‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 303 sur 542 · MONK — MONSIGNY · texte numérisé non relu

MONK — MONSIGNY

seur au Conservatoire de la même ville. M. a écrit des opéras nationaux : Loterie (1846), Le nouveau Don Quichotte, Idéal, Betty, Le Tzigane, Halka, Le radeleur, La comtesse , Verbum nobile, Rokitschana, Le château des revenants, Jawnutz (Le Paria), Beata (1872), puis la musique de Hamlet, beaucoup de mélodies, ainsi que des œuvres de musique d'église (Litanie d'Ostrobram, Messes), plusieurs cantates, des morceaux de piano, un ouvrage théorique (Pamiatnik do nanki harmoniji) et un « Recueil de chants pour la famille » en six cahiers. Une biographie de Moniuszko, par Al. Walicki (en polonais) a paru en 1873.

Monk, 1. Edwin-George, pendant longtemps organiste et directeur de musique de la cathédrale d'York, né à Frome, en Somerset, le 13 déc. 1819, élève de Macfarren pour la composition, docteur en musique (Oxford, 1856), a publié, outre ses propres œuvres de musique d'église , divers recueils: Anglican Chantbook, Anglican choral service-book, Anglican hymn-book (en collaboration avec G. Singleton), Psalter and canticles pointed for chanting et Anglican psalter chants (tous deux avecOuseley). — 2. William-Henry (pas parent du précédent), né à Londres en 1823, devint, après avoir rempli différents postes d'organiste à Londres, en 1874 maître de chant au « King's Collège » (successeur de Hullah), en 1876 professeur à la «National Training School for music », et en 1878 au « Bedford Collège». M. a aussi fait à Londres, à Edimbourg et à Manchester des conférences sur la musique et rédigé la Parish choir (chants d'église, parus en livraison), ainsi que, partiellement du moins, Hymns ancient and modem.

Monocorde (gr. de monos, unique, et chordè, corde), instrument remontant à la plus haute antiquité et servant à la définition et à l'explication mathématiques des relations des sons musicaux ; il se compose d'une corde tendue sur une caisse de résonance et qui pouvait être divisée à volonté, au moyen d'un chevalet mobile. Une échelle indique exactement sur quel point le chevalet est placé, de telle sorte que l'on peut, à l'aide du monocorde, produire chaque intervalle aussi acoustiquement pur qu'il est possible. Du reste, on a construit plus tard, en contradiction avec son nom, un m. muni de plusieurs cordes et chevalets pour la réalisation sonore des accords. V. au mot piano comment le m. se transforma graduellement en clavicorde.

Monodie (grec, chant solo), nom que l'on donne à la nouvelle forme de musique née, en Italie vers 1600, et qui, à la place du chant à plusieurs voix usité longtemps comme seule musique artistique, introduisait le chant à une voix, avec accompagnement instrumental; cet accompagnement était assez simple au début (une basse chiffrée, réalisée sur le clavecin, l'orgue, le luth ou la gambe), mais il se développa bientôt d'une manière intéressante. Il va de soi que le chant à une voix est beaucoup plus ancien que celui à plusieurs voix ; même

le chant accompagné autrement qu'à l'unisson a sans doute été en usage longtemps avant le xviie s. (chez les troubadours et, d'une manière générale, dans la musique populaire et familière,, au moyen âge). Il n'y avait, en somme, de nouveau que le fait que les artistes et les théoriciens s'emparaient d'une forme de style jusqu'alorsnégligée par eux. Le drame musical, l'oratorio,, la cantate et même la musique instrumentale pure, c.-à-d. toute notre musique moderne,, sont issus de cette source en apparence si modeste. Cf. Péri, Cacgini, Cavalieri, etc., ainsi que musique instrumentale, musique de chambre, etc.

Monodrame (grec), nom que l'on donne à une pièce de théâtre écrite pour un seul personnage ; duodrame, pièce à deux personnages.. Toutefois, cette seconde catégorie d'ouvragesscéniques passe aussi fréquemment sous la dénomination de m.

Monpou, Hippolyte, né à Paris le 12 janvj 1804, m. à Orléans le 10 août 1841 ; élève et plus tard répétiteur de l'Ecole de musique de Choron, à Paris, a composé une quantité deromances sur des textes d'A. de Musset et de- Victor Hugo. Lorsque, à la dissolution del'école Choron, M. se vit forcé de subvenir aux besoins de sa famille en composant, il écrivit, neuf opéras, mais il se ressentit toujours d'une éducation musicale trop négligée et fit preuveuniquement de facilités d'invention mélodique,

Monsigny, Pierre-Alexandre, célèbre compositeur d'opéras, né à Fauquembergue, près- St-Omer, le 17 oct. 1729, m. à Paris le 14 janv. 1817 ; il suivit les classes du lycée des Jésuites de St-Omer et travailla ardemment le violon. Forcé, par la mort prématurée de son père,» de subvenir aux besoins de sa famille, il accepta en 1749 une place à la chambre des comptes du clergé, à Paris, et devint, quelque temps après, intendant de la maison du duc d'Orléans. En 1754 seulement, une représentation de la « Serva padrona » de Pergolèseréveilla son goût pour la musique; il se mit dès lors avec toute son énergie à travailler la composition. M. n'avait encore acquis que peu ou point de connaissances théoriques; il étudia, sous la direction de Gianotti, l'harmonie et la basse chiffrée avec un tel zèle qu'il put,, au bout de cinq mois déjà, écrire un opéracomique : Les aveux indiscrets, représenté en 1759 au « Théâtre de la foire St-Laurent » avec grand succès. Mais, comme cette scène était en train de représenter rapidement l'un, après l'autre et avec succès de nouveaux ouvrages de M. : Le maître en droit, Le Cadi dupé (tous deux en 1760), On ne s'avise jamais \ de tout (1161), la « Comédie italienne », en vertuj de son privilège, en provoqua la fermeture. Les deux théâtres furent alors réunis et Monsigny dut dès lors tous ses succès aux Italiens.) Il donna successivement : Le roi et le fermier (1762), Rose et Colas (1764), Aline, reine de Golconde (\l&6),UUe sonnante (1768), Le déserteuri (1769). Le faucon (1772), La belle Arsène (1773). Le rendez-vous bien employé (1774) et Félix\

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