin qu'elles répondent plus promptement.

Martin y Soler, Vicente (appelé par les Italiens Martini « lo Spagnuolo », né à Valence en 1754, m. à St-Pétersbourg le 19 févr. 1806 ; fut d'abord organiste à Alicante, puis sur le conseil d'un chanteur italien pour lequel il avait écrit quelques airs, il alla en Italie où il devint rapidement célèbre, comme compositeur d'opéras. Sa première œuvre fut : lfigenia in Aulide (1781, Florence): puis suivirent, jusqu'à 1874, trois autres opéras pour Lucques, Turin et Rome, ainsi que plusieurs ballets. En 1785, M. alla à Vienne où il remporta un véritable triomphe, surtout avec La cosa rara, et trouva un excellent accueil à la Cour de Joseph IL Ses œuvres se maintinrent aussi bien là, en concurrence avec celles de Mozart, qu'en Italie avec celles de Paesiello, de Cimarosa et de Guglielmi, dans la faveur du public ; aujourd'hui, elles sont oubliées. En 1788, M. répondit à un engagement à l'Opéra italien de St-Pétersbourg, et fut nommé conseiller d'Etat, en 1798, par Paul Ier: mais il perdit, en 1801, son champ d'activité, lorsqu'à la place de l'Opéra italien, l'Opéra français arriva à St-Pétersbourg. Il se voua alors à l'enseignement.

Martinez, Marianne di, née à Vienne le 4 mai 1744, m. dans la même ville le 13 déc. 1812; élevée par Métastase et élève de Haydn pour le piano, elle fut cantatrice, pianiste et compositeur (oratorios, psaumes, motets, symphonies, concertos pour piano, etc. ; toutes ses œuvres, en manuscrits, sont en possession de la « Société des amis de la musique »).

Martini, 1. Giambattista (appelé ordinairement Père M.), historien musical très célèbre et maître de l'art du contrepoint, né à Bologne le 24 avr. 1706, m. dans la même ville le 4 oct. 1784; fils d'un musicien (violoniste), il reçut une instruction musicale soignée, d'abord de son père pour le violon, du P. Angelo Predieri pour le piano et le chant, et du sopraniste Ricieri, pour le contrepoint. Quant à son éducation scientifique, ce furent les moines de l'oratoire de St-Philippe de Néri qui s'en occupèrent. Il entra en 1721 dans l'ordre des Franciscains, fit son noviciat à Lugo (Romagne), puis rentra dans le couvent des Franciscains de Bologne; en 1725 déjà, il fut nommé maître de chapelle de l'église des franciscains, puis ordonné prêtre en 172'.), grâce à une dispense d'âge. I!

