OTTO
sicale », de la « Revue de musique ancienne et moderne », du « Ménestrel », et de plusieurs journaux politiques ; il a aussi écrit divers essais ne se rapportant pas à la musique. Dans sa jeunesse, O. était un admirateur du « Requiem » de Berlioz, mais plus tard il combattit de toutes ses forces l'admission de la musique instrumentale à l'église.
Orto, Giovanni de, connu aussi sous le nom de Marbriano, remarquable contrapontiste des xve et xvie siècles, dont Petrucci a imprimé un livre de Messes (Misse de O., 1505), un Ave Maria à 4 voix, onze chansons à 4 voix dans 1' « Odhecaton » (1500-1503) et une Lamentation dans le « Lamentationum Jeremiae propheta?, liber I » (1506). Quelques Messes manuscrites sont conservées à la Bibliothèque de la Chapelle pontificale, à Rome, la Messe Mi-Mi et quelques morceaux à la bibliothèque de la Cour, à Vienne, et divers motets et chansons sont dans des collections particulières.
Osborne, George -Alexandre, pianiste et compositeur de salon, né à Limerick, en Irlande, le 24 sept. 1806, fils d'un organiste, m. à Londres le 16 nov. 1893; élève de Pixis, Kalkbrenner (piano) et Fétis (composition), à Paris, vécut dès 1843 à Londres, où il était très estimé comme professeur. O. a écrit un grand nombre de duos pour piano et violon (43 avec Bériot, l avec Lafont, 1 avec Artôt et 2 avec Ernst), ainsi que trois trios avec piano, un sextuor avec piano (flûte, hautbois, cor, violoncelle, contrebasse) et de nombreuses fantaisies, variations, rondos, etc. pour piano seul. Sa Pluie de perles a été pendant un temps l'un des morceaux de salon les plus en vogue.
Oser, Friedrich-Heinrich, né à Bâle le 29 févr. 1820, aumônier du pénitencier de cette ville, poète et compositeur de lieder très estimé.
Osiander, Lukas, abbé protestant à Adelberg, en Wurtemberg, né à Nuremberg le 16 déc. 1534, m. à Stuttgart le 17 sept. 1604 ; auteur de Geistliche Lieder und Psalmen mit vier Stimmeu auf kontrapunktisclie Weise (1586). Ce fut lui qui, le premier, eut l'idée de placer la mélodie du choral dans la partie supérieure (soprano), plutôt que dans le ténor, « afin qu'elle soit reconnaissable et que chacun la puisse chanter ».
Ossia (ital., ou), indication ordinaire lorsque, dans une œuvre quelconque, le compositeur indique au-dessus de la version originale, une variante ou une version facilitée.
Ostinato (ital., du lat. obstinatus, obstiné), terme technique servant à désigner le retour continuel d'un thème toujours entouré de nouveaux contrepoints; l'o. se rencontre fréquemment surtout dans la partie de basse, on lui donne alors aussi le nom de « basse contrainte » (T. ce mol). L'o. joue déjà dans les œuvres contrapoiiliqiics des Néerlandais (v. ce mot) un rôle important; on sait en eiï'et que les grands maîtres de l'époque vocale aimaient à écrire toute une Messe ou de longs motets sur une seule phrase courte que le ténor répétait tou-
jours. Mais ces répétitions ne sont pas toujours identiques et le petit thème apparaît sous toutes sortes de modifications métriques, tantôt augmenté, tantôt diminué, ou renversé, ou encore sur d'autres degrés de l'échelle tonale (c.-à-d. dans d'autres modes ecclésiastiques).
Othmayer, Kaspar, né à Amberg le 12 mars- 1515, devint, en 1545, Magister artium dans sa ville natale, puis recteur de l'école du couvent de Heilbronn. En 1546, il se présentait déjà pour le poste de chanoine de St-Gumbert, à Ansbach, poste auquel il fut nommé en 1547 ; puis il épousa la fille d'un juge de Heilbronn, Hans Hartung, et reçut l'autorisation d'habiter à Ansbach. En 1548, O. devenait prieur de cette ville et mourut à Nuremberg le 4 févr. 1553. O. fut un compositeur consciencieux et dont la réputation s'étendait au loin ; un certain nombre de ses œuvres ont été conservées, entre autres un livre de Tricinia, un de Bicinia, une Ode auf den Tod Luther s. De plus, la collection de lieder de G. Forster renferme un certain nombre de lieder de O.
