PALLAVICINI
temps à l'école de musique fondée par G.-M. Nanini, son successeur à Ste-Marie-Majeure. Cependant, il dut considérablement restreindre ses occupations secondaires lorsqu'il eut reçu, de Grégoire XIII, le mandat de réviser le chant choral grégorien, travail auquel il se voua, avec l'aide de son élève Guidetti, auquel revint la part du lion, c.-à-d. les études historiques et la comparaison des manuscrits; le résultat en fut la publication du Directorium chori (1582), des chants de la Passion, d'après les quatre évangiles (1586), des offices delà semaine sainte (1587) et des préfaces (1588). Lorsque Guidetti mourut, P. abandonna la suite de ce travail qu'il ne se sentait pas de force à continuer seul. Son filsHygin (le seul qui lui ait survécu) essaya, après sa mort, de publier un Graduelle de tempore dont P. avait lui-même réprouvé, quoique gardé le manuscrit ; mais il fut empêché dans ce dessein par l'opposition du congrès des rites; fort différent, de son père, ce fils a surtout spéculé avec la succession de» manuscrits paternels, d'où résulta la dispersion regrettable de ceux-ci. Une édition complète, d'un grand mérite, des œuvres de Palestrina en 34 vol., a été publiée de 1862 à 1894, par Breitkopf et Hrertel, à Leipzig(vol.l à 3 rédigés, par de Witt, 4 à 6 par Franz Espagne, 7 à 34 par Fr.-X. Haberl). Quant aux éditions originales des œuvres de P., ce sont : onze livres de Messes (I, quatre à quatre voix, une à cinq voix, 1554 [1572, 1591] ; II, quatre à quatre voix, deux à cinq voix, et celle, à six voix, appelée Missa papœ Marcelli, 1567 [1589] ; III, quatre à quatre voix, deux à cinq voix, deux à six voix, 1570 [1599] ; IV, quatre à quatre voix, trois à cinq voix. 1582 [1582, 1590] ; V, quatre à quatre voix, deux à cinq voix, deux à six voix, 1590 [1591] ; VI, quatre à quatre voix, une à cinq voix, 1594 [1596, deux à cinq voix] ; VII, [posthume], trois à quatre voix, deux à cinq voix, 1594 [1595 et 1605, avec une encore à six voix] ; VIII, deux à quatre voix, deux à cinq voix et deux à six voix, 1599 [1601] ; IX, deux à quatre voix, deux à cinq voix et deux à six voix, 1599 [1608] ; X, deux à quatre voix, deux à cinq voix et deux à six voix, 1600 ; XI, une à quatre voix, deux à cinq voix, deux à six voix, 1600 ; XII, deux à quatre voix, deux à cinq voix et deux à six voix, 1601), puis un recueil de Messes à huit voix (1601). L'édition complète indique quatre-vingt-treize Messes (trente-neuf à quatre voix, vingt-huit à cinq voix, vingt et une à six voix, cinq à huit voix;; les Messes, motets, etc.. qui n'ont pas été imprimés, se trouvent dans les bibliothèques de la Chapelle Sixtine, du Vatican, de St-Jean-de-Latran. de l'Oratoire (« SanlaMaria in Vallicella »),de Ste- Marie-Majeure et du « Collegium Romanum ». Les éditions originales des motets sont : deux livres à quatre voix (1563 [15S5. 1590) 1601, 1620], 1581 [1590, 1604, 1605]) et cinq livres de cinq à huit voix (1569 f 1586, 1600],; on ne connaît quela 2e édition 1572] du deuxième livre. 1575 [1581, 1589, L594], 1584 [texte tiré du « Cantique des cantiques », édité en 1584, 1587.
1588, 1596, 1601, 1603, 1608 avec basse pour orgue, 1613. 1650], 1584 [1588, 1595, 1601]). L'édition complète indique cent trente-neuf motets, soit : soixante-trois à quatre voix, cinquantedeux à cinq voix, onze à six voix, deux à sept voix, quarante-sept à huit voix et quatre à douze voix. Viennent ensuite : un livre de lamentations à quatre voix, 1588 (1589), qui compte parmi les plus belles œuvres de Palestrina (deux autres livres de lamentations de quatre à six voix sont restés manuscrits) ; un livre (45) d' Hymni tolius anni, à quatre voix, 1589 (1625); un livre (68) d'offertoires à cinq voix, 1593 (1594, 1596); deux livres (de huitcliacun) de Magnificat à quatre voix, 1591 (on a, en outre, conservé en manuscrit encore un livre de Magnificat, de quatre à huit voix) ; deux recueils de litanies à quatre voix (1600, et un troisième en manuscrit) ; deux recueils de Madrigali spirituali, à cinq voix, 1581 et 1594: une collection complète de psaumes de vêpres (1596), et, enfin, deux recueils de madrigaux à quatre voix (1555 [1568, 1570, 1594, 1596, 1605} et 1586 [1593]) et un recueil de madrigaux à cinq voix, 1581 (1593, 1604). Dans les publications récentes d'ancienne musique, c'est P. qui est bien, de tous les anciens compositeurs, le plus richement représenté. L'abbé Alfieri a publié, de 1841 à 1846, un choix d'œuvres de P. en sept gros in-folios, entre autres les lamentations de 1588, les hymnes de 1589, les Magnificat de 1591 et les offertoires de 1593 complets ; sa collection de motets de 1841 contient aussi beaucoup de morceaux de P. Les motets à quatre voix de 1563 ont été reproduits par Bellermann, dans les » Denkmâler », de Chrysander. Proske a publié quelques Messes, motets, etc., dans la « Musica divina », des Messes dans le « Selectus missarum » et, en outre, à part, la Missa papœ Marcelli, sous trois formes : la forme originale, une transcription à quatre voix de Anerio et une à huit voix de Suranio (1850). On trouve d'autres choses encore dans les collections de Gommer, Choron, prince Moskwa,Schlesinger, Rochlitz, Tacher, Lùck etc. Nous devons à Bai ni une excellente monographie sur P. : Memorie storico-criliche délia vita e deW opère di G. -P. da P. (1828, 2 vol.), trad. allem. de Kandler et Kiesewetter (1834) ; un court extrait en a été fait par Bâumker (1877). Voyez dans le « Kirchenmusik. Jahrbuch», 1886, de Haberl, une correspondance entre Palestrina et le duc Guillaume Gonzague de Milan, Cf. aussi Cametli, Cenni biografici di G-P. da P. (1895).
Pallavicini (Pallavicino), 1 . Benedetto, compositeur de madrigaux et de motets, originaire de Crémone, maître de chapelle du duc de Mantoue, vivait encore en 1616 ; a publié un livre de madrigaux à sept voix (1570) ; sept livres de madrigaux à cinq voix (1581, 1593, 1596 [1604], 1596 [1605], 1597, 1612, 1613), un livre de madrigaux à six voix (1587),- de plus, un livret de motets à huit, douze et seize voix : Sacrœ dei laudes (1595), dont les Cantiones sacrœ, à huit, douze et seize voix, de 1605, sont