MAHTICCI — MARX

satisfaisail alors >a soir de science par des études très serrées de mathématiques, sous la direction de Zanotti, et ses relations avec Giacônio Perti, le maître de chapelle de l'église St- Petrone. donnèrent une impulsion féconde à son activité de compositeur. M. est devenu dans la suite la première autorité de l'Italie, en matière de théorie et d'histoire musicales; les élèves accouraient de tous côtés vers lui et chacun s'accorde à louer, à côté de sa grande érudition, sa grande bonté de cœur. Sa vie a été pauvre en événements extérieurs, mais riche en acquisitions pour l'art. Une partie de sa magnifique hihliothèque alla, après sa mort, à la Bibliothèque de la Cour, à Vienne, mais la plus grande partie revint au« Liceo filarmonico » de Bologne. M. était membre de l'Académie philharmonique, à Bologne, et de celle des Arcadiens à Kome : son nom de berger dans la dernière était «Aristoxenos Amphion».Les oeuvres musicales imprimées, de M., sont : des litanies à quatre voix et des antiennes à la Ste- Vierge. avec orgue et instruments ad lib. (1734), deux recueils de sonates pour orgue ou piano (1742 et 1747) et un recueil de duos de chambre (1763); plusieurs oratorios et intennezzi sont conservés manuscrits, au « Liceo filarinonico », et il doit se trouver des Messes au couvent des Franciscains. Parmi les ouvrages historiques de M., citons au premier rang les deux grandes publications : Storia délia musica (1757. 1770, 1781 : 3 vol.) et Exemplare ossia saggio fondamentale pratico di contrappunto (1774-1775: 2 vol. ). Le premier traite seulement de la musique dans l'antiquité: une quatrième partie, sur la musique au début du moyen âge est restée inachevée, en manuscrit. L'ouvrage sur le contrepoint est une collection d'exemples modèles. M. a écrit en outre : Onomasticum seu sgnojtsis musïcarum grœcarum atque obscuriorum vocum cum earum interpréta tione ex operibus J.-B. Doni (reproduit dans les oeuvres de Doni. vol. II): Dissertalio de usu jirogressionis geometrica' in musica (1766); Compendio délia leoria de' numeri per uso del musico (1769); Regole per gli ovganisti per accompagnare il canto fermo ( vers 1756 ) ; Série chronologica de principi deïï ' Accademia dei Filarmonici, etc. (1777) et quelques ouvrages occasionnels (critiques, jugements sur des questions en litige, etc.). Cf. Leonida Busi : Il padre G.-B. M. (vol. 1, Bologne, 1891) et N'allé : Memorie storiche del I\ Giov.-Battista M. , L785).— 2. Jean-Pmjl-Egide (.1/. il Tedesco), né à Freistadt (Palatinal) le 1er sept. 1741. m. à Paris le K) févr. L816; il se nommait en réalité ScHWARZENDORFj mais italianisa son nom.lorsqu'en L760 il s'établit à Nancy, comme maître de musique. En 1764, il se rendit vers Paris el • ■ut le bonheur de remporter le prix pour une marche militaire qui venait d'être mise au concours, en sorte qu'il y gagna de hantes protections el fut nommé Officier à la suite d'un régiment de hussards; Les Loisirs qu'il trouva dans Fonctions furent employés d'abord à la composition de musique militaire, puis, en

1771. il écrivit un opéra : L'amoureux de quinze ans, qui reçut un brillant accueil à l'Opéra italien. Il devint ensuite maître de chapelle du prince de Condé, puis du comte d'Artois, acheta même, à coup d'argent, la prétention au poste de premier intendant de la musique royale. La révolution anéantit ses espérances ; par contre M. fut nommé, en 1794, membre de la Commission d'études du Conservatoire et obtint l'une des places d'inspecteur. En 1802, lors d'une réduction du personnel enseignant, il perdit sa place. La restauration (1814) lui apporta enfin la place d'intendant qu'il souhaitait depuis si longtemps. Les compositions de M. sont : onze opéras, dont neuf ont été représentés (et parmi lesquels L'amoureux, etc., La bataille d'Ivnj, Droit du seigneur, Sappho et Ziméo furent gravés) ; deux Messes solennelles ; deux Requiem; six psaumes à deux voix, avec orgue et d'autres morceaux d'église ; six quatuors pour flûte avec trio d'archets ; douze trios pour deux violons et violoncelle ; six quatuors pour instr. à archets, des divertissements et nocturnes pour piano, deux violons et violoncelle, etc. Ses morceaux pour musique militaire om\ aussi paru gravés. — 3. M. lo Spagnuolo, v. Martin y Soler.

Martucci, Giuseppe. remarquable compositeur italien, né à Capoue le 6 janv. 185(5, élève du Conservatoire de Naples, est actuellement directeur de celui de Bologne, chef d'orchestre fort en vue (il a dirigé en 1888 les représentations de « Tristan, à Bologne) et pianiste de mérite. Citons parmi ses compositions un concerto pour piano (si bémol min., op. 68), un quintette pour piano, un trio (mi bémol ma').. op. t>2). une sonate pour violoncelle (fa dièse min.), une fantaisie pour deux pianos, une symphonie en ré mineur, etc., etc. M. appartient tout à fait à la nouvelle école italienne, fortement influencée par l'Allemagne.

