MOUVEMENT — MOZART
1516); une autre Messe : Quem dicunt hommes, dans le « Liber x missarum » de Jacques Moderne (1540). Viennent enfin, non imprimées, encore deux Missœ de sancta trinilate (dans la collection d' Ambras, à Vienne) et Missa sine cadentia (Cambrai). Les manuscrits de Messes que l'on connaît encore (c'est la bibliothèque de Munich qui en possède le plus) ne contiennent que celles déjà énumérées (en tout neuf). Quant aux motets, le nombre en est fort grand: Petrucci seul a réimprimé, dans les « Motetti délia Corona » (1514-1519), vingt-un motets de M., et deux autres déjà dans « Motetti libro quarto » (1505); Le Roy et Ballard ont imprimé: Joannis M. Someracensis (« de la Somme », à cause de son dernier séjour à St-Quentin) aliquot moduli (1555, vingt-deux motets); on en trouve en outre plusieurs, détachés, dans les vol. vu à xi de la grande collection d'Attaignant (1534) et dans ses « xii Motetz » de 1529, de même dans le « Novum et insigne opus » (1587) d'Ott, etc. Un récit évangélique de M. a paru dans 1' « Evangelia dominicarum » de Montan-Neuber (1554-1556), des psaumes dans la collection de Petrejus, des chansons dans les collections de Tilman Susato. En fait d'éditions plus récentes, il n'existe malheureusement que bien peu de chose : seulement trois motets et un hymne dans les ouvrages d'histoire de Forkel, Burney, Hawkins et Busby et dans la « Collectio, etc. » de Commer. C'est en parcourant le « Dodekachordon » de Glarean, que l'on pourra se former le plus facilement un jugement sur M., d'après les exemples reproduits dans cet ouvrage.
Mouvement, 1. Fixation au moyen de termes conventionnels (adagio, allegro, etc.) ou d'indications métronomiques (v. métronome) de la valeur absolue de l'unité de temps, dans chaque cas spécial; cette valeur peut varier à tel point que, par ex., la blanche dans le presto, devienne plus rapide que la croche dans le largo. Cf. tempo. — 2. Dans un même tempo, le m. peut varier cependant, suivant la valeur relative des sons qui composent le passage en question; m. est alors synonyme d' « allure ». — 3. Le même terme sert encore à désigner les différentes sortes de marche ascendante ou descendante d'une mélodie, analysée dans ses rapports avec une autre mélodie simultanée. Deux parties peuvent marcher simultanément de trois tarons diverses: par m. parallèle (lat. motus rectus, ail. Parallelbewegung), lorsqu'elles montent ou descendent toutes deux au même instant: par m. contraire (lat. motus contrarius, ail. Gegenbeicegung) , lorsque pendant que l'une monte l'autre descend,- par m. oblique (lat. motus obliquus, ail. Seitenbewegung), lorsque l'une monte ou descend tandis que l'autre reste stationnaire. —4. Enfin, m. est parfois employé comme synonyme de mécanisme intérieur d'un insl ruinent de musique. Le double mouvement de la harpe (inventé par S. Erard) permet de hausser à deux reprises, chaque fois d'un demi-ton, chacune des cordes de L'instrument.
Mouzin, Pierre -Nicolas (appelé, dans sa
famille, Edouard, d'où le fait qu'il a souvent employé ce prénom), né à Metz le 13 juil. 1822; élève en cette ville de la succursale du Conservatoire de Paris, devint en 1842 professeur et, en 1854, directeur de ce même établissement, se retira à Paris en 1871, après l'annexion de l' Alsace-Lorraine, et fut engagé comme professeur au Conservatoire. M. a écrit des symphonies, des cantates, deux opéras, beaucoup de musique d'église, des romances, etc., deux essais historiques sur l'Ecole de musique de Metz et sur les Sociétés chorales d'hommes de Metz (« Société chorale de l'Orphéon »), ainsi qu'une Petite grammaire musicale (1864).
Movimento (ital.), mouvement, tempo (v. ces mots).
Mozart, 1. Johann-Georg-Leopold, le père de Wolfgang M., né à Augsbourg le 14 nov. 1719, m. à Salzbourg le 28 mai 1787; était fils d'un relieur peu fortuné, mais se rendit à l'Université de Salzbourg, pour y étudier le droit, et s'en procura les moyens en donnant des leçons de musique. Le manque de ressources le força cependant à entrer comme valet de chambre au service du chanoine, comte Thurn, qui lui procura de l'occupation comme violoniste dans la chapelle archiépiscopale. L'éducation musicale qu'il avait reçue auparavant doit avoir été excellente, car il se fit remarquer non seulement comme violoniste et maître de violon de talent, mais aussi comme compositeur de valeur, si bien qu'il fut nommé compositeur de la Cour de l'archevêque et, en 1762, vice-maître de chapelle. Il avait épousé, en 1747, Anne-Marie Pertlin, de Salzbourg, dont Wolfgang hérita l'humour salzbourgeois, touchant parfois au comique d'un genre peu relevé. De sept enfants issus de ce mariage, cinq moururent avant d'avoir atteint l'âge d'un an, tandis que Nannerl et Wolfang (v. plus loin) restèrent seuls en vie. C'est avec une rare persévérance que les parents se consacrèrent tout entiers à l'éducation générale et musicale de leurs deux remarquables enfants; leur vie fut dès lors réglée sur celle des enfants, et M. cessa même de composer, lorsque Wolfgang commença. Il ne faut pas faire trop peu de cas de cette renonciation, car M. était un compositeur fécond, et il a écrit beaucoup de musique d'église, des symphonies, des sérénades, des concertos, des divertissements, douze oratorios, des opéras, des pantomimes et toutes sortes de morceaux de circonstance, œuvres parmi lesquelles la musique d'église était tout spécialement estimée. On a gravé de lui : un divertissement, Musikalische Schlittenfahrt ; six sonates-trios pour deux violons avec basse ; et douze morceaux pour piano (Der Morgen und der Abend). Son ouvrage le plus important est un Versuch einer griindlichen Violinschule, imprimé l'année de la naissance de son illustre fils (1756), l'une des plus anciennes (cf. Montéclair et Geminiani) méthodes de violon et la première qui fut généralement adoptée (2e éd. aug. 1770 et plusieurs fois rééditée jusqu'en 1804; trad. franc, par Rôser, 1770, par