MI-RÉ-UT — MILANOLLO
xachordum naturale, mais mi étant celui de si dans l' Hexachordum durum) qui était autrefois défendue, non seulement dans la marche de la mélodie, mais aussi comme relation harmonique.
Mi-ré-ut, v. octave rétrécie.
Michaelis, 1. Christian-Friedrich, esthéticien, né à Leipzig en 1770, m. dans la même ville le 1er août 1834 comme privat-docent (chargé de cours) à l'Université ; il a écrit : Ueber den Geist der Tonkunst mit Rucksicht auf'Kants Kritik der àsthetischen Urteilskraft (1795-1800, 2 vol.) ; Enticurf der Aesthetik, als Leitf'aden bei akademischen Vorlesungen (1796) ; Katechismus ûber J.-B. Logiers System der Musikicissenschaft, etc. (1828) ; des traductions allemandes de la « History of music » de Busby (1820), d'une dissertation de Villoteau sur la musique des anciens Egyptiens, dans sa « Description de l'Egypte » (1821), etc., ainsi qu'un grand nombre de dissertations esthétiques sur la musique, en partie très intéressantes, dans la « Allgemeine Musikalische Zeitung », dans la « Musikalische Zeitung » de Reichardt, dans la « Càcilia », 1' « Eutonia », le « Freimùtiger », etc. — 2. Gustav, né à Ballenstâdt le 23 janv. 1828, m. à Berlin le 20 avr. 1887, a composé, comme chef d'orchestre du « Wallner Theater », la musique d'une quantité de farces, etc., ainsi que quelques opérettes. — 3. Theodor, frère du précédent, né à Ballenstàdl le 15mars 1831, m. à Hambourg le 17 nov. 1887 ; musicien d'orchestre, s'est fait connaître comme compositeur de musique populaire (Patrouille turque).
Michel (clarinettiste), v. vost.
Micheli, Romano, excellent contrapontiste, né à Rome vers 1575, m. dans la même ville, pas avant 1655, comme maître de chapelle de l'église française de St-Louis ; il était d'une habileté rare dans l'écriture canonique et a publié : Musiea vaga et artificiosa (1615, contient cinquante canons artiiiciels) ; Madrigali a sei voci in canoni (1621) ; Canoni musicali composii sopra le vocali di più parole, etc. (1645) ; La potesta pontipca diritta délia sanctissima trinità (manuscrit à Rome ; imprimé, seulement en partie, sur des feuilles séparées) ; puis des psaumes à quatre voix (1638) ; des Messes à quatre voix (1650) et des répons à cinq voix (1658), enfin une petite plaquette : Lettere di Romano M. romano alli musici délia cappella di N. S., etc. (1618, au sujet de canons d'un genre imaginé par lui).
Mickwitz , Harald' von , pianiste , né à Helsingfors le 22 mai 1859, élève du Conservatoire de St-Pétersbourg (Ark, L. Brassin, Elimsky-Korsakoff), puis, de 1880 à 1883, de Leschetitzky, à Vienne, fut engagé, pendant une tournée de concerts dans les provinces de la Baltique et L'Allemagne, en 1886, comme maître de piano dans Les classes supérieures 'lu Conservatoire de Carlsruhe; il échangea ce poste, en 1893, contre mi poste analogue au Conservatoire de Wiesbaden. Il s'est fait connaître, comme compositeur, dans de j"lis mor-
ceaux de piano offrant quelque analogie avec ceux de Tcbaïkowsky.
Mierzwinski, Ladislaus, né à Varsovie le 21 oct. 1850, chanteur de concerts (fort ténor) doué d'une voix phénoménale, mais trop peu travaillée, d'où l'impression passagère et superficielle qu'il produit.
Mihalovich, Edmund von, compositeur slave, né à Fericsancze (Slavonie) le 13 sept. 1842, suivit l'école et acquit ses premières connaissances musicales à Budapest, puis étudia la théorie à Leipzig (1865), sous la direction de M. Hauptmann, et termina ses études de piano à Munich, sous celle de Bïilow. Il vit à Pesth. M. appartient, comme compositeur, à l'école néo-allemande et s'est fait connaître par des Ballades pour orchestre, des ouvertures, ainsi qu'une symphonie, etc. Son opéra, Hagbarth und Signe, a été représenté en 1882, à Dresde.