Marty, Georges, né à Paris le 10 mai 18GU; fit son éducation musicale au Conservatoire de Paris, en dernier lieu dans les classes de Massenet et remporta en 1882 le premier prix de Borne (cantate Edith).En 1892, M. fut appelé à la direction des classes d'ensemble, au Conservatoire: il est en outre chef de chant à l'Opéra et a dirigé plusieurs des concerts de l'Opéra. M. a déjà beaucoup écrit, mais il n'est encore point parvenu à se soustraire à l'influence trop évidente de son maître : citons, parmi ses œuvres : une suite d'orchestre, Les Saisons (n° 2, Matinée de printemps) ; un poème symphonique. Merlin enchanté: une ouverture. Balth.azar : une pantomime en urt acte, Lysic : un opéra, Le duc de Ferrare (non encore représenté) : des mélodies, etc.

Marx, Adolf-Bernhard, célèbre théoricien musical et esthéticien, né à Halle le 15 nu 1795. m. à Berlin le 17 mai 1866; fils d'un médecin, étudia la jurisprudence, fut même engagé comme référendaire, au tribunal supérieur régional de Naumburg, mais partit bientôt pour Berlin et se voua entièrement à la musi-j <pie, pour Laquelle il avait de bonne heure

MARXSEN — MASCHEK

montré du talent. Déjà à Halle, il avait fait de bonnes études théoriques, sous la direction de Ttirk (v. ce nom); il avait même écrit, pendant son séjour à Naumbourg, le livret et la musique de -deux opéras. Il n'eut donc à Berlin qu'à poursuivre ses études, sous la direction deZelter;il ■subvint à son entretien par des leçons particulières et fonda, en 1824, la Berliner Allgemeine Musikaliscke Zeitung (Schlesinger) qu'il a rédigée pendant toute son existence (elle cessa de paraître en 1830) avec une grande compétence et «n cherchant à mettre en honneur les grands maîtres de l'art musical allemand.Enl827,M. prit le grade de Dr phil. à l'Universié de Marbourg, puis il fit des conférences sur la musique à l'Université de Berlin, à laquelle il devint professeur •en 1830 ; il fut nommé en outre, deux ans plus tard, directeur de musique de l'Université. En 1850, il fonda, avec Kullak et Stern, le Conservatoire de musique qui porte encore aujourd'hui le nom du second ; il y enseigna la composition, mais se retira déjà en 1856 (Kullak avait •déjà quitté l'établissement en 1855 et avait fondé la « Neue Akademie der Tonkunst »). M. •s'est borné depuis lors à son activité universitaire, ne donnant plus, à côté de cela que des leçons particulières de composition. Les compositions de M. n'ont pas supporté l'épreuve •du temps (un opéra Jery und B'dtely, en 1827, à l'Opéra de Berlin ; un mélodrame, Die Rache wartet, texte de W. Alexis, en 1829, au théâtre « Kônigstadt » ; des oratorios : Johannes der Tâufer et Moses ; un cycle de lieder, Nahïd und Omar; une symphonie; une sonate pour piano; des lieder, etc.). Un recueil de chorals et un livre d'orgue, Kunsl des Gesangs (1826) et une méthode de chant choral sont aussi oubliés. C'est dans ses écrits sur la théorie et l'esthétique musicales que gît toute l'importance de M. ; ceux-ci trahissent, il est vrai, l'influence de Logier, mais développent les idées de ce dernier d'une manière personnelle (M. a traduit en allem. la méthode de basse chiffrée de Logier) : ce sont : Die Lehre von der musikaliscken Komposition (1837-1847, 4 vol. ;'H. Riemann en a publié une édition entièrement remaniée : vol. I, 9e éd., 1887,- vol. IV, 5e éd., 1888 ; vol. II, 7* éd., 1890; le vol. III en est encore à sa lre éd.); Allgemeine Musiklehre (1839; "9e éd., 1875) ; Ueber Malerei in der Tonkunst <1828) ; Ueber die Geltung Hœndelscher Sologesdnge fur unsre Zeit (1829); Die alte Musiklehre ira Streit mit unsrer Zeit (1842); Die Musik des XIX. JahrJtunderts und ihre Pflege < 1855) ; Ludwig von Beethovens Leben und Schaffen (1858 ; 3« éd. 1875) ; Gluck und die Oper (1863; 2 vol.) ; Anleitung zum Yortrag Beethovenscher Klavierwerke (1863) ; Erinnerungen aus meinem Leben (1865 ; 2 vol ).