Otho, v. Odo.
OU (Ottl, Otto), Hans, éditeur à Nuremberg, de 1533 à 1550 (il serait mort en cette dernière année, si ce n'est déjà en 1549), faisait imprimer ses livres par Graphâus (Formschneider, Resch), raison pour laquelle ses publications ne contiennent que l'indication : Arte Hieronymi Graphei. Seuls, les 115 gule und nevoe Lieder (1544) nomment O. lui-même comme imprimeur.
Ottani, Bernardino, abbé, né à Bologne en 1735, m. à Turin le 26 oct. 1827 ; élève du P. Martini, était, déjà à l'âge de vingt-deux ans,, maître de chapelle à Bologne et remplit les mêmes fonctions, dès 1779, à la cathédrale de Turin. Il a écrit douze opéras pour diverses scènes italiennes, mais surtout une quantité d'excellents morceaux de musique d'église (46 Messes, beaucoup de chants de vêpres, des psaumes, des motets, etc., ainsi que deux oratorios).
Ottava (ital.), octave, souvent abrégé en 8va. signifie lorsqu'il est placé au-dessus des notes l'octave supérieure, lorsqu'il est au-dessous des notes l'octave inférieure (ottava bassa). v. abréviations.
Ottavino (ital.), petite flûte, « piccolo » ''ail. OhtavflÔte).
Otto, 1. Ernst-Julius, compositeur de chants pour voix d'hommes, né àKœnigsstein(Saxe)le 1er sept. 1804, m. à Dresde le 5 mars 1877; suivit les cours de l'Ecole de la Croix, à Dresde,, où il eut Weinlig comme maître de musique. Il fit exécuter déjà de bonne heure des motets et des cantates de sa composition et termina ses études de musique à Leipzig, de 1822 à 1825. Après avoir rempli quelques années les fonctions de professeur à l'Institut de musique Blochmann, à Dresde, il devint, en 1830, cantor de l'ICglise de la Croix, poste d'honneur qu'il a gardé jusqu'en 1875. Il fut en outre, pendant de longues années, directeur de musique de la cathédrale évangélique et de la Liedertaf'el de
OTTO-ALVSLEBEN — OUSELEY
Dresde. Le nom d'O. est surtout connu, en Allemagne, par une collection de chœurs pour voix d'hommes comprenant un grand nombre de volumes : Ernst und Scherz qui contenait beaucoup de compositions d'O. lui-même et uniquement des compositions originales. En outre, on connait de lui les cycles pour chœur d'hommes: Der Scingersaal, Burschenfahrlen, Gesellenfahrten, Soldatenleben, une opérette : Die Mordgrundbruck bei Dresden, écrite pour la « Liedertafel », et la musique pour les Kinder festen d'Hofmann : Schulfest, Weihnachtsfest, Pfingstf'est et Vaterlandsfest. Tl employa cependant aussi son activité à des travaux plus sérieux et écrivit une quantité de motets, des cantates de fête, des Messes, un Te deum, des oratorios : Des Heilands letzle Worte, Die Feier der Erlôsten am Grabe Jesu et Hiob, ainsi que deux opéras : Das Schloss am Rhein et Der Schlosser von Augsburg. — 2. Franz, compositeur de chants pour voix d'hommes, né à Kônigsstein en 1809, m. à Mayenceen 1841 (In dem Rimmel ruht die Erde, Blauer Montag, etc.). — 3. Rudolf-Karl-Julius, excellent chanteur de concert, né à Berlin le 27 avr. 1829, était, déjà comme écolier, soprano solo dans le chœur du Dôme de Berlin ; en 1848 il fut engagé comme ténor et remplit encore aujourd'hui ce même poste. En 1852, O. fut engagé comme maître de chant au Conservatoire Stern, puis, dès 1873, il remplit les mêmes fonctions à l'Académie royale de musique.
Otto-Alvsleben, Melitta, née Alvsleben, cantatrice scénique (soprano dramatique), née à Dresde le 16 déc. 1842, m. dans la même ville le 13 janv. 1893; élève, de 1856 à 1859, du Conservatoire de Dresde (ïhiele), elle fut d'abord engagée, de 1860 à 1873, au Théâtre de la Cour à Dresde (d'abord pour les rôles de chanteuse légère, et plus tard pour les rôles dramatiques), puis elle se voua pendant plusieurs années au concert (de 1873 à 1875, en Angleterre et en Ecosse), alla ensuite comme « prima donna » au Théâtre municipal de Hambourg (1875-1876) et enfin (1877 à 1883) de nouveau au Théâtre de la Cour, à Dresde, dont elle a été nommée membre d'honneur en 1879. Elle épousa, en 1866, le conseiller des douanes Otto. En 1879, elle se lit entendre au festival de musique de Cincinnati.
