‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 297 sur 542 · MESURE · texte numérisé non relu

MESURE

Métronome, (gr., mesureur de temps), pendule oscillant avec un poids mobile et une échelle qui indique combien de battements le pendule fait par minute, selon l'endroit où le poids a été placé. Le m. sert à la détermination exacte du mouvement dans lequel le compositeur veut que son œuvre soit exécutée, et c'est, de là, une invention fort importante, car notre

METÏENLEITER — MEYERBEER

allegro , andante, etc., sont des indications d'une exactitude bien relative. Le m. répandu .généralement aujourd'hui est celui de Mselzel {breveté en 1816, bien qu'il ne soit pas de l'invention de Mselzel ; v. ce nom). C'est à lui que se rapporte l'indication d'usage des compositions M. M. — 100, etc. (la blanche devant

d •durer juste autant qu'un battement du pendule, lorsque le poids a été placé sur 100, c.-à-d. 100 blanches à la minute). Le m. avait été précédé d'essais, plus ou moins imparfaits, par Loulié, Stôckel et d'autres.

Mettenleiter, 1. Johann-Georg, compositeur de musique d'église catholique, né à St-Ulrich, près Ulm, le 6 avr. 1812, m. comme régent de •chœur et organiste de la Collégiale de Ratisbonne, le 6 oct. 1858; il a composé de nombreuses œuvres vocales d'église (des Messes, des hymnes, un Stabat Mater, etc.), lesquelles, sauf le psaume lix pour six voix d'hommes, sont restées manuscrites. Il a publié à Ratisbonne : Enchiridion chorale, sive selectus lo- ■cupletissimus cantionum liturgicarum juxta ritum S. romance ecclesiœ, etc. (1853), et Manuale brève cantionum ac precum (1852), tous d'eux avec un accompagnement d'orgue. Cf. J.-G.M., ein KunsLlerbild, parle Dr Dominique Mettenleiter (1866). — 2.Dominigus, Dt theol. et phi'L, né à Tannenhausen, en Wurtemberg, le 20 mai 1822, m. à Ratisbonne le 2 mai 1868 ; fut le collaborateur de son frère pour Y Enchiridion et publia de son côté : Musihgeschichte der Stadt Kegensburg (1866) ; Musihgeschichte der Oberpf'alz ( 1867) et une esquisse biographique de J.-G. Mettenleiter (v. ce nom). Sa riche collection de musique fut achetée par la bibliothèque épiscopale de Ratisbonne et réunie à celle de Proske. — 3. Rernhard, cousin des deux précédents, vit comme regens chori à Kempten, en Ravière ; il est aussi compositeur de musique d'église (un Stabat Mater a élé gravé).

Metter la voce, comme Messa di voce.

Metzdorff , Richard, compositeur, né à Dantzigle 28 juin 1844, fils de Gustav M., le corniste virtuose (né à Wehlau le 16 mai 1822, musicien de la Cour de Rrunswick en 1868), qui a été plus tard professeur de cor au Conservatoire de St-Pétersbourg, étudia à Rerlin sous la direction de FI. Geyer, Dehn et Kiel, et remplit les fonctions de chef d'orchestre dans différents théâtres (à Dùsseldorf, Rerlin, Nuremberg, Hanovre). M. s'est fait avantageusement connaître par deux symphonies (fa maj. et ré min.), une ouverture du Roi Lear, ainsi que par des morceaux de piano et des lieder. Son opéra : Rosamunde, a été représenté en 1875, à Weimar.

Metzler-Lœvy , Pauline, née à Theresienstadt en 1850, fut d'abord engagée comme contralto , à Altenbourg , puis de 1875 à 1887 au Théâtre municipal de Leipzig ,• elle épousa en 1881 un professeur de piano, Ferdinand Metzler, et devint une cantatrice de concert hautement appréciée.

Meursius, Johannes, savant philologue, né à

Loozduinen, près La Haye, le 9 févr. 1579, devint en 1610 professeur à Leyde et historiographe des états généraux ; il fut plus tard professeur à l'Académie de Sorô (Danemark) où il mourut le 20 sept. 1639. Outre beaucoup d'ouvrages historiques et philologiques, il a publié : Aristoxenos, Nihomachos, Alyj)ios (1616, texte grec avec des remarques en latin), puis Orchestra, sive de saltationibus veterum (1618).

Meusel, Johann-Georg, musicographe, né à Eyrichshof le 17 mars 1743, m. comme professeur d'histoire à Erlangen le 19 sept. 1820 ,* il a publié : Deutsches Kùnstlerlexicon (1778, 1789, 2 vol. : 2e éd. 1808-1809 ; supplément en 1814) ; Bas gelehrte Deutschland (1783-1784, 4 vol; suppléments 1786 à 1788, 3 vol.; il s'agit ici de la quatrième édition de l'ouvrage commencé par Hamberger et seulement continué par M. ; la cinquième parut de 1802 à 1820, 7 vol) ; Deutsches Muséum fur Kûnstler und Liebhaber (1772 à 1789, journal périodique); Miszellaneen artistischen Inhalts (1779 à 1783).

Meyer, 1. Joachim, professeur de musique, et plus tard aussi de droit et d'histoire, à Gœttingue, né à Perleberg (Rrandebourg) le 10 août 1661, m. à Gœttingue le 2 avr. 1732; il s'éleva contre les cantates d'église qui, à cette époque, devenaient à la mode : Unvorgreifiiche Gedanhen iiber die neulicfi eingerissene theatralische Kirchenmusik (1726,). Mattheson écrivit alors contre lui son Gœttingischer Ephorus et M. répondit de nouveau avec Der anmassliche hamburgische Criticus sine cri si, etc. (1728).

— 2. Leopold von, pianiste, né à Raden, près Vienne, le 20 déc. 1816, m. à Dresde le 6 mars 1883 ; élève de Czerny et de Fischhof, fit, depuis 1835, de longues tournées de concerts en Europe, en Russie, et vécut temporairement à Constantinople. En 1845, il alla en Amérique, d'où il revint en 1847 pour s'établir à Vienne.

— 3. Jenny, excellente cantatrice et professeur de chant, née à Rerlin le 26 mars 1834, m. dans la même ville le 20 juin 1894; s'était fait un nom comme cantatrice de concerts et enseignait le chant depuis 1865 au Conservatoire Stern, à Rerlin. Elle était même devenue, en 1888, propriétaire et directrice de l'établissement. — 4. Waldemar, violoniste, né à Rerlin le 4 févr. 1853, élève de Joachim, fut de 1873 à 1881 membre de la chapelle de la Cour de Berlin et s'est voué, depuis lors, à la carrière de virtuose dans laquelle il s'est montré violoniste plein de goût et de tempérament.

Meyerbeer.GiAcoMo (Jakor Liermann Reer; l'adjonction du mot Meyer était la condition posée à l'entrée en possession du riche héritage d'un parent de ce nom), né à Rerlin le 5 sept. 1791 (non pas 1794), m. à Paris le 2 mai 1864 ; fils d'un riche banquier israëlite, il reçut, comme il montra de bonne heure du talent, une éducation musicale soignée, confiée à Franz Lauska, un élève de Clementi, puis quelque temps à Clementi lui - même pour le piano, et â Zelter, Rernh.-Anselm Weber, élève de l'abbé Vogler et enfin, de 1810 à 1812, à Yogler luimême, à Darmstadt, pour la composition. Il

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