Marxsen, Eduard, né à Nienstâdten, près Altona, le 23 juil. 1806, m. à Altona le 18 nov. 1887 ; son père était organiste et lui donna les premières leçons, puis il le plaça sous la direction de Clasing, à Hambourg, et plus tard [1830) sous celle de Seyfried et de Bocklet, à |Vienne. M. s'établit ensuite comme maître de

musique à Hambourg. En 1875, il reçut le titre de « Directeur royal de musique ». M. a été le maître de Johannes Brahms. •

Marziale (ital.), martial, guerrier.

Mascagni, Pietro, né à Livourne le 7 déc. 1863; élève de Ponchielli et de Saladino, an Conservatoire de Milan, fut d'abord chef d'orchestre de diverses petites scènes italiennes, puis directeur de la « Société de musique » de Cerignola. M. devint le héros du jour, lorsque son opéra Cavalleria rusticana eut remporté le prix au concours, ouvert par l'éditeur Sonzogno, pour un opéra en un acte (première représentation, à Rome, le 17 mai 1890). La fièvre «mascagnienne» qui s'empara du monde musical vient en partie de l'habileté avec laquelle l'éditeur sut mener la réclame, en partie aussi de la facture ingénieuse du libretto. La musique est d'ordre inférieur et n'a qu'un seul avantage, celui de ne pas entraver l'action. Les explosions d'un enthousiasme, qui gagna même des critiques de sens rassis, ne tardèrent pas à faire place à la consternation la plus profonde d'avoir été dupé de la sorte. Dans les œuvres suivantes, en effet, L'amico Fritz (Rome et Berlin 1891) et Die Rantzau (1892), les faiblesses de la composition s'étalent au grand jour sans qu'elles soient ni compensées, ni dissimulées parles qualités du poème. Vinrent ensuite, sans plus de succès réel : Guglielmo Ratcliff (Milan, 1895), Silvano (id.) Zanetto (Pesaro et Milan, 1896). Un premier ouvrage de M., Il filanda, avait été donné en 1881 déjà, à Livourne, sans succès. Quant aux mélodies pour chant et piano de M., elles sont du goût le plus douteux. La Cavalleria n'est en somme pas autre chose qu'un vigoureux pas de plus, dans la voie que Bizet ouvrit avec «Carmen», de la combinaison des deux genres : opéra et opérette; sorte d' « opérette tragique », elle est, cela va sans dire, considérablement inférieure à « Carmen », au point de vue musical. M. est actuelment directeur du « Liceo musicale » de Pesaro.

Mascarades (ital. Ludi, angl. Masques, allem. Maskenspiele), précurseurs de l'opéra, toutes sortes de scènes allégoriques ou mythologiques accompagnées de chant et entourées de luxueuses décorations scéniques. Les m. furent surtout en vogue aux xvie et xvne s.. dans les fêtes nuptiales des cours princières. Elles se distinguaient très nettement du drame musical, tel que le vit naître le xvir8 s., par l'absence de la monodie. En Angleterre, les « masques » furent très répandus dans la première moitié du xvne s. (W. Lawes, Lanière, Campion, Lock et d'autres; v. ces noms).

Maschek, Vincent, excellent pianiste et virtuose sur l'harmonica, né à Zvikovetz en Bohême le 5 avr. 1755, m. à Prague le 15 nov. 1831 ; élève de Seegert et de Dussek, il fit des tournées de concerts, puis devint organiste à Sl- Nicolas, à Prague, et, en dernier lieu, marchand de musique. M. a composé plusieurs opéras bohèmes, puis des Messes, des symphonies, des concertos pour piano, de la musique de chambre, des lieder, des sonates pour piano.

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