Oudrid [y Segura], Christobal, né à Badajoz le 7 févr. 1829, m. à Madrid le 15 mars 1877; fécond compositeur espagnol d'opérettes très en vogue et chef d'orchestre, devint, en 1867, directeur des chœurs de l'Opéra italien à Madrid, en 1872, chef d'orchestre au théâtre de « Zarzuelas » et enfin au théâtre de l'« Oriente ».
0. a écrit, à partir de 1850, plus de trente « Zarzuelas » pour Madrid (en partie en collaboration avec Barbieri, Gaztambide, Bogel, Caballero et d'autres). Son dernier ouvrage : El consejo de los diez (postume), a été donné en
Ouïes (ail. ScJialllÔcher), nom que l'on donne :
1. aux ouvertures pratiquées dans la table d'harmonie des instr. à archet, ouvertures qui,
à partir de 1500 environ, eurent la forme d' S : jP \ tandis que, précédemment, elles étaient
en forme de croissants ) (. Les o: permettent à la partie médiane de la table d'harmonie de vibrer dans deux sens opposés et, tout en favorisant l'intensité du son, empêchent toute résonance secondaire de se former ; — 2. à l'ouverture circulaire (dite aussi : rose), pratiquée au centre de la table d'harmonie des instr. à cordes pincées, tels que le luth, le théorbe, la guitare (cf. luth). Contrairement à celles des instr. à archet, cette ouverture a pour but de prolonger quelque peu le son. C'est pour cette même raison que le tympanon avait aussi une «rose» ou même plusieurs, lorsqu'il était oblong; la « rose » passa même au piano, mais elle est devenue superflue, grâce à d'autres perfectionnements.
Oulibicheff, Alexandre d', amateur de musique appartenant à la noblesse russe, né à Dresde en 1795, fils de l'ambassadeur russe de cette ville, m. dans ses domaines, près de Nijny- Nowgorod, le 24 janv. 1858; il s'était retiré dans ses domaines au moment de l'avènement au trône de l'empereur Nicolas, après avoir occupé divers postes diplomatiques auprès de cours européennes. O. est l'auteur d'une : Nouvelle biographie de Mozart, suivie d'un aperçu sur V histoire générale de la musique (1844, trois vol.; trad. ail. par Gantter, 2e éd. 1859); le jugement défavorable que l'auteur émet, dans son aperçu, sur les dernières œuvres de Beethoven suscita une vive polémique entre Lenz (« Beethoven et ses trois styles ») et O. Ce dernier répondit par : Beethoven, ses critiques et ses glossateurs (1857; trad. ail. par Bischoff, 1859), ouvrage dans lequel il accentue encore son jugement primitif et qui causa une indignation générale.
Oury, v. Belleville-Oury.
Ouseley, Sir Frederick Arthur-Gore, baronnet, né à Londres le 12 août 1825, m. à Hereford le 6 avr. 1889, fils de l'orientaliste et ambassadeur aux cours de Perse et de Russie, Gore O., suivit les leçons du gymnase de l'église du Christ, à Oxford, ainsi que, plus tard, les cours de l'Université de celte ville, prit en 1846 le grade de bachelier, en 1849 celui de Magister artium, en 1850 celui de bachelier en musique et, en 1854, celui de docteur en musique. Il succéda, en 1855, â Bishop comme professeur de musique, à Oxford, et « pnecentor » à la cathédrale d'Hereford. O. était un excellent pianiste et organiste et se distinguait spécialement dans l'art de l'improvisai ion contrapontique. Ses compositions sont pour la plupart d'ordre religieux (11 services, 70anthems), cependant il a aussi écrit plusieurs recueils de glees et de chœurs, des romances pour piano, un sextuor et deux quatuors pour instr. à archet, un quatuor avec piano, deux trios, des sonates pour piano, dos nocturnes, etc., et quelques douzaines de fugues, de préludes et d'autres morceaux pour orgue, ainsi que deux oratorios : St-Polyharp et Ragar. Déjà à l'âge de