‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 325 sur 542 · NIVERS · texte numérisé non relu

NIVERS

NORBLIN

"27 août 1879 ; montra de bonne heure de réelles aptitudes pour la musique et devint, à Paris, en 1839, l'élève de Manuel Garcia pour le chant et de Chopin pour le piano. Elle débuta en 1843, dans cette ville, à l'Opéra italien, dans les rôles d'Adalgisa (« Norma ») et d'Elvire (« Don Juan »), en suite de quoi elle fut aussitôt engagée. Son succès ne fit que croître, lorsqu'elle chanta, de 1845 à 1848, en Italie, à St-Pétersbourg, à Londres, en Norwège et en Suède. De 1849 à 1850, puis en 1853, elle chanta dans presque tous les concerts du « Gewandhaus » à Leipzig, et s'affirma à Berlin digne émule de Jenny Lind. En 1850, elle épousa le compositeur danois Saloman (v. ce nom), fit alors avec lui des tournées de concerts, chanta dans les concerts des Conservatoires de Paris -et de Bruxelles et fut enfin appelée, en 1859, comme professeur de chant au Conservatoire •de St-Pétersbourg. Elle occupa cette brillante situation jusqu'à sa mort, formant un grand nombre d'élèves remarquables et refusant les offres qui lui étaient faites de Stuttgart et de Vienne. Une méthode de chant qu'elle avait préparée dans les dernières années de sa vie parut en 1881 (en russe, en français et en allemand). — 3. Erica N., v. Lie.

Nivers, Guillaume- Gabriel, musicographe et compositeur, né à Melun en 1617, m. à Paris après 1700 ; étudia la théologie au séminaire de St-Sulpice, à Paris, et reçut des leçons de piano de Chambonnières, devint en 1640 organiste de l'église St-Sulpice, en 1667 ténor de la Chapelle royale, et plus tard organiste de la Chapelle de la reine, dont il fut aussi le maître de musique. N. a publié : La Gamme du Si, nouvelle méthode pour apprendre à chanter sans muances (1646, l'un des petits écrits les plus influents contre la solmisation ; quatre éditions jusqu'en 1696) ; Méthode pour apprendre le plain-chant d'église (1667); Traité de composition de musique (1667, et souvent depuis ; aussi en hollandais); Dissertation sur le chant .grégorien (1683). En fait de musique pratique, il a publié : Chants d'église pour la communauté de St-Sulpice (1656); Gradualeromanum juxta missale PU V (1658); Antiphonarium romanum juxta breviarium PU V (1658 ; des Offices pour le Dimanche des Rameaux et le Vendredi-Saint (1670 et 1689); des chants et des motets pour la collégiale de St-Louis, à St-Cyr (1692) et plusieurs recueils de morceaux pour orgue (Livre d'orgue, 1665, 1671, 1675).

No, v. NON.

Nocturne, 1. syn. de sérénade ou cassation, ■divertissement (v. ce mot) en plusieurs parties pour instr. à vent et spécialement pour cors, mais parfois aussi pour instr. à archet. Plus récemment, ce même terme a été choisi, à partir de Field et de Chopin, pour désigner des morceaux de piano d'allure rêveuse et indécise, mais sans qu'il implique l'idée d'une forme spéciale. On rencontre aussi le mot n. comme titre d'oeuvres vocales, à une ou plusieurs parties, de caractère analogue. — 2. {Laudes nocturnœ), v. heures canoniales.

Nœb, Viktorine, v. Stoltz.

Nohl, K.-Fr.-Ludwig, musicographe, né à Iserlohn le 5 déc. 1831, m. à Heidelberg le 16 déc. 1885; fils du conseiller de justice F.-L. N, fit son gymnase à Duisburg et étudia le droit à Bonn, Heidelberg et Berlin, mais travailla aussi, à Berlin, la basse chiffrée auprès de S.- W. Dehn. Après avoir rempli quelque temps un poste de référendaire à Iserlohn, il alla à Heidelberg comme maître de musique, obtint le titre de privat-docent (1860) et se fit connaître par la publication d'une biographie de Beethoven (1864-1877; 3 vol.), de la correspondance de Beethoven (1865), et de celle de Mozart (1865). En 1865, N. fut nommé professeur honoraire (c.-à-d. professeur extraordinaire) à. l'Université de Munich ,• mais il quitta déjà ce poste en 1868, et vécut sans place, jusqu'en 1872, à Badenweiler. Il retourna alors comme privat-docent à Heidelberg, où il fut nommé professeur en 1880 ; il enseignait en même temps, depuis 1875, au « Polytechnicum » de Carlsruhe. Outre les [ouvrages déjà indiqués, N. a écrit encore : Neue Briefe Beethovens (1867),* Musikerbriefe (1867); Beethovens Brevier (1870) ; Mozarts Leben (2e éd., 1877) ; Beethoven, Liszt, Wagner (18 74); Beethoven nach den Schilderungen seiner Zeitgenossen (1877) ; Mozart nach den Schilderungen seiner Zeitgenossen (1880) ; Die geschichtlicke Enticickelung der Kammermusik(188D, petit ouvrage assez faible et cependant couronné à St-Pétersbourg), etc.

Nohr, Christian-Friedrich, né à Langensalza (Thuringe) le 7 oct. 1800, m. à Meiningen le 5 oct. 1875; fut, pour le violon, l'un des premiers élèves de Spohr, et, pour la composition, élève de Umbreit et Hauptmann. Après plusieurs tournées de concerts, couronnées de succès, il entra en 1830 comme concertmeister dans la chapelle du duc de Meiningen. N. a composé une quantité de lieder, de quintettes, de quatuors, de morceaux d'orchestre, de morceaux de violon, dont un assez grand nombre furent publiés ; puis des opéras : Der Alpenhiri (Gotha, 1831), Liebeszauber (Meiningen, 1831), Die wunderbaren Lichter (id., 1833), Der vierjàhrige Posten (id., 1851) et enfin des oratorios: Martin Luther (Eisenach, 1850), Frauenlob et Helvetia.

Nolae, v. tintinnabula.

Nôme (gr. nomos, loi règle) nom que les anciens Grecs donnaient à une mélodie se développant selon les règles de l'art, à un chant se subdivisant en plusieurs fragments ; on distinguait des nômes (nomoï) spéciaux pour le jeu de la cithare, sans chant, ou celui de la flûte. Cf. [musique] grecque.

Non (ital. non, pas) ; n. legato, c.-à-d. demistaccato.

None (ail.), neuvième.

Norblin, Louis-Pierre-Martin, excellent violoncelliste, né à Varsovie le 2 déc. 1781, m. au château de Connantre (Marne) le 14juil. 1854; fut élève du Conservatoire de Paris, puis, de 1811 à 1841, premier violoncelliste à l'Opéra et, de 1826 à 1846, professeur de violoncelle au

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