Miksch (Mieksch), Johann- Aloys, célèbre chanteur et professeur de chant, né à Georgenthal en Bohème le 19 juil, 1765, m. à Dresde le 24 sept. 1845 ; devint en 1777, enfant de chœur à Dresde et en 1786, chantre pour les cérémonies de l'Eglise de la Cour. Il essaya de transformer sa voix de baryton en ténor, ce qui lui valut une inflammation des bronches qui lui coûta presque la voix et la vie ; il fit cependant encore des études sérieuses chez Caselli et monta sur la scène en 1799. Deux ans plus tard, il devint maître de chant des enfants de chœur puis, en 1820, directeur des chœurs de l'Opéra de la Cour, et fut pensionné en 1824, avec la charge de conservateur de la Bibliothèque musicale du roi. Citons, parmi ses élèves de chant, Mme Schrôder-Devrient, A. Mitterwurzer et d'autres. Un frère cadet de M. fut un virtuose distingué sur le cor, en même temps que le créateur de la technique moderne de la guitare (m. en 1813, comme membre de la Chapelle de la Cour, à Dresde).
Mikuli, Karl, pianiste, né à Czernowitz le 20 oct. 1821, m. à Lemberg le 23 mai 1897, étudia d'abord la médecine à Vienne, mais alla en 1844 à Paris, où il étudia le piano sous la direction de Chopin, et la composition sous celle de Reber. La révolution de 1848 le fit rentrer dans sa patrie. Après s'être fait connaître par des tournées de concerts dans différentes villes autrichiennes, il fut nommé en 1858, directeur artistique de la Société de musique de Galicie (Conservatoire, concerts, etc.) à Lemberg. L'édition des œuvres de Chopin (Kistner), par M., contient beaucoup de corrections et de variantes, d'après des observations autographes de Chopin, écrites dans la marge de l'exemplaire d'étude de M.
Milanollo, Teresa et Maria, deux violonistes, nées à Savigliano, près Turin, le 28 août 1827 et le 19 juil. 1832, de parents pauvres, firent sensation, comme enfants prodiges, en France, en Angleterre, en Allemagne, etc. La cadette, Maria, atteinte de phtisie, mourut déjà le 21 oct. 1848 à Paris ; Teresa se maria en 1857 avec le capitaine du génie français Parmentier, à Toulouse, et abandonna sa carrière de virtuose.
MILGHMEYER — MILLŒCKEK
Milchmeyer, Philipp-Jakob, pianiste et mécanicien, né à Francfort s/M. en 1750, m. comme maître de piano à Strasbourg le 15 mars 1813 ; fut d'abord musicien de la Cour royale de Bavière, vécut longtemps à Paris et s'établit en 1780 à Mayence, comme mécanicien de la Cour. M. a construit un piano à trois claviers qui, selon l'affirmation de K.-F. Cramer (dans le « Magazin derMusik») produisait cent-cinquante combinaisons de sonorités différentes (?). L'ouvrage de M. : Anfangs-grunde der Musik, um das Pia- ■no forte sowohl in Rùcksicht des Fingersatzes ■als auch der Manier en und des Ausdrucks richtig spielen zu lernen (1797), est d'une tout autre importance.
Milde, Hans-Feodor von, né dans le domaine •de Petronek, près Vienne, le 13 avr. 1821, élève de Fr. Hauser et Manuel Garcia, membre à vie de l'Opéra de la Cour, à Weimar (baryton), a créé entre autres le rôle de Telramund dans le « Lohengrin » de Wagner (1850) ; sa femme, Rosa, née Agthe, née à Weimar le '25 juin 1827, élève de Gœtze, créa le rôle •d'Eisa et chanta de même à Weimar jusqu'au moment où elle se retira de la scène (1876).
Milder - Hauptmann, Pauline -Anna (née Milder), célèbre cantatrice, née à Constantinople le 13 déc. 1785, m. à Berlin le 29 mai 1838 ; était fille d'un courrier autrichien et vivait, après la mort de son père, comme chambrière •d'une grande dame de Vienne, lorsque Schikaneder découvrit sa voix et la fit étudier sous la •direction de ïomascelli et de Salieri. Elle •débuta en 1803, fut engagée au Théâtre de la ■Cour et acquit une renommée extraordinaire, bien qu'elle n'ait guère dépassé les limites de ses dispositions naturelles. C'est pour elle que Beethoven a écrit le rôle de Fidelio. Elle épousa, en 1810,1e joailler Hauptmann. De plus grands triomphes l'attendaient à Berlin, où elle fut engagée en 1816, comme prima donna et où •elle chanta jusqu'en 1829 (elle se brouilla avec Spontini). M. donna quelque temps des représentations en Russie, en Suède, etc. ; mais elle prit définitivement congé de la scène, en 1836, à Vienne.
Mildner, Moritz, né à Tùrnitz,en Bohême, le 7 nov. 1812 ; élève de Pixis, au Conservatoire ■de Prague, fut de 1842 jusqu'à sa mort, le 4 déc. 1865, professeur de violon au Conservatoire de Prague, et en outre concertmeister au Théâtre. Il a formé beaucoup d'élèves distingués (Laub, Hrimaly, Zajic).
Militaire (Musique m.). Les bandes de musique m. peuvent se répartir en deux groupes absolument distincts : la fanfare (instr. à vent en cuivre), I'harmonie (instr. à vent de toute espèce). Toutefois la composition de chacun de ■ces groupes varie considérablement suivant les époques, les nations ou même les circonstances momentanées. Nous nous bornerons à indiquer ici les sonorités principales dont on fait un usage courant dans ce genre de musique, en y ajoutant seulement, entre parenthèses, une ou deux des sonorités accessoires les plus fréquentes. La fanfare se compose de :
une partie de petit bugle [mi bémol], deux de cornet à piston [si bémol], (quatre de saxophone), cinq de bugle ordinaire, trois de trompette [mi bémol], trois de trombone (plus une de trombone-basse ad lib.), trois, de tuba ; on ajoute à la fanfare, en certains pays (France. Belgique, Angleterre), la batterie composée de caisse claire, grosse caisse, cymbales et triangle. L'harmonie se compose de : une partie de petite flûte [ré bémol], une de grande flûte, une de petite clarinette [mi bémol], trois de clarinette [si-bémol], quatre de cor, deux de cornet à piston, quatre de bugle, deux de trompette, trois de trombone (trombone basse ad lib.), trois de tuba et la' batterie; on ajoute aussi souvent à l'harmonie les timbres suivants : deux parties de hautbois et deux de basson (partout sauf en Italie), une de contrebasson (Allemagne, Angleterre), une de clarinette-alto ou cor de basset (Belgique, Angleterre), deux de clarinette-basse (Italie, Angleterre), quatre de saxophone (France, Belgique), enfin une de contrebasse à cordes [!] (Belgique). Cf. pour de plus amples détails les noms des instruments cités et Gevaert, Cours méthodique d'orchestration, p. 288 et suiv.
Miller, Edward, compositeur et théoricien, né à Norwich en 1731, m. à Doncaster le 12 sept. 1807 ; élève de Burney, il devint en 1756 organiste à Doncaster et obtint, en 1786, le titre de Docteur en musique (Cambridge). Il a publié des solos pour flûte (avec des remarques sur le double coup de langue, 1752), des sonates pour piano, des élégies et des romances avec piano, des psaumes, etc. et a écrit : Instituées of music for young beginners (méthode de piano, 16e éd.) ; Letters in behalf of prof essor s of music residing in the counlry (1784) et Eléments of thoroughbass and composition (1787).
Milleville, Francesco, né à Ferrare, en 1565 (où son père, Alexandre M., et son grand-père, Jean de M., avaient été musiciens au service du duc), fut un certain temps au service du roi de Pologne, et plus tard à la Cour de l'empereur Rodolphe II ; il revint, en 1614, en Italie et remplit encore les fonctions de maître de chapelle, à Volterraet àChioggia.Les compositions que l'on a conservées de lui sont : six livres de madrigaux à trois et quatre voix (1614-1624), sept livres de motets de deux à six voix (jusqu'en 1626), une Messe à huit voix, un Domine, un Bixit, un Magnificat, et un motet à neuf voix (1626), une Messe à quatre voix et deux à huit voix (1617), des Messes et des psaumes à trois voix (1620), des litanies (1619, 1639), des Concerti spirituali et Géminé spirituali (1622).
Millœcker, Karl, compositeur d'opérettes, né à Vienne le 29 mai 1842 ; élève du Conservatoire des* « Amis de la musique », devint en 1864 chef d'orchestre du Théâtre de Graz et, en 1866, du « Harmonie Theater » de Vienne, lequel fit bientôt banqueroute. Il est, depuis 1869, chef d'orchestre et compositeur du Théâtre « an der Wien ». M. a écrit